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Société

Une charte pour l’association "Tous Créoles"

Publié le 23/06/2012

L’association "Tous Créoles", co-présidée par Roger de Jaham en Martinique et Béatris Compère à Paris, a rendu publique sa charte le 22 mai 2012.

"Notre créolité trouve sa source dans la pluralité de nos origines, issues principalement de la Grande Rencontre outremer entre l’Afrique et l’Europe, que des apports de la Caraïbe, de l’Inde, de la Chine et du Levant ont contribué à enrichir au long des siècles.

Cette créolité ne constitue nullement une identité figée, mais le fruit d’échanges et de mélanges constants ; c’est un sentiment d’appartenance ; c’est une façon de penser, de parler, de voir, de vivre, de percevoir l’Autre ; c’est une histoire et un patrimoine ; c’est une personnalité et une émotion collectives rompant définitivement avec une structuration identitaire immuable : notre créolité d’aujourd’hui diffère de celle des siècles précédents, comme de celle qui sera dans les temps à venir.

Notre créolité est une novation qui préfigure certainement l’individu de demain, elle entremêle l’Homme, le met en contact avec d’autres cultures, qu’elle lui permet d’assimiler.

On peut être créole de naissance ou de cœur, de culture, ou encore créole d’adoption. Le rester est un effet de l’âme ou de la volonté. Où qu’il vive, l’Homme créole, membre d’une humanité aux personnalités ethniques diverses, porte en lui la créolité.

Le Créole est, dans tous les cas, l’agrégat dynamique de cultures devenues au fil du temps, par les secousses de l’histoire et la grâce de la nature, un être remarquable rassemblant les diversités, tout en laissant leur place aux particularités.

La mission que se donne l’association « Tous Créoles ! » est de contribuer à la consolidation d’un monde créole solidaire, apaisé et affranchi de tout sectarisme ; de lutter contre le racisme, le communautarisme et l’exclusion ; de servir autrui, de promouvoir avec probité des normes d’honnêteté intellectuelle ; de faire progresser la connaissance et les échanges entre les peuples et les cultures en réunissant des femmes et des hommes de bonne volonté.

Considérant que notre créolité est une communauté de dialogue, d’échange et de partage des ancestralités, il convient de l’accompagner d’une volonté de vivre ensemble.

Cette mission, tant collective qu’individuelle, doit s’accomplir dans un esprit de sincérité et de respect de l’Autre. Elle doit se conduire avec un véritable sens de l’amitié, de l’égalité, et dans l’acceptation de l’Histoire dans toute sa complexité.

Être membre de l’association « Tous Créoles ! », c’est :
- affirmer avec fierté sa personnalité créole, car elle correspond à un choix assumé ;
- rejeter définitivement la perception de l’Autre au travers de sa seule apparence ;
- partager une vision ouverte de notre société et du Monde ;
- Ãªtre intimement convaincu que notre créolité n’est pas un attribut identitaire, mais bien un processus constant de partage, de projet et de progrès ;
- maintenir une étroite liaison entre les besoins de l’individu et les exigences collectives ;
- adopter une approche centrée sur la reconnaissance et la valorisation des différences et des caractéristiques personnelles comme éléments de richesse ;
- lutter avec obstination pour le respect de la dignité humaine, contre toute forme de racisme, de discrimination, d’ostracisme ou de xénophobie à l’encontre de quiconque ou de toute minorité ;
- considérer comme progrès essentiel la démarche d’une société qui accueille et fait sienne la richesse de toutes ses composantes ;
- faire Å“uvre de mémoire utile, afin que le passé soit le tremplin d’un futur commun et partagé ;
- faire preuve de tolérance, avoir le courage de penser différemment, l’audace de croire que l’on peut changer les choses, et la volonté d’y parvenir ;
- transmettre à son entourage les valeurs évoquées dans la présente charte pour construire une société plus harmonieuse.

Agir pour « Tous Créoles ! », c’est :
- se fédérer pour s’enrichir des valeurs des uns et des autres ;
- dynamiser ses réseaux d’influence pour la promotion de notre créolité ;
- porter la défense et la mise en valeur des langues créoles ;
- utiliser son autorité morale personnelle pour condamner et dénoncer sans honte ni faiblesse tout propos injurieux, discriminatoire ou raciste à l’égard de quiconque ou de toute minorité ;
- pratiquer dans sa vie quotidienne l’idéal de partage, d’amitié et d’équité ;
- Å“uvrer chaque jour pour permettre à celles et ceux qui composent la communauté créole d’apprendre à mieux se connaître et à se respecter, dans leurs différentes singularités ;
- faire progresser l’entente entre les peuples, en cultivant des relations de paix et d’amitié entre les individus ;
- agir autant que possible dans tous les domaines de la société (éducation, santé, entreprise, arts, sports, loisirs, culture), dans le respect de l’environnement et de la dignité de toute personne humaine ;
- promouvoir l’idée que ce qui rassemble les hommes est plus important que ce qui les divise, qu’être différent est une richesse et non un danger.

Toute personne adhérant à cette charte s’engage pour la consolidation d’une société nouvelle, forte de notre créolité d’aujourd’hui et de demain.

Kréyol sé an bel chans !"

Martinique, le 22 mai 2012

Cliquez ici pour lire les 43 commentaires

  • le martiniquais, le martiniquais nègre mais le chien créole.

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  • Créole sans jamais faire allusion à l’esclavage .
    Cela relève de la magie.

    Magie béké ? Magie mulâtre ? Magie noire ? Magie créole ?

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  • Une charte pour l’association "Tous Créoles" 23 juin 2012 14:37, par Tim tim bwa sèk

    Je me suis toujours demandé pourquoi ce genre d’associations bidons avaient TOUJOURS un Président béké... Les autres martiniquais seraient ils si incontrôlables ???

    Tous Créoles, Tous Contact Entreprise ...

    Enfin, cette association qui a pour unique but de " désempirer " l’image béké ne pèsera jamais rien et n’est la que pour faire de la com’ en prenant soin de taire violemment nos tristes réalités locales.

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  • Une charte pour l’association "Tous Créoles" 23 juin 2012 15:29, par TIGRON

    Aucun Commentaire !
    La parole étant d’argent !
    Et le silence étant D’OR !

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  • TTBS, depuis la défaite serait devenue plus lucide ? :-)))

    il y a beaucoup de "Tous" mais surtout beaucoup de "toutous", heureux dans leur tête bourré de complexes de pouvoir s’asseoir un instant à côté d’un béké, à coté du "cousin" issu de l’habitation.
    Heureux, enfin reconnu !!
    Cela "le fait plus" que d’être à côté des vrais cousins qui habitent dans les fonbwa de quelques quartiers de Duchesne, Fon bwilé......

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    • Une charte pour l’association "Tous Créoles" 26 juin 2012 11:05, par Tim tim bwa sèk

      Pardon ?

      Depuis que cette association bidon existe avec ses clones ( Contact Entreprises etc ) , j’ai toujours marque clairement mon ressentiment envers leurs animateurs . Je n’ai aucune leçon de clairvoyance à recevoir de vous.

      Bien à vous.

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  • Une charte pour l’association "Tous Créoles" 23 juin 2012 18:37, par Audace

    Pffff, de toutes façons quoique fassent certains ils seront toujours vomis... Surtout, que personne ne bouge, que chacun reste chez soi, bien rangé dans sa bonne case. C’est ça la solution !

    Cette charte n’a pas été écrite par des békés mais par des gens de bonne volonté. Elle est porteuse d’une vision positive, humaniste et décrispée. Et ça gêne ! C’est bien dommage !

    Pour ma part, je préfère que certains aient pris la peine décrire ce texte plutôt que de ne rien faire... Et plutôt que de cracher dessus, j’ai envie de les soutenir...

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  • les lois de la République appliquées et respectées, l’éducation.
    Pour vivre dans un même espace géographique, il suffit que chacun trouve son compte dans le système de façon équitable.
    L’idéal serait que chacun dispose à la naissance des mêmes chances qu’elle que soit sa communauté, sa couleur, sa religion.
    Après que le béké vive au Cap Est ou à la Route Didier, qu’il pratique son endogamie dans coin cela n’a aucune importance dès lors que cela ne consistue pas un handicap pour Ti Sonson ,son bien être, son avenir
    Donc au lieu d’un association avec une chartre sans effet, il serait peut être mieux de mettre en place du concret.
    Par exemple que
    - Ti Sonson agriculteur puisse trouver des terres pour s’installer alors que d’autres en possèdent sans les utiliser
    - que les importateurs ne se sucrent pas de façon ignoble sur les produits importés de toutes sortes pour que Ti Sonson puissent produire à moindre coût et ne soit pas concurrencé par ces mêmes importeurs aux multiples activités.
    - que les banques puissent faire confiance à un jeune qui s’installe, sans nom, sans famille
    - que le fils de Ti Sonsonp uisse avoir la chance de monter son business dans tous les secteurs pour casser les monopoles de certains.
    que le fils de Tisonson puisse avoir les mêmes chances d’avoir un poste d’encadrement que les autres dans certaines entreprises malgré des dîplomes quelque fois supérieurs
    - que le fils de Tisonson ne puisse pas se résoudre qu’à devenir fonctionnaires pour s’entendre ensuite traiter par certains qui sont à "Tous créoles" de priviligié à 40%"
    - ect..."

    Avec ça, ce "Tous Martiniquais" en fait, on peut très bien vivre ensemble sans chartre.
    Les autres îles de Caraïbes, ont elles besoin de fare des to "Tous créoles", pour permettre à leurs habitants de vivre ensemble ?

    Il y a un proverbe africain qui dit
    "ce n’est pas parce qu’on trempe un bâton tous les jours dans le marigot qu’il devient un crocodile"

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  • Une charte pour l’association "Tous Créoles" 24 juin 2012 10:33, par Lecteur

    Notre créolité trouve sa source dans la pluralité de nos origines, issues principalement de la Grande Rencontre outremer entre l’Afrique et l’Europe, que des apports de la Caraïbe, de l’Inde, de la Chine et du Levant ont contribué à enrichir au long des siècles »

    Tout est dit dans ce premier paragraphe à travers cette formulation : « la grande rencontre outremer entre l’Afrique et l’Europe ».

    Ce qui est évident, ce qui transpire, c’est le côté démagogique, hypocrite et non sincère de la démarche des VERITABLES dirigeants de cette association.

    Il faut appeler un chat un chat et un chien un chien. Il faut nommer les choses.

    Il faut parler de déportation d’hommes et de femmes, il faut parler de déracinement, il faut parler, non pas d’esclaves, mais d’hommes et de femmes mis en esclavage.

    Il faut dire comment cette richesse dont certains sont aujourd’hui les héritiers, s’est faite.

    Il faut parler des « agissements » des héritiers depuis des siècles et jusqu’à maintenant pour préserver leur butin et leur "spécificité".

    Il faut condamner clairement, sans ambigüité aucune, cette période et proposer une réparation autrement qu’en paroles.

    En attendant, cette charte (comme tous les autres "gestes"), c’est de la COM…édie, COM…munication.
    « Padon pa ka djéri boss ».

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  • Une charte pour l’association "Tous Créoles" 24 juin 2012 12:49, par eiley

    A même mal , même réponse

    Toutes les communautés, ethnies groupes à un moment de leur existence arrivent à se rassembler de gré ou de force par la volonté d’un guide charismatique , despotique ou fédéraliste, mais cela ne veut pas dire que les haines, les rancunes et les intolérance des un et des autres ne demeurent pas.

    A l’exemple de beaucoup de nation telle l’ancienne Yougoslavie dont le général Tito a réussi à fédérer plusieurs communautés antagonistes , la Lybie , les turcs et les kurdes, les Tutsis et les Hutus etc. Pour ne parler que de ceux qui ont fait l’exploit de à faire cohabiter e malgré leur antagonismes dûs à des atavismes guerriers non dissipés.
    Il est presque certain que les générations futures vivront une collaboration forcée par les évènements sociaux, politiques sans que ne définitivement ne soit extirpé de l’inconscient de nos deux groupes culturels les marques indélébiles de l’histoire .

    Si rien n’est fait pour pallier ces inévitables désagréments ,à un moment ou à un autre de leur future cohabitation des violences ataviques ressurgiront par le même principe de l’explosion de la chaudière dont la soupape de sécurité n’a pas fonctionné, et cela on ne pourra expliquer rationnellement à postériori des faits car le temps aura effacé les marques de l’histoire.

    Pourtant cela répondra aux manifestations incomprises, à une réaction de rejet inconscient des frustrations, des haines refoulées, de la déshumanisation subie comme un fait programmé de la nature humaine par le fait de la non dissipation des atavismes.

    Nous martiniquais de tous bords békés , noirs, indiens , chinois, etc.. de cette époque ne savons pas et ne nous donnons pas les moyens de créer les mécanismes de résilience constructive qui déconditionnent l’inconscient des traumatismes moraux graves pour que s’estompent les inimitiés générées par les avatars de note histoire douloureuse.

    Comme toutes les guerres entre de clans , tribus , ethnies qui ont des cause qui remontent à des années , des décennies, voire des siècles à l’éclatement d’un conflit qui opposent les antagonistes.

    A un moment ou à un autre si notre système d ’appréciation des valeurs sociologiques réciproques n’est pas déconstruit par l’acceptation et la reconnaissance réciproque de l’autre et l’établissement des rapports sincères et cordiaux en cassant les barrières sociales qui les distendent ,attendre que les rapprochements soient faits par le temps ou par l’oubli est une attente suspendue aux calendes grecques.

    Déconditionner , modifier , dissiper les refoulements que gardent la mémoire de manière indélébile, les atavisme non dissipés de souffrance , de haine, de massacres, de crimes ne peuvent se faire que sur la base d’une réparation -réconciliation -pardon, chose difficile , mais faisable si nous ,hommes conscients des deux camps nous donnons les moyens et faisons taire nos différences et nos profonds ressentiments .

    Nous sommes inconsciemment conditionnés à nous reconnaitre que dans le système psychosocial qui nous a été imposé en contradiction totale avec nos valeurs culturelles propres, la religion judéo-chrétienne ayant de son côté détruit nos véritables liens culturels fondamentaux qui permettaient de maintenir toute homogénéité permettant l’unité sociale et l’esprit de cohésion.
    Cela a eu pour objet de créer un société d’hommes qui ne se reconnaissent sociologiquement dans aucune culture fondamentale propre mais dans le modèle social imposé .

    Peut être est-ce à la cause de nos inconstances , de nos errements et de notre incapacité à nous projeter dans un avenir ouvert aux autres et concevant la notion de peuple solidaire .
    Notre société s’est érigée sur un succédané de peuple uniquement dicté par les exigences économiques et sociales de nos éducateurs qui n’ont été autres que ceux là même qui ont détruit les fondements sociologiques participant à la création de toutes société ouverte , créative , solidaire. ..

    Est-ce la raison de l’ errance politique, sociale , culturelle du Martiniquais qui de ce fait ne se retrouve dans la peau de l’autre , puisque n’ acceptant pas d’accepter de synthétiser, fusionner ces deux personnalités sociologiques fondamentales pour faire exister une entité psychosociale autour de valeurs reconnues et communes : le martiniquais dans toute ses composantes ethniques.

    Il est nécessaire de trouver un équilibre entre nos deux cultures jusqu’à maintenant encore inconsciemment antagoniques, voire bellicistes à y bien regarder.

    L’action de Tous créole qu’on le veuille ou pas est une toute petite pierre à ce gros édifice qu’est la reconstruction de notre société martiniquaise diversifiée DONT le béké est une des composantes avec laquelle il faudra bien qu’on le veuille ou non composer socialement sans inimitié , mais cela vient essentiellement de l’acceptation ou non d’une réparation -réconciliation-pardon qui sous-entend une remise en question sine qua none de changement de mentalité réciproque.

    Peut être que notre génération ou la suivante ne verra pas cette réparation-réconciliation- pardon ,qui doit impérativement se faire , mais s’attaquer d’une manière acceptée ou non à ce problème de taille , que ce soit par l’association tous créole quand bien même nous abhorrons le mot créole qui ne peut que sa terminologie évoquer souffrances , malheurs et dominations , cependant tous changements sont le fruit de réflexions même si celle-ci sont au départ mal engagées , il ne peut avoir d’action constructive sans réflexion , et ce sont les débuts à toutes choses qui sont difficiles et les oppositions plus grandes.

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  • "Si rien n’est fait pour pallier ces inévitables désagréments ,à un moment ou à un autre de leur future cohabitation des violences ataviques ressurgiront...."
    Violences ataviques ????
    Atavique ?
    cela voudrait dire quelles sont inscrites dans le code génétique ?
    Mais alors qui des deux protagonistes a fait preuve de violence "atavique" ?

    je crois que vous vous êtes un peu emmêlé les pinceaux. :-)

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    • Une charte pour l’association "Tous Créoles" 24 juin 2012 18:34, par eiley

      je peux dire que le temps n’a pas effacé les blessures , les meurtrissures de ce crime contre l’humanité , il ne faut pas se voiler la face, le refus d’accepter radicalement toutes propositions de collaboration , d’échange avec un béké est le signe d’un profond ressentiment , voire une haine refoulée mais contenue .

      Ces ressentiments se décline sous la forme de mépris pour toute tentative de rapprochement. Il y a manifestement une violence latente en chaque afro-martiniquais, elle est la conséquence de la détestation des actes du maitre esclavagiste fut -il bon et de l’esclavage avec toutes ses horreurs qui n’ont pas été exprimés , extirpées de l’inconscient collectif.

      Si les personnes de notre époque éprouvent encore de l’inimitié, de l’animosité envers les békés, c’est parce que les blessures psychologiques ont été jusqu’à aujourd’hui transmises par atavisme , la détestation transparait inconsciemment dans nos rapports et se manifeste à chaque fois qu’il est question de partage , de rapprochement entre nos deux communautés .

      Cette détestation refoulée a toujours agit et agit à nos jours à la manière du syndrome de Stockholm ,avec en sus une tension non libérée à fleur de peau.
      La violence est des deux côtés , mais plus inconsciemment exacerbée du côté des descendants d’esclaves que nous sommes .

      Voilà pourquoi il est nécessaire de désamorcer cette violence latente qui est subordonnée aux atavismes non dissipées , car à un moment ou à un autre dans cette génération ou dans les prochaines , cette bombe non désamorcée explosera sans qu’ aucune étincelle ne prévienne de l’explosion.

      En regard des conflits ethniques qui éclatent à cause des solutions non apportées à leurs origines qui parfois remonte loin dans le temps , il n’est pas sûr que l’histoire nous épargnera de ce que nous n’avons pas su ou voulu solutionner.

      Voilà pourquoi je pense que tôt ou tard , cette question doit être abordée avec la plus grande attention.

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      • " blessures psychologiques ont été jusqu’à aujourd’hui transmises par atavisme "
        Non, non et non.
        cela n’existe pas !!!
        Il y a manifestement une violence latente en chaque afro-martiniquais
        tiens donc
        A quand une association "Tous ich méchan"
        "La violence est des deux côtés , mais plus inconsciemment exacerbée du côté des descendants d’esclaves que nous sommes"
        Combien de cas d’agressions constatées de békés par des "afroantillais" ?
        quand je vois que la plus grande partie des entreprises locales , commerces, agriculture, industrie sont détenus par des békés avec des patrons qui sont en permanence au contact de leur employés, dans les écoles maternelles, primaires, collèges et lycées, dans les salles de jeux, etc....
        Il faut arrêter d’écrire n’importe quoi, les békés ne sont pas ici à marcher en rasant les murs, à disposer de garde du corps, à vivre dans des bunkers avec des vigiles, je dirais même que le fait d’être béké les protège de bien des tracas
        Quand je vois la violence des conflits sociaux ne serait ce qu’en France, avec séquestrations, dégradations de biens, la Martinique est bien exemptes de violences.

        L’arnaque serait de faire passer des conflits, du travail et autre, pour autre chose.

        Le béké jouit d’une quiétude ici qui souvent est incompréhensible par des étrangers en regard de l’Histoire.

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        • Une charte pour l’association "Tous Créoles" 25 juin 2012 11:37, par arition d’un caractère primitif

          une violence peut être refoulée , non extériorisée , contenue , ou tout simplement en sommeil, une vengeance par exemple est une violence qui peut être ou non exprimée, elle peut être latente et exprimée un jour ou l’autre.

          Elle n’est pas systématiquement exprimée , pourtant elle existe , elle est quand même violence .
          quand à l’atavisme dont je fais allusion , il est à prendre selon le petit Robert dans le sens :, forme d’hérédité biologique des caractères psychologiques .

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          • "forme d’hérédité biologique des caractères psychologiques"
            vous continuez, elley.
            hérédité biologique
            cette violence vers le béké serait innée et serait donc dans le code génétique des afroantillais ?
            elle se transmettrait donc des parents aux enfants ? par le père ou par la mère ?
            a t on donc mis à jour ce gène qui porte la violence afroantillaise envers les békés ?
            Les métis ont il aussi ce gène ?
            Dans le cas du fils d’une nègresse et d’un béké que se passe t il ?

            zot bon an ti péyi tala menm.

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    • Extraits de Armand Nicolas, dans « Histoire de la Martinique tome 1 :

      « Les chambres françaises votèrent le 18 juillet 1845 la loi Mackau. Un nouveau coup dur était porté au système esclavagiste. L’esclave pouvait racheter sa liberté. (….) Toutes ces dispositions constituaient une limitation du pouvoir des maîtres (…) Il y eut de la part des maîtres, furieux de ces mesures, recrudescence de cruauté. (…) Ces affaires concernaient des preuves d’une atroce barbarie ». Et l’historien de citer :
      « Les frères de Jaham (Fort royal-1845) : L’accusé reconnaît :
      * avoir donné à l’esclave Rosette, enceinte, dix-sept coups de rigoise et vingt cinq coups administrés par lui-même ;
      * qu’à diverses époques et en dépit de sa maladie avait infligé au jeune Gustave des châtiments corporels sévères et l’avait fait mettre dans un parc à veaux ; bien que malade il lui avait fait mettre un carcan rivé par une chaîne et le forçait à travailler ainsi le jour, et la nuit le jetait dans un local insalubre avec morceau de planche pour se coucher ; il en est mort ; sévices sur Jean-Baptiste ( 9 ans ) ; on lui coupa le lobe de l’oreille et fut contraint avec deux autres enfants Gustave et Vincent, de manger des mélanges excréments humains et d’excréments d’animaux ; Jean-Baptiste et Gustave étaient les fils de Rosette. (...) Un des frères de Jaham prit la fuite. L’autre fut acquitté.(…)

      Faut-il brûler les livres d’histoire ????

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  • Tous Créoles ou comment avoir honte de dire Tous martiniquais ! Ça leur permet de continuer à vivre entre eux, à ne surtout pas a se mélanger aux autres. Votre association sert de caution au racisme tout simplement et permet d’oublier la réalité.

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  • Elley, sortez de vos bouquins de psycho et reprenez une activité normale

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  • Une charte pour l’association "Tous Créoles" 25 juin 2012 09:55, par Zelda de Montgomery

    L’enfer est pavé de bonnes intentions, tous créoles. Vous êtes extrêmement sympathique, mais enfin... Comment pouvez-vous , en 2011, moins de 200 ans après l’abolition , au moins de l’esclavage et de la traite, élaborer ensemble un texte, mieux, une charte, qui ne mentionne jamais le mot "violence", à supposer que vous soyez allergique au mot esclavage, et qu’entendre par "mémoire utile ? ", pourquoi pas, à la limite, une mémoire résiliente ?. moi, voyez-vous je suis peut-être un peu sotte, mais je ne crois pas que nous connaissions suffisamment, ensemble, dans ce pays, ici , et en Europe, l’histoire commune de cette "rencontre", et je crains que , avant d’être "utile", il convient que cette mémoire soit partagée…..Quelles sont les dates phares pour les nègres et libres de couleur ? 1848 ? , de quand date l’égalité de traitement des citoyens blancs et de couleur ? " Rappelons la déportation de Lubin à Cayenne, en raison du fait qu’il n’était pas blanc en ....1870....., et le GAOULE en 1713 ? Que signifie-t-il dans la mémoire béké ? , et le 15 aout depuis 1806 marquant un temps la saint Napoléon ? Et le traite de Whitehall signé en 1794 par Louis François DUBUC, qui a épargné l’application du décret abolitionniste révolutionnaire ? , ( aussi bien qu’un sanglant rétablissement de l’esclavage, en 1802 il faut le rappeler ) , a quand un mémorial de la traite et de la déportation, quid de la déclaration de 1998 ( non signée) des békés ? et la Pardon ? Vraiment, tous créoles, vous m’amusez, vous surfez sur le réel, en espérant qu’il disparaisse...comment vous dire ? je ne vous crois pas méchants, je pense simplement que vous êtes « Ã  côté de la plaque » ( commémorative ? ) , je pense que les blessures et le malaise, sont tellement profondes et silencieuses que vous n’avez plus que l’incantation et le mantra pour vous en libérer, regardez les choses en face, seigneur ! réconciliez vos mémoires, affrontez sereinement « l’Å“uvre » colonisatrice et destructrice de la France ayant désagrégé tant l’âme( presque) blanche créole que l’âme noire créole , sans parler des Caraïbes, osez dire le mot "violence" si vous ne voulez vraiment pas employer celui "d’esclavage", et vous vous libérerez peut être de cette violence qui vous empêche de penser, de demander des comptes à l’esprit "métropolitain" ( centre moral de la colonisation) qui a longtemps dégradé et dénigré toute ce qui n’était pas "pur" ( blanc) ... relisez le discours sur la colonialisme, et sachez qui est qui...car nous sommes tous, ici, créoles, békés, et ne vous en déplaise, créole définit avant tout le blanc, envoyé, ou parti dans l’engagiste ou l’aventure économique faire fructifier la couronne, la traite a largement plus profité aux négociants nantais qu’aux créoles ( soyons, claire : békés) , rapidement ensevelis sous la dette, la flamboyance à crédit, et l’alcool, forcé de se ressourcer à la mère partie, par un sang pur, livrant à tout pur blanc prometteur s plus dociles femmes, avides d’alliances aristocratique pur France ou au moins grande bourgeoise, enfermant la blanche créole, mariée ou pas, dans une prison pas toujours dorée, parfois alcoolisée, parlez de cette détresse , tous créoles, partagez là avec tous les autres créoles, noirs, que vous avez façonné à votre image, et n’essayez pas de changer la définition de créole, en la noircisant, en la lavant de cette histoire commune, assumez là , noirs, blanc, mulâtres, chinois, indiens, osez dire "tous békés", et explorez, ensemble, quelle est cette identité, elle est aussi douloureuse, et sclérosante que l’identité noire, osez le dire, mais en plus, elle est absurde, car elle se croit "différente" au seul critère de la ...pigmentation. "Faire de nos différences..." Quelles différences ? (À part la couleur de la peau, et l’argent, et ....l’atavisme...mais de quel côté, l’atavisme) ? À tout ça, je dis zut ! Arrêtez de faire semblant !

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  • Une charte pour l’association "Tous Créoles" 25 juin 2012 10:19, par Zelda de Montgomery

    Enfin, j’invite chacun des membres de "Tous Créoles" à lire le magnifique texte de Jean-Luc de LAGUARIGUE, photographe, exposé à l’Habitation SAINT-ETIENNE, texte intitulé "Découvrir Césaire" , dans le numéro des TEMPS MODERNES consacré à la crise de février 2009, Jean-Luc de LAGUARIGUE, est comme moi, un "béké" ( nous sommes tous békés, assumons le , puisque qu’il nous faut abolir les distinctions de race, alors abolissons le vernis "blanc" qui va avec "béké") , il y parle de notre identité, avec beaucoup d’intelligence, de lucidité, de franchise, de coeur et de talent...osez le lire, osez, tous "créoles" le comprendre, l’écouter, regardez vous dans son texte comme dans un miroir, vous en sortirez grandis, et peut être apaisés... rapellons enfin, que l’habitation Saint Etienne est le siège social de l’institut du tout monde, dont la "créolité" maigre viatique que vous mâchonnez avec une louable obstination, est la géniale invention.

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  • "Tous Békés", pour mémoire :) - erratum 25 juin 2012 10:54, par Zelda de Montgomery

    juste un "highlight" à mes deux commentaires précédents, et quelques fautes à rectifier, il faut lire "engagisme" et non engagiste, et aussi "leurs" femmes, j’ai essayé de rédiger un texte clair, si il y a des incohérences, rectifiez avec l’idée qu’il ne s’agit que d’une faute de frappe... en enfin, nous sommes bien en 2012 ! ( et pas 2011)

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  • Une charte pour l’association "Tous Créoles" 25 juin 2012 11:57, par le kid

    ces commentaires transpirent la haine , l’accusation , l’arrogance des donneurs de leçon.
    En fait , l’on observe un phénoméne de plus en plus fréquent maintenant .
    Certains se servent du passé , de l’esclavage pour justifier leur comportement et idées , parce que tout simplement , ils ont un interet deriére tout cela :
    - cela peut etre politique
    - cela peut etre syndical
    - cela peut etre intellectuel ou journalistique
    observez bien
    recherchent ils la paix , le bien etre et le développement harmonieux du pays et de la population ?
    On juge l’arbre à ses fruits !

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    • Une charte pour l’association "Tous Créoles" 25 juin 2012 15:59, par Tim tim bwa sèk

      Pourquoi tous les peuples parlent de leur histoire et nous en Martinique nous devrions tourner la page, la chiffonner, la déchirer puis la bruler et éventuellement la remplacer par une autre beaucoup plus romancée et arrangeant certains martiniquais qui n’ont pas la conscience tranquille !

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  • Une charte taillée pour "Tous Créoles" 25 juin 2012 12:36, par Djouk

    Derrière Tous créoles, se cache en réalité Tous békés. Alors bien sur, ils se vante de ne pas avoir que des békés dans cette association, mais alors pourquoi pas Tous Martiniquais ? Parce qu’il existe aujourd’hui trop d’argument en leur défaveur...
    Car l’objectif n’est pas un nivellement social de la société (encore moins économique !) mais une campagne de com pour faire accepter l’état actuel de la Martinique : on garde les choses tels quels, vous vous démerder pour faire évoluer les couts du transport et faire cesser les situations de monopole(c’est qui les transitaires ?), vous vous démerder avec vos jeunes désoeuvrés et déstabilisés, vous vous démerder avec vos patrons qui profite de l’insularité pour maintenir des salaires les plus bas (c’est qui les patrons ?)
    En gros le message de tous créoles = sé nou menm, nou menm ...épi dé ti-tap’ an do...épi lésé roulé

    Tous couyons ! Oui !

    Bouger, OUI ! Sortir de cette rencoeur, DEUX FOIS OUI !
    Mais un vrai débat sur la question marquera une franche volonté d’avancer, pas une charte poster sur le net, pas des rencontres avec la presse où vous raconter un texte entendu !!!

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  • Il y a d’autant plus étrangeté quand tous "créoles" se met en tête de vouloir faire changer la définition originaire de "créole", selon laquelle, un creole ( de criollo) est un blanc. changer cette définition relève du révisionnisme pur et simple. on ajoute des mots, au dico, on ne change pas leur sens.

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  • LE KID ÉGALE A LUI MÊME
    beaucoup reste à grimper pour sortir de ton ABYSSALE ABIME
    JE PARIS QUE TU L’IGNORE. C’est un constat sans rancune mon FRÈRE.

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  • Vous devriez mettre un terme à ce djindjin d’association narcissique et vous rendre utiles dans toutes les associations qui Å“uvrent pour les martiniquais que nous sommes !

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  • Ehyeh asher Ehyeh... 26 juin 2012 04:27, par Moïse

    Pourquoi "TOUS" créoles ?

    Le noeud gordien du fouet.

    La condition première pour faire la paix avec les autres, c’est de faire la paix avec soi-même. De quelque coté que l’on soit, ou (où )que l’on se situe du coté du fouet, ce n’est pas chose aisée.

    Paradoxalement, cela semble encore plus compliqué d’être en accord avec soi-même, lorsque l’on a des ancètres de chaque coté de ce fouet.

    Certes, ce n’est surement pas en tirant obstinément de chaque coté du passé qu’on parviendra à défaire ce noeud de haine si présent, comme un filin d’acier enroulé autour du coeur, un infarctus permanent.

    Certes, ce n’est pas en persistant a haïr l’autre qu’on parviendra à s’aimer soi-même. Ce n’est pas en s’isolant jusqu’au plus profond de ses gênes qu’on parviendra à se purifier de sa propre médiocrité, qu’on parviendra à estomper toute la haine que l’on a de soi-même.

    L’histoire, de mauvais augure, nous enseigne que les noeuds gordiens tout comme les têtes se tranchent quand vient le moment de régler des problèmes que nous percevons comme inextricables. Et quand la bête se réveille peu lui importe la couleur de la tête.

    Mais pourquoi ce désir de me diluer en vous, Monsieur de Jaham, pourquoi "TOUS" créoles ?

    Je n’ai pas envie de partager votre fardeau, suivez seul votre chemin de Damas.

    Laissez moi m’aimer moi-même tel que je suis. C’est trop d’honneur que vous me faites que de m’inviter à votre petite excursion, votre chère ballade, en toute amitié je vous souhaite bon voyage. Mais voilà, je ne suis pas créole.

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  • moise pas que tu n’es pas créole je te comprends mais seulement c’est une forme de rachat qu’ils s’éfforcent de faire mais c’est vrai que le mal est fait mais il faudrait que chacun puisse mieux s’approfondir de ce passé pour avancer ce ne sera pas chose facile c’est clair mais au fur et a mesure on comprendra mais c’est vrai que cette partie de la population((béké) est comme cela mais rien de ce qu’ils essaieront de faire ne sera crédible en tout cas à mes yeux car ils sont héritiers de certains principes qu’on les a inculqués et ce sera difficile pour eux de s’en débarrasser.

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    • Une charte pour l’association "Tous Créoles" 27 juin 2012 09:21, par Zelda de Montgomery

      je suis d’accord, je crois que le plus difficile pour les békés est de s’assumer seuls, sans le miroir des cousins noirs, face à son miroir, comme créole, et d’en être fier, sans complexe de supériorité masquant mal un complexe d’infériorité face à un métropolitain, parfaitement , dans leur idée, racialement et culturellement, blanc, et français. ce sont ces principes qui leur ont été inculqué et qu’ils ont beaucoup de mal a remettre en cause, car il s’agit de s’affirmer tel qu’on est , soit ni tout à fait "francais" ( version 19ème siècle) , ni tout à fait martiniquais ( la Martinique c’est la France, dieu merci !) , le tout, au 21 ème siècle, siècle de globalisation, et de métissage....toujours impossible, pour l’immense majorité de békés, même des jeunes.... si ce n’est pas la quadrature du cercle, ça, je ne sais pas ce que c’est, mais qu’il ne comptent que sur eux même pour en sortir, non pas parce que qui que ce soit leur serait hostile, mais parce qu’un tel cheminement psychologique se fait seul, sans prothèse, sans béquille, et pas par procuration..... aide toi, le ciel t’aidera.

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  • Une charte pour l’association "Tous Créoles" errata 26 juin 2012 13:46, par Zelda de Montgomery

    Bon, puisque personne ne corrige, voilà :
    GAOULE c’est 1717 ( 1713 c’est le traité d’ultrecht)
    le "siège social" de tout monde n’est pas à HSE , mais au 217 bd st Germain paris 7

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  • De créole à créole. 26 juin 2012 18:06, par Zelda de Montgomery

    Allez, Le créole, au départ , c’est l’européen des colonies, le premier colonisé d’entre tous ( voir révolte du gaoulé, en Martinique 1717) - maintenu par la couronne dans l’enfance ( pas de collège pour les hommes, qui ne doivent servir qu’à planter du tabac), ensuite, ce blanc créole, colonisé importe des africains pour "échapper" au dur travail des blancs engagés ( faire fructifier les concessions royales) , Africains, qui, une fois implantés, deviennent, comme le blanc , des "créoles" ( esclaves acclimaté, disons "tropicalisé), ces deux-là , font des enfants ensemble ( gros problème, les métis) et fondent une société "créole », le blanc créole cherchant alors à s’en distinguer absolument, car le créole n’est pas le top du top chez la mère patrie, et puis un nègre parfait ( normalien, tout de même) , Césaire, parle de négritude ,puis d’autres antillais parleront plus tard de "créolité" dont ils feront l’éloge, il reste dans l’équipe, un fervent promoteur du concept, un chamoiseau qui remet robinson à la mode et à la fin, de son roman, « empreinte à Crusoé » ( titre « emprunté » à saint john perse, béké guadeloupéen ) le nègre se fait descendre... entre temps, tous créoles élabore sa charte sans jamais parler d’esclavage et parle de "Grande Rencontre outremer ( lol) entre l’Afrique et l’Europe" , enfin, subrepticement, dans le langage de tous, "antillais" devient une couleur, et ne définit jamais un blanc , fut il créole ( béké)..... Bien, je veux bien que la vie soit compliquée, mais personne ne nous oblige à être bêtes.

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  • Une charte pour l’association "Tous Créoles" 27 juin 2012 02:35, par Moïse

    Por el Mar de las Antillas
    anda un barco de papel :
    anda y anda el barco barco,
    sin timonel.

    De La Habana a Portobelo,
    de Jamaica a Trinidad,
    anda y anda el barco barco,
    sin capitán.

    Una negra va en la popa,
    va en la proa un español :
    anda y anda el barco barco,
    con ellos dos.

    Pasan islas, islas, islas,
    muchas islas, siempre más :
    anda y anda el barco barco,
    sin descansar.

    Un cañón de chocolate
    contra el barco disparó,
    y un cañón de azúcar, zúcar,
    le contestó.

    ¡Ay, mi barco marinero,
    con su casco de papel !
    ¡Ay, mi barco negro y blanco
    sin timonel !

    Allá va la negra negra,
    junto junto al español ;
    anda y anda el barco barco,
    con ellos dos.

    Nicolás Guillén

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  • Parallèlement, les petits békés étaient élevés par des noires , véritables mères de substitution, et l’économie de l’habitation était extrêmement complexe, le chef n’étant pas tout à fait ( pas tout le temps) qui l’ont croit, la part large étant laissé aux mulâtresse mères de géreurs, etc., cette organisation mosaïque, ou kaléidoscopique se trouve encore dans des entreprises békés, a fort personnel syndiqué, mais de moins en moins, la croyance quasi mystique en un encadrement métropolitain « rationnel » semblant s’être largement répandue, le fait aujourd’hui , c’est qu’avec la contraception, et les tests de paternité, les union illégitimes ont disparu, les békés , pas fous, ne voulant plus exposer leur patrimoine à « l’inconduite » ( fort utile dans les temps anciens, mais plus maintenant , a priori) de certain des siens ; la domesticité s’est considérablement réduite et les femmes békés ou métropolitaines épouses de békés ou békés épouses de métropolitains , voir les couples 100% békés se sont mis à élever eux-même leurs enfants, dans un amour immodéré du modèle culturel français, de plus en plus proche et enfin accessible. Donc, plus de lien « charnel » sinon émotionnel, et la société est là, les fils , les pères , les demi frères, les cousins, les « petits parents » sont encore là, ils sont des responsabilités économiques et politiques, mais la loi du silence est plus forte que jamais…d’où un bateau sans capitaine ( et si ce capitaine était en fait le curé qui n’a jamais pu bénir ces alliances inter raciales ? , ou le maire qui n’a jamais pu célébrer des mariages) , les békés et les membres de « tous créoles » , tous cousins, se réunissent sans trop se toucher, en terrain neutre, pour réciter des mantras et autres chartes, parlent de rencontre « extraterrestre » ( oh, pardon, « outre-mer ») , qui a fondé, grâce à la cigogne de la créolité, cette société , à la grâce de laquelle , par l’opération du saint esprit, nous sommes « tous créoles » , et vous aussi, moise, ( sauvé des eaux ) Ne vous en déplaise….. Alors que c’est si simple de dire la vérité….ou non ?

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    • Enfin quelqu’un qui sait, exactement, de quoi elle parle...!
      Sauf d’avoir vécu en parti la chose, au moins, en a une bonne connaissance, même s’il reste encore, un peut de "TABOU" !
      Beaucoup de gênes, et de non dis...!
      Je vous suis, et vous soutiens...!
      Comme dirait le proverbe de chez nous " Si cimitiè té ka palé"
      et la petite chanson originaire d’une ile voisine, qui est réciproque, pour les deux Antagonistes, au risque d’en foisser beaucoup...!
      " TON PERE N’EST PAS TON PERE, ET TON PERE N’LE SAIT PAS !"
      Hé oui TOUS COUSINS, si non DEMI-FRERES, et DEMI-SOEURS !
      Reste que certains se cantonent dans des "lands" et, une grande majorité, comme l’ont si bien décrits, deux de leurs Ancêtres, tiennent à garder " LA PURETE DE LA RACE"

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  • Merci Moise, pour ce superbe poème de Nicolas Guillén, mulâtre cubain, du mouvement de la négritude ( pour qui ne le saurait pas encore) lequel a une rue à son nom, à Fort de France, quartier ( Arthur) DILLON ( ancien gouverneur de saint Christophe -actuel st kitts-, époux de la cousine de Joséphine de Beauharnais).
    Il vient fort à propos, ce poème, le bateau, sur lequel voyagent la négresse et l’espagnol, sans capitaine...car , pour en revenir à nos créoles, vous ne pouvez pas clamer que vous n’êtes pas créole, moise, sauf à nous expliquer plus en détail votre pensée. Car voilà, c’est fatal, il faut bien l’assumer, nous sommes bien "tous créoles" car ce qui fait de nous des créoles, ce n’est pas tant une culture qui ne descend pas du ciel pas plus qu’elle n’est transportée par les cigognes ni ne se découvre, au petit matin, dans les choux, ce qui fait de notre peuple un peuple créole, c’est le métissage, noire blanc, mulâtresse blanc, blanc, indienne. Ce sont les métis qui ont fondé cette société en faisant le lien suite à cette "rencontre outremer" comiquement décrite par tous créoles, on pourrait en effet décrire de manière plus évidente, et moins grotesque et ampoulée, les relations ( sexuelles, amoureuses) noir/blanc qui a fait cette ile ultra métissée, que par « rencontre outremer » re lol , le lien, donc, entre noirs et blancs, qui a fait que les noirs, plus nombreux, ont pu être maintenus dans un solide consensus ou chacun pouvait espérer trouver une place , dans les bonnes grâces d’un béké « paternel »
    Parallèlement, les petits békés étaient élevés par des noires , véritables mères de substitution, et l’économie de l’habitation était extrêmement complexe, le chef n’étant pas tout à fait ( pas tout le temps) qui l’ont croit, la part large étant laissé aux mulâtresse mères de géreurs, etc., cette organisation mosaïque, ou kaléidoscopique se trouve encore dans des entreprises békés, a fort personnel syndiqué, mais de moins en moins, la croyance quasi mystique en un encadrement métropolitain « rationnel » semblant s’être largement répandue, le fait aujourd’hui , c’est qu’avec la contraception, et les tests de paternité, les union illégitimes ont disparu, les békés , pas fous, ne voulant plus exposer leur patrimoine à « l’inconduite » ( fort utile dans les temps anciens, mais plus maintenant , a priori) de certain des siens ; la domesticité s’est considérablement réduite et les femmes békés ou métropolitaines épouses de békés ou békés épouses de métropolitains , voir les couples 100% békés se sont mis à élever eux-même leurs enfants, dans un amour immodéré du modèle culturel français, de plus en plus proche et enfin accessible. Donc, plus de lien « charnel » sinon émotionnel, et la société est là, les fils , les pères , les demi frères, les cousins, les « petits parents » sont encore là, ils sont des responsabilités économiques et politiques, mais la loi du silence est plus forte que jamais…d’où un bateau sans capitaine ( et si ce capitaine était en fait le curé qui n’a jamais pu bénir ces alliances inter raciales ? , ou le maire qui n’a jamais pu célébrer des mariages) , les békés et les membres de « tous créoles » , tous cousins, se réunissent sans trop se toucher, en terrain neutre, pour réciter des mantras et autres chartes, parlent de rencontre « extraterrestre » ( oh, pardon, « outre-mer ») , qui a fondé, grâce à la cigogne de la créolité, cette société , à la grâce de laquelle , par l’opération du saint esprit, nous sommes « tous créoles » , et vous aussi, moise, ( sauvé des eaux ) Ne vous en déplaise….. Alors que c’est si simple de dire la vérité….ou non ?

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  • GLISSANT / " Traité du Tout-Monde

    « la créolisation est la mise en contact de plusieurs cultures ou au moins de plusieurs éléments de cultures distinctes, dans un endroit du monde, avec pour résultante une donnée nouvelle, totalement imprévisible par rapport à la somme ou à la simple synthèse de ces éléments.
    On prévoirait ce que donnera un métissage, mais non pas une créolisation. Celle-ci et celui-là, dans l’univers de l’atavique, étaient réputés produire une dilution de l’être, un abâtardissement. Un autre imprévu est que ce préjugé s’efface lentement, même s’il s’obstine dans des lieux immobiles et barricadés.  »

    voilà toute la bizarrerie du concept, de créolité bien pratique, inodore, incolore, transparent, comme ça , il va à tout le monde et ne dérange personne, la mise en valeur de la "créolisation" comme nécessaire etsupérieure au métissage, vient sublimer selon moi, un sentiment de mépris, inculqué par l’éducation coloniale métropolitaine raciste, ( qui n’a épargné aucune composante de la population de l’île) vis à vis du mélange des races, frappé de suspicion "d’abâtardissement", comme si , encore aujourd’hui , les métis ( oh, pardon, les bâtards) ne pouvaient à la seule grâce de ce qu’ils sont, fonder une société valable, ou simplement humaine ( avec le meilleur ou le pire) , non, il faut en apeller à une mystique cache misère de "créolisation" pour dépasser une difficulté d’être ce qu’on est : un métis, anciennement dit "batard" , voilà ce que je pense de ce concept qui va si bien à tous créoles, je note que cesaire a poussé son grand cri nègre de la mère patrie, au contact d’africains, et de francais de france et que le cri de la créolité résonne depuis l’habitation SAINT ETIENNE , alors que l’un semble s’assumer plus que les derniers, sublimant une condition de métis mal assumée... est il possible d’être tranquille d’être créole, en tant que métis , ou en tant que béké, ( il n’y a pas de béké "pur", ça aussi, c’est une pieux mensonge, une mystique dérisoire) ? sans sniffer la créolité ? , pas facile, car pour ce faire, il faudrait faire une véritable arbre généalogique, pas seulement avec des branches, mais aussi des racines ( dites "rizhomes" par Glissant : encore un écran de fumée) ... bref.

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  • Une charte pour l’association "Tous Créoles" 27 juin 2012 13:35, par TIGRON

    @27 juin 10:33, par Zelda de Montgomery
    « un métis, anciennement dit "batard" »
    Erreur ! très grosse erreur, ma chère amie !
    La "Batard " ne peut être qu’un mûlatre...!
    Ou un supposé "Béké", ou plutot "Créole", car je me pose la question, du pourquoi : "Béké" et "Béké Créole" et cette espèce de fossé entre les deux !
    Le "Métis" lui à la rigueur ne peut être que descendant de "Batard" mais rarement "Batard" lui même, car la définission du métissage, exige au moins le mélange, de trois types différents !
    Idien,Blanc, Noir="Métis"
    Chinois, Noir, Indien = "Métis"
    Noir, Colon, Chinois,= "Métis"
    Caraïbes, Colon, Noir= "Métis"
    Mais
    Colon,Noir = "Mulatre"
    Noir,Colon = "Béké Créole"
    Colon, Zoreille = "Bétché griyave"

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  • Une charte pour l’association "Tous Créoles" 27 juin 2012 13:52, par Zelda de Montgomery

    Cher tigron,

    Si je consacre passion et temps à la connaissance de notre histoire, je dois avouer que je ne me suis pas encore plongée dans la taxinomie de Moreau de Saint Mery et n’ai pas en tête les classifications auxquelles vous vous livrez, de ce point de vue, j’assume parfaitement être dans l’erreur. je ne résiste toutefois pas à vous faire observer que ce savoir , chez vous, auquel vous semblez tenir est la plus parfaite illustration de l’éducation coloniale raciste ( Le préjugé de couleur) , qui tient encore lieu, pour vous, de vérité quasi scientifique, ou sociologique, comme si elle était encore importante. je ne vois qu’une chose sociologiquement importante dans votre mise au point : la question du mulâtre, qui cristallise, juste après le béké ( même avant, je crois) , une sorte de haine, ou de défiance, qui l’enferme, au même titre que le béké, dans un drôle de monde.... quand en sortirons nous ?

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  • @27 juin 13:35, par TIGRON

    voila pourquoi sans doute, la notion de metissage doit être sublimée par la "créolisation" qui ne veut rien dire... on a sans doute fait trop de cas du métissage, pour mieux hiérarchiser les individus, ma mère me dit en souriant, : dans ce pays, il y a autant de personnes que de races... histoire de définir avec plus de force, une personne par son aspect ..métis pour moi, ça ne veut dire qu’une chose , en Martinique : du blanc mélangé, du noir mélangé, avec n’importe "quoi" car il n’y a que cette notion de mélange, qui aurait permis de "démontrer" aux racistes "scientifiques" qu’un homme est un homme, quelle que soit sa couleur, et , c’est bien ce métissage qui a posé problème au système esclavagiste, et à une société clairement séparée , entre noirs ( esclaves, sans droits ) et blancs ( libres, sujets du roi, puis citoyens) alors, cessez de scruter le doigt, pour regarder la lune

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  • Une charte pour l’association "Tous Créoles" 5 août 2012 06:11, par kalou

    je peux faire un commentaire ! merci

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