Après DSK, le chaos ?
TweetDominique Strauss-Kahn a été inculpé pour séquestration, agression sexuelle et tentative de viol sur une femme de ménage de 32 ans de l’hôtel Sofitel de New-York. Il a passé la nuit en garde à vue et est toujours entendu par les enquêteur. Selon ses avocats, il nie la totalité des faits qui lui sont reprochés, ce qui devrait impliquer un procès en bonne et due forme aux Etats-Unis.
Probable candidat au primaires socialistes de juin 2011, le Directeur Général du FMI était le favori des sondages face à tous les autres socialistes, pour remporter le 1er et le second tour de la présidentielle de 2012 face à Nicolas Sarkozy et surtout Marine le Pen.
Au Parti Socialiste, l’événement constitue un seisme d’importance. Au-delà des divisions, DSK représentait un véritable espoir de voir la gauche - même une gauche "libérale" - revenir au pouvoir. Sa probable absence des débats à venir risque fort de replonger le parti dans les divisions auxquelles il a habitué les français depuis une quinzaine d’années. Plusieurs candidats potentiels à la primaire font en effet jeu égal, et pourraient se déchirer comme cela fut le cas durant la campagne de Ségolène Royal en 2007.
A l’UMP, "l’affaire DSK" ne doit pas non plus être vécue avec bonheur. Si Nicolas Sarkozy perd là un adversaire de poids, la nature des accusations portées contre lui pourrait détourner encore les électeurs des partis traditionnels, UMP compris. Et c’est Marine Le Pen - dont la progression dans les sondages ne se dément pas, et qui a très tôt enfoncé le clou concernant la personnalité et les antécédents de Strauss-kahn - qui pourrait une fois de plus récolter les fruits des événements en cours.
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