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Cadres : Les élus se donnent-ils les moyens de leurs ambitions ?

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Publié le 22/07/2011

Par Yves-Léopold Monthieux

La controverse qui touche en ce moment le conseil général donne lieu à des opinions diverses et libère des réflexes qui ne sont pas toujours de bon goût. Cependant certaines révélations méritent qu’on s’y attarde, car elles dénoncent des situations qui touchent moins aux personnes qu’aux pratiques qui font école au sein des institutions décentralisées.

On s’accorde à reconnaître la présence dans ces collectivités de nombreux surdiplômés, c’est-à-dire de cadres qui sont titulaires de diplômes et d’un statut professionnel nettement surdimensionnés aux besoins de leur véritable emploi. Sans parler des mises au placard pour des raisons politiques, phénomène courant dans la fonction publique territoriale, des cadres s’ennuient de ne pas pouvoir s’épanouir dans des fonctions qui pourraient être utilement confiées à des agents de catégorie inférieure.

C’est pourtant l’inverse qui se vérifie au sommet de la hiérarchie administrative où le choix des cadres dirigeants se soumet rarement aux critères de recrutement exigés, en termes de références universitaires ou professionnelles. On attribue à tort ces décisions à un pouvoir discrétionnaire qui autoriserait le chef politique à recruter ses collaborateurs au nom de la théorie dévoyée du « fait du prince ». De fait, il n’est guère possible à un candidat de se faire recruter si le président de la collectivité ou le maire de la commune s’y opposent. Et plus elle s’élève dans la hiérarchie et qu’elle se rapproche du détenteur du pouvoir politique, plus la fonction se politise et plus la nomination de son titulaire dépend de la décision discrétionnaire du chef politique.

Lorsque le choix du cadre se fait dans le respect des conditions de diplômes requises et de compétences avérées, le "fait du prince" est rarement dénoncé. En revanche, l’accusation prend tout son sens lorsqu’on cherche en vain le rapport entre la formation qu’a reçue l’impétrant ou son expérience professionnelle et le poste occupé. La loi a prévu des limites à cette possibilité d’entorses à la règle de l’égalité des citoyens devant l’emploi public. Ainsi, la fonction de Directeur général des services doit être occupée par des hauts fonctionnaires confirmés (Administrateur, énarque, sous-préfet, préfet). Lorsque, par mesure dérogatoire, elle est occupée tour à tour par un ancien chargé de cours à la fac, un prof de collège, un cadre municipal ou un ingénieur débutant, on peut presque y voir, nonobstant les qualités des personnes, la volonté partagée par la plupart des politiques d’affaiblir cette fonction essentielle du pouvoir décentralisé.

Est-ce dû à l’aversion proclamée des politiques pour ceux qu’ils appellent, non sans mépris, des technocrates, ou à la peur de se laisser dominer par ces derniers ? Reste que cette pratique conduit à regarder l’administration locale comme étant dotée d’une compétence moindre que celle de l’administration d’Etat. Ce moindre souci de l’expertise administrative locale va à l’encontre du discours de responsabilité.

A la préfecture, un haut fonctionnaire ne reste à son poste que pendant une durée de 2 ou 3 ans. S’il ne fait pas l’affaire il ne sévira (si l’on peut dire) que pendant cette période. S’il est compétent, il partira tout de même mais quittera son poste sans traumatisme. Cette obligation de mobilité est l’un des facteurs de l’efficacité de la fonction publique française, son absence peut conduire à des scléroses et des immobilismes. Elle est d’un apport précieux pour les services et les personnels de rang inférieur qui sont moins mobiles. Par contre, la durée prolongée de l’exercice du plus important des cadres territoriaux et de ses suivants immédiats n’est pas porteuse de dynamisme.

Bien entendu, on sait la volonté louable de nos élus de réserver ces postes à des Martiniquais, mais il ne paraît pas souhaitable d’élever cette volonté au rang d’un principe intangible, alors qu’il n’existe pas un vivier suffisant de hauts fonctionnaires martiniquais où puiser ces cadres supérieurs. Doit-on alors renoncer à l’excellence dans l’attente tout à fait aléatoire de futurs cadres martiniquais de haut rang ? Ne doit-on pas craindre, au contraire, que cet atermoiement ne conduise à la politique du copinage, celle du « cé nou minm » ? La Guadeloupe n’a pas fait ce pari, bien que le nationalisme de ses élus ne soit pourtant pas mis en doute.

En réalité, c’est dans la totalité des domaines de l’activité publique que nous pourrions être amenés à abaisser le niveau de compétence, car l’insuffisance de cadres martiniquais de haut rang s’étend à l’ensemble de la Fonction publique d’Etat. Les jeunes Martiniquais, comme les Guadeloupéens et les Guyanais, ne choisissent plus comme auparavant de faire carrière dans la haute administration où dans la magistrature. C’est d’ailleurs le cas pour les professions médicales. Ceux qui rejoignent l’administration publique se font recruter directement par les collectivités locales ou les communautés d’agglomération, avec le risque de soumettre le déroulement de leur carrière aux aléas de la vie politique. Or le désir de travailler à tout prix « au pays » n’est pas un facteur pouvant conduire à l’excellence. Aussi, l’expression « je veux travailler pour mon pays » va rarement au-delà du slogan identitaire.

Que la promesse parfaitement irréaliste du Président de la République d’affecter à la Martinique des magistrats et des chefs de services martiniquais dans les tribunaux et les services déconcentrés ait été chaudement applaudie par les élus de tous bords, cela n’atteste pas d’une parfaite connaissance du sujet par ceux-ci. Afin que la recommandation ait du sens, il faudrait peut-être organiser un recrutement spécifique et une formation différenciée, en diminution par rapport au niveau de compétence national. Devrions-nous alors mettre en place une Ecole nationale de l’administration des DOM comme, à l’époque coloniale, l’Ecole nationale de la France d’outre-mer ? Peut-être, après tout, que ce recul s’imposera pour mieux redémarrer un jour.

Nous devons répondre aujourd’hui à un grand besoin de compétences tant pour faire face aux difficultés du moment, qui n’ont jamais été aussi grandes depuis trente ans, que pour préparer la mise en oeuvre de la future collectivité unique. Le regroupement des deux administrations, qui s’annonce comme une innovation majeure pour notre pays, paraît devoir être piloté par des cadres supérieurs confirmés.

Enfin l’exiguïté du territoire, qui favorise toutes les accointances, toutes les affinités et toutes les inimitiés, devraient conduire à prendre des mesures spécifiques pour garantir la compétence et l’égalité des droits des fonctionnaires locaux dans le respect, notamment, de leurs opinions politiques. Il n’est pas sûr que celle qui, en défense d’un pré-carré identitaire, consiste à fermer l’accès à ces fonctions à tout apport extérieur soit la plus appropriée pour rendre la Martinique performante.

22 juillet 2011

Cliquez ici pour lire les 38 commentaires

  • Problème complexe en effet que l’antillanisation des cadres. Plus facile à dire qu’à faire et surtout pas au détriment d’un fonctionnement performant et efficace de nos administrations. Si le bon antillais n’existe pas pour le poste souhaité alors il faut le remplacer par un bon tout court, un point c’est tout. Tout autre fonctionnement s’éloigne des pratiques et valeurs républicaines et jusqu’à nouvel ordre nous ne sommes pas un pays indépendant. Donc on attend encore un peu pour l’attribution héréditaire des postes administratifs décisionnels.
    Patience, peut-être en 2014 avec le futur roi ?

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  • Il y a en effet dans les administrations locales, et pas forcément aux postes les plus élevés, un nombre important de surdiplômés. C’est-à-dire de personnes ayant un niveau d’études disproportionné par rapport aux tâches qu’ils ont à accomplir. On ne peut en effet qu’être frappé par le nombre de titulaires de doctorats (bac+8 à 10) qui se sont recyclés dans l’administration territoriale martiniquaise. Donc ce n’est pas exactement un problème de niveau de diplôme. Là où y a souci, c’est sur le plan des compétences. Ces surdiplômés ne sont pas performants car leurs compétences ne sont pas adaptées aux fonctions qu’ils occupent. Quelle peut être en effet la performance d’un docteur en géographie, en économie ou en droit là où il faut un spécialiste en administration dont la compétence sera validée par des études idoines (bac+5) et surtout un concours hyper-sélectif ? Cette performance ne peut être que faible. Et le résultat ne peut être que frustrant, tant en considération de l’intérêt général que pour ces docteurs qui gagneraient à être employés là où ils pourraient faire valoir leurs compétences. Mais le problème, c’est aussi qu’en Martinique, il n’y a pas d’ailleurs où ils pourraient trouver du travail.

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  • IL existe a paris depuis bientot un an un document qui releve tous les antillais qui ont reussis dans tous les grands concours que ce soit dans la fonction public ou le privè ;dans cet annuaire je suis persuadèque l on peut trouvè du personnel hautement qualifiè pour occupè ces fonctions au lieu de continuer a faire du copinage et par voie de consequence le deballage infecte qui nous occupe en ce moment

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    • Juste un paramètre que vous évacuez:le haut cadre martiniquais administratif ou du privé n’est pas toujours emballé de venir travailler dans son département d’origine car cela se passe souvent mal.De nombreux magistrats martiniquais ont préféré, à une époque, aller travailler en Guadeloupe que de venir ici.Dans la préfectorale,les choses ne se sont pas ,non plus,toujours bien passées.D’autant que travailler ici n’est souvent pas une promotion dans leur profession.Alors travailler sous les ordres d’incapables qui s’asseyent sur le savoir,n’est pas très motivant .Il y a mieux à faire ,ailleurs.

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  • J’ai essayé de me saouler à la zépole karé, j’ai pris un joint, ensuite deux ou 3 tranxenes, 1 gros cailloux de crack et pour terminer 6 doses de datura... Mais rien à faire je n’arrive pas à trouver une seule vérité dans ce "texte" aussi injurieux à l’égard nos élites...

    "A la préfecture, un haut fonctionnaire ne reste à son poste que pendant une durée de 2 ou 3 ans". "Cette obligation de mobilité est l’un des facteurs de l’efficacité de la fonction publique française" ; "la durée prolongée de l’exercice du plus important des cadres territoriaux et de ses suivants immédiats n’est pas porteuse de dynamisme".

    "il n’existe pas un vivier suffisant de hauts fonctionnaires martiniquais où puiser ces cadres supérieurs"

    "la promesse parfaitement irréaliste du Président de la République d’affecter à la Martinique des magistrats et des chefs de services martiniquais"

    "mettre en place une Ecole nationale de l’administration des DOM "

    "l’attente tout à fait aléatoire de futurs cadres martiniquais de haut rang" ?

    "..fermer l’accès à ces fonctions à tout apport extérieur soit la plus appropriée pour rendre la Martinique performante."

    J’ai l’impression de lire un "texte" pondu par sauropode égaré au 21 siècle après avoir vu le film case départ... Monsieur SVP reprennez vous ; vous venez de tirer un tomawak en direction de notre jeunesse... Avez vous régardé la quasi totalité des administrations de la caraibe, des Bahamas à Trinidad ?
    En voila un qui nevoit notre jeunesse que comme une variable d’ajustement... lamentable

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  • YLM, la notion et les règles de gestion des ressources humaines ne sont pas toujours compatibles avec l’idéologie politique des élus locaux que la Martinique se choisit. Le fanatisme identitaire aboutit très souvent à ce genre d’impasse contraire à l’efficacité. C’est surtout une véritable formation des élus qui s’impose, or nos élus demandent toujours plus de pouvoir alors que nous faisons le constat évident qu’ils ne sont même pas capables de gérer ceux qu’ils ont actuellement. Cela ne promet rien de bon si nous ne stoppons pas net ce projet de collectivité unique au niveau du conseil constitutionnel.

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    • Ceci n’est pas une réponse directe à votre post.Allez sur Domactu lire l’articulet consacré à Jenny Dulys,et vous verrez combien nos politiques se croient utiles et importants.Pas étonnant que le 1er "tèbè" venu ambitionne de devenir sénateur !!

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      • Je suis au courant de cette histoire. Elle n’en est pas à sa première idiotie, n’avait elle pas voté pour le 74 au congrès pour ensuite faire campagne pour le 73 ?.

        "Gran moun pa ka wont" avait-t-elle dit à l’époque, apparemment elle a encore changé au sujet de la honte...à moins qu’elle ne se soit finalement convaincu qu’elle n’est pas encore tout à fait une grande personne, ce qui semble plus vraisemblable à bien y réfléchir.

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  • Navré de vous décevoir Monsieur Monthieux, mais vous êtes totalement à côté de la plaque ! Des martiniquais diplômés, compétents et parfaitement qualifiés pour occuper les postes de direction de l’administration d’Etat ou des collectivités territoriale, ce n’est pas ce qui manque, loin de là. Allez donc voir du côté de l’hexagone... La vraie question est de savoir pourquoi ces martiniquais là ne veulent pas ou ne veulent plus entendre parler de venir ou de revenir travailler à la Martinique. Allez donc poser cette question à ceux qui s’y sont essayé et ouvrez grand les yeux et les oreilles : tous vous parleront de la jalousie, du mépris, de la haine dont ils font l’objet de la part des personnels locaux qu’ils ont à manager. Tous vous diront ce qu’il leur en a coûté de parler de résultat, de qualité, de service rendu au public et de mérite. Tous vous diront comment ils sont devenus des gens à abattre parce que leur comportement différent et plus respectueux du Service Public en a fait de dangereux exemples et donc les miroirs des dérives engendrées par le "y bon kon sa" de petits chefs incultes promus par la seule force de l’ancienneté et la politique misérabiliste des organisations "représentatives du personnel". Tous vous diront que l’on peut être à la fois martiniquais, diplômé, compétent et avoir de l’ambition pour son pays. A une seule condition, que ce ne soit pas dans son pays ou de ne pas le montrer aux gens de ce pays. Que l’on ne s’étonne pas ensuite des ricanements de tous ces non martiniquais, dont on ne met en doute ni la réalité ni la qualité des diplômes, ni la compétence, ni l’expérience, tous ces non martiniquais auxquels on fait appel pour peupler le désert que l’on a créé à force de bétise et de médiocité. Mais pourquoi se plaindre ? Après tout, les martiniquais ont les élus qu’ils ont choisis et les cadres que les élus choisissent pour eux. Isn’t it ? Et une fois élus, vos amis auraient-ils fait meux ?

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    • Merci d’avoir amplifié ce que je disais plus haut.Je ne cesse de m’interroger sur les interventions de YLM qui ont toujours la même trame:faire semblant de pointer du doigt nos politiques mais en fait critiquer vertement les non politiques.Ainsi si la droite a soutenu la collectivité unique et s’est acoquinée au MIM à une époque,au PPM,il n’y a pas bien longtemps, c’est parce que l’électeur de droite n’a pas joué le jeu et n’a pas fait de retour sur investissement ,c’est à dire n’a pas voté pour eux, mais pour la gauche.Dans tout autre département les partis de droite chercheraient où ils ont péché pour tenter de ramener l’électeur.A la Martinique l’explication est simple c’est l’électeur qui a tort.Alors on se rapproche du PPM pour ne pas passer pour des "oxydés",comme il le disait sur ce site.Maintenant ,s’ il manque des gens compétents dans l’administration territoriale ,c’est parce que les jeunes ne font plus de hautes études et donc le politique prend ce qu’il a sous la main, des gens diplômés mais sans intérêt pour les administrations territoriales.Je crois que cela commence à bien faire !!!Il faut cesser de nous prendre pour des imbéciles !!

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      • "c’est l’électeur qui a tort"

        Vous avez tout à fait raison de mettre en évidence cet aspect récurrent de la pensée d’YLM, que je ne cesse de dénoncer, il prône ce paradigme à chaque fois que l’occasion se présente comme une sorte de refoulement : "on a les élus que l’on mérite" ou encore plus simplement exprimé "c’est bien fait pour les martiniquais, il n’avaient qu’a pas se choisir des élus autonomistes et indépendantistes pour les représenter.

        C’est étrange cette façon de penser auto-flagellatrice, pour un homme qui se dit de droite, on aurait pu penser qu’il se serait plutôt inspiré de cette notion fondamentale de l’économie de marché, celle de l’offre et de la demande.

        En effet, il apparaît plus sensé de penser que si les électeurs se choisissent des élus dont ils ne partagent pas les convictions, c’est parce qu’en face ils ne trouvent pas une offre concurentiellement valable, ou au minimum crédible. Le plus souvent c’est l’offre qui fait la demande, YLM, pas l’inverse.

        Si les candidats de la droite, et même de la gauche, républicaine et démocrate, n’arrivent pas à convaincre les électeurs c’est tout simplement parce qu’ils sont absolument nullissimes, parce que très sincèrement quand on considère ce qu’il y a en face, et l’actualité nous le confirme tous les jours, les autonomo-indépendantistes ce n’est pas franchement la panacée.

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        • Cher Moïse, je trouve que tu surchauffes parfois de la carafe. En résumé, les représentants de la droite locale seraient encore plus nuls que les nuls d’en face, ce qui explique lumineusement la panade, réelle, de ce camp aujourd’hui. Sans commentaire. J’aimerais par contre avoir ton avis d’être supérieur, au melon gros comme ça, sur le blocage de la droite par un seul homme pendant des années et l’anéantissement méticuleux par ses soins de toute émergence de personne de valeur pouvant lui faire de l’ombre. Te trouve bien silencieux sur ce point. Libère ta science immense sur tous les abrutis que nous sommes...

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          • Rassurez moi mon ami, vous n’êtes pas assermenté ?
            Parce qu’avec des témoins comme vous on n’a même pas besoin de procès. Ma prétendue suffisance n’a, me semble t il, rien à envier à la vôtre, je ne vois donc pas trop l’intérêt, vu votre sens exquis de la diplomatie, de répondre à votre inquisition-sommation en me livrant à un duel qui montrerait par l’issue qui aurait de nous deux la plus longue...suffisance. Pourquoi bousculer en vain tant de certitudes aussi soigneusement établies que les vôtres, et risquer un courroux dont je pourrais faire l’économie. A vous lire il n’apparaît point que mon estime vous tienne tant à coeur que cela, il serait superflu d’aller plus loin encore dans un conflit qui n’apportera rien de plus, rien de moins à votre sentencieuse opinion me concernant.
            Au fait, si je puis me permettre, vous avez omis de me lire mes droits, mais je sais que j’ai le droit de garder le silence et que tout ce que je pourrais écrire pourrait être retenu contre moi !

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            • Nullissimes à droite et à gauche. Que reste-t-il ? Moïse, l’être parfait. Quelle chance de t’avoir sur ce site !!!

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              • témoin, le boss, juan, jean-claude, et j’en passe, j’évoquais à l’administrateur dans la charte des commentaires, la difficulté à vous identifier sous vos différents pseudos, pour contrer les effets de votre nuisance avouée, mais c’était relatif.

                Maintenant je vais vous livrer une recette, une méthode qui pourrait vous aider à mieux vivre votre mal-être, votre sinistrose. Imaginez quand vous n’arrivez pas à surmonter les aléas de la vie, qui pour vous doivent souvent s’arrêter à de simples mais fréquentes frustrations, que tout ce qui vous entoure, tout ce que vous pouvez percevoir, et même ce que vous ne pouvez pas, l’univers tout entier, s’est créé à la faveur d’un hasard, sur une échelle de temps, de l’ordre du milliardième de nano seconde lors du bing bang, et mesurez ensuite le fabuleux concours de circonstance, l’improbable probabilité qui vous situe vous x, dans cette circonstance de temps t, et tout en y réfléchissant vous percevrez peut-être la relativité extrême, la futilité des choses qui vous semblent, insurmontables, inacceptables, intolérables.

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    • La première réflexion désobligeante qu’ils doivent subir, histoire de les mettre rapidement dans l’ambiance est invariablement la suivante : "On est en Martinique ici, on n’est pas en France !". Donc calmez vous, adaptez vous, et surtout pas trop de zèle s’il vous plait, n’allez pas bousculer le système, i bon kon sa !

      Bref, ne foutez pas la merde, sinon vous allez droit vers des problèmes et le système lui se passera parfaitement de vous, d’ailleurs vous n’êtes pas le premier à avoir essayé, vous ne serez pas le dernier, et ça c’est toujours mal terminé pour les précédents, et c’est comme ça depuis toujours !

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      • Acessoirement nous sommes en train de répondre là, à une question qui taraudait Max Dufrénot dans un article précédent sur PP, où il évoquait cette fuite des cerveaux, le manque d’intérêt pour des postes locaux de nos nombreux compatriotes exerçant à l’extérieur du département à des postes prestigieux : "qu’est-ce que tous ces cerveaux font à l’extérieur de notre beau pays ? »

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      • Entièrement d’accord, le système s’auto-alimente et élimine tout sang neuf, toute approche nouvelle. Entre des agents de catégorie B médiocres qui ont échoué au concours de la fonction publique territoriale à plusieurs reprises auxquels il ne reste que les promotions canapés et que l’on bombarde simili sous chef en leur attribuant un catégorie A hyper diplômé et expérimenté ou encore d’autres incompétents notoires devenus chefs qui font la pluie et le beau temps jusqu’à leur retraite, il faut vraiment avoir un cas de force majeure pour sacrifier sa carrière et revenir au royaume du i bon kon ça et bay an ti chance ! Rien n’est repecté, ni les compétences, ni le droit du travail, ni les efforts notoires, qui plus est c’est le règne de l’Habitation. DSK à côté c’est du petit lait ! Demander sa mutation en Martinique est risqué car elle est en dernière position sur certains critères parmi les 26 régions de France. C’est un accélérateur de carrière si tout se passe bien (voir certains Préfets), c’est un destructeur de carrière également. Les elites martiniquaises sévissent ailleurs et elles ont bien raison ! Ne cherchez pas ce mouvement s’est accéléré depuis l’avènement du PPM aux commandes politiques (Césaire, Darsieres puis Lise). Letchimy a compris qu’il a un problème sur le plan de son encadrement toutefois quelques exemples récents montrent les limites de l’homme sur ce plan.

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  • Ce débat a au moins le mérite de soulever la question des très lourds dysfonctionnements des administrations locales, sans commune mesure avec ce qui s’observe en Métropole, qui font qu’objectivement aucun cadre administratif martiniquais sensé n’a intérêt à revenir au pays s’épuiser contre les boursouflures de suffisance, de malveillance, d’incompétence et de compère lapinisme du paysage politico-administratif martiniquais.

    La Martinique majoritaire a horreur de la compétence, de l’efficacité et du sens de l’interet général, ses "élites" du moment n’ont aucune perception des enjeux des politiques publiques à définir et à mener, elle ne connait que le consensus de court terme destiné à proroger le plus longtemps possible les divers status quo et clientélismes cannibales dont les générations futures paieront le prix.

    A quoi s’ajoute le fait que contrairement à une idée ancienne et tenace, les "cerveaux" martiniquais potentiellement mobilisables n’ont jamais été nombreux, y compris dans le service public depuis l’extinction des corps des administrations coloniales.

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    • Je vous rejoins à 1000% sauf au dernier paragraphe. Certes il y a statistiquement moins de jeunes martiniquais que de guadeloupéens qui sont diplômes de très grandes écoles de commerce, d’ingénieurs ou de l’Ena, il suffit de voir les annuaires des anciens. C’est ainsi. Les jeunes martiniquais se dirigent plus volontiers vers la médecine et les carrières juridiques où certains d’entre eux réussissent très brillamment. La plupart de ceux issus des grandes écoles ne veulent pas revenir car ils savent que l’on va leur offrir un emploi ne correspondant pas à leur niveau d’études et je ne vous parle pas des salaires. Jusqu’à un passé très récent, il était de bon ton d’embaucher un jeune cadre métropolitain à qui on offrait le déménagement, la voiture, la maison plutôt que de prendre à diplôme égal un martiniquais, traité comme "inférieur" ipso facto. Quand à ceux qui reviennent et se sacrifient, que de désillusions... Les jeunes le savent et ne se risquent pas à revenir dans de telles conditions. D’où le niveau général d’encadrement somme toute assez médiocre que l’on observe dans cette ile. Le seul diplôme exigé à peu près partout est celui de la franc maçonnerie ! Des générations ont été sacrifiées et nous le payons fort cher tant le niveau d’incompetences est généralisé avec la bénédiction des politiques et leur complicité. Ils embauchent de toutes façons des clones de leur niveau, hors de question de leur faire de l’ombre. Vous verriez la présidente du CMT recruter comme DG un ou une jeune martiniquais diplômé d’HEC ou de l’Essec assorti d’un Exécutive MBA en tourisme, trilingue voire polyglotte (au moins 5 langues) ? Non elle préfère surtout flamboyer et qu’on ne lui fasse aucune ombre ! Tant pis pour la recherche de l’Excellence dans le tourisme. C’est juste une façade parce que par derrière on ne cherche absolument pas à se donner les moyens humains de la politique affichée. Tant que c’est avec la bénédiction du President tout va bien !

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  • J ai etè absente au pays pendant un certain temps ;mais il me semble qu il y avait des hommesde droite aux affaires comme Marianne ;FOUSSE.Emile Maurice ;un fils Marianne etc ne serait_ce pas la machine ppm detenant la ville de fort de france pendant tant d annee qui aurait fabriquer un electorat anti droite ;je pose juste la question je ne pretends pas affirmer quoi que ce soi ;ce que je sais ces que j ai laisser la martinique a droite et que je l ai retrouver a gauche ;etes vous bien sure que ces a cause comme vous dites de nullilisme de la droite ou de la particularitè que le ppm a pour rassembler. ??

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    • Votre observation fait sens, mais ce que je voulais mettre en évidence c’est le caractère peu porteur d’ambition qui consiste à dire que ce ne sont pas les candidats qui seraient mauvais mais les électeurs. Ce qui revient en fait à justifier l’adage que l’on a les élus qu’on mérite, ou plus prosaïquement "zafè tchou pep la ki couyon", j’y vois là une insulte pour l’électorat et une économie d’autocritique qui n’est pas de nature à élargir le champ du possible en terme d’offres politiques. Ce genre de mentalité ne peut que conduire à rassembler autour du PPM ou du MIM (par le rachat des consciences déguisé en rassemblement d’opinion favorisé par le mode de scrutin par listes) parce que ces partis eux ont une véritable ambition, des convictions politiques, et une stratégie, même si les électeurs ne partagent pas leurs idéologie. C’est en ce sens que je dis qu’en face ils sont nullissimes parce qu’ils ne savent pas se rassembler et mettre en place une véritable stratégie, tous à courir dans tous les sens pour grapiller ou jalouser un petit mandat. Trop divisés, ils n’ont pas su faire le poids, la stratégie "sé pep la ki pa bon" n’est pas très pertinente, car c’est l’offre qui crée la demande. Par exemple aujourd’hui vous achetez bien des produits qui n’existaient pas il y a 20 ans, donc si ces produits n’avaient pas été imaginés, s’ils n’avaient pas été créés, n’avaient pas été fabriqués, si on ne vous les avaient pas proposé, comment auriez vous fait pour les acheter ?

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  • Ces vrais que j ai omis d ajouter le mim en tant que machine ;j ai envi de dire infernale ;cela revient a dire que les hommes politique de droite en martinique ne savent pas faire la politique ;ils sont trop timorès ;trop scrupuleux ;surtout quand on a en face de soi des Marie-Jeanne ;des Cesaire tres Aimè ;nos politiciens de droite ont manquer de claivoyance ;je vous l accorde.

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  • Salut, amis de PP.

    Il me semble que l’essentiel a été dit à travers les différentes interventions. Il y a d’abord les aspects que je n’avais pas soulignés dans mon texte. Je n’ai pas volontairement laissé des « trous », cependant ceux-ci sont des espaces utilisés par les internautes pour apporter leurs utiles contributions. Souvent celles-ci complètent mon papier plus qu’ils ne le critiquent.

    Le problème de l’antillanisation des cadres est complexe, il est plus facile à dire qu’à faire ”, nous dit un lecteur. De “très lourds dysfonctionnements des administrations locales, sans commune mesure avec ce qui s’observe en Métropole ”. On est à peu près tous d’accord sur ces généralités ».

    Des martiniquais diplômés, compétents et parfaitement qualifiés pour occuper les postes de direction de l’administration d’Etat ou des collectivités territoriale, ce n’est pas ce qui manque ”, dit un ami internaute. Cette affirmation pourrait être confirmée, semble-t-il, par un document qui existe depuis bientôt un an, qui “relève tous les antillais qui ont réussi dans tous les grands concours”. Il y aurait donc, contrairement à mon propos, un vivier de qualité de cadres supérieurs de l’administration d’origine martiniquaise. Très bien. PP pourrait peut-être se procurer cette liste qui ne devrait pas être confidentielle.

    Deux inconvénients reviennent : la non-adaptation des sur-diplômés aux postes qui leur sont offerts ainsi que les réticences de ceux qui ont les diplômes adéquats et qui travaille en métropole de revenir en Martinique. Tous les motifs évoqués expliquant pourquoi cela se passe mal“ me paraissent justes : manque d’épanouissement pour les uns, “on est en Martinique ici, on n’est pas en France ”, pour d’autres, la volonté de maintenir un système qui s’auto-alimente et élimine tout sang neuf, toute approche nouvelle “pour d’autres encore.

    Je suis personnellement visé à deux titres, sur ce que j’appelle le devoir de réalisme et sur la mise en parallèle de mes idées politiques supposées et de la ligne conductrice de mes papiers.

    En réalité le sentiment d’auto-flagellation que peut inspirer toute critique globale de la société martiniquaise devrait s’appeler le devoir de réalisme. Cette exigence s’avère indispensable pour combattre ce devoir de louange qui est entretenu quasiment dans tous les milieux et sous toutes les formes, et qui s’apparente souvent à un devoir de suffisance fort peu apprécié au dehors de la Martinique.

    Notre société va au mur, chacun le dit dans les conversations privées : qu’il soit mimiste, PPM, socialiste, de droite ; tous, chez les chefs d’entreprises, les agriculteurs, dans le tourisme, admettent que nous sommes mauvais dans à peu près tous les secteurs de l’activité, sauf peut-être dans la culture. Mais dans la presse ou les hémicycles quand le peuple regarde, nous sommes les meilleurs, nous ne pouvons que réussir… Je n’ai jamais autant vu qu’à la Martinique vanter l’intelligence et les mérites des Martiniquais, surtout des électeurs. A quoi conc pourraient bien servir des redondances signées Ylm ?

    Reste que sur ce site, en fait de réalisme je ne remporte pas la palme. Je lis, en plus de ce que j’ai rapporté plus haut : la Martinique majoritaire a horreur de la compétence, …clientélismes cannibales dont les générations futures paieront le prix… le niveau général d’encadrement somme toute assez médiocre … le seul diplôme exigé à peu près partout est celui de la franc maçonnerie“ !. Sinon, j’accepte le reproche d’être peu enclin à la louange béate, mais à considérer les faits et les hommes, à travers leurs actes. Car j’estime qu’il n’y a pas de besoin dans le domaine de l’éloge des nôtres, l’exercice étant surabondamment accomplie par la quasi-totalité de ceux qui écrivent et s’expriment dans ce pays.

    Bref, ce n’est pas en Martinique qu’on ferait la réplique de la phrase de de Gaulle : les Français sont des“ veaux”. Je le dis, les Martiniquais sont devenus des alimentaires. Et même si, Moïse, les politiciens en sont responsables, c’est un fait incontestable, l’électeur pose toujours la question à son candidat : qu’est-ce que tu peux faire pour moi ? .

    Cela m’amène au second point qui sert de prétexte pour juger mes écrits (et que j’abrégerai). Je n’ai pas cessé de dire et d’écrire que la notion de droite, à la Martinique, ne correspond à rien si l’on excepte le problème statutaire. Or, dans le combat statutaire, de nombreux socialistes sont plus à droite que FMP, l’UMP ou le PRM. A cet égard, Moïse, sans vouloir écorner votre posture, on ne voit vraiment pas qui serait plus à droite que vous en matière institutionnelle, alors votre vaste culture et votre immense talent semblent consacrés tout entiers à ce sujet. Par ailleurs lorsqu’on lit votre opinion sur vos amis socialistes de Martinique, de France ou de Grèce, ou même des autres partis de gauche martiniquais on a le sentiment que votre vernis de gauche est bien mince.

    Le "je suis de gauche, je suis de gauche", répété mille fois en sautant comme un cabri ne suffit pas, très cher Ami.

    Le sujet de la droite et de ses aléas pourra faire, si PP le souhaite, l’objet d’un article à part.

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    • Je pourrais répondre longuement à certaines de vos observations YLM, mais n’y répondez pas vous même dans cette intervention ? Le plus souvent vous évoquez les réponses, un peu comme si vous cherchiez à les susciter, en forçant le trait de ci de là, sur ce qui pourrait paraître une provocation pour le profane, mais pas pour quelqu’un qui se soit penché un tant soit peu sur les techniques de communication interpersonnelles. C’est remarquable ce que vous faites là ! Verbalement c’est déjà difficile, mais épistolairement...chapeau bas. Vous imaginez bien que je vais mûrir un peu mon jugement avant de vous répondre comme il se doit cher ami. Cela d’autant plus que votre texte est solidement lié par la synthèse de plusieurs de mes interventions, plus d’autres réactions et opinions exprimées par d’autres intervenants, vous n’avez rien laissé au hasard, ce qui vous permet une certaine assurance dans votre jugement final, un peu trop peut-être, mais j’apprécie tout cela à sa juste valeur, à bientôt donc.

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    • "Je le dis, les Martiniquais sont devenus des alimentaires. Et même si, Moïse, les politiciens en sont responsables, c’est un fait incontestable, l’électeur pose toujours la question à son candidat : qu’est-ce que tu peux faire pour moi ? "
      S’il est exact que l’électeur s’interroge sur l’intérêt qu’il a à voter pour tel ou tel candidat,je suis convaincu que ce dernier place au premier plan de ses préoccupations ,son propre intérêt.Il n’y a qu’à voir la liste de ceux qui veulent devenir sénateurs pour s’en persuader.Peu importe qu’on n’ait pas la capacité d’occuper le poste,l’important c’est de l’occuper et A VIE.Alors qu’on est député ,on tente de devenir sénateur parce que le succès à la députation est incertain. On s’accroche à un mandat de représentant d’un territoire qui veut rester dans le 73 alors qu’on incitait sa population à voter pour le 74 et ça ne gène personne.Et la morale dans tout cela ? Si le politique ne fait pas preuve de rectitude,il incite la population à avoir un comportement que pourrait réprouver la morale.Dans votre réponse vous éviter soigneusement de mettre à l’index ceux à qui vous servez de mentor.Et cela se comprend.

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  • Sugestion à Monsieur YLM : Pourquoi aller chercher en France une liste de martiniquais compétents pour savoir pourquoi ils ne veulent pas venir travailler chez eux ? Pourquoi ne pas interroger ceux qui sont venus et qui sont repartis à la première occasion pour les raisons invoquées dans plusieurs interventions ? Ils ne doivent pas être si difficile que cela à retrouver...

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  • Cadres : Les élus se donnent-ils les moyens de leurs ambitions, l’essentiel a été dit à travers les différentes interventions, sauf que la nature réelle des ambitions des élus n’a jamais été abordée.

    La plupart des contributions jugées utiles par vous YLM, se rapportent aux disfonctionnements caractérisés de l’encadrement au sein de nos institutions, se limitant strictement à dénoncer une pratique apocalyptique de la gestion des ressources humaines, dans les domaines du recrutement , de la motivation, de la valorisation des compétences, de la communication, et de la gestion des carrières. Au passage on note que la formation continue n’est guère évoquée dans les commentaires et pourtant une bonne partie des problèmes sus-évoqués pourrait être résolus par ce moyen.

    Encore faudrait il une volonté politique pour mettre en œuvre ces moyens, et c’est là qu’intervient le rôle des élus. Depuis des décennies nos élus identitaristes locaux nous rabâchent un discours autour d’un statut qui ne serait pas adapté, et on s’aperçoit subitement que des disfonctionnements notoires dont ils se sont fait parfois les complices, ne leur crevaient pas les yeux. Il y a lieu de s’interroger sur la pertinence à leur accorder d’avantage de responsabilités devant ce constat qu’ils ne sont même pas capables d’assumer celles présentes.

    Mais voila, est ce que le bon fonctionnement de nos institutions faisait partie des ambitions de ces élus ? Leur intérêt n’aurait il pas été justement de maintenir les choses dans certain flou artistique laxiste, dans un climat de malaise, d’insatisfaction générale, pour promouvoir une idéologie séparatiste autonomiste et indépendantiste.

    Le "Ici on n’est pas en France", réponse aux vertus thaumaturgiques pour certains incompétents pour masquer leur incompétentence, que j’évoquais plus haut, ne participe t il pas à cette ambiance, cette tonalité de laissez allez, laissez faire, un petit coté débonnaire et tropical, le "sé nou minm", "pa ni pwoblem" ?

    N’est pas ce même "Ici on n’est pas en France" qui résonne dans les slogans des identitaristes autonomistes et indépendantistes. N’est ce pas cela leur ambition première ?

    On est loin là de l’idéal de Platon, la recherche d’un ordre social conforme aux principes de la morale, même si le principe de l’exemple et pas forcément le bon venant de l’élu est conservé, la morale elle, a totalement disparu.
    Désormais l’objectif principal de nos élus et leur principale ambition c’est de se maintenir au pouvoir par tous les moyens, la fin justifie les moyens, le réalisme politique de Machiavel, pour lequel les valeurs morales sont des faiblesses. Seule compte la victoire.

    Alors mon cher YLM, nous en revenons donc toujours au même débat de l’œuf ou de la poule. En sociologie, on définit une "mentalité" comme l’ensemble des habitudes intellectuelles, des croyances, des comportements caractéristiques d’un groupe. Serait ce la mentalité martiniquaise qui forgerait ses élus, ou l’inverse ?

    Ce qui nous renvoie à cet autre point de divergence entre nos opinions concernant la pauvreté de l’offre politique en Martinique. Mais apparemment, votre jugement à mon sujet est déjà tout fait à vous lire, et vous le limitez à cette notion de clivage et de latéralisation droite gauche par laquelle à tort vous me croyez affecté, sous prétexte que ça et là j’aurais taquiné certains de mes amis internautes.

    L’allusion au capridé étant d’ailleurs autant fausse qu’indélicatement excessive, mais bon chacun se défend avec les moyens dont il dispose, pourtant je ne me rappelle pas d’avoir fait ici état d’un quelconque engouement pour les socialistes, ou pour la gauche en général tant locale que nationale, comme vous le faites paradoxalement remarquer. Mystère donc sur les véritables motivations de cette allusion déplacée !

    Un internaute rapportait dans un commentaire sur PP, qu’Aimé Césaire disait que tous les césairistes n’étaient pas au PPM, de même que tous les partisans du PPM n’étaient pas des césairistes. Ce n’est pas à vous que j’apprendrai YLM, qu’après sa démission du parti communiste, Césaire est resté pendant plus de vingt ans dans les non-inscrits à l’Assemblée Nationale.

    J’ai le sentiment , que si le Césaire de l’époque était de ce monde aujourd’hui il ne serait ni au néo PPM, ni au Parti Socialiste. Peut-être suis-je devenu à mon insu un césairiste socialiste utopique, comme Max Dufrénot se dit indépendantiste. A moins tout simplement que je ne sois en train de glisser vers ce tout-monde que semblait tant redouter Fanon. Comme beaucoup d’autres !

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    • Moïse, vos développements auraient pu être intéressants s’ils intégraient la perspective historique, celle de la durée. Mais comme ils ne reposent que sur des intuitions inspirées par l’immédiat, par l’émotion, ils n’ont aucune valeur analytique.

      Ainsi, penser que le problème n° 1 de la politique en Martinique est l’identitarisme, est une absurdité.

      L’identitarisme politique en Martinique est un phénomène tardif qui ne commence à poindre qu’en 1958, quand Aimé Césaire fonde le PPM, voire qu’en 1967, quand Césaire lance le mot d’ordre d’autonomie. Mais cette aspiration ne cesse d’être minoritaire qu’en 1983, quand Césaire devient président du conseil régional. Et encore, il faudra attendre 1992 pour qu’un autre identitariste, Claude Lise, prenne véritablement le contrôle de l’assemblée départementale.

      Jusque là, ce sont les assimilationnistes qui sont au pouvoir. Qu’ils soient de gauche : socialistes, communistes ou SFIO (Lagrosillière, Gratiant, Symphor, Robinel…) ; ou qu’ils soient de droite : DVD ou gaullistes (Jean-Joseph, Duval, Maurice…).

      Alors à qui ferez-vous croire que la gestion passée des assimilationnistes était plus performante que celle actuelle des identitaristes ? Autrement dit, que celle d’un Duval ou d’un Maurice était plus conséquente que celle d’un Lise ou d’un Marie-Jeanne ? En d’autres termes, à qui ferez-vous croire que "c’était mieux avant" ?

      Si vous analysez ces mandatures respectives, vous trouverez autant d’erreur, d’approximation, de réussite, de pertinence mais surtout d’impuissance de part et d’autre. Donc le critère identairisme versus assimilationnisme n’est pas un critère discriminant, en tout cas, pas en matière de gestion de la chose politique martiniquaise. Car par-delà les différences idéologiques locales, ce qui caractérise le personnel politique martiniquais, c’est son incapacité à influer sur le réel. Ou plus précisémment, sa très faible capacité à le faire. Dans un Etat centralisé comme l’Etat français, la politique (la vraie, pas l’illusion polique) est réservée au gouvernement.

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      • Il existe tellement de fausses interprétations, de jugements à l’emporte-pièce, de raccourcis, d’approximations, de procès d’intentions dans votre commentaire qu’il est impossible de ne pas conclure à de la mauvaise foi délibérée. Bref la volonté de débattre parait donc un objectif secondaire. C’est dommage, car il y a des arguments qu’il serait bon de relever et d’approfondir, qui nous amenerait directement aux motifs d’un certain moratoire par exemple, ou les différences entre poésie engagée et réalité de gestion, mais je vais laisser à d’autres le soin de vous répondre, et de développer, je passe le flambeau !

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      • Il faudrait comparer ce qui est comparable. S’agissant des performances des uns et des autres, il y a 3 temps dans votre analyse. Jusqu’à 1958 (SFIO, etc ...) on était au lendemain de la guerre aux balbutiements de la départementalisation, les moyens étaient faibles. Les insuffisances ont généré les mouvements autonomistes et indépendantistes.

        De 1958 à 1981 s’est développée la départementalisation sociale, mais la centralisation était totale et c’est le Préfet qui détenait le vrai pouvoir. Troisième temps, la gauche est arrivée au pouvoir avec la décentralisation, c’est-à-dire avec un réel pouvoir. Avec plus de crédits et d’initiatives possibles, les échecs ont donc été mécaniquement plus importants. Mais pas seulement mécaniquement, car l’inspiration venait de Fort-de-France ou Rivière-Pilote.

        On se souvient de l’aberration de la piscine du Carbet construit en 1961 ou 1962, loin de Fort-de-France, loin des Lycées et peu accessible par une route alors impossible. Le président du conseil général était carbétien.

        Les échecs de la décentralisation sont multiples : La SEMAIR, Air Martinique, les appontements qui ne servent à rien dont le plus célèbre, celui du Diamant. Mais la palme revient à la "pyramide" de Grand Rivière, un port inutilisable par les 4 - 5 pêcheurs de la commune car toujours ensablée. Elle a coûté au contribuable sans doute l’équivalent de tout ce qui est construit dans la bourgade de Grand-Rivière, y compris l’église ou le stade. Elle a certainement contribué pour une grade part au trou du budget du département.

        Cette période de pré-autonomie gérée par des autonomistes et des indépendantistes n’autorise aucun optimisme. Des échecs qui, en Martinique, passent comme une lettre à la poste.

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        • Je compare ce qui est comparable. L’accroissement des pouvoirs locaux apporté par la décentralisation est un accroissement en trompe-l’œil, qui s’il confère quelques compétences supplémentaires en matière de gestion du quotidien (routes, constructions scolaires, etc.) ne permet aucunement d’agir sur les structures. La décentralisation n’est qu’un aménagement de l’impuissance politique martiniquaise, pas d’une remise en cause de cette impuissance.

          Il y a donc continuité au niveau de l’incapacité politique locale à impulser du développement. C’était déjà le cas dans les années 1960, quand les élus martiniquais n’ont trouvé aucune parade à la fin de l’économie de plantation et à l’exil d’un tiers de leurs administrés. C’est le cas encore aujourd’hui, cinquante ans plus tard, où aucun développement interne n’a encore été trouvé. Et c’est le cas en Martinique comme dans les autres Dom, qui ont bénéficié aussi de la décentralisation. Ailleurs, c’est même pire. Si vous comparez les chiffres essentiels (balance commerciale, importance des transferts, chômage, productivité, etc.) fournis par l’Insée ou l’iedom concernant la Réunion, la Guyane, la Guadeloupe, vous serez édifié quant à l’impuissance des responsables locaux à changer le réel. Pire, la tendance, là comme ailleurs, est à l’aggravation.

          Donc si c’est pareil partout, quelle que soit l’époque, quelles que soient les modifications institutionnelles intervenues, quels que soient les hommes et quelles que soient leurs orientations politiques, c’est que le problème ne saurait se trouver dans l’incompétence intrinsèque de ceux qui sont « aux commandes ». Le problème est dans le modèle économique qui sévit dans les DOM et qui repose non pas sur un développement endogène mais sur des flux financiers en provenance de France. Tant que ce modèle sévira (et les Martiniquais comme ceux des autres Dom souhaitent qu’il sévisse le plus longtemps possible), rien ne changera.

          Rien ne changera dans ce cadre car l’impuissance économique nourrit toutes les dérives et toutes les autres impuissances. Qu’importe si l’on construit une piscine olympique ou un port qui ne seront fréquentés par personne ou presque puisque ce ne seront pas nous qui les auront payés. Qu’importe si le chômage ne cesse de s’élever puisqu’on garantit tout de même aux concernés de quoi survivre. Qu’importe si nos élus ne s’entourent que d’administratifs incapables. Si le « pouvoir » est lui-même incapable, à quoi bon s’associer des capables ? Qu’importe si c’est Lise, Marie-Jeanne, Manin ou Letchiny que nous plaçons au « pouvoir ». Ce pourrait être tout aussi bien Ti-Chal, Ti-Milo, Ti-Edga ou Ti-Mako, ils ne feraient ni mieux ni pire. Car ils ne géreront de toute façon que l’écume des choses. Et puis, comment obtenir plus de pouvoir (et non pas davantage d’illusion de pouvoir comme c’est le cas pour ce qui est annoncé) quand on sait que partout et en tous temps, c’est celui qui paye qui décide ? Et finalement, se disent certains, à quoi bon ? Bagay-la pa bon konsa alô ? !

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        • Vous avez raison.

          Cette ile est foutue car dirigée depuis des décennies par des gens obtus élevés dans le moule marxiste communiste socialiste et dont se nourrissent encore tous les politiciens Martiniquais. Politiciens gauchos pour l’étiquette, sauf pour leurs poche, patrimoine personnel, salaire, émoluments, avantages en nature, retraite etc..
          Ces gens sont des doucineurs coquineurs, car faire semblant de défendre le peuple en prônant les idées de gauche tout en accumulant de scandaleuses richesses personnelles, c’est immoral. Mais ils s’en foutent , utilisant la politique comme levier, business, pour s’enrichir et se prendre pour des gens importants. Tous autonomistes et/ou indépendantistes crachant sur la France coloniale mère de tous les défauts, mais dont ils se nourrissent goulument en recherchant ses titres de député ou sénateur (salaire et retraite). Hypocrites !

          Il y a longtemps pourtant que d’anciens marxistes communistes socialistes ont compris l’escroquerie gauchiste : le livre "Le Dieu des ténèbres" (dénonciation du Stanilisme dés 1949 par d’anciens communistes, Fischer, Gide,Koestler, Silone,Spender, Wright). Même un fan comme Y.Montand avait machine arrière après avoir compris l’absurdité socialiste.

          Depuis...le mur de Berlin est aussi tombé, la Chine pratique même le capitalisme sauvage et sera la 1ère puissance économique du monde dans 5 ans selon les experts en économie.
          Mais rien y fait, ici en Martinique, une main sur le coeur (et l’autre serrant fortement la carte de crédit Gold, caché dans la poche) les politiciens sont à gauche toute..allant jusqu’à soutenir et flatter le dictateur Castro, qui a ruiné Cuba et en a fait un enfer tropical.

          Pourtant certaines iles de la Caraïbe réussissent plus ou moins à tirer leur épingle du jeu car toutes ont en commun..le rejet des idées gauchisantes.
          Ici, non, malgré tous les avantages financiers liés à l’appartenance de l’ensemble Français et Européen, l’économie de l’ile plonge, les touristes foutent le camp, les entreprises ferment, le chomage augmente.
          Car nos politiciens ET leurs complices syndicats sont gauchistes..et pronent l’absurdité au lieu de prendre des mesures radicales pour enfin remonter la pente.

          Et on met en avant pompeusement des projets débiles et couteux, Malecon (qui est le nom de l’avenue de 8 km de la Havane, créée en 1901 par les Américains), future Savane dédiée culturellement à l’anticolonialisme (qu’est qu’en ont à foutre les touristes qui ne viennent même plus), musée ceci cela, future Maison des Amériques ..jusqu’au soutien à cette hideuse tour Pointe Simon censée devenir un centre de grand business avec des bureaux dont les loyers sont ceux de la Défense (presque !) jouxtant des appartements de grand luxe (500.000 à 1,4 millions d’Euros : à ce prix j’achète à Miami, Monte Carlo, Rio). Mais quelles sociétés vont s’installer là ? On est à Paris, N.Y, Shangaï ? En plus, une tour de verre entièrement fermée, 100% climatisée (manman les charges et la facture EDF avec un pétrole de plus en plus cher !), aberration écologique sous notre climat tropical (où sont nos enragés écolos du sud ?). Et tour douteuse de par la main d’oeuvre étrangère à 99% qui la construit (pourquoi il n’y a pas d’ouvriers Martiniquais ? ) et au financement, hum .. Silence radio des politiciens gauchos et leurs complices syndicats . Bizarre, chut, chut...

          Pendant ce temps là , les hôtels sont en ruine, les boites ferment, nos diplômés se cassent pour bosser ailleurs, il manque cruellement de logements sociaux, de maisons de retraites, la jeunesse s’égorge, la rocade n’est pas terminée, ni l’église du François, ni la Savane en éternel chantier, la route Gaston Defferre derrière le Conseil Régional est rempli de trous, ni, ni, ni , mais les cocktails politiques vont bon train, les billets 1ère classe sont distribués comme des cacahuètes, on roule en limousines climatisées, on découvre des postes de salariés de collectivité à salaire et avantage en nature scandaleux..et on donne des jeux au peuple (tour des yoles, couteux feux d’artifices) à défaut de pain ; oui, un peu, car le peuple reçoit toujours un peu d’argent grâce aux minimaux sociaux Français (ce putain et honteux assistanat colonial dénoncé par nos ..politiciens..qui eux s’assistent du même fric pourtant).

          Et le pire est à venir avec le futur gouvernement collectivité unique pré indépendance. Mais il parait, pas fous, que tous ces politiciens qui nous dirigent ont déjà beaucoup investi dans l’immobilier en France. Et puis quoiqu’il advienne ils auront toujours leurs succulentes retraites coloniales.

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  • CET ASSEZ CURIEUX DE VOIR COMMENT AU TRAVERS DE SES COMMENTAIRES SE PROFILE UNE INSATISFACTION QUASI GENERALE.ET ON SERAIT TENTE DE DIRE TIENS SI IL Y A UNE CONSULTATION DEMAIN TOUT CES POLITICIENS EN PLACE VONT VOLER EN ECLAT ;HELAS HELAS PAS DU TOUT ON PRENDRAIT LES MEMES.JE PERSISTE A DIRE QUE DANS CE PAYS LES ANNEES DE CERTAINS GROUPES AU POUVOIR ONT FORGER UN ELECTORAT SCOTCHER A LEURS BASQUES QUI FAIS LE CONSTAT D ECHEC MAIS QUI N EST PAS FICHU DE PRENDRE LA DECISION QUI S IMPOSE ;JUSQU AU JOUR OU LES JEUX SERONT FAIS ;ET NOUS N AURONS PLUS QUE NOS YEUX POUR PLEURER.

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  • N’est pas Fanon ou Césaire qui veut. 26 juillet 06:47, par Moïse

    Critiquer les siens ou en faire un éloge excessif sont des sports mondiaux si populaires, que se serait faire preuve de grande suffisance et d’un manque de réalisme certain que d’imaginer que notre petite Martinique en détiendrait le monopole.

    Mais force est de constater que dans notre petite île foisonnent des moralistes de toutes obédiences qui pensent ainsi justifier à bon compte ce faisant, le qualificatif si prisé d’intellectuels. Mais nos apprentis moralistes locaux de tous poils semblent faire l’économie de la distinction entre ce qui est et ce qui doit être, et il est rare que leurs analyses débouchent sur autre chose que des anathèmes, quand il ne s’agit pas carrément d’insultes à peine déguisés.

    N’est pas Fanon ou Césaire qui veut. Certes nous avons au niveau national de forts mauvais exemples tels que Bernard Henry-Lévy et autres Finkielkraut, mais pourquoi donc se livrer à l’aune de ceux ci à une telle surenchère, ils ont sans doute des raisons qui ne sont pas les nôtres.

    Aux moins à tous ceux ci on ne peut faire le reproche de ne pas avoir un objectif, une ligne de conduite, une ambition et on peut espérer qu’ils se sont instruits au minimum des enseignements philosophiques tels que Kant par exemple sur la critique de la raison pure ou de la faculté de juger.

    Mais chacun est grand à son échelle, et ne dit on pas que toute critique est bonne à entendre, ce qui n’exonère en rien de s’interroger sur l’intérêt de celle ci, ni moins que sur l’objectif recherché, en bref sur son utilité.

    L’autre fantaisie de l’esprit de nos "moraleux" locaux outre l’auto flagellation comme seule proposition, c’est l’impasse faite sur la notion même de l’éthique, et pour cause car si dans la morale il est surtout question d’idéal donc d’utopie, l’éthique elle est une notion qui suppose le matérialisme pratique.

    Et passer du délire kantien à la rigueur de la démonstration par le raisonnement de Spinoza pour nos intellectuels locaux et accessoirement journaleux historiens c’est une toute autre affaire. Mais n’est pas Fanon ou Césaire qui veut !

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