Publié le 18/02/2010
Pour une démocratie représentative, il faut rejeter le vote Martinique /Guyane du 24 janvier 2010
Par Christian MARTIN
Préambule
Peut-on asseoir la consultation référendaire du 24 janvier 2010 sur un taux de participation de 30 % de la population ? NON
L’ABSTENTION est gagnante à 70% et de ce fait, ce vote a-t-il une légitimité ? NON
(Voir ci-dessous les Articles du Conseil constitutionnel et du Conseil de l’Europe)
Pour une démocratie représentative : Peut-on se contenter de 30% de la population et ignorer systématiquement 70% de la population ? NON
Il faut reconnaître ici qu’il s’agit d’une consultation référendaire inédite dont les modalités préalables font défauts et que toutes les modalités applicables devraient être signifiées et opposées aux élections traditionnelles.
Il faut noter que la consultation du 10 janvier avec un taux de participation de l’ordre de 50% +1 répondait tout à fait, à une norme minimale d’acceptabilité conformément au taux de participation exigé par le conseil constitutionnel et de l’Europe.
Deux référendums coup sur coup en moins de 14 jours étaient-ils acceptables par rapport aux règles ? NON
Les grandes questions
1) Le vote du 24 janvier avait pour base « un sac vide », pas de contenu concernant les modalités envisagées et de leurs applications.
Et je cite ;
« Le gouvernement va lancer une concertation avec les élus de Guyane et de Martinique pour préparer la loi qui devra fixer l’organisation et le fonctionnement de cette nouvelle collectivité unique”, a déclaré M. Chatel en rendant compte des travaux du Conseil.
“Ce projet de loi sera présenté avant la fin 2010″, a-t-il précisé. Après avoir refusé le 10 janvier de devenir une collectivité d’outre-mer à statut spécifique plus autonome, les électeurs de Guyane et de Martinique se sont prononcés dimanche, respectivement à 57,5% et 68,4%, pour une collectivité fusionnant le département et la région »
Ici, il est important de noter, en reprenant le nombre des électeurs inscrits, celui des votants, celui des abstentions, que ces chiffres de 57,5% et de 68,4% ne représentent nullement les électeurs de ces départements. L’ABSTENTION étant gagnante à 70%
2) Pourquoi les Martiniquais et Guyanais devraient-ils être des avant-gardistes sinon une volonté de l’administration Sarkozienne de vouloir convertir les DOM de la Caraïbe en COM pour mieux fixer la direction vers l’indépendance comme la Nouvelle Calédonie
« Cette réponse va permettre de mettre en place dans ces deux collectivités un dispositif institutionnel plus simple et plus efficace, qui va être en quelque sorte avant-gardiste par rapport à ce qui se passe dans d’autres régions du territoire national » a commenté Luc Chatel
3) Une situation autoritaire et abusive entre les deux référendums ;
Øl’espace temps limité et une campagne du « non » rejetée, sclérosée, une méthode efficace afin de renforcer les arguments en faveur du « oui ».
ØToutes ces façons de faire confirmaient qu’il y avait vraiment anguille sous roche.
ØToutes ces précipitations pour élaborer deux référendums coup sur coup avaient elles pour but d’éviter les règles référendaires dictées par le Conseil constitutionnel ? (Journal officiel du 2 août 2003, p. 13303)
A) Conseil constitutionnel
http://www.conseil-constitutionnel.... ;
Répondre aux mêmes questions que I-G.
La loi dispose que :
« Le projet soumis à référendum local est adopté si la moitié au moins des électeurs inscrits a pris part au scrutin et s’il réunit la majorité des suffrages exprimés » (art. L.O. 1112-7 du code précité). http://www.conseil-constitutionnel.... ;
Décision n° 2003-482 DC du 30 juillet 2003 Le Conseil constitutionnel a été saisi le 25 juillet 2003 par le Premier ministre, conformément aux dispositions des articles 46 et 61, alinéa 1er, de la Constitution, de la loi organique relative au référendum local ; et,
Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 30 juillet 2003, Journal officiel du 2 août 2003, p. 13303
(Voir les alinéas 4 et 9)
(4.) Considérant qu’aux termes du premier alinéa de l’article 72 de la Constitution : "Les collectivités territoriales de la République sont les communes, les départements, les régions, les collectivités à statut particulier et les collectivités d’outre-mer régies par l’article 74. Toute autre collectivité territoriale est créée par la loi, le cas échéant en lieu et place d’une ou de plusieurs collectivités mentionnées au présent alinéa" ; que le troisième alinéa de l’article 72-3 dispose que : "Le statut de la Nouvelle-Calédonie est régi par le titre XIII" ;
(9.) Considérant que l’article L.O. 1112-3 précise les pouvoirs de l’assemblée délibérante en matière d’organisation du scrutin et détermine les modalités du contrôle de légalité exercé sur la décision de recourir au référendum ; que l’article L.O. 1112-4 définit les conditions d’organisation du référendum lorsque celui-ci est décidé par une collectivité territoriale autre que la commune ; que l’article L.O. 1112-5 détermine les conditions de prise en charge des dépenses liées à l’organisation du référendum ; que l’article L.O. 1112-6 interdit l’organisation d’un référendum les jours des scrutins politiques dont il fixe la liste, ainsi que pendant une période précédant ces scrutins ; qu’il détermine la durée de cette période pour chacun des scrutins considérés ; qu’il exclut en outre l’organisation de plusieurs référendums locaux portant sur un même objet dans un délai inférieur à un an, ainsi que l’organisation d’un référendum en cas de dissolution de l’assemblée délibérante, de démission de tous ses membres ou d’annulation définitive de leur élection ; que, dans tous ces cas, la délibération organisant le référendum devient caduque ; que l’article L.O. 1112-7 détermine les règles concernant l’adoption, l’entrée en vigueur et le contrôle des délibérations et actes soumis à référendum local ; qu’il prévoit notamment que le projet est adopté si la moitié au moins des électeurs inscrits a pris part au scrutin et s’il réunit la majorité des suffrages exprimés ;
Journal officiel du 2 août 2003, p. 13303
http://assembly.coe.int/Documents/A...
B) Conseil de l’Europe
http://assembly.coe.int/Documents/A...
Une observation préalable s’impose pour écarter un malentendu, ... L’Assemblée estime donc essentiel de fixer des critères pour la tenue d’un référendum, ... c. qui fixent un quota de participation au vote qui dissuade l’abstention, tout en garantissant un niveau minimal de participation
Je réitère. Le temps limité ne permettait pas vraiment d’approfondir la question posée, ses implications et conséquences. Il y a eu bien des débats mais contrôlés par les partis politiques (surtout par l’UMP).
Une précipitation référendaire alors qu’il y a aussi un texte adopté par l’Assemblée le 22 avril 1997 (11e séance) du Conseil de l’Europe
Je cite un extrait ;
« À prévoir afin d’éviter un usage abusif du référendum des règles et des principes directeurs :
a). qui permettent le lancement d’un référendum par des citoyens, le nombre des signatures devant être fixé par chaque État en fonction d’un seuil jugé significatif par rapport au nombre total d’électeurs ;
b). qui font précéder la tenue du référendum d’un débat au parlement ;
c). qui fixent un quota de participation au vote qui dissuade l’abstention, tout en garantissant un niveau minimal de participation qui permette de considérer comme représentatif et valide le résultat obtenu ;
d). qui permettent au parlement de présenter sa propre solution de rechange à toute proposition émanant des citoyens. »
C) Un exemple européen
"L’Italie sans quorum :"
La participation au référendum n’a pas atteint le quorum de 50%, mais de moins de 24%, même si les italiens les plus motivés qui ont voté, ont été massivement en faveur de cette fameuse réforme de la loi électorale"
Celle-ci n’est pas passée.
Le constat
Dans la mesure où le taux d’abstention est très élevé 70%, et qu’en définitive,le chiffre des votants par rapport aux inscrits est insignifiant, le résultat de la consultation ne représente pas la volonté du corps électoral et encore moins de la population toute entière.
Aujourd’hui, le vote référendaire consultatif du 24 janvier n’est nullement représentatif. Il devrait donc être contesté à cause de :
1) La présentation d’une question floue non justifiée, pour l’inconsistance des propositions et de la procédure abusive mise en place.
2) Deux référendums à moins de 14 jours, avec deux questions similaires comportant un objectif principal de convertir le Département en une Collectivité Territoriale
3) L’insuffisance du quorum qui n’assure pas la représentativité de la population nécessaire pour entériner le vote
En conclusion
Il demeure évident que l’administration Sarkozienne proposera maintenant une seule consultation référendaire à court terme, en Guadeloupe, celle d’une assemblée unique afin d’uniformiser les DOM de la zone caraïbe en COM, un projet tout à fait logique pour la suite à donner à moins que d’ores et déjà, cette disposition soit fermement contestée sur les bases citées ci-dessus.
Il faudrait alors exiger en se référant au texte adopté par l’Assemblée le 22 avril 1997 (11e séance) du Conseil de l’Europe et du Conseil Constitutionnel
Øqu’une question claire soit rédigée et,
Øqu’un quota de participation minimum préalable soit identifié permettant d’entériner le vote
Nonobstant, la question de contester ce vote irrecevable, il serait judicieux aussi de rappeler aux Antillais et Guyanais que le président disait lors d’un de ses premiers discours « tout dépendra du degré d’autonomie…mais il faudra parler finance avec la République »
Guadeloupéens soyez donc vigilants, ne vous laissez pas à votre tour conduire dans une impasse…..en terminant je voudrais citer,
Un communiqué du 25 janvier 2010 fort intéressant“Le gouvernement doit s’interroger sur le sens de l’abstention aux consultations de Guyane et de Martinique”Classé dans : Communiqués de presse — Victorin LUREL @ 23:08
« Victorin Lurel estime que le Gouvernement, qui a d’abord soutenu les autonomistes, puis la collectivité unique, au point de peser sur le choix des populations par le biais d’un courrier de la ministre de l’Outre-mer qui a servi d’argument de campagne, doit aujourd’hui s’interroger sur le sens de cette très forte abstention.
Le député réaffirme que c’est un choix libre et éclairé des Guadeloupéens, débarrassé de toute influence d’où qu’elle vienne, qui décidera de l’avenir institutionnel de la Guadeloupe. »
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Ceux qui ne veulent pas que l’abstention gagne, n’ont qu’à mieux mobiliser, en discutant des vrais sujets, et en évitant les querelles d’hommes.
Donc cette démonstration aurait été mieux venue avant la consultation qu’après. Parce que mème avec de bons arguments, vous serez encore plus minoritaires à essayer de convaincre qui que ce soit, de refaire un vote déjà réalisé et validé par tous, mème par ceux qui n’ont pas voté. Alors essayez pour les régionales, si vous avez de tels arguments de nous les sortir maintenant, et pas le premier Avril !
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N’en déplaise aux irréductibles de l’ancien régime, aux intégristes de la départementalisation, aux fondamentalistes du statu quo, aux fanatiques des deux assemblées et aussi aux présidents de région qui craignent la contagion, le changement est désormais en marche en Martinique et en Guyane.
Les arguments qu’ils développent sont si dérisoires et éculés qu’ils ne méritent même pas d’être relevés.
Après tout, les partisans de la IVème République ont mis du temps à disparaître après 1958.
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Beaucoup de haine dans ces deux premières réponses.
Je ne suis qu’une Martiniquaise qui s’interroge et je suis pour la cohérence et le respect des règles édictées par les constitutionalistes.
J’ai voté oui le 10 et le 24 mais j’ai voté pour moi(et pour ceux qui ne sont pas en âge de voter) mais je n’ai voté pour les autres.
Ce qui est fait, est peut être fait, mais il est mal fait et cela il faut l’admettre et ne pas se voiler la face.
Ces résultats sont une tromperie et M Sarkosy veut nous faire croire que les Martiniquais ont choisi.
65% de Martiniquais se sont dits "nous laissons 35% de Martiniquais décider de notre sort" : non ! ils ont laissé une minorité choisir pour eux car ils n’avaient pas les éléments pour cela : ce n’est pas cela LA DEMOCRATIE et il fallait s’y attendre en plaçant deux reférendum à 14 jours d’écart.
Tout etait prévu, tout etait calculé ! dans quel but ? on le saura après !!!
Je crois tres fortement que ce vote dont les résultats etaient attendus, est une mascarade voulu, par d’autres, pour nous.
Malgré tout j’accepte d’être "le jouet sombre au carnaval des autres" je le sais et je demande à nos futurs élus d’être extremement vigilants.Il y aura un peu plus d’autonomie pour la Martinique et plus de possibilté aussi c’est bien mais soyez perspicaces.
Mais je fais peut être une erreur si les résultats ne sont pas au rendez-vous je ne pourrai m’en prendre qu’à moi car j’ai voté.
M Sarkosy a dit que les habilitations seraient plus longues.
Plus vite nous nous mettrons au travail plus vite les résultats seront atteints et encore une fois je suis en total désaccord avec le leader du néo-PPM.
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Il n’y avait que les néo-PPM qui ont appelé à voter oui le 24 Janvier ? Je vous dis que si vous voulez que vos arguments soient percutants,allez au fond des choses et arrètez de stigmatiser certaines idéologies par rapport à d’autres.
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ha bon on etait pas dans le meme pays au 24 janvier soir tous les hommes politique etaient contents donc c est pas le ppm seulement il faut arreter de critiquer pour le pourcentage ceux qui sont abstenus s’ en foutaient statuquo ou as unique peu importe pour eux ils ont eviter le 74 maintenant il faut regarder devant puisqu on ne va pas revoter et analysons bien la situation pour le pdt regionale avenir si le peuple a dit non au 74 il faudrait pas remettre les meme a la region sinon il vallait mieu voter 74
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Encore une missive de la droite réactionnaire à la Granier , tendance extrème droite qui s’offusque que les Martiniquais aient réfléchi et voté contre eux et leur message ringard de droite ringarde et dépassée !!
Bizarre, j ai vu les 2 pelés et trois tondus qui composent l’équipe de pieds nicklés que la droite elle meme rejette avec dégout et ayant pour chef supreme Granier a l atrium, et AUCUN n ont ouvert leur bouche pour dire Penchard démission ou Sarko menteur !!! Comme quoi, une petite invitation volée pour l’Atrium permet de rabasser le caquet de beaucoup qui ne sont que simplement aigris de ne pas apparaitre dans le top 5 de la liste UMP !!
Vive la droite décomplexée, UMP, et progressiste proche des préoccupations du peuple...
Quand on voit que sur la liste de Granier, il y a Chalono, Guanel, Renard.... on comprend tout !!!!!!
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l heure n est plus au constat ni aux remords, franchement qu ils soient 35% ou 65% ce sont des martiniquais dans toutes la diversite de leurs opinions qui ont eu le courage d aller voter et la conscience de le faire pour faire un petit pas pour notre pays en toute lucidité.
ce sont pas des moutons ni des vendus alors arretez ce jeu de "j’accuse" .
A PRESENT L HEURE EST DE PENSER AU DEVELOPPEMENT ET AU BIEN ETRE DE CE PAYS ensemble nous avons a mettre des hommes de projets et d action a la tete de ce pays le 14 mars est une etape importante pour faire un autre pas celui du changement de penser le developpement de ce pays autrement avec des hommes et des femmes qui veulent travailler pour leur pays et sortir de 12 ans d attentisme,d immobilisme qui a fait place aux frustructions sociales, a la desolation de la volonte collective, à un populisme rampant, à un clientelisme dans les rapports entre elus et population. il faut mettre un arret total à ce mode de fonctionnement et de pratique politique.
certes il faut avoir de la vigilance à toutes evolutions mais trop de febrilité tue toutes esperances.
LE 10 ET 24 JAnvier a ete determinant pour nous, les yeux se sont ouverts alors soyons confiant pour poursuivre pas a pas le combat du developpement responsable et durable de ce pays.
CE QI VEULENT VIVRE dans LE PASSE SE CONDAMNENT !!
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si les martiniquais veulent vraiement du changement ils savent se qu ils ont a faire logiquement je ne voterai pas pour les 74istes ils nous ont dit clairement que le 73 n etait plus concevable et qu ils pouvaient pas faire plus,,, donc je ne comprend pas ce qu ils veulent un mandat pour rien faire ,,, ???? dautre part non aux homme trop agés place aux jeunes tout le temps la jeunesse donnons leurs leur chance pour developper le pays
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Je suis allé voir (on ne doit jamais croire sur parole) le dossier thématique du conseil constitutionnel sur le référendum ainsi que l’art. L.O. 1112-7.
Surprise !
Ce qu’affirme M. Christian Martin n’existe pas ! c’est même l’inverse que l’on lit ! Que la notion de quorum n’existe pas pour le référendum (CC) et l’extrait de l’art. L.O. 1112-7 du code ne parle pas du tout de "moitié au moins des électeurs".
Question à Politiques Publiques : diffusez-vous les menteurs ? la déontologie de journaliste oblige à vérifier les infos et vous devez de suite faire un rectificatif !!
arrêtez la désinformation ! car c’est ruiner la démocratie ...
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Il s’agit d’une Tribune, classée dans une rubrique "Tribune". Les propos et interprétations de monsieur Martin n’engagent que lui, et ceux qui veulent bien y prêter foi sans vérifier.
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Dans une démocratie, le vote est libre. Le peuple utilise ce droit/devoir comme il l’entend, en fonction de ses motivations, de ses convictions de ses analyses bonnes ou moins bonnes, etc. Dans tous les cas, ce droit/devoir lui appartient.
Dans les consultations directes de type référendaire ou assimilé, c’est la majorité des suffrages exprimés qui s’impose.
Le reste n’est que balivernes.
Dans les 2 récentes consultations qui nous ont concernés il s’agissait de recueillir directement les avis des populations . Quoi de plus démocratique ? Que le résultat qui en est sorti nous arrange ou nous dérange, selon nos convinctions, il signifie quelque chose qu’il faut prendre en compte.
Pour finir sur le référendum à proprement parler, et sur un célèbre, celui de 1989 sur la Nouvelle Calédonie, qui avalisait le procéssus le paix, fallait il le rejeter car appuyé sur un faible taux de participation ? Et rester en guerre ?
Sans besoin de trop détaillé, ce texte ne tiens pas la route ni sur le plan du raisonnement ni sur le plan juridique.
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Contrairement à ce qui a été dit précédemment, c’est une bonne chose que de publier ce genre de point de vue, qui a d’ailleurs été défendu par l’honorable, inénarrable, Joseph Virassamy : la théorie du contournement du vote populaire.
En effet, il est très instructif de savoir qu’il existe des personnes dont le cerveau fonctionne à l’envers.
Demain, on vous demandera de rejeter l’élection de tel ou tel parce que la majorité des électeurs ont eu la flemme de se déplacer , ne serait-ce que pour voter blanc.
Au moins sur ce site, on ne sera pas submergé par la pensée unique.
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Ceux qui ne veulent pas qu’on décident pour eux n’avaient qu’à participer au vote !!!
Maintenant qu’ils ne viennent pas pleurer parce que seulement 30% ont choisi de voter.
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Droit de réponse :
Suite à l’article pour une démocratie représentative (par Christian Martin)
J’ai eu l’occasion d’analyser le dernier référendum du 24 janvier Martinique /Guyane et d’exprimer mon opinion corroborée par des textes constitutionnels. Il faut noter que je ne critique pas les Martiniquais et Guyanais pour avoir voté « oui » au dernier référendum mais plutôt ;
a) La méthode employée qui n’avait prévu aucun préalable de participation, une méthodologie de pression exercée sur les électeurs en moins de 14 jours alors que le contenu des propositions des lois sont toujours inconnues, et,
b) Le pourcentage insignifiant de 30% des votants inscrits donnés gagnants alors que c’est l’abstention à70% qui démontrait le peu d’intérêt aux propositions formulées par l’article 73 où plus précisément un refus de s’associer à une telle consultation sachant que le dix janvier ils avaient voté un nom massif à l’autonomie (+ 70%).
c) Le sentiment du devoir accompli, l’autonomie écartée, les votants ne peuvent porter un jugement suffisamment éclairé sur l’article 73 surtout, ne voilà t-il pas que Madame Anne-Marie Le Pourhiet professeur de droit constitutionnel à l’Université Rennes 1, vice-présidente de l’Association française de droit constitutionnel, avait dénoncé sur Domactu, mercredi 20 janvier 2010 Collectivité unique :
"On est en train de vous tromper."
« C’est très simple : si on voulait vous garder dans le droit commun statutaire on vous proposerait de conserver le département et la région en les faisant administrer par une assemblée commune. De la sorte, toutes les réformes à venir qui concerneront les départements et régions en général s’appliqueraient de plein droit à vous. Pourquoi donc ne vous le propose t-on pas, ni en 2003, ni en 2010, cette solution expressément prévue par l’article 73 alinéa 7 ? »
Tout comme Madame Le Pourhiet, j’ai tiré la sonnette d’alarme en bien des occasions dans mes écrits et en particulier dans mon dernier texte qui a bien circulé. A ce jour il n’y a aucune vraie contestation des textes constitutionnels que j’ai cité, pratiquement en copier-coller. Ces textes précisent, comme le dit bien le conseil de l’Europe, que les règles référendaires sont établies « afin d’éviter un usage abusif du référendum des règles et des principes directeurs »
Toutefois, un particulier parlait de référendum nationaux pour rejeter le texte constitutionnel de France et
« Si le conseil constitutionnel dit qu’il n’y a pas de quorum, cela ne concerne que les referendum nationaux » ce qui n’est pas le cas avec les consultations en Martinique et en Guyane, limitées à ces seuls départements. D’ailleurs, bien circonscrits puisque les Martiniquais où les Guyanais qui pour des raisons d’études, de travail et autres nécessités sont domiciliés en dehors de ces départements n’ont pas pu s’exprimer sur l’avenir de leur département et c’est bien dommage !
Il en est autrement pour le referendum local Martinique /Guyane
« Le projet soumis à référendum local est adopté si la moitié au moins des électeurs inscrits a pris part au scrutin et s’il réunit la majorité des suffrages exprimés » (art. L.O. 1112-7 du code précité). Ce texte est clair et sans ambiguïté. Encore, faut-il que ce particulier puisse prendre vraiment le temps de lire attentivement les textes et de bien les assimiler.
Quand la vérité est là, présentée objectivement, et de manière officielle, elle blesse. Elle est alors réfutée avec véhémence car ceux qui pratiquent la désinformation ne peuvent accepter une contre partie, pour eux, "leur vérité" est unique.
Faute d’arguments valables à m’opposer j’ai été présenté comme un partisan de la droite et même de l’extrême droite et pourtant je n’appartiens à aucun parti Français (ce qui est vérifiable).Je voudrais par contre dire à mes lecteurs que je suis, en fait, un libéral (social démocrate) et que mes écrits ont pour objectif dans la mesure de mes moyens de remettre les pendules à l’heure, ma pensée libérale n’étant assujettie a aucune influence qu’elle soit de droite ou de gauche.
Je voudrais aussi dire pour ceux qui ne le savent pas et qui pensent que ma signature est un pseudonyme (Il est vrai qu’il y a beaucoup de Christian Martin) que je suis Guadeloupéen d’origine et vous suggère de voir ces liens au sujet de ;
Né à Pointe-à-Pitre le 24 novembre 1945, je suis un insulaire d’origine Antillaise qui refuse de se faire appeler
« Ultramarin » http://www.lecarrefourdesopinions.c... ;
Par ailleurs, De la crise aux États généraux des DOM, la question statutaire et commerciale
http://www.lescrutateur.com/article... ; et,
l’heure est au bilan ; http://tatun.unblog.fr/2010/01/05/g... ;
Vous constaterez que je demeure constant dans mes opinions.
Merci de votre considération
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En plus de tout ce qui a été dit précédemment sur le rejet de ce vote du 24 Janvier 2010 ; il ne faut pas oublier que ceux qui ne sont pas allés s’exprimer ce jour- là étaient probablement sous le choc du tremblement de terre d’ Haïti, sans compter que le jour même du vote la terre a aussi tremblé chez nous. Et puis, aucun moyen de propagande n’a été mis à la disposition de ceux voulant expliquer au peuple qu’un tel vote était impensable parce que ne reposant sur aucun texte.
Aujourd’hui, le président de la république demande aux Martiniquais et aux Guyannais de plancher sur des textes. Tout doit-être résolu pour fin 2010. Il faut faire vite, il faut faire vite. Alors qu’il avait été dit qu’on avait 2 ans pour ce faire. Qu’est-ce que cela cache ?...
Désire t-il si AMJ est élu aux régionales que ce soit lui qui élabore les propositions qui mèneront tout droit à l’indépendance du pays ?
OK, le nègre fait le boulot et l’artiste n’aura plus qu’à apposer sa signture au bas de l’oeuvre, mais pas d’une oeuvre peinte en noir ou le nègre aura disparu. Si le nègre conscent de faire le boulot, il ne faudra pas que ce soit à l’encontre de ses intèrêts ! Et rien n’est moin sûr !
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