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Sur la violence : Point de vue d’internaute

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Publié le 24/01/2012

Vous êtes nombreux à vous exprimer dans nos forums depuis la création de Politiques Publiques en avril 2009, que vous le fassiez sous votre patronyme réel, sous un pseudo, ou dans l’anonymat. Et ces commentaires des articles, tribunes et autres communiqués contribuent incontestablement à l’intérêt de notre site. Pour renforcer encore l’interactivité qui caractérise ce média, notre rédaction met en avant de temps à autres un post de nature à enrichir le débat public. Celui de MNB, posteur ou posteuse régulier(e) de Politiques Publiques, concerne l’article http://www.politiques-publiques.com.... Bonne lecture et bons échanges, dans le respect, et autant que faire se peut dans l’auto-modération !

"Un élément fondamental de la violence que nous vivons, un élément fondateur de cette violence, c’est le contexte familial et le mode d’éducation des enfants qui est pratiqué en Martinique, et plus généralement aux Antilles.

Ce mode d’éducation est souvent fondé sur la violence, le dressage de l’enfant est encore la norme. La matrifocalité engendre aussi cette violence, puisqu’elle n’accepte pas l’insertion d’une loi symbolique au sein de la famille, autre que la tradition de la répétition de cette violence. La répétition transgénérationnelle de cette violence est aussi ce qui mine notre petite société.

Ce mode éducatif, en vase clos, sans référent à la Loi générale qui s’applique à tous, confine à constituer des clans familiaux, ayant leurs lois propres, souvent violentes. C’est aussi ce qui constitue au quotidien la source de l’incivisme de nombre de nos concitoyens, ce qui pousse aussi à ne pas se reconnaitre dans les destins communs, ce qui pousse à l’abstention lors des élections, ce qui pousse au remplis identitaires… et finalement à des mécanismes de rejet, non seulement de l’autre comme entité familiale, mais aussi de l’autre à tous niveaux, de niveau social, de couleur, d’origine… on assiste à une atomisation sociale, une multiplication des strates sociales par méfiance et peur xénophobe (au sens large).

Ce mécanisme est hérité de notre passé complexe et violent, il est fondateur de ce qui est notre handicap pour avancer et vivre ensemble. Dans la société traditionnelle, l’isolement, tant locale que vis à vis de la Loi générale, permettait de contenir ces violences dans les cellules familiales, dans des conflits de classe… ce modèle disparaissant, car nous sommes confrontés au monde, les cellules familiales ne contiennent plus grand chose, la violence se porte dans la rue et devient sociale. Notre handicap est éducatif, il est temps d’en prendre conscience enfin, et d’agir."

MNB

Cliquez ici pour lire les 14 commentaires

  • Entièrement d’accord avec ce post !!!
    Lorsque l’on voit le comportement de certains personnels des écoles à l’égard des enfants on comprend que si ces enfants n’ont pas reçu une éducation non basée sur la violence leur seule référence sera ce mode de communication.
    C’est un véritable problème dans ce pays.
    La violence est vraiment banalisée et. constitue un mode de communication partagée et admis.

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  • Puisque mon commentaire devient la base d’un article (pourquoi pas, mais ce n’est qu’un commentaire dans un contexte, donc incomplet, parcellaire et qui doit être complété), je tiens à préciser que ce mode éducatif n’est pas l’unique présent aux Antilles, même s’il y est très présent. Je tiens à préciser aussi que ce mode éducatif engendre aussi des "inverses", c’est à dire des modes éducatifs construits en opposition à ce modèle transgénérationnel.
    La monoparentalité est un point important dans la transmission de ce modèle éducatif.
    De très nombreux travaux universitaires son menés en ce moment sur le sujet, plusieurs livres sont disponibles.

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  • Ce post est un aimable effort, une contribution de bonne volonté à l’explication de la violence aujourd’hui en Martinique. Mais c’est hélas une contribution erronée. Il ne suffit pas d’avoir de la bonne volonté pour être pertinent.

    N’importe quel apprenti sociologue peut constater que le mode d’éducation martiniquais, jadis marqué par la violence, a beaucoup changé ces dernières décennies. On ne bat plus comme avant les enfants. D’abord parce que s’est désormais risqué (la loi y veille), ensuite parce les progrès en matière de droits de l’enfant ont pénétré tout un chacun. On constate même aujourd’hui dans certaines familles une inversion du phénomène. On est passé d’une rigueur violente à une permissivité extrême. Donc si la violence éducationnelle a diminué en Martinique alors même que la violence générale a progressé, cette progression ne saurait être liée à une éducation coercitive car cette coercition est en régression.

    L’auteur toutefois, en nommant la matrifocalité, touche au nœud du problème. Mais son interprétation de la matrifocalité est là encore erronée. L’idée que la matrifocalité « n’accepte pas l’insertion d’une loi symbolique au sein de la famille, autre que la tradition de la répétition de cette violence  » est absurde. La matrifocalité n’est pas synonyme d’éducation violente. De nombreuses personnes ayant été élevés en absence de leur père peuvent témoigner qu’elles n’ont pas été systématiquement battues et donc que la violence n’est pas consubstantielle de la matrifocalité. Le terme « matrifocalifocalité » renvoie en fait à un type d’organisation familiale, la famille matrifocale, dans laquelle l’élevage des enfants est, en l’absence du père, assuré par la mère et par la famille de la mère : sa propre mère, ses sœurs et frères, etc. Et cette éducation matrifocale peut se faire avec ou sans violence.

    Le problème de la violence en Martinique, s’il est lié pour partie à l’éducation, n’est pas lié à la matrifocalité, du moins pas à la matrifocalité traditionnelle. A l’époque de la société de plantation à la Martinique, soit pendant des siècles, les enfants ont été pour la plupart élevés dans des familles matrifocales et n’ont pas produit pour autant un pourcentage particulièrement élevé de violents. Mais si on s’accorde à constater que la société est plus violente aujourd’hui que par le passé, et si cette violence est liée en partie à la famille, c’est donc que la famille a changé.

    Il importe cependant, à ce stade du débat, de préciser que si la société martiniquaise est aujourd’hui plus violente qu’auparavant, elle n’est pas, comparée à d’autres pays, extrêmement violente. La proportion d’homicides volontaires pour 100 000 habitants est, selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (publication de 2011) et pour les derniers chiffres disponibles (selon les cas, années 2008 ou 2010), de 1,4 pour la France (839 meurtres en 2008) ; de 4,2 pour la Martinique (17 meurtres en 2008) ; de 6,9 pour Haïti (689 meurtres en 2010) ; de 7 pour la Guadeloupe (32 meurtres en 2008) ; de 14,6 pour la Guyane (32 meurtres en 2008) ; de 22,1 pour la Dominique (15 meurtres en 2010) ; de 24,9 pour la République dominicaine (2 472 meurtres en 2010) ; de 25,2 pour St-Lucie (44 meurtres en 2010) ; de 52,1 pour la Jamaïque (1 428 meurtres en 2010). Si l’on compare ces proportions, en Martinique la violence extrême (homicides volontaires) est bien plus élevée qu’en France mais nettement moins forte qu’en Guadeloupe, qui est elle-même un peu plus violente qu’Haïti, et la Martinique est très loin d’atteindre les niveaux de violence de la Guyane, de la Dominique ou de St-Lucie (la Jamaïque étant hors concours). En matière d’homicide, et suivant un ordre décroissant de violence, la Martinique se classe à la 111e dans le monde (sur 207 pays ou régions), soit dans la moyenne.

    Ceci étant précisé, revenons-en à la matrifocalité. Ce type d’organisation familiale a perduré en partie par-delà la société de plantation qui l’a généré. Ce qui a perduré, c’est l’absence du père. En Martinique, même quand le père est présent (on se marie tout de même davantage aujourd’hui qu’à l’époque de la plantation), il intervient relativement peu dans l’éducation des enfants. Par ailleurs, le nombre de familles monoparentales avec la mère comme chef de famille officiel s’est toujours maintenu dans des proportions importantes en Martinique.

    Ce qui a changé dans la matrifocalité, et ce point est d’inportance, c’est la perte pour la mère du concours des siens. Aujourd’hui en effet, en raison notamment des mutations dans les modes d’habiter et de la généralisation de l’emploi féminin, la mère a perdu le soutien des siens dans l’élevage des enfants. Elle ne peut plus déléguer, même ponctuellement, cette charge à ses mère, sœurs ou frères. Elle se retrouve donc désormais seule face à ses enfants, le père continuant à être absent ou absentéiste. On peut alors se poser la question suivante : l’organisation familiale passée ayant beaucoup changé, peut-on encore la nommer « matrifocalité » ?

    Le cas type de la mère ayant aujourd’hui du mal à éduquer ses enfants est celui d’un chef de famille monoparentale vivant en milieu HLM (habitat réservé en priorité aux familles monoparentales), coupé de ses mère, frères et sœurs, qui sont eux-mêmes dans d’autres HLM éloignés ou qui ont « construit » sur la plantation d’origine (quand le béké a bien voulu céder un emplacement aux ancêtres ou après avoir bénéficié par leurs père ou grand-père de la prescription trentenaire) ou encore qui ont construit sur le jardin créole de l’arrière grand-père, ou enfin qui, dans le meilleur des cas, ont accédé au « lotissement ». Loin des siens, occupée toute la sainte journée à travailler pour nourrir ses rejetons, cette mère élève désormais ses enfants comme elle peut, c’est-à-dire mal. Ces derniers poussent alors comme de la mauvaise herbe, sans bénéficier du regard du voisinage qui en contexte antérieur était vigilant.

    Ce n’est donc pas, comme le pense l’auteur du post, le poids du passé qui, au niveau de la famille, explique la dérive actuelle de nos jeunes (« Ce mécanisme est hérité de notre passé complexe et violent  »). C’est au contraire la non-adaptation de la famille et des jeunes aux mutations actuelles. Le seul élément lié au passé qui ne varie pas ou peu, c’est, comme nous l’avons vu, l’absence ou l’absentéisme du père.

    Enfin, signalons que le dysfonctionnement familial en tant que facteur de délinquance s’observe essentiellement au niveau des adolescents ou des jeunes adultes mâles, qui font de moins en moins d’études, se droguent de plus en plus et/ou deviennent délinquants voire violents. Les filles, elles, et étonnamment, réussissent come jamais. Ce sont elles qui aujourd’hui passent des diplômes, réussissent aux concours et obtiennent les emplois les plus rémunérateurs du pays (en tout cas pour ce qui concerne les emplois de masse : fonction publique, banque, etc.). Il convient toutefois d’indiquer qu’au niveau des filles, il existe un problème potentiel : elles peuvent sombrer dans la marginalité voire dans la violence quand elles rentrent en conflit avec leur mère, le conflit avec le père étant sans ici conséquence. Certes, toutes celles qui sont en rupture avec leur mère ne suivent pas cette pente, mais quasiment toutes celles qui la suivent sont en conflit avec leur mère.

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    • Juste une précision : dans le cadre d’études menées actuellement par des professionnels en charge de la violence et de la délinquance des mineurs et jeunes adultes en Martinique, garçons ou filles ; se révèle qu’une très grande majorité d’entre eux ont subi des violences physiques, psychologiques ou sexuelles chroniques et traumatisantes au cours de leur enfance, que cette violence soit sociale mais aussi très souvent familiale. Le mode éducatif, autant que le contexte social sont donc déterminants et sont bien présents. Il n’y a pas que les homicides qui caractérisent la violence.

      Les jugements de valeur sur le contenu supposé erroné de mon propos n’engagent que vous même. J’ajoute que j’ai ajouté quelques nuances par la suite sur mon commentaire ci-dessus, ceci en complément... car ce qui a été utilisé était sorti de son contexte.

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      • Je suis un de ces "professionnels en charge de la violence et de la délinquance des mineurs et jeunes adultes en Martinique" auquels vous faîtes allusion. Et je vous parle de causes familiales favorisant la violence en milieu martiniquais, donc des tendances lourdes locales. Vous me renvoyez aux "violences physiques, psychologiques ou sexuelles chroniques et traumatisantes" que les violents ont subi dans leur enfance. Nous ne parlons pas de la même chose.

        Il est évident qu’en tous lieux et qu’en tous temps, un enfant qui a subi des violences de ce type peut les reproduire. ça, tout le monde le sait. C’est une cause universelle de la violence et le rappeler ne fait pas avancer la compréhension du problème de la violence dans le contexte singulier qu’est la Martinique. Ce qui intéresse les Martiniquais, ce sont les causes endogènes de cette affaire. Et c’est bien de cela dont, au départ, vous traitiez. Mais mal.

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        • N’ayez crainte l’omnipotence de votre propos, sa radicalité quant à votre savoir ne permet pas de douter de votre place.
          Permettez moi de vous dire simplement que ces professionnels, que vous souhaitez représenter, n’ont pas tous, justement, la même vision des choses… en particulier suivant la place qu’ils occupent dans cet organigramme social qui vient en réaction aux actes violents.

          Vous balayez du revers de la main le fait que la matrifocalité perturbe pour le moins et parfois annihile la Loi symbolique qui est sensée être le cadre collectif. Vous n’êtes pas sans ignorer que la Loi symbolique du Père, y compris dans l’espace légal et juridique français, est très fort, en référence à la famille nucléaire latine. Or justement, comment une omnipotente autorité matrifocale peut-elle composer avec une omnipotente autorité patriarcale symbolique que constitue la Loi générale ?

          L’organigramme social étant fondé en grande partie sur cette représentation, tout porte à croire justement que la confrontation d’une construction humaine fondée sur ce déséquilibre, est un des nœuds du problème de la violence "endogène" auquel nous sommes confrontés. Voilà pourquoi je parlais de handicap.

          La matrifocalité n’est pas synonyme de violence, certes, mais du fait de sa confrontation avec une société en pleine transformation avec une identité forte, elle est devenue un vecteur de confrontation symbolique violente, vis à vis de l’enfant. La langue maternelle, le créole, porte aussi, symboliquement, ce stigmate, vis à vis du français. Au lieu d’un apaisement et d’une osmose entre éducation familiale, éducation collective, loi familiale traditionnelle et loi symbolique comme juridique… on constate une distorsion, un complexe, un défi, un déni… qui ajoute aux violences "classiques" universelles qu’engendrent la pauvreté et les activités humaines en général.

          Quant à la violence exercée sur les enfants… elle est en régression… paraît-il… force est de constater qu’elle est encore très présente et extrême dans la plupart des cas de ceux qui répètent la violence. La transmission transgénérationnelle de la violence, autrefois cantonnée au cercle de famille, déborde de plus en plus de ce cercle, du fait que ces structures familiales s’affaiblissent et ne les contiennent plus. Quelque soient les raisons de cet affaiblissement… cette maltraitance est toujours très présente… et souvent presque banalisée par l’éducation nationale, les services sociaux et même les services légaux de police et justice. Ceci étant aussi un facteur endogène.

          Je vous laisse argumenter.

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          • Je me répète : ce n’est pas dans la matrifocalité qu’il faut chercher les causes familiales de la dérive violente de la société martiniquaise. La matrifocalité, qui a été le modèle familial dominant en Martinique durant la société de plantation, et qui n’a pas posé de problème tant que durait cette société, est aujourd’hui caduque. Elle a été remplacée par une sorte de "monoparentalité maternelle" qui, elle, est inadaptée aux mutations que l’île a vécues et continue à vivre. Ce n’est donc pas dans le passé qu’il faut, pour ce qui est de la famille, rechercher les causes de ces violences, mais dans les reconfigurations présentes.

            Quant à Obéro, il a bien entendu raison. C’est le délitement général du lien social, y compris familial, au sens de la famille étendue, qui est la cause de bien des violences locales. Et il a aussi raison concernant la non prise en charge des jeunes délinquants ou menacés par la délinquance. Mais ce ne sont pas seulement les sociologues qui ne font guère cas de ces derniers, c’est le corps politique et social dans son ensemble, lequel se contente de gérer l’urgence. Mais si la société martiniquaise agit ainsi, c’est qu’elle est en crise. Or dans une société devenue anomique et même sous certains angles, désespérée, où l’accès à l’emploi, et donc à une image valorisante de soi, est devenu très difficile, il faut faire plus que gérer l’urgence.

            Il ne suffit pas d’assurer à nos jeunes de quoi se nourrir, se loger, il faut leur donner l’espoir d’une insertion et d’un mieux-être futurs. En l’absence de cet espoir, toutes les dérives violentes, autodestructrices sont possibles.

            Enfin, une remarque incidente : le comportement erratique de beaucoup nos jeunes en raison, souvent, de leur déficit de représentation et d’autoreprésentation, rejoint un déficit plus global d’image de la société martiniquaise, laquelle est devenue incapable de se définir. Qu’est-ce que la Martinique, qu’est-ce qu’être Martiniquais aujourd’hui ? La controverse continue sur le statut, notre incapacité à nous mettre collectivement d’accord sur ce point et les frustrations engendrées par la non-concrétisation d’aspirations contradictoires, n’arrange rien quant aux perspectives que pourrait offrir notre société. Et notre jeunesse, qui représente l’avenir, est plus sensible que d’autres à cette absence de vision. D’où la dépolitisation croissante de cette jeunesse, les départs de ceux qui peuvent partir, son repli dans la recherche d’issues individuelles voire asociales, puis son autodestruction quand ces tentatives échouent.

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  • Sur la violence : Point de vue d’internaute 25 janvier 03:10, par Obéro

    Je fais quant à moi l’hypothèse d’une désespérance et d’un fatalisme de notre société – les jeunes représentent en effet l’espoir, et du délitement du lien social. Un délitement qui commence dans les milieux les plus vulnérables et par l’institution de base, la famille, élargie aux proches et amis. Je fais dans le même temps le constat d’une indifférence des sociologues et de la société globale à la parole des jeunes concernés qui seule peut donner accès au sens de leurs actes. Cette parole est inaudible, recouverte par l’émotion, la réprobation, les discours moraux et les théories spéculatives.

    Répondre à ce message

    • Bien au contraire Obéro, cette parole est écoutée, disséquée et analysée au delà même de ce que vous imaginez. Idem pour les actes. Mais qui peut in fine écouter cette détresse et déterminer ce qui guérit ces maux parmi nos hommes de pouvoir ? Ne pas confondre l’image politicienne et démagogique et toute la complexité d’une société telle que la notre.
      Les politiques se doivent d’être efficaces pour faire prospérer et organiser la société… mais la plupart ne se sentent pas investis d’éducation au vivre ensemble, au civisme, à l’entraide et à la fraternité. Les trois mots au fronton des mairies sont souvent bien vides de sens pour nos élus. Ils sont pourtant sensés fonder notre pacte social. Il est vraiment temps de remettre la loi symbolique, autant que les objectifs de notre société, comme guides des actions collectives.

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  • Sur la violence : Point de vue d’internaute 25 janvier 09:52, par asé pléré

    chose très intéressante relevée
    "la matrifocalité. Ce type d’organisation familiale a perduré en partie par-delà la société de plantation qui l’a généré. Ce qui a perduré, c’est l’absence du père. En Martinique, même quand le père est présent (on se marie tout de même davantage aujourd’hui qu’à l’époque de la plantation), il intervient relativement peu dans l’éducation des enfants. Par ailleurs, le nombre de familles monoparentales avec la mère comme chef de famille officiel s’est toujours maintenu dans des proportions importantes en Martinique.

    "Ce qui a changé dans la matrifocalité, et ce point est d’inportance, c’est la perte pour la mère du concours des siens. Aujourd’hui en effet, en raison notamment des mutations dans les modes d’habiter et de la généralisation de l’emploi féminin, la mère a perdu le soutien des siens dans l’élevage des enfants. Elle ne peut plus déléguer, même ponctuellement, cette charge à ses mère, sœurs ou frères. Elle se retrouve donc désormais seule face à ses enfants, le père continuant à être absent ou absentéiste. On peut alors se poser la question suivante : l’organisation familiale passée ayant beaucoup changé, peut-on encore la nommer « matrifocalité » ?ce n’est donc pas, comme le pense l’auteur du post, le poids du passé qui, au niveau de la famille, explique la dérive actuelle de nos jeunes (« Ce mécanisme est hérité de notre passé complexe et violent »). C’est au contraire la non-adaptation de la famille et des jeunes aux mutations actuelles. Le seul élément lié au passé qui ne varie pas ou peu, c’est, comme nous l’avons vu, l’absence ou l’absentéisme du père."

    excellent et bien loin des grilles plaquées sans aucun recul sur une situation.

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  • Sur la violence : Point de vue d’internaute 25 janvier 13:30, par simba baka

    Pour une fois, voilà un débat de bon niveau, très intéressant. Avec des réponses argumentées, sans injures, sans anathèmes,de la mesure, du sens et du respect du point de vue de l’autre. Merci et bravo aux intervenants !

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  • Sur la violence : Point de vue d’internaute 25 janvier 15:21, par asé pléré

    "C’est aujourd’hui le résultat prévisible de ce passage en accéléré de la société traditionnelle à la modernité, sur un tissu fragile avec des rapports humains compliqués ou même absents.
    D’une société matrifocale avec une autorité élargie exercée par la cercle familiale et le voisinage , on est passé à une famille monoparentale avec des allocations dans un environnement anonyme souvent urbain, où ne s’exerce plus les liens subtils nés d’un passé commun.
    "
    j’avais écrit cela sur le sujet original

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  • je ne me reconnais pas dans vos propos par contre l’"autorite parental de ma jeunesse est perdu alors c’est comme un chien que l’on a lche et qu’il n’a jamais connu le martinet Aimer c’est aussi donner des regles sinon omment faire pourle vivre nsemble

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