Ne pas réagir à l’affirmation selon laquelle le crash a eu lieu à Maracaibo et occasionné la disparition de 152 Martiniquais, est non seulement gravissime mais c’est se rendre complice de cette entreprise de falsification des faits.
Car quel but est poursuivi à travers cette double allégation fallacieuse ?
Il s’agit à la fois d’insignifier la nationalité martiniquaise et corolairement de conditionner les Martiniquais à l’obligation d’intégrer , à tour de bras, quand à présent et pour l’avenir, tous ceux qui ne sont pas originaire de la Martinique ainsi que d’instrumentaliser encore une fois Aimé CESAIRE, à travers la déclaration qu’il avait faite au lendemain du crash , selon laquelle on se souviendra pendant très longtemps de la catastrophe survenue à Maracaibo, ignorant de bonne foi que celle-ci s’était produite en réalité dans la ville de Machiquès à la tête de laquelle se trouve un maire .
Et voilà que les Martiniquais renoncent à rétablir la vérité sur la nationalité des disparus, craignant d’être accusés de racisme ou de xénophobie ou voulant se voir décerner un certificat de non racisme après les refoulements contre productifs et irréfléchis de Jean-Marie Le PEN du sol martiniquais en 1987 et 1997.
C’est inquiétant de voir que très peu ose rétablir la vérité pour dire que dans le crash de Machiquès il y avait dans l’avion 1 Italien, 1 Métropolitain, 6 Colombiens et 150, 150, 150, 150, 150 Martiniquais .
A contrario, est-ce que si un avion, qui assure des liaisons intérieures au Japon, se crashe avec à son bord 120 Japonais et 1 Martiniquais, on dira que 121 Japonais ont péri dans ce crash ?
Pourquoi n’a-t-on pas entendu à la suite du crash intervenu en Colombie il y a à peine deux jours, qu’il n’y avait que des Colombiens dans l’appareil Colombien qui s’est brisé en trois morceaux lors de son atterrissage alors qu’en fait se trouvait, outre les 6 membres d’équipage, 125 passagers dont au moins 16 étrangers parmi lesquels 4 Brésiliens, Américains, 2 Costa-Ricains et 6 Français ?
Et pourtant, on ose répéter à l’envie depuis 5 ans maintenant que dans le crash de Machiquès se trouvait 152 Martiniquais.
C’est bien la première fois dans l’histoire des crashs aériens survenus dans le monde qu’on globalise ainsi la nationalité des passagers qui se trouvaient dans un avion .
A l’heure où tout Haïtien qui acquiert la nationalité d’un pays étranger, est automatiquement déchu de la nationalité haïtienne , où tous les pays du monde dont la France avec son controversé ministère de l’immigration et de la nationalité, sacralisent la possession de leur nationalité , la Martinique est le seul pays dans le monde à fouler aux pieds , par inconscience ou par insouciance, la nationalité martiniquaise même si nous savons tous que la nationalité martiniquaise n’est pas juridiquement reconnue sur le plan international.
Mais on ne voit pas pourquoi il serait imprudent de parler de Martiniquais alors même qu’on nous bassine avec l’allégation de la disparition de 152…Martiniquais voire de français de Martinique comme on a pu l’entendre dans les premiers jours qui ont suivi le crash de Machiquès.
La question de l’existence préalable d’un Etat martiniquais pour « défendre » la nationalité martiniquaise est secondaire dans cette affaire puisqu’il existe une nation martiniquaise qui n’est pas contestée.
Serait-ce une absence de fierté d’être Martiniquais qui expliquerait cette apathie devant cette opération de mystification sans précédent auquelle on assiste depuis maintenant 5 longues années , alors que nous devrions au contraire en être fier , pour être classés 1er pays dans le monde à détenir le plus de diplômés après Israël, de compter dans nos rangs des héros qui ont joué un rôle prépondérant dans des soulèvements hors de nos frontières comme Louis DELGRES en Guadeloupe qui le 28 mai 1802 se voyant perdu, préféra, avec ses 300 compagnons, se suicider à l’explosif dans leur refuge de l’ Habitation Danglemont à Matouba, en vertu de la devise révolutionnaire « Vivre libre ou mourir » , d’avoir des intellectuels connus et reconnus dans le monde entier comme Aimé CESAIRE, Frantz FANON, de posséder un volcan qui à la suite de l’éruption dévastatrice de 1902 a contribué à donner son nom à un type d’éruption volcanique jusqu’ici inconnue, de
Le moins que l’on puisse dire c’est que les Martiniquais n’ont pas encore pris toute la mesure de l’enjeu lié à l’entreprise de falsification sur le nombre de Martiniquais disparu dans le crash de Machiquès .
Le plus étonnant c’est de voir que certains s’étonnent que la vérité sur les causes du crash de Machiquès ait été occultée alors que dès le départ il y a eu une volonté de falsifier les faits, d’apparence bénigne, à la fois sur le lieu et sur le nombre de Martiniquais qui ont péri dans cette catastrophe, nonobstant l’impéritie des autorités de la Direction Générale de l’Aviation Civile basée à Fort-de-France dont le rôle premier est de garantir la sécurité des passagers sur l’ensemble du territoire national puisque de graves incidents annonciateurs du crash du 16 août 2005 s’étaient déjà produits et ne les ont pas sortis de leur torpeur suspecte.
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