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Guadeloupe : Une lettre ouverte aux candidats

Publié le 06/02/2010

Lettre ouverte aux candidats, têtes de listes, aux élections régionales de mars 2010, en Guadeloupe

"Messieurs, mesdames,

Aucune politique conséquente si elle veut répondre aux aspirations du Pays-Guadeloupe ne saurait désormais occulter ou négliger le puissant mouvement social qui a secoué la Guadeloupe au début de l’année 2009. Des hommes et des femmes de tout âges ont défilé en masse et montré, qu’ils croyaient que l’on pouvait changer la vie, bousculer l’ordre des choses, refuser cette fatalité ordinaire qui nous broie.

« La souffrance réelle du plus grand nombre, a rejoint des aspirations diffuses, encore inexprimables mais bien réelles, chez les jeunes, les grandes personnes, oubliés, invisibles et autres souffrants indéchiffrables de nos sociétés »

Et nos cris étaient si justes qu’ils sont parvenus aux oreilles du monde entier, et petits pays, soudain nous fument les premiers exemples de sociétés post-capitalistes, capables de remettre en selle la vraie vie. Au vu d’un tel mouvement et de ses revendications, les gens de Guadeloupe ne peuvent qu’être offensés par le retour, en cette période électorale, (à peine un an plus tard) aux méthodes et recettes politiciennes d’avant. Cette crise a créée un « dérangement » qui ouvre à la possibilité d’une métamorphose de notre vision sur nous-mêmes, sur la Guadeloupe et sur sa présence dans ce monde. Une réflexion s’est déclenchée au niveau de chacun, dans la conscience et dans l’esprit de chacun. Elle chemine sans chaînes dans les imaginaires de tous. Il faut impérativement la prendre en compte. Le plus grand des mépris envers ce peuple serait de considérer que le mouvement est maintenant derrière nous, que tout était fini. Aujourd’hui l’urgence demeure, elle est de savoir, dans le prolongement de cette acuité de conscience créée par le mouvement, ce que les habitants de la Guadeloupe ont à dire, espèrent et souhaitent faire de leur pays. Il faut donc aller à une interrogation directe du peuple de Guadeloupe, de chacun et de tous, sans aucune exclusive, sur son questionnement au monde et ses aspirations profondes de citoyen. Il faut ouvrir à présent, un sérieux et vaste chantier de l’écoute, motivant et transformateur, d’autodéfinition et d’auto-organisation.

II faut lancer, une opération palé péyi, pourvue de moyens, d’un dispositif d’écoute et de recueil d’idées ouvert à la parole de tous, encadré d’animateurs en nombre suffisant, d’équipes de recueils et de synthèse, capable d’enregistrement audio, vidéo, en sorte que chaque section, chaque quartier, chaque commune de l’archipel guadeloupéen, puisse vivre la ronde des expressions libres, des propositions, des questions, des questions/propositions, confrontées à l’autorité déclarée d’un nécessaire dépassement.

C’est dans ce seul cadre que pourra s’installer un Projet Guadeloupe : celui d’un désir, d’un choix, et d’une perspective jaillie du plus grand nombre. Nous appelons à une haute responsabilité politique qui place le citoyen guadeloupéen, sa relation à l’Autre, et à son entour au centre d’un projet commun où règne ce que la vie a de plus exigeant, de plus intense et de plus éclatant, donc de plus humain.

Nous réclamons que chaque tête de liste aux prochaines élections régionales, s’engage publiquement, en signant la charte du Palé Péyi, à organiser (s’il est élu) cette consultation de haute nécessité.

Ce serait la meilleure preuve qu’ils acceptent, comme nous mêmes, ce point départ de toute action politique sincère qu’est la prise en compte des aspirations profondes de la communauté."

Baie-Mahault le 04 février 2010 Mouvman Palé Péyi

Gerty St Sauveur, commerciale, militante culturelle. Claude Kicheta, cadre d’hôtellerie, syndicaliste. Gary Bertely, dirigeant d’Entreprise, acteur culturel. Gérard Delver, cadre culturel, comédien. Jean-François Hierso, technicien géomètre, militant associatif. Jean-Jacques Bernard, ingénieur en informatique. Edmond Gagneur, enseignant, dirigeant associatif

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  • Ah ! le mot "souffrance", qui envahit notre vocabulaire. La souffrance des Haïtiens est de ne pas pouvoir manger, boire, se soigner, survivre. C’est la souffrance qui conduit à la mort parfois immédiate, souffrir juste avant de mourir, la souffrance qui conduit à la mort, la souffrance de voir mourir les siens, impuissant. A Beverly Hill, la souffrance c’est ne pas pouvoir changer de Jet tous les deux ans. Pour la Martinique et la Guadeloupe, la souffrance c’est aussi de payer une facture trop lourde pour la réparation de la 4X4 et de payer trop cher le champagne. Il n’y a pas que ça (Pardon à ceux qui souffre vraiment), mais il y a beaucoup de ça. Beaucoup trop de ça dans notre souffrance assistée.

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  • Guadeloupe : Une lettre ouverte aux candidats 6 février 09:21, par Desirade

    Il y a un problème avec le lien "Suivez Politiques Publiques sur Twitter"

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    • Guadeloupe : Une lettre ouverte aux candidats 6 février 09:49, par Administrateur

      Merci Desirade...nous réparons dès que possible.

      Répondre à ce message

      • Guadeloupe : Une lettre ouverte aux candidats 7 février 19:21, par hoazin

        Et pour être plus lumineux, petite précision :

        Il faut prendre la vie par les deux ou trois quatre sinon huit, non plutôt dix bouts, exactement en sa précision flagrante bien définie par les critères exhumés de l’intégrale réflexion, issue elle même du bousculement des choses, bien sur, après refus de l’ordre établi par des choses mal disposées, du fait d’une fatalité interne et extérieure qui empêche la bonne digestion de notre broyage atavique, d’ou cette souffrance maladive, celle de nos désirs revendiqués, plutôt imaginaires mais certainement réalisés par l’invisibilité du mal caché, bien qu’entendu par tous les mondes et non mondes de l’immensité galactique ou pourrait se fondre facilement les opposants bien avertis d’un monde avide de capitalisme sauvage, lequel est la négation maladive intense et certaine d’une seule et unique aspiration vitale, tare suprême, malgré elle, quoique on en pense, porte ouverte à la folie réelle et non supposée, car issue d’une réflexion, visionnaire à plus d’un titre, vrai déclenchement amenant au droit chemin des réflexions imaginaires, d’ou cette acuité intense de notre propre conscience, pays réel exclusif de notre moi, par aboutissement sur le monde concret, non putatif, vrai travail sur la bonne écoute d’un hymne transformateur d’autogestion salvatrice du renouveau de l’opération PALE PAYI, vrai remède, et expression non maladive de la ronde questions, réponses, menant à l’espoir jaillissant de l’entour, après mure réflexion vitale et salvatrice, d’ou émerge in fine LA VIE !!!

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