Dans cette lettre ouverte aux membres du gouvernement français à propos de "l’année des outre mer" en 2011, le Mouvement International pour la Réparation juge la démarche raciste et contraire à la loi Taubira reconnaissant l’esclavage, la traite négrière comme crime contre l’humanité.
"Mesdames, Messieurs,
A l’orée de la deuxième décennie du troisième millénaire, la France a décidé d’exposer ses possessions « ultra marines » à la face du monde tout comme elle l’avait déjà fait dans les années 1930.
Le gouvernement français a en effet, décrété que l’année 2011 serait celle des « outre mer français » c’est-à-dire des pays qu’elle appelait autrefois ses colonies. Pour ce faire, elle a créé un « commissariat général de l’année des outres mers français » chargé de la mise en œuvre des manifestations destinées à les promotionner.
La parenté entre cette initiative et celle des expositions coloniales des années 1930 est évidente.
Certes on n’exhibera plus des « nègres » en cage comme cela s’était fait à l’époque, mais exigence des temps dits modernes on étalera à la face du monde une « concentration de noirs » dans leurs œuvres, (artistes, sportifs ultra marins etc.…).
D’emblée nous dénonçons une telle initiative qui porte atteinte à la dignité de nos peuples livrés, au travers de ces manifestations, en pâture à la curiosité des européens et de leurs touristes.
Nous condamnons le fait que nos artistes, nos athlètes, nos artisans, nos sportifs, nos scientifiques s’exhibent devant un public européen sur le seul critère de leurs origines dite « d’outre mer » comme si ladite origine faisait d’eux des animaux de foire.
La démarche raciste qui fonde cette initiative est si vraie que l’association la plus étroitement impliquée dans l’organisation de ces manifestations, est l’association « TOUS CREOLES » présidée en Martinique par le créole DE JAHAM.
Or, l’association TOUS CREOLES est une association qui fait l’apologie de la créolisation, système qui constitue le socle idéologique grâce auquel les maîtres blancs ont pu perpétrer leur crime contre l’humanité dans une tranquillité relative.
Dans son ouvrage intitulé « L’aristocratie de l’épiderme, le combat de la Société des Citoyens de couleur 1789/1791 l’historienne Florence GAUTHIER, rappelle ce qu’est la créolisation : Ce processus de créolisation était à la fois un processus de désocialisation, de dépersonnalisation, de désexualisations, de décivilisation des captifs, et un apprentissage des rapports maître esclaves, du travail contraints, de la langue dite ‘‘créole’’ ainsi que des formes culturelles encouragées et sélectionnées par les maîtres [….] C’est à l’issue de ce processus que les esclaves devenaient des « nègres créoles »
Rappelons que si l’esclavage a pris fin, le système de créolisation consistant à soumettre l’afro descendant à la culture du blanc esclavagiste n’a jamais cessé. Au contraire, il s’est développé et la France a ainsi pu fabriquer le domien, l’ultra marin, l’homme sans nation, sans Etat, sans patrie, sans culture propre, sans histoire, sans âme ; bref une sorte de sous homme qui correspond à la logique raciste de l’Europe.
L’association TOUS CREOLES et son président en Martinique Monsieur Roger DE JAHAM qui n’hésitent pas à promouvoir ce système d’asservissement des personnes réduites en esclavage et leurs descendants, font actuellement l’objet d’une plainte pénale pour apologie de crime contre l’humanité devant les instances judiciaires de Fort de France.
Or, le COLLECTIF DOM qui a reçu du « commissariat général de l’année des outre mer français » une subvention de 50 000 € a confié à la présidente de TOUS CREOLES PARIS, Nathalie FANFANT la coordination des journées de l’outre mer à Paris !!!
De même, Patrick KARAM membre du gouvernement français délégué interministériel pour l’égalité des chances préside à des manifestations avec la présidente de TOUS CREOLES à Paris.
Nous dénonçons avec force l’alliance entre les représentants de l’Etat et les associations qui telle l’association TOUS CREOLES font l’apologie du crime contre l’humanité que constitue le système de créolisation
En fait, ces manifestations et la communication médiatique qui l’accompagne marquent l’affirmation de l’idéologie raciste fondée sur le mépris, la suffisance, que le président de la république française a toujours affiché à l’égard des afro descendants en particulier et des non blancs en général. C’est en quelque sorte ce qu’il a exprimé dans son discours au Sénégal en déclarant que « l’Afrique n’est pas encore entré dans l’Histoire ».
De telles manifestations qui englobent la dite « année des outre mer » s’inscrivent dans une démarche qui est contraire à la loi Taubira « reconnaissant l’esclavage, la traite négrière comme crime contre l’humanité ». Loin de respecter le devoir de mémoire et le devoir de réparation et de dédommagement consécutif à tout crime, elles constituent un programme de manipulations mentales dans la logique de l’oubli et de la négation.
Nous attendons des Parlementaires français qui ont voté à l’unanimité la loi Taubira en 2001 qu’ils interpellent le gouvernement français et son président Nicolas SARKOZY pour mettre fin au plus tôt à ces manœuvres racistes appelées « année des outre mer ».
Au nom du principe des droits de peuples à disposer d’eux mêmes, reconnu par l’ONU, nous demandons à la France de cesser d’humilier les peuples qui sont encore sous sa domination.
Nous exhortons tous ceux qui sont conscients de la portée méprisante et aliénante de ces manifestations qui déshonorent l’Humain, de ne pas y participer."
Malsa poursuit sa logique d’enfermement et de victimisation. Cette logique de pensée est dramatique.
La créolisation est un fait et est une vraie richesse.
Malsa préfère la voir comme une aliénation, pire, encore aujourd’hui comme un crime.
Désolant....
En cela il s’approche des thèses de ses compagnons idéologiques inverses… les huyghues despointes et consort… Malsa se construit comme rempart négationniste d’une réalité qui touche 90% des martiniquais… une réalité qui se veut enrichie de cette histoire douloureuse dont le crime contre l’humanité de l’esclavage ou la clolonie en sont des parts… mais pas uniques… ce ne sont pas les socles uniques de nos identités, car il y eut un avant, et un après. Dans cet avant il y eut l’Afrique, l’Inde, l’Europe, les Caribéens… dans cet après, il y eut la départementalisation, l’intégration et l’égalité, les guerres et combats idéologiques et syndicaux, la langue, les échanges mutuels, la vie de centaines de milliers d’antillais et davantage de domiens…
La haine qui irrigue le discours de Mr Malsa, n’est respectable qu’à titre personnel, quand elle résonne de son mal-être et de son sentiment d’une trop forte dualité en lui-même… au delà de cela et lorsqu’il y associe l’ensemble des martiniquais, il trahit et insulte ceux qui ne partagent pas ses névroses… !
Sa démonstration à propos de l’année de l’outre-mer est tout bonnement une escroquerie ! C’est comme si je me permettais de comparer tout nationaliste à Hitler, tout patriote à Pétain ou à Gbagbo !!! Faire connaitre les outre mer serait insulter une race ? quel délire… quelle race Mr Malsa ? A-t-il remarqué que la France même n’est plus la représentante d’aucune depuis dejà un moment ! Est-il seulement sorti un jour de Ste Anne, et s’est-il un jour récent, promené à Paris, à Marseille ou que sais-je ? N’a-t-il donc rien remarqué ? Son discours est désormais le même que celui du FN… sauve qui peut racial général sur fantasme nationaliste infantil !
L’atteinte à la dignité est plutôt un renoncement à la dignité en ce qui concerne l’auteur de cet article. Le renoncement à la dignité, c’est avoir la main tendue en permanence vers le colonisateur. C’est profiter sans retenue des 40% comme le patron du Modemas l’a fait pendant toute sa carrière alors que les petits salariés qu’il est supposé défendre ne l’ont pas. Non M. Malsa, la dignité martiniquaise ne consiste pas à cracher dans la main du colonisateur en prenant bien soin de récupérer d’abord ce qu’il y a dedans. Le geste de cracher n’efface pas celui du "mendiant arrogant".
AFFLIGEANT ! Totalement affligeant ! Belle démonstration de l’extrême médiocrité de nos dirigeants politiques. Mais ce qui est encore plus affligeant, c’est d’imaginer que des gens puissent épouser les termes d’une telle propagande !!!!
Enfin monsieur Malsa un peu de dignité !
Vous devenez pitoyable à force de conjuguer le présent au passé.
Le monde évolue ne vous en déplaise.
L’objectif de l’année des Outre-Mer est à l’opposé de celui d’une exposition coloniale. Vous insultez "nos artistes, nos athlètes, nos artisans, nos sportifs, nos scientifiques" en parlant d’exhibition de leur part.
Au contraire, pour moi, ils contribuent à la construction d’une France riche de ses différences et surtout à changer le regard des "exagonaux" qui nous méconnaissent.
« Le monde évolue ne vous en déplaise. L’objectif de l’année des Outre-Mer est à l’opposé de celui d’une exposition coloniale. »
Le monde évolue tellement que nous sommes en 1931 : « L’ oligarchie d’anciens esclavagistes détient 90% du commerce agro-alimentaire et plus de 50% des terres cu« ltivables. »
Excusez moi, nous sommes en 2011 et « l’ oligarchie d’anciens esclavagistes détient 90% du commerce agro-alimentaire et plus de 50% des terres cultivables. »
"l’ oligarchie d’anciens esclavagistes détient 90% du commerce agro-alimentaire "
Ce n’est pas en assénant des contre-vérités qu’elles deviennent vérités.
Dans le commerce agro-alimentaire = Leclerc (Lancry) + Géant (Ho-Hio-Hen) + Hyper U (Parfait), sans parler de tout les supermarchés, ne représenteraient donc que 10% du commerce agro-alimentaire ?
Il serait temps qu’un nouveau Cabort-Masson, qu’un étudiant d el’UAG ou d’ailleurs, actualise les connaissances sur le pouvoir économique, afin que le débat soit enfin dénué de toute éxagération qui pollue l’analyse.
"L’oligarchie d’anciens esclavagistes détient 90% du commerce agro-alimentaire et plus de 50% des terres cultivables."
Une question : les 50% de terres cultivables représentaient quelle superficie de la Martinique en 1931 ? Quelle superficie représentent ces 50% aujourd’hui, en 2011 ?
Il me semble que les terres cultivables s’amenuisent d’année en année comme une peau de chagrin, au bénéfice des constructions et ce avec la complicité de certains maires passés et présents, qui ne sont pourtant pas descendants d’esclavagistes.
Lorsque M.Malsa parle d’exhibitionnisme, il sait de quoi il parle. Il promène largement sur les médias ses accoutrements dont on ne sait pas s’ils rappellent ceux de nos ancêtres venus à fond de cales ou plutôt ceux des rois africains qui n’étaient pas étrangers à l’asservissement des premiers. Le résultat est le même : carnavalesque !
Le camp patriotique s’allie avec toi dans l’intérêt du peuple martiniquais. Nous savons très bien que le système de créolisation est insidieux et a pour but de nous dévaluer. Mais avec des patriotes comme toi nous tenons tète a la malédiction coloniale.
Le MIR est excessif, et tout ce qui est excessif nuit à sa propre cause. Et l’un des posteurs n’a pas tort, Malsa après avoir été "l’homme du système" pendant des décennies, en ne faisant pas le choix politique de se mettre à son compte, est mal placé pour donner de telles leçons.
Néanmoins le fond du message est juste. Ceux qui croient que le système occidental ne hache pas menu, ou pour le moins ne reformate pas, ou n’acomode pas, pour ne pas être trop violemment mis en cause, se trompent...nous sommes les jouets de la société consumériste à dominante occidentale. Et nous ne saurons y échapper. La société de demain, ici et ailleurs aura un tronc commun...commun. Genre métissage ethnique et culturel "flo". Des valeurs plus commerciales qu’autre chose la traverseront de lieux en lieux...de peuples en peuples. Avec des folklores conservés à la marge...
L’homme digne, debout, unique...est déjà foutu. Le cheminement est ainsi fait qu’il faut des résistants...mais les résistants ne gagnent pas toujours. Surtout quand l’ennemi est partout, en tout, diffus.
La société de demain dites-vous ?
Je crois que nous y sommes déjà largement et Internet y contribue grandement !
Il fut un temps où la posture intellectuelle de dinosaures comme Malsa et des patriotes était justifiée, ne nous mentons pas à nous même, c’est d’ailleurs pour cela que j’estime qu’il faut entretenir une certaine forme de respect envers eux. Le même respect qu’on peut avoir en rentrant dans un cimetière ou dans un lieu de culte. Par contre il est illusoire d’attendre la moindre réciprocité de tels lieux. C’est évident !
A QUOI SERVIRAIT-IL D’AVOIR COUPE LES CHAINES S’IL FAUT SE TRAINER LE BOULET.
Tout ce qu’il fait et produit est MEDIATIQUEMENT bankable !!!
Je sors un drapeau que j’ai inventé moi tout seul pendant que je me grattais le nez, et tout le monde en parle...
J’ai ma mairie qui est en faillite mais je continue à la ruiner avec des festivals pantagruéliques, et tout le monde est content...
Mon mouvement indépendantiste compte deux pelés et trois tondus, donc je fais un déboulé carnavalesque appelé Machin de la réparation et tout le monde vient pour se défouler et s’échauffer pour les jours gras, et tout le monde il est content....
Mes potes indépendantistes me virent de leur coalition sans même me donner un GPS (lol), et moi je copie un truc nul à chier : une carte d’identité super moche avec laquelle même la dame qui vend des pistaches à côté de chez moi n’accepte pas !
Mais, mais, je fais toujours la une des journaux télés et de la presse...
Garcin, vas y , continue à nous la mettre bien au fond !!!
je suis amusé en même temps que déçu par une telle avalanche d’animosité à l’égard de Malsa ;je crois surtout qu’il ne sait pas communiquer ; il fait une observation objective mais en la mélangeant à des ressentiments xénophobes.Il faut simplement reconnaître que le gouvernement français ne se renouvelle pas dans sa tactique. Ce sont toujours les mêmes astuces qui sont utilisées ; et son habileté est telle que nous n’y voyons que du feu.Par exemple, les fameux Etats généraux qui ont été institués en 2009, à la suite du soulèvement populaire contre la chèreté de la vie était un exercice de ce que l’on appelle catharsis, c’est à dire de défoulement ( ceux qui connaissent la psychanalyse doivent comprendre)avait simplement pour but d’encadrer l’évolution de nos pays en cas d’évolution institutionnelle ; seulement ceux qui ne sont pas nés d’aujourd’hui reconnaissent que c’est un remake d’un autre type d’Etats généraux qui s’appelait Conférence de Brazzaville en 1944 et qui avait pour but d’encadrer l’évolution des colonies. l’exposition coloniale avait pour but de montrer la richesse humaine des colonies ; et bien l’années des outremers a également pour but de mettre en évidence la richesse des possessions françaises au delà des océans ; mais comme en 1930, c’est en montrant l’activité des hommes que cela se fera.En analysant objectivement, c’est une manière de nous rouler dans la farine.D’abord parce que parler des outre mers n’a aucun sens puisque ce sont des régions différentes du monde qui ont des cultures différentes qui s’apparentent non pas à la culture française, mais aux cultures des autres pays de leur région.En ce qui nous concerne, faire la fête pour montrer notre ressemblance culturelle à l’Hexagone est de la pure fumisterie, puisque nous sommes un peuple non de l’Europe culturelle mais de la Caraïbe et culturellement plus proche de toutes les nations de la Caraïbe situées dans toute la zone culturelle afro caribéenne, zone qui borde toute la mer des Antilles, aussi bien cntinentale qu’insulaire ; notre culture est plus proche de celle de Cuba, de Saint Domingue, de Sainte Lucie, de la Colombie, du Brésil, de Bélize, etc ; mais le fait de nous situer dans les outre-mers est un acte de pur colonisation à rebours et sur notre jeunesse c’est jeter un voile sur les yeux en la détournant de son environnement naturel.C’est ce que Malsa n’a pas su communiquer en s’exprimant de façon trop brutale et rop extrémiste.Ce constat n’empêche pas de reconnaître que le monde a évolué, que les problèmes ne se posent plus de la même manière ; que nous sommes négrocaribéens mais en même temps de nationalité française et intégrés à l’Europe ; tout cela n’est pas antinomique car les distances sont relatives maintenant ; Et comme le monde évolue, les méthodes pour faire valoir notre spécificité de peuple caribéen tout en étant français et européen doivent aussi évoluer.On ne fait pas une guerre nucléaire avec des flèches.L’évidence est que nous avons trois citoyennetés qui sautent aux yeux, la citoyenneté française qui est notre nationalité, la citoyenneté européenne qui devrait en toute logique nous faire admettre dans l’espace de Shenguen (discrimination qui existe réellement), et notre citoyenneté martiniquaise qui témoigne de notre spécificité mais ce n’est pas la carte d’identité de Malsa qui en rendra compte ; elle va plutôt nous folkloriser. Nous avons été formé au discours cartésien et on nous a appris la perspicacité, il nous faut nous en servir et l’admiration de certains pour Sarkosy ne peut pas empêcher qu’en analysant cartésiennement ils reconnaissent qu’il a fait preuve de racisme anti noir dans son discours de Dakar. Pourquoi ? parce qu’ayant appris en classe les philosophes européeens, nous avons reconnu dans son discours un copier cller du discours du philosophe raciste Hegel qui disait que justement la civilisation s’était arrêtée aux portes de l’Afrique ; Victor Hugo disait pareil Notre amour pour la France ne doit pas nous bander les yeux et nous transformer en crétins !
Ta réaction a par certains aspects des paroles sages… mais à mon sens, il subsiste quelques bizarreries :
quand tu dis :
En ce qui nous concerne, faire la fête pour montrer notre ressemblance culturelle à l’Hexagone est de la pure fumisterie, puisque nous sommes un peuple non de l’Europe culturelle mais de la Caraïbe et culturellement plus proche de toutes les nations de la Caraïbe situées dans toute la zone culturelle afro caribéenne, zone qui borde toute la mer des Antilles, aussi bien cntinentale qu’insulaire ; notre culture est plus proche de celle de Cuba, de Saint Domingue, de Sainte Lucie, de la Colombie, du Brésil, de Bélize, etc ;
Franchement… tu y crois vraiment ??? As-tu un jour parlé de la Martinique à un brésilien… fût-il de Bélèm, donc directement connecté par le ciel à notre île… eh bien… personne ne connaît… à part de rares taxis ! Salvador ? dont la proximité culturelle est davantage reliée à l’histoire… nada…
Cuba ? on est à la limite d’une zone de conscience de la proximité… Bélize ? Alors là… nous y sommes inconnus… Et que dire de la langue ! Créole et français… parlé par qui ? 5 îles alentour… et une île des grandes antilles… Notre culture est proche ???? musicalement, coloristiquement, tropicalement, et parfois historiquement… basta…
On nous rabat les oreilles de notre caribéanité… mais rien n’est fait pour que nous nous y intégrions réellement à cette communauté géographique et cette communauté d’esprit ! Les langues ? Pourquoi pas inciter à l’anglais, l’español les martiniquais… le kreyol ? tu veux l’imposer dans toute la caraïbe ? Pour ça, on a hérité de l’ethnocentrisme exacerbé des français… pas de doute là dessus !!!
A propos de "l’exposition des outre mers"… le parallèle est facile, sans doute que les hexagonaux pêchent par manque de culture historique… Après-tout… on oublie encore davantage ce dont on ne peut être fier… et dont on a pas souffert ! Or ce vœu n’est qu’une mise en scène publicitaire pour vendre nos îles aux touristes… ce qui est maladroit aussi… l’initiative serait plus idéalement à l’initiative de nous-même… mais vu les complexes et névroses et déchirements que nous trimbalons… n’est-il pas plus facile de le laisser organiser par la "métropole" ??? Comme d’habitude, ça met tout le monde d’accord contre le colon !
Et dernier point… qui m’a rappelé des souvenirs (mauvais)… Ayant séjourné en Angleterre… pour nombre de britanniques (de moins en moins nombreux, il est vrai), et l’ayant entendu de vive voix… à partir de Calais… C’EST L’AFRIQUE ! La civilisation finissant définitivement à Douvres…
Vous avez dit Afrique ? Savez vous d’où vient ce mot ?
Ce n’est pas un mot originaire du continent Africain, car cet immense continent était peuplé de milliers de peuples, tribus, ethnies, royaumes etc..lesquels, si éparpillés ne communiquaient presque pas entre eux , du nord au sud, d’ouest en est, séparés entre eux aussi par des milliers de langues, patois, dialectes.
Ce n’est qu’avec les invasions arabes puis européennes que furent créés des nations aux frontières fantaisistes tracées à coup de règles, au mépris de l’homogénéité linguistique et culturelle des peuples. D’où l’actuelle crise de l’Afrique, dont les pays/ nations sont peuplés de façon hétérogène. Car l’arme suprême des envahisseurs, vieille comme l’humanité était celle de "Diviser pour régner"..
Et les hommes peuplant ce continent n’avaient aucune écriture ni support matériel permettant de transmettre la moindre langue ou mot..et encore moins le mot Afrique.
Ce mot a été utilisé, créé en fait par les Romains, lesquels désignèrent la terre qui existait au delà de la méditerranée : "Terre au delà des mers".
Quand à Malsa, le colonisé mental, il n’a qu’à s’exprimer en inventant l’ "Africain", qui n’est pas une langue car il existe des milliers de langues là bas : mais laquelle va t’il choisir ? Il n’a qu’à imaginer un "Papiamento Saintannais" si cela le soulage..Les nations ayant colonisé les Amériques ont trouvé la solution : dans chaque colonie on parlait la langue du colonisateur : Français, Espagnol, Anglais, Portuguais. Et c’est pourquoi les cultures sont si différentes aux Amériques, et restent celles des européens malgré l’origine commune continental (l’Afrique) des malheureux qui y furent déportés.
Cher Hoazin, tes remarques laissent apparaître une série de méconnaissances de ta part ; je vais te les énumérer et te conseiller de discuter avec des gens plus informés. D’abord, les multiples langues africaines n’ont jamais été un obstacle aux échanges entre ethnies africaines ;il y a des aires culturelles sur le continent africain comme il y a des aires culturelles en Europe comme l’aire latine avec la France, le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la Roumanie, et une langue commercioale dans chacune de ces aires. Sur la côte dite des esclaves où les français puisaient leurs esclaves c’est l’aire culturelle adja éwé qui comprend le Ghana, le Togo et le Bénin ; c’est beaucoup plus grand que la Martnique en kilomètres et en populations ; malgé la centaine de dialectes, la langue commerciale est le mina. Dans l’aire culturelle bambara, comprenant le Mali, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, la langue commerciale est le dioula.
Seconde méconnaissance de ta part, il existe des alphabets africains antérieurs à l’arrivée des européens ; tu as du entendre parler de l’alphabet bamoun du Cameroun ; cette culture était tellement influente que les français ont déporté leur chef en Algérie pour asseoir leur domination ; d’autre part tu as sorti une énormité en disant que les cultures de notre région sont européennes ; c’est la preuve que l’action de l’assimilation a eu un gros effet sur ta pensée. Nous avons des cultures afro-caribéennes. C’est le socle africain qui a permis aux esclaves d’organiser un marronage culturel, un maquis culturel ; lis Alicar Cabral, de la Guinée Bisau, tu comprendras cette théorie. Ce qui est dommage, c’est que le bouchardage culturel de l’Europe est tel que plus les générations avancent plus si elles ne font pas attention, l’observation de Césaire qui observe ses compatriotes dans le Cahier d’un retour au pays natal prendra allure de vérité : "cette foule si étonement pasée à côté se son cri"
M. Dufrénot ne se rend pas compte que toute son argumentation tend à démontrer la pusillanimité du peuple martiniquais. Déjà il accuse son ami Malsa de xénophobie. Il le soupçonne de nous « folkloriser », mais ne lui en veut pas outre mesure car il le trouve plutôt maladroit. Sans doute parce que c’est le colonisateur qui l’a ainsi fait. Selon lui, le colonisateur aurait mis en place une fois pour toutes, comme dans un éclair de génie jamais renouvelé, un système parfait de domination qui met en évidence l’incapacité de ses victimes à s’en défaire.
Ainsi, à travers la Conférence de Brazzaville que, grâce à lui, tous les internautes martiniquais devraient connaître, M. Dufrénot décrit parfaitement la toile d’araignée dans laquelle nous serions insérés. Nous en verrions les fils et en découvririons les connexions. Nous sommes, en effet, trop intelligents pour ne pas saisir les manœuvres que nous condamnons, mais nous serions dans l’incapacité d’en sortir.
Ainsi nous avons une quasi vocation à nous faire « rouler dans la farine » et à « ne voir que du feu » face à « l’habileté », à la « tactique » inchangée et aux « astuces » toujours recommencées d’un colonialisme insubmersible. N’est-ce pas rendre le colonisateur encore plus fort que de quasiment proclamer la totale impuissance de notre part à y faire front ?
L’auteur ne voit pas de porte de sortie dans les initiatives de Malsa dont il s’emploie à décrire point par point la vanité. Tout au plus met-il à l’actif des martiniquais quelques réactions d’ordre psychologique, par nature primaires et non maîtrisées, comme cet « exercice de catharsis » et de « défoulement », voire de happening de février 2009. Il ne fait pas autre chose que d’étaler notre impuissance quasi congénitale à réagir à la toute-puissance du deus ex-machina colonial.
En quelque sorte, M. D. appelle son ami à la cohérence en se soumettant lui-même à un curieux exercice d’incohérence. « Montrer notre ressemblance culturelle à l’Hexagone est de la pure fumisterie », dit-il. Nous serions de culture « afro-caribéenne », mais, ajoute-t-il, nous devons notre « perspicacité » à notre parfaite assimilation au discours cartésien. Selon lui, « parler des outres-mers n’a aucun sens » parce que les outres-mers qui n’ont pas de sens « s’apparentent non pas à la culture française, mais aux cultures des autres pays de leur région ». Nous serions donc « plus proches culturellement » de tous ces pays de la Caraïbe et de l’Amérique latine dont on s’aperçoit, à leur énoncé par M. D, qu’ils n’ont entre eux qu’un seul point commun : le français n’est parlé dans aucun d’eux. Mais la liaison culturelle n’est pas davantage assurée par la langue créole qui est inconnue dans la quasi-totalité de ces nations.
Que reste-t-il sinon l’origine africaine et la couleur de la peau. Encore que ces valeurs y soient inégalement réparties au point qu’en assistant, par exemple, au spectacle du Ballet national de Cuba, on se retrouve, loin du bèlè, de la biguine et la mazurka, en pleine culture espagnole et européenne avec tout au plus l’ombre d’un soupçon d’africanité portée par une ou (rarement) deux danseuses de service formées aux airs de Giselle ou du Lac des Cygnes.
« Il ne fait pas autre chose que d’étaler notre impuissance quasi congénitale à réagir à la toute-puissance du deus ex-machina colonial. »
Beau poste – mais qui a mon avis aurait pu conclure avec une ou deux réponses. J’ai lu vite mais avec plaisir pensant qu’il y en avait au moins une.
Je pense que tout le monde s’accorde que le pays a un coup de dysfonctionnement sous l’aile. Les gens souffrent du doute. Que fait on donc ? S’abandonner au broyage colonial ? Prétendre être blancs honoraires comme beaucoup font parce qu’ils sont sous la tutelle d’un pays européens ? Fermer la bouche et se laisser emporter par les vagues de l’assistanat. Etc. En parlant de Brazzaville, Félix Eboué en est mort de trop faire du stoïcisme. Les caribéens – au moins ceux qui le sont – auraient du mal à s’y mettre.
Cette réaction de YLM est extrêmement intéressante. Il ne perçoit pas notre apparentée culturelle avec nos voisins ; mais il est évident que cela vient de nos survivances africaines communes. Je ne pouvais pas dans un si bref texte donner beaucoup de détails ; mais prenons par exemple, le Brésil, Cuba , Haiti et la Martinique et la Guadeloupe. au Brésil, on parle portugais, à cuba, espagnol, à Haiti et chez nous français. Mais cher YLM, malgré toute ton instruction, tu ne te rends pas compte que la langue n’est pas un obstacle à la communauté culturelle. Ici, par exemple quand je dis "man kai fouté wou fè". Cela renvoie à une pratique vaudou de la Santéria cubaine, du candomblé brésilien et du vaudou haitien. Cela, n’a pas de sens en français ; désolé pour les francocolonisés indécrotables ; je vais te donner du fer n’ a aucun sens en français ; mais en créole, oui. En Martinique oui, en Guadeloupe, oui ; il s’agit d’une réminiscence de pratiques qui subsistent à Cuba ou au Brésil, c’est l’invocation à Shango, dieu de la foudre. Quand je dis "man kai fouté wou fè", c’est de même la réminiscence d’une invocation à Gow africain, Ogoun cubain et brésilien et Ogoun ferraille haitien , dieu du combat. Ce n’est pas moi qui vais agir, mais je vais invoquer ces dieux pour qu’ils agissent. ylm, ce n’est pas de la langue qu’il s’agit c’est du vécu de chaque peuple. Quand je mange un acra ici, le brésilien mange un acra, le cubain un acara, le togolais un acara et le nigérian le même acla. la culture c’est ce que nous vivons ; Si tu interroge l’homme de la rue de Bélize, il ne sait pas où se trouve la Martinique mais pourtant son épopée est commune à la nôtre, c’est la résistance à l"esclavage. Et si tu demandes à un haitien, à un cubain ou un brésilien, le rapport qu’il entretient entre la mort et l’eau, tu verras que même s’il ne sait pas que tu existes, il vide tous les récipients d’une maison mortuaire car comme nous il ne faut pas que l’âme du mort reste prisonnière de l’eau ; Je ne peux pas m’étendre d’avantage, mais suis les émissions de "visages d’Afrique " que je vais reprendre sur KMT et tu seras éclairé. Salut et chapeau tout de même pour ta culuture. Je t’ai répondu sur un petit point seulement de tes observations mais si nous ne connaissons pas nos voisins, c’est la faute des colonisateurs qui ont établi des cloisons entre nous. Et c’est à nous de rompre ces obstacles, et la seule façon est de distendre les liens qui nous enferment dans la francité.
Ton propos s’adresse à YLM, ok, mais Ogum le brésilien guerrier de Salvador me permettra de raisonner par l’absurde :
Nous avons en commun avec les romains antiques, les racines de notre langue majoritaire, l’alphabet, le droit, la religion (sur la fin de l’empire, certes), le goût pour les tombeaux, le goût de la fête (pourquoi pas), de la famille et le traumatisme volcanologique… et j’en passe ! Il serait donc bon de rajouter à nos multiples identités nationales : "romain", à coup sûr nécessaire à notre construction psychique !
Certes, notre origine est pour une bonne part commune… les ancêtres étant arrivés avec leurs bagages psychiques, culturels, et même politique… ok… mais en quoi cette mémoire qui a été à demi ensevelie par les esclavagistes, qui a évolué d’une manière autonomes dans des creusets si différents, constitue-t-elle une identité politique commune ? Est-ce vraiment l’avenir, que n’avoir qu’un flou passé commun ? La géographie et nos intérêts communs ne sont-ils pas davantage pragmatiques politiquement, constituant un potentiel rapprochement autour d’un destin commun ? L’imaginaire et l’identité suit la vie et se nourrit d’échanges… pas des vagues souvenirs dont il ne nous reste que de rares pièces d’un puzzle jauni.
@MNB
Max croit affirmer, et affermir son identité en pratiquant la généalogie sélective et l’ethnocentrisme.
C’est un processus psychique assez courant sous nos latitudes, une composante des névroses identitaires.
Son inverse à été démontré par Fanon. Mais la constante reste : le refus d’appropriation.
Pourtant il ne devrait pas ignorer que les cultures sont toujours faites de sources mélangées, hétérogènes et même souvent contradictoires. D’une certaine manière, et à fortiori pour la culture Martiniquaise, elles ne sont jamais autant elles-mêmes que quand elles ne se cantonnent pas à être seulement elles-mêmes.
Dommage que Moïse et MNB se cachent sous des pseudonymes car les échanges avec eux sont extrêmement intéressants et nous sortent un peu des banalités. J’apprécie beaucoup de parler de névroses identitaires mais je pense que la névrose identitaies est le résultat du refoulement. Et nous avons un refoulement sélectif ; C’est un rejet de ce qui est noir ; d’ailleurs il est à remarquer que cette discussion s’est établie à partir du moment où j’ai pris l’exemple des survivances africaines. Ce que je trouve plutôt pathologique dans notre identité, c’est nous définir comme créole, mixture dans laquelle se diluent ces souvenirs gênants. Je perçois aussi chez vous l’appel aux observations de Fanon ; je pense que ce qui est important quand on parle de lui, c’est plutôt le fait que l’identité collective définit la Nation et que cela doit conduire à une revendication nationale ; tout cela est lié. Et quand il y a névrose collectice précisément, on aboutit à un Etat de Confusion néolibérale universaliste ; celui signifie quoi ? Qu’étant incapable de se sortir de sa merde, on embrasse des causes universelles, comme le Tout Monde, la créolité etc. On peut discuter ainsi de fil en aiguille et je pense que Moïse et MNB seraient les bienvenus dans notre groupe de réflexion le CPM. Mais attention, nous sommes des indépendantistes utopistes et des autonomistes réalistes.
L’anonymat est bien souvent garant de liberté… dans mon cas, il est garant de ma liberté de parole.
Internet permet ceci… sans pour autant nous soustraire au droit. C’est la première fois dans l’histoire que des avis construits peuvent ainsi contribuer au débat démocratique. Cette "agora" virtuelle ne vient pas soustraire l’agora réelle, mais s’y ajouter.
Les débats lancés sur internet sont complémentaire de ceux réalisés par et avec des personnes physiques, identifiées. Je suis donc Mr Dufrénot, ouvert à tout débat dans ce cadre.
Autre chose : L’identité collective n’est synonyme de nation que lorsqu’elle est en échec à sa construction comme identité fédératrice et évolutive… on remplace la vivacité par l’autorité et la fixité. La France a eu, suite à la décolonisation, à gérer psychiquement et légalement ce problème… auquel elle est toujours confrontée aujourd’hui lorsque l’on voit les politiques actuelles, et les marges lépénistes à droite. Mais quel chemin en 60 ans !!! La route est encore longue… mais chaque génération supprime une racine de la névrose. La même évolution a lieu chez nous… même si nombre de politiques ont arrêté leurs pendules entre 1946 et 1974… depuis lors, le monde n’a cessé de changer, d’évoluer… la principale évolution étant celle que nous commençons à vivre aujourd’hui avec cet outil qui me permet d’échanger avec vous.
Ce qui est pathologique, c’est le goût morbide pour la fixité… c’est aussi par cela que le terme de "génération" prend tout son sens.
Nos origines africaines sont là, bien sûr, alors qu’elles fructifient et apportent toute leur force au développement du présent, au déploiement du bien-être pour l’avenir !
Ce que je trouve plutôt pathologique dans notre identité, c’est nous définir comme créole, mixture
quand j’entend cela… j’entend aussi Despointes…
Désolé… la couleur n’est plus la définition d’un corps social inaltérable… tout cet archaïsme racial va éclater, l’outil qui met les paroles et les inscrit dans la durée de tel ou tel… fait éclater les barrières et qu’importe la couleur de tel ou tel… qu’importe les définitions… le rapport au métissage n’est bientôt plus qu’un conscience abîmée d’un soi du passé… Fanon en 2011… qui sait quel aurait été sa parole !? Le passé est à ranger avec le passé… il doit nous inspirer… pas devenir une drogue ou une bible qui nous aveugle !!!
L’une des caractéristiques du fanatisme c’est qu’il se source dans un inconscient érigé en coffre-fort. Les idées et les émotions qui l’ont généré, y sont solidement protégées, et peuvent affecter à son insu le comportement d’un individu pendant toute sa vie.
Il ne peut pas être perçu comme tel par celui qui le pratique, même si il est dénoncé par ceux qui le regardent agir de l’extérieur. La pratique idéologique en groupe renforce ce sentiment quasi-sectaire d’appartenance à une élite clairvoyante. Ils ont tendance à se considérer comme des missionnaires exactement comme des évangélistes. La communication avec les non-initiés est donc verticale. Ce n’est pas un hasard, si parmi eux il existe de nombreux enseignants.
Le caractère rétroactif, public, la possibilité du choix de l’anonymat de l’autre (l’alter) sur internet ne permettant pas cette verticalité, entraine une frustration chez celui (l’égo) qui a fait lui le choix « d’exhiber » son patronyme. C’est un reproche récurrent.
L’origine du mot créole
Le terme de créole possède deux étymologies, l’une portugaise (p>
Par la suite, le mot créole a été employé pour désigner la population noire — on parlait alors de « Créoles de couleur » — et, par voie de conséquence, la langue de cette population, le créole. Le mot a même été étendu aux animaux et aux objets : les vaches, les poules et le café pouvaient être créoles, à la condition qu’ils proviennent des colonies. Être « créole », c’était donc, avant tout, provenir ou avoir été élevé dans les terres des colonies.
Le mot Créole a longtemps été utilisé en ce sens en Louisiane et l’est encore aujourd’hui lorsqu’on désigne les « Créoles blancs », généralement des membres de riches familles propriétaires de plantations. Ce terme s’opposait à la notion d’« étranger à la culture locale ». Dans les Antilles française, on utilise plus généralement le terme béké pour désigner un « Créole blanc ».
tiré’w si zot sé javel"
Tiré du Robert, Dictionnaire Alphabétique et analogique de la langue Française ( 6 volumes 30X20, de + de 1000 pages chacun), édition 1966 - Ouvrage couronné par l’Académie Française) :
CREOLE :
n, (Créole en 1690 Furet : espagnole, Criollo). Personne de race blanche, née dans les colonies intertropicales. Un créole, une créole. - Le créole, patois parlé par certains noirs aux colonies. - Adject : Joséphine de Beauharnais était créole.
Grace a Dieu, il y a des nationalistes pour se martyriser sur l’hôtel du refus de l’anéantissement. Ce que Maroc, Tunisie, Algérie, Indochine, Cambodge, Laos, Vietnam ont de commun n’est pas seulement d’avoir conquis le colonialisme mais d’avoir eu des nationalistes comme Garcin Malsa. Le monde sans eux serait une terre prescrite par le colonialisme. Je suis reconnaissant a Monsieur Malsa et son organisation pour leur initiative de sauvetatage.
T’es qu’un bouffon, vas consulter ou vas te coucher !!!Combien cela coute au contribuable , l’entretien des oriflames aux bien laides couleurs qu’on te laisse ,à tort, ériger aux ronds-points ,t’as foutu du fric en l’air avec ta carte -gadget à dix euros dont personne ne veut,la République est trop laxiste avec des gens comme toi ,mais il faut dire qu’elle ne te prend pas au sérieux et que cela déclenche l’hilarité dans certains diners en ville ,tu nous ridiculise mon pauvre vieux !!!
Tu vois camarade Malsa, ne désespère pas, tu as ton utilité, parce que tu nous permets de nous définir ne fut-ce que par antinomie. Tu nous permets de mesurer à quel point nous l’avons échappé belle à ton idéologie Malsa-haine. Je te proclame Malsa-étalon, ou Malsa-mêtre, même si tous nous savons que tu aurais préféré le titre de Maître Malsa. Tu es né trop tard, ou peut-être trop tôt et ce ne sont pas les cicatrices par procuration du fouet dans ton dos, qui suffiront à nous convaincre, maheureuses victimes de la consumérisation mondialiste, assimilés, aliénés, que nous sommes. Tu as certainement dû rêver, avec tes amis, des camps de concentrations où des asiles psychiatriques dans lesquels tu nous aurais enfermés jusqu‘a notre salutaire autocritique. Tu aurais même pu compter sur l’aide efficace et insinueuse, dans un premier temps, de gens instruits et cutivés, comme le camarade Max, quitte à l’éliminer au besoin en cas de dérive, il pense et il s’exprime bien, donc il pourrait être dangereux.
Je te déclare d’utilité publique mon ami, mon frère. Vive Malsain Malsa !
Garcin...decidement vous n’arriverez jamais a regarder devant vous... ;tous vos regards et par dela vos pensées se portent sur le retroviseur..
. sterile et dangereux.....souffrez que je vous le dise.. ;rejoignez donc les hommes de l’avenir, vous y trouverez je l’espere ,votre equilibre
Le poste de YML est intéressant et inquiétant – mais pas original. Même une petite ile comme la Martinique a droit a une narrative « pied noir » du fait de son histoire. Que ce soit les Anglos au Kenya, les Boers en Afrique du Sud, les Scots en Rhodésie et beaucoup d’autres, ils ont tous déplié un récit pour expliquer leur présence en terre conquise et diminuer/marginaliser l’autochtone. Cela est un commentaire. Ce qui est inquiétant est qu’il y a toujours des collaborateurs autochtones pour se prêter a ces récits pieds noirs.
Il n’y a en a plus qu’assez : je suis née européenne, vous êtes nés antillais !! que pouvons-nous y faire !
Je me sui tjrs efforcée de respecter l’Homme... et vous ? Je n’en suis pas certaine ! En tant que femme à la peau blanche j’ai eu droit à qq insultes ! et alors faut-il s’arreter là et haîr ???
Et puis avançons, le passé fait notre histoire mais les mauvaises analyses de ce passé (blanc ou noir) anihile toute objectivité et cette île que j’aime régresse en permanence grâce à vos "beaux" discours qui pour moi sont dépassés ! Votre intérêt direct c’est bien de maintenir vos concitoyens dans cette rancoeur permanente, récurrente, écoeurante et de les maintenir sous votre tutelle !
D’après le recensement de Justinien en 528, les Juifs comprenaient encore 10 pourcent du monde romain. 10% ! A ce nombre la, le monde juif devrait etre plus de 200 millions aujourd’hui. Les juifs ne sont pas plus de 13 millions y compris Israël et New York. Tu vois Reb, ceux qui sont sous menace de substitution, qui se permettent de devenir rien, n’ont pas une grande place en ce monde. Bien a toi, Shabbat shalom.
Mais si je comprends bien nous ne serions que des africains qui s’ignorent et nous devrions faire fi de l’histoire et de toute evolution pour renouer avec nos racines ? ET pourquoi pas rentrer à la maison ?
L’année du brésil, il y a peu n’a pas été une insulte pour le brésil. Toute promotion de nos îles est positive à l’heure actuelle. Merci à la métropole de mettre en avant nos élites pour briser l’image "doudouiste" qui persiste parfois encore dans certaines têtes.
Nous avons payé le droit d’être européen et français et antillais avec des droits et des devoirs , des avantages... Pourquoi nous tirer encore une balle dans le pied pour des combats d’une époque révolue ?
Les politiques ont souvent du retard sur l’évolution de la société, mais à ce point, c’est consternant.
Mais la démocratie, c’est beau, pon peut s’exprimer même en disant n’importe quoi !
En survolant les commentaires comme je l’ai fait, la majorité des intervenants pense que M. Malsa est un homme nul et décalé. Et comme c’est un élu, nous avons un peu honte - conscients de mériter mieux - qu’un tel leader s’exprime en notre nom en inventant une argumentation aussi faible. Ce que je pense aussi.
Mais s’il est nul intellectuellement, il ne l’est pas en revanche au plan médiatique. Non seulement en effet ses écrits ont de l’écho dans toutes les formes de presse mais encore on lui répond abondamment.
Cela parait bien incohérent. Je me bornerai à cette unique
constatation.
Le meilleur commentaire serait à mon avis de ne pas en faire.
Max, vous voyez juste. Malsa a l’habitude d’avancer dans l’impopularité, voire dans le ridicule, mais il avance. Il a été écrasé à la télé par Maignan avec son projet de carte d’identité, mais c’est lui qui a gagné, finalement. On n’en aurait jamais autant parlé sans ce débat. Tant qu’on lui offrira des débats comme celui-là il sera preneur et continuera de faire son sillon. Lorsque tous les nationalistes d’aujourd’hui auront disparu, il se pourrait bien qu’il ne reste plus que le drapeau de ... Malsa, même s’il n’en est pas l’auteur. Et si un jour on obtient une carte d’identité martiniquaise, il y aura des gens pour rappeler qu’un certain Malsa ... A l’histoire du drapeau martiniquais pourrait s’ajouter celle de la carte. Et peut-être celle du Konwa ... Par comparaison, si Marie-Jeanne (l’un des nationalistes les plus emblématiques) disparaît demain, ce que personne ne souhaite, personnellement je lui souhaite au contraire longue vie et une bonne santé, qu’est-ce qu’il laissera de concret ? Guère plus que Darsières ou Capgras. Certainement pas le "désenkayage", lui qui évoque parfois les poubelles de l’histoire.
L’Afrique ? Quelle Afrique ? Les derniers doudouistes c’etaient en 1948. Les metrocolons défendent leurs bols de riz … et sont nostalgiques pour le temps de Mayote Capecia. Les békés ont leur oligarchie et leurs monopoles en terre et négoces. Le syndrome du peau noir masque blanc se privilégie parmi les collaborateurs de la colonisation qui se défendent d’avoir l’avenir en poche. Les autres sont entre le fer et l’enclume, l’assistanat et la substitution. Rien d’unique ici, une autre société coloniale en mutation ou les gens comme les revendications et les idées se passent comme des paquebots dans la nuit.
je partage l’essentiel de ce texte. Je suis scandalisé que nous soyions transformés en faire- valoir d’un pouvoir néo-colonialiste. J’ai des enfants créoles, et leur avenir ne passe certainement pas par ce genre de manifestation.
Alain Duval, ancien Directeur régional des Affaires culturelles de la Réunion
Nous exhortons tous ceux qui sont conscients de la portée méprisante et aliénante de ces manifestations qui déshonorent l’Humain, de ne pas y participer."