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Épandage aérien : Restons vigilants

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Publié le 02/02/2012

Elus et professionnels étaient récemment sur le terrain au Lamentin pour découvrir les améliorations apportées aux systèmes d’épandage par hélicoptère. Unn nouveau communiqué régional annonce que les travaux se poursuivent également sur la nature des produits utilisés, avec un nouveau rendez-vous le 6 février en laboratoire. Des initiatives qui ne rassurent pas complètement, comme en témoigne cette tribune de Jean-Claude Filin*

"Manifestement, une fois ne suffit pas.

Encore une dérogation pour la diffusion massive de produits toxiques ; Mais cette fois avec notre bénédiction : nous avons pu donner notre avis à l’occasion d’une enquête publique !!!

Malgré les dégâts sur la santé publique, sur celle des martiniquaises et des martiniquais, causés par la dérogation accordée aux planteurs de banane pour l’utilisation du Clordécone, une fois de plus, sous la pression du marché et en contradiction totale avec le principe de précaution à mettre en œuvre lorsque les populations sont menacées sur le plan de la santé, l’Etat par l’intermédiaire de son représentant a autorisé, l’épandage aérien dérogatoire, sur notre petite île.

La santé des Martiniquais a été reléguée au second plan.

Cette dérogation réserve encore une fois un traitement particulier à la Martinique. Les conséquences de l’épandage aérien sur l’environnement ne sont pas mesurées du fait même de la méthode : la circonscription des espaces traités est impossible ; De plus, les effets des produits utilisés sur l’Homme sont mal connus à ce jour ; Et singulièrement sur ces femmes et ses hommes qui travaillent chaque jour dans les champs de banane !

Il faut rappeler que ce mode de traitement des cultures est, depuis mai 2011, interdit et que les dérogations éventuelles sont très exceptionnelles en France et plus encore en Europe. Or, sur ces territoires étendus les espaces habités sont, moins qu’ici, susceptibles d’être touchés et les conséquences écologiques plus circonscrites.

Dans notre pays où le taux de cas de cancer est supérieur à la moyenne nationale, nous devons faire preuve de la plus grande vigilance : Notre TERRE doit pouvoir continuer à nourrir ses enfants en toutes circonstances. Les producteurs de banane doivent trouver en urgence des solutions alternatives pour le traitement de la cercosporiose. La dérogation a été accordée pour six mois nous dit-on. Mais La Guadeloupe est maintenant touchée. Cela pose la question la question de la situation de la Martinique ? La maladie est-elle éradiquée avec les traitements autorisés ? Quelle est la durée d’efficacité du traitement ? décidera-t-on d’une prolongation de la dérogation ? Pour combien de temps encore ? Bien sur, toutes ces questions restent posées…

Mais si la banane doit détruire nos sols et notre santé, si aucune solution écologique ne peut être trouvée, un choix devra être fait pouvant aller jusqu’à la mise en œuvre d’autres cultures ! 

A mon sens, La Martinique devrait se tourner vers une agriculture raisonnée voire biologique, plus en adéquation avec la fragilité de notre écosystème. Aujourd’hui, personne ne parle plus de la dépollution des sols martiniquais ! Il est impératif que l’Etat, responsable de ces décisions dévastatrices, mette en place les moyens d’une recherche efficace en vue de la dépollution des sols par le clordécone. Nous en sommes encore loin. 

Nos responsables politiques ont le devoir de se positionner clairement sur une question qui aura des répercussions non seulement sur la population actuelle mais également sur les générations futures. Nos responsables politiques ont le devoir de demeurer vigilants sur une solution aujourd’hui présentée comme exceptionnelle et factuelle."

Jean-Claude FILIN, Secrétaire Général du MPR

Cliquez ici pour lire les 11 commentaires

  • Épandage aérien : Restons vigilants 2 février 13:35, par justicier

    Election ka vini, tout ti crab déwo ! En voila un qui choisit le mode platitude et "je ne sais pas de quoi je parle" pour essayer, je dis bien essayer de se créer une notoriété ! je crois que la troupe des Z’inutil n’aura aucun mal à recruter dans les semaines qui viennent. L’épreuve de casting à commencé !

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  • Sans aller jusqu’à le ranger dans la troupe des Z’inutil, je trouve que Monsieur FILIN n’est pas très courageux. La comparaison serait plus appropriée avec le capitaine du paquebot de croisière qui a coulé en Italie....

    Plus sérieusemet, il faut trouver une sortie de crise qui préserve les intérêts de nos petits planteurs et de leurs ouvriers (parce que la banane ce n’est pas seulement l’affaire du lobby béké), en même temps que la santé des martiniquais, qu’ils soient simples consommateurs ou salariés agricoles. Et dans cet esprit là, je trouve la démarche de la région et de Madame Conconne particulièrement méritoire. Le courage, ce n’est pas de hurler avec les loups, c’est parfois d’oser crier contre le vent !

    Pour une fois que tout le monde est autour de la table et que les choses peuvent être dites, alors disons, cherchons, expérimentons, faisons et assumons.

    Et si le dénomé DMS n’est pas content, qu’il nous dise ce qu’il a fait pendant les 12 années de pouvoir au cours desquelles ni son leader minimo, ni son parti, ni ses aliées 74istes ne se sont préoccupés de la santé des martiniquais. Parce que les pesticides, nous en prenions plein la gueule entre 1998 et 2010.

    Il faisait quoi DMS pendant ce temps là, il dormait ? Il avait les yeux crevés et les oreilles bouchées ?

    Nous avons avec ce problème, une occasion révée de nous montrer comme nous aimerions que les autres nous voient : courageux, lucides et responsables. Ne la laissons pas passer.

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  • Vous n’avez rien compris... !
    Terres POLUEES tous BENEFS pour les IMPORTATEURS, EXPLOITEURS, PROFITEURS, MAGOUILLEURS, VOLEURS... !
    Pas d’agriculture locale... !
    Pas de développement... !
    IMPORTATIONS A OUTRANCE... !
    Costarica... !
    Venezuéla... !
    Brésil... !
    République Dominiquaine... !Etc... !!!
    DILLON... ! GENIPA... ! CLUNY... !
    HYPER... !
    SUPER... !
    MARKET... !
    L’AJEN KA TOMBE KON CEND BA " YO "... !
    PENDANT TEMPS LA SE MOUTONS LA KA FE " BEEE....BEEE...BEEE !

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  • Épandage aérien : Restons vigilants 2 février 16:46, par guyleb971

    Personne ne peut rien donc faire car la filière est plus importante que la santé des humains. On a affaire à une organisation de tueurs d’homme à travers la banane labellisée avec l’honneur d’avoir acheté la murrisserie POMONA pour compléter la destruction des humains même à l’extérieur de la Martinique et de la Guadeloupe.
    créons un collectif pour mettre un procès aux hommes qui mettent leur signature sur les accords de dérogation sans cesse dérogé ce n’est plus une dérogation mais une autorisation durable.

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  • Épandage aérien : Restons vigilants 2 février 16:49, par guyleb971

    Voilà ma boite mail si il ya des motivés guyleb971@yahoo.fr

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  • Épandage aérien : Restons vigilants 2 février 18:33, par pipirichantan

    On se dirait qu’on à pas compris grand chose depuis 1848...
    C’était déjà les mêmes arguments que ceux là même fournissaient les chefs Africains pour capturer des NEGRES... Ils reviendraient très riches disaient ils... !!!! Aujourd’hui on berne certain pour quelques billets et les faires croire qu’un [G P S] va arrêter le vent transportant les pesticides à quelques mètres des cours d’eaux potable et des habitations... quelques illuminés et cupides qui pensent qu’à leur ventre au lieu de la santé des leurs voisins, des compatriotes d’ailleurs lesquels...Par toutes mutitudes de mozaïques composantes de peuples divers formant notre aquarelle...
    Ce sont ces mêmes prétextants d’être instruits qui ont toujours bernés la population... "comme dit la chanson... éti janmnen wè an gps arété van..." Ne soyez pas crédules pour apporter la lettre pour le bourreau qui va vous pendre dès la reception... !!!
    C’est une imposture machiévélique de vous faire prendre de l’eau de moussache pour du lait...
    De toute façon pa kité yo krouillonin zot encô... sé moun dan linôa, nou za save paki koté zot ka penché... pou an foi vini solidè.... mèci.... ???? pa bisoin changé nom à zot... (an chate sé an chate) même en créole

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  • Épandage aérien : Restons vigilants 3 février 06:50, par izaninon

    Ce discours clair pose la vraie problématique des dégats causés par ce pesticide qu’est le Chlordécone .Il a l’avantage de poser la question de la responsabilité de l’Etat et de nos hommes politiques, qui, ont encore trop de réticense à prendre les décisions qui s’imposent : clientélisme oblige !
    Notre économie se résumerait elle à seulement "protéger" cette banane qui ne tient qu’au fil du vent !
    Soyez messieurs vraiment aux responsabilités !

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  • Traitement aérien : Gardons raison.

    La demande d’autorisation de traitement aérien pour les producteurs de Bananes de Guadeloupe & Martinique soulève un débat extrêmement passionné et réveille surtout un passé douloureux pour chacun d’entre nous.

    Mais de quoi s’agit-il exactement ? L’Europe a décidé que le traitement aérien dans l’agriculture ne serait plus la règle pour l’ensemble des modes de culture dans tous les territoires. Seules 4 cultures peuvent éventuellement continuer à utiliser l’épandage aérien : la banane, le maïs, la vigne et le riz en raison de risques de destruction liés à des champignons. Il faut désormais une autorisation préfectorale valable un an pour utiliser ce mode de traitement. Il s’agit donc d’une dérogation pour un mode de traitement et pas d’une demande de dérogation pour l’utilisation d’un produit.

    Si nous parlons de traitement, sur les 8 passages par an, 4 utilisent de l’huile et 4 seulement utilisent des fongicides : Banole et triazoles
    Des études approfondies réalisées par les agences indépendantes d’évaluation des risques sur la santé et l’environnement (EFSA et ANSES) ont conduit à l’homologation par les autorités européennes et françaises de la Banole, biodégradable, non toxique et autorisée en Agriculture Biologique ainsi que les triazoles concernés.

    La dose est de 100 g pour traiter l’équivalent de 2 stades de football.
    Ce qu’il faut considérer également, afin d’éviter des amalgames, est qu’une autorisation d’utilisation répond aujourd’hui à près de 300 tests prenant en compte l’impact sur la santé, la terre et l’eau. En 1960, 3 tests sur le rat suffisaient.

    Ce mode de traitement occasionne, bien sûr, une nuisance pour les riverains, 8 fois par an.
    Le maximum de précautions est prise en informant les riverains des passages des hélicoptères et dans la précision des applications (pas de traitement à moins de 50m, pilotage des pulvérisations par GPS,..).

    Il permet de traiter les bananiers contre les champignons : Cercosporiose jaune jusqu’à présent et malheureusement Cercosporiose noire depuis quelques mois en Martinique. Pour lutter contre ce champignon, il faut traiter le dessus des feuilles de bananiers et donc pulvériser à au moins 5 mètres du sol. La pulvérisation par un homme à terre entraînerait l’utilisation d’une plus grande quantité de produit.

    Nous sommes conscients des gênes occasionnées par le traitement aérien, les producteurs depuis 4 ans travaillent à des alternatives.

    Pour conclure, gardons nous des amalgames, ne faisons pas resurgir ce qui n’a pas lieu d’être. Il ne s’agit pas d’une dérogation sur des enjeux de santé ni d’environnement.

    Les Martiniquais peuvent être fiers aujourd’hui de leur production de bananes qui est la meilleure production conventionnelle du monde, respectueuse de l’environnement, des hommes et moteur de l’économie locale. Proche de l’agriculture biologique, notre production est un modèle dans le monde agricole.

    UGPBAN (Union des Groupements de Producteurs de Bananes de Guadeloupe & Martinique)

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    • Épandage aérien : Restons vigilants 3 février 13:52, par TIGRON

      Propagande, Mensonges, Manipulation... !
      C’est quand vous voulez pour un débat publique, sur une chaine publique, et à une heure de grande écoute, avec publicité DEUX SEMAINES AU PREALABLE... !!!
      CHICHE... !

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    • Ce genre d’argument est dévastateur intellectuellement dans l’esprit collectif des peuples soumis à vivre au dépit de l’éconnomie d’agriculture qui ne nourris que les peuples de l’extérieur de nos fontières... ?
      Expliquez moi comment les parcelles de moins de 50 mètres seront traitées et que faire pour empêcher la sercoporiose d’émigrée à nouveau dans les parcelles qui ne sont pas traitées... "Honnêtement par définition c’est le serpent qui mord sa queue... Si ce n’était pas l’enjeu la santé de la population Martiniquaise et Guadeloupéenne...
      Pour maintenir les activités de ceux qui vendent les produits et de ceux qui vendent les Hélicoptères et des pilotes de ces machines... ?
      On ne couillonne pas tout le monde Mais les indigents qui en dépendent et les politiques à la solde sous couvert d’hypocrisie qui font semblant d’aimer le peuple qui les flatte par des petites gratitudes fêtes festives et des petites tapes soit disant amicales... Il y a même ceux et celles qui vont embrasser pour faire plus sympas... " Mais le diable aussi embrasse... Même le derrière aussi pour obtenir la signature par le sang... ?"
      A vous de voir.... !!!!!!!!

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  • Épandage aérien : Restons vigilants 3 février 18:39, par Au nom du peuple

    Tigron, tu as raison ! UGPBAN dirigé par Eric de LUCY et dont l’administrateur est Eric CHOUPIN, devrait donner leur accord pour un débat public concernant cette affaire de la banane Martiniquaise.
    Je suis presque certain qu’ils vont se défiler !.
    Aussi, je demande au journalistes de Martinique Première d’organiser ce débat public.

    Nous constatons que le chiffre d’affaires de cette société UGPBAN, qui devait être connu de tous au greffe du tribunal pour 2010, à ce jour, ce n’est pas fait.

    Il faudra que les institutions d’état, régionales et départementales, s’assurent que ces sociétés respectent la loi de dépôt de bilan au greffe du tribunal avant d’attribuer quelques subventions que ce soient.

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