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Jacques Lafleur : 30 ans de politique calédonienne

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Publié le 06/04/2010

Député, chef de la province Sud et leader anti-indépendantiste, signataire, avec Jean-Marie Tjibaou et Michel Rocard des accords de Matignon en 1988, Jacques Lafleur qui siège au Congrès de Nouvelle Calédonie souhaite jeter l’éponge. Dans une interview donnée à Radio Nouvelle Calédonie le 2 avril dernier, il se dit "trop vieux", pour continuer à se battre seul et à siéger dans une assemblée où il a le sentiment de ne pas avoir assez de marge de maneuvre.

Jacques Lafleur, qui a signé l’accord de Nouméa en 1998, et a tenté de ne pas couper le contact avec les indépendantistes, "ne veux plus être celui qui met fin à la guerre civile".

S’il confirme sa démission, il devrait être remplacé par Jean-Luc Régent, second sur la liste RPC.

Cliquez ici pour lire les 20 commentaires

  • Les métros ont eu gain de cause en Nouvelle Calédonie avec leur politique de génocide par substitution. Lafleur peut se retirer heureux sachant qu’il a génocidé les Kanaks. Il ira au paradis des colons qui ont travaillé à la main mise permanente métro d’un pays qui dans le temps était en majorité noire. Pour la Martinique c’est un moment de bon entendeur salut qui accompagne la retraite d’un autre maitre de l’apartheid.

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    • les kanaks, noirs ?
      quelle est ta définition de noir ? considères-tu un métro bronzé comme noir ?

      Quant au terme de "génocide par substitution", je m’étonne toujours de le retrouver chez les néo-nazi européens… et en Martinique…
      Serais-tu une sorte de skin-head Antillais ?
      je m’interroge…

      Quant à Lafleur… un pathétique magouilleur de toujours, prince des caldoches et maître de ce far ouest pendant si longtemps… a toujours préféré les kanaks quand ils ne votaient pas !… mais maintenant ils votent et s’expriment, revendiquent et combattent ! Et leur vie change ! Et ce changement continuera tant que la lutte et la prise de responsabilités publiques continueront !

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    • C’est bizarre, comme certains sont toujours à défendre les causes des autres !

      Nous avons eu 12 ans d’indépendantisme à la région, et pas une seule mesure de lutte contre votre fameux génocide.

      Ce sont ces gens là qui auraient pu avoir une écoute pariculière pour vos superbes remarques. Pourtant,rien !

      Seriez-vous isolé ou ne criez-vous pas assez fort pour être entendu ?

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  • Jacques Lafleur : 30 ans de politique calédonienne 6 avril 2010 13:29, par ANACONDA

    Qu’il prenne sa retraite !!! Franchement on ne va pas pleurer sur le sort d’un tel individu !!!
    Ce "béké" de kanaky, bien qu’il ait signé l’accord de matignon avec Tjibaou, n’était pas le moins que l’on puisse dire un partisan de l’émancipation des kanaks -
    Bien au contraire, on pourrait comparer cet homme aux margoulins des antilles - Toujours tout faire pour éviter que les "nègres" aient "la parole" et donc droit à la citoyenneté - Et bien entendu comme à l’accoutumée avec la bénédiction de la France -
    Honte à ce profiteur de peu d’envergure !

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  • Je ne sais pas si le terme de génocide s’applique à la colonisation française de la Calédonie.(On leur permettait le vin mais leur défendait le whiskey.) Il n’y a pas eu de systématique nettoyage ethnique, non plus. Ce qu’il y a eu c’est l’application systématique d’une politique de minorisation du peuple Kanak par la France. (La France a copié la minorisation des Aborigènes d’Australie et de Nouvelle Zélande.) Tjibaou parlait de la malédiction coloniale que subissait son peuple. Mais même lui ne prévoyait pas cette minorisation en si peu de temps. Peut être que ce n’est pas un ethnocide. Toujours est il que ce qui a été fait aux Kanaks devrait être conçu explicitement comme crime contre l’humanité. Et ceux qui bénéficient de ce crime devrait faire face a la justice.

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    • Bien dit ! Colonisation = crime contre l’humanite.

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      • définition exacte du crime contre l’humanité :

        Une définition complète et détaillée par l’article 7 du Statut de Rome :

        L’article 76 définit onze actes constitutifs de crimes contre l’humanité, lorsqu’ils sont commis « dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique dirigée contre toute population civile et en connaissance de l’attaque » :

        • le meurtre ;

        • l’extermination ;

        • la réduction en esclavage ;

        • la déportation ou le transfert forcé de population ;

        • l’emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international ;

        • la torture ;

        • le viol, l’esclavage sexuel, la prostitution forcée, la grossesse forcée, la stérilisation forcée ou toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable ;

        • la persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d’ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste, ou en fonction d’autres critères universellement reconnus comme inadmissibles en droit international, en corrélation avec tout acte visé dans le présent paragraphe ou tout crime relevant de la compétence de la Cour ;

        • la disparition forcée de personnes ;

        • le crime d’apartheid ;

        • d’autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale.

        À la lumière de l’article 7 et des textes qui le précèdent, trois grands principes de droit international peuvent être dégagés qui régissent le crime contre l’humanité : il peut être commis en tout temps (en temps de guerre extérieure ou intérieure comme en temps de paix) ; il est imprescriptible ; personne ne peut échapper à la répression, des chefs de l’État aux exécutants (article 27 du Statut6). Le crime contre l’humanité consacre donc une certaine primauté du droit international sur le droit national par sa nature même, puisqu’il peut s’agir aussi bien d’agissements légaux qu’illégaux dans le pays concerné. Ce qui peut être déclaré légal par un certain régime peut devenir illégal compte tenu de la législation de la justice pénale internationale.

        le fait que le crime soit imprescriptible permettrait d’associer systématiquement chaque ethnie et nation de la planète à un crime contre l’humanité… l’expansion humaine s’est toujours faite dans le sang et la douleur… et la colonisation n’est autre qu’un fait humain qui a été le moteur du peuplement de la terre entière… Cela n’excuse RIEN, mais il s’agit d’histoire… Le Crime contre l’Humanité est surtout une notion juridique pouvant s’appliquer au présent… traîner Napoléon au Tribunal Pénal est difficile… judiciariser l’histoire serait le plus grand casse tête jamais créé…

        Mais si certains faits coloniaux récents (c’est à dire dont la responsabilité peut être imputée à des personnes ou organisations vivantes), relevant du crime contre l’humanité, sont mis à jour, il est tout à fait possible de saisir la Cour Pénale Internationale ! C’est même à encourager et à aider !

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          • En soutien à quelle association, juriste ou politicien, ayant mis à jour un fait de crime contre l’humanité ? Et quel est ce fait… ? il y en a tant… J’aimerais aussi verser mon obole !

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            • Le génocide par substitution est candidat pour désignation de crime contre l’humanité. Ceux qui le pratiquent feront un grand tralala contre. Mais ils ont fait pareil contre la Shoah et ont échoué.

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              • Faits : De Gaule et son préfet de police se sont en effet insurgé contre la désignation de crime contre l’humanité. On sait ce qu’est devenu le préfet de police. Malheureusement . . . (Opinion : Je suis la consigne de modérationici).

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                • La définition et le nom de l’organisme qui gère ces plainte et qui est indépendant de la France sont dans mon post précédent…

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                • Mais à mon sens le "génocide par substitution" Césairien est une métaphore destiné à un cadre colonial qui n’est plus depuis au moins 40 ans… métaphore d’un écrivain qui voulait marquer les esprits et attirer l’attention sur le malaise qu’engendrait le flux migratoire voulu à sens unique racialement, dans les deux sens… et cette métaphore a atteint les esprits et a amorcé un tournant dans les relations entre France métro et Martinique… du coup et depuis cela, si tant est que la chose ait pu exister, elle n’existe plus…

                  Que cela de plus puisse être pris pour un crime contre l’humanité est un salissement des actes monstrueux qui peuvent être qualifiés de la sorte… dont la traite !!! C’est même un outrage à la mémoire de nos ancêtres qui ont été victimes de ce crime odieux et qui nous blesse encore !

                  Bref je pense que votre discours est un bête discours de haine contre l’immigré se servant de mots d’un grand homme face à l’histoire… je n’en dirai pas plus quant à ce que je pense de vos idées, afin de modérer mon propos.

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                  • Bonjour

                    C’est exactement le discours que tenait il y a trente ans Lafleur et les métros en Calédonie à-propos des Kanaks. La minorisation Kanaks comme le BUMIDOM était une politique en vue d’une main mise permanente de territoires et de ressources. Dans le cas de la Calédonie les primes coloniales d’installation chez les Kanaks ont fait le travail de submergement. Les Soviets comme les français étaient particulièrement friands de ce genre de colonisation. (Odessa est un exemple dans le cas des Soviets et la Calédonie dans le cas de la France. Si 1+1 continue à faire 2, dans quelque années on pourra y ajouter la Martinique.)

                    Pour la Martinique la France a conçu en premier lieu un déblayage démographique. Ceci a non seulement promu l’exile des martiniquais mais a aussi anéanti l’agriculture de l’ile. (Si on enlève à un peuple de quoi se nourrir pourrait avoir la permission de parler de crime contre l’humanité ?) C’est exactement pour cela que Monsieur Césaire a repris le terme de génocide par substitution pour décrire cette manière de permanencer une main mise coloniale. Les métros parlent de « métaphore » poétique mais il n’y a pas d’abstraction en ce qui concerne la destruction de l’agriculture d’un peuple. Pour donner une perspective on notera, par exemple, que les Turcs n’ont pas détruit l’agriculture des arméniens. Et on notera aussi que la substitution démographique est dans sa logique coloniale l’enchainement, la continuation de ce que la Martinique subit depuis d’Esnambuc.

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                    • Votre méconnaissance de l’histoire de la Martinique fait peur…
                      Il n’existe aucun peuple vivant pouvant se réclamer comme originaire de la Martinique… la France a commis un premier crime contre l’humanité en exterminant ceux-ci. La propriété des terres fut donc unilatérale suite à ce génocide là… le second crime contre l’humanité fut la traite. La gestion coloniale qui suivit jusqu’en 46 a cessé. Cette notion de génocide par substitution n’est qu’un détournement de la pensée historique d’un homme. Que les métros viennent… et alors… les martiniquais vont en métropole… les temps sont venus non pour la soumission raciale mais pour la fusion. Césaire a voilu et construit cette forme d’assimilation… c’est ainsi ! La notion même de peuple martiniquais comme de peuple français est déjà du passé… que cette notion meurt est signe de vitalité et d’espoir pour un progrès humain !

                      L’histoire calédonienne est très différente ! Là-bas existait un peuple "natif", issu de la colonisation de cette terre il y a plusieurs milliers d’années. L’arrivée des européens a donné lieu à ce qui pourrait s’apparenter à un génocide par substitution, tout d’abord par négation de leur passé, interdiction des rituels, suppression de la terre, évangélisation forcée… Arrivée de forçats… et exploitation des terres et formations de réserves. Puis vinrent les chinois et les natifs des îles voisines… très nombreux. Or aujourd’hui le peuple kanak amorce son changement et la reprise en main de sa terre… avec les autres… les choses sont donc "muables". L’histoire est ce que nous en faisons.

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  • Jacques Lafleur : 30 ans de politique calédonienne 7 avril 2010 10:02, par hommenoir

    Jacques Lafleur, le député milliardaire de l’ex-RPR local a hérité de la fortune de son père et de ses mines autour de Ouaco dans le nord de la Grande Terre. En 1990, il a revendu la Société minière du Sud Pacifique (SMSP)10 milliars a l’Etat, sa société d’exploitation, qui depuis peu est associée au groupe canadien Falconbridge, à la Société financière de la Province Nord (Sofinor) afin de faciliter le rééquilibrage économique, d’intégrer les Kanaks dans le secteur minier et pour construire l’usine du Nord. Mais il a fait fructifier sa fortune en l’investissant dans divers domaines et en créant un groupe familial dirigé aujourd’hui par son fils Pascal Lafleur, mais aussi par ses neveux Henri et Frédéric Lafleur et son cousin Patrick Lafleur. Le groupe possède et contrôle de nombreuses entreprises locales, notamment Cellocal qui s’occupe de l’importation et de la vente de produits d’hygiène quotidienne, la gestion du MacDonald local ou encore la Société LeFroid de production de boissons qui a sous licence des grandes marques (Coca-Cola, Orangina…) et qui produit ses propres gammes (les sirops et sodas Tulem ou les jus de fruits Oro notamment). Ses opposants l’ont souvent accusé d’utiliser ses fonctions politiques pour favoriser ses activités financières ou celles de ses proches. On considère généralement qu’il s’agit de l’une des plus grosses fortunes de Nouvelle-Calédonie, sinon la plus grande.
    Par ailleurs, il a plusieurs fois été épinglé par l’administration fiscale, il a été dénoncé par plusieurs journaux pour ses manoeuvres douteuse de ventes et de construction...il a intenté des procès a ces journaux qu’il a perdu...
    Alors on cottise pour un cadeau de départ à la retraite ? :)

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  • Jacques Lafleur : 30 ans de politique calédonienne 7 avril 2010 13:03, par ANACONDA

    Bonjour à tous -

    Merci à Hommenoir pour toutes ces précisions - Cela confirme ce que je disais plus haut, c’est exactement du même accabit que nos "margoulins" locaux -
    C’est uniquement le nom qui change "caldoches" pour certains et "békés" pour d’autres -

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  • Renseignement 10 septembre 2010 00:34, par ROKUAD Audrey

    Bonjour,
    Je suis apprenti stagiaire dans la formation intitulé "Comptable d’entreprise"dispensé par le Groupement d’établissements publics de la Nouvelle-Calédonie et je recherche une structure qui pourrait me spécialiser en comptabilité pour la période du 3janvier 2011 au 25 fevrier 2011. Ce stage aura pour objectif de me préparer à l’examen de certaines unités de valeur du Diplôme de Comptabilité Gestion.
    Merci, dans l’attente d’une réponse.

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