"Le financement des Entreprises est un sujet majeur dont on sous-estime l’importance dans les discussions et les débats sur le développement de la Martinique.
Ce dossier, qui semble avant tout relever de la sphère technique et de mécanismes qui dépassent la plupart d’entre nous, est en fait un défi politique majeur dont il convient de se saisir.
L’actualité Internationale et Nationale viennent éclairer la réalité à laquelle nous sommes confrontés depuis plusieurs décennies.
Je n’ai eu cesse de la dénoncer avec quelquefois un sentiment de lassitude, tant l’indifférence ou la résignation semblent souvent l’emporter.
J’ai, à maintes reprises, été tenté de réveiller les consciences et de fédérer les énergies afin, au moins, de poser le problème. Mais lever le coin du tapis donne vite l’envie de ne plus y toucher, tant la poussière qui continue de s’y accumuler semble condamnée à y demeurer.
D’abord, toute initiative de ce type est suspecte :
Ne seriez-vous pas en train de prêcher pour votre paroisse ?
Les difficultés ou les besoins que vous exprimez ne sont-ils pas seuls à l’origine de votre analyse ?
Ne vous attaquez-vous pas à un domaine « sacré », sur lequel il ne serait pas possible d’avoir prise ?
Inadaptation des mécanismes
Et puis, tout est fait pour vous convaincre que les choses sont parfaites et que dans le fond, les vertus du système résident justement dans le fait que l’on n’y peut rien changer.
Et pourtant, à la faveur de mes discussions avec d’autres entrepreneurs, je m’aperçois qu’ils ont tous, d’une manière ou d’une autre, la perception d’une inadaptation des mécanismes existants au besoin de développement de nos régions d’Outre Mer.
Le principal mérite des lois de « défiscalisation » aura précisément été d’injecter des liquidités dans nos économies et de pallier les insuffisances et les faiblesses des dispositifs de financement.
J’ai été scandalisé à la lecture des chiffres concernant l’année 2009 pour la Martinique.
Ces données sur la marche de notre économie illustrent, en période de crise, ce que je ne cesse de dénoncer : les grandes banques présentes en Martinique ne croient pas en l’avenir de nos économies.
La vision que les Directions parisiennes ont de l’Outre Mer est très négative et le pari sur l’avenir que constitue l’investissement est perçu comme hasardeux.
Ainsi, alors que la Martinique traversait une crise sans précédent qui a abouti à la première récession depuis la Départementalisation, les banques ont diminué de 2% le crédit global aux entreprises, la seule part des crédits d’exploitation chutant, elle, de 12% !
Dans le même temps, et contrairement aux autres secteurs de l’économie, les banques ont réalisé des bénéfices comme elles en ont rarement connus !
Comment peut-on justifier qu’au moment où le Gouvernement met en place le Plan Corail, les Collectivités locales décident d’un plan de relance -afin de dynamiser une économie ébranlée par un long conflit social- que les banques procèdent à une réduction de leurs concours aux entreprises ?
C’est au moment précis où, pour sortir d’une crise, il conviendrait d’accompagner le fragile tissu économique local, que ceux-là mêmes, qui viennent de recevoir le concours de l’Etat pour faire face à leurs investissements spéculatifs, décident de ne plus répondre aux besoins de leurs clients.
Les arguments ne manqueront pas pour vous expliquer les raisons de ces décisions :
La Convention de Bâle ;
Les réserves obligatoires ;
Les ratios prudentiels ;
Le risque de rechute ;
Les difficultés des Collectivités ;
L’absence de perspectives ;
Que sais-je encore ?
Economie de recyclage
Si je pose le problème en termes simples, ce n’est pas par souci du raccourci. Pas plus que je ne considère les solutions comme simples ou acquises. Mais, je prétends que si nous nous laissons enfermer dans un jargon de technocrate, nous passerons à côté de la vraie question : Croyons-nous à l’Avenir Economique de la Martinique ? Je n’accepte pas de voir réduit notre devenir à l’économie de recyclage des fonds publics provenant de l’Etat et de l’Europe.
Nous devons nous-mêmes afficher notre confiance dans notre avenir et prendre notre destinée en main. Pour cela, nous devons exprimer nos attentes et mettre en place les outils de notre développement.
Nous nous laissons complexer par les échecs passés, en oubliant trop vite les réussites. On nous jette à la figure, pêle-mêle, le fiasco du Crédit Martiniquais, de la Caisse Régionale du Crédit Agricole, de la Soderag…
On oublie de parler de la Sodema ou du Crédit Mutuel, qui, sur des initiatives locales, ont su répondre à la double exigence de la proximité et de la pertinence des réponses.
Pourquoi n’avons-nous plus de banque de développement ?
Pourquoi OSEO intervient-elle au travers de l’AFD, au lieu de le faire directement comme sur l’ensemble du territoire national ?
Pourquoi le montant des interventions d’OSEO, sur l’ensemble de l’Outre Mer, est-il inférieur à celui de la seule Corse ?
Pourquoi les interventions d’OSEO sont-elles subordonnées à l’initiative d’une banque, et pas l’inverse ?
Pourquoi les dispositifs prévus par OSEO pour répondre à des besoins précis sont-ils opérationnels dans l’Hexagone et pas ici ?
Pourquoi les banques refusent-elles de financer le secteur touristique, alors que celui-ci a été défini comme prioritaire ? Et surtout, quels dispositifs imaginer pour les inciter à défaut de les contraindre de le faire ?
Pourquoi tout ce qui semble nouveau et relever d’une vision hors des sentiers battus ne suscite aucun intérêt de leur part ?
Pourquoi les banques locales et même la Caisse des Dépôts ne sont-elles pas intervenues dans le financement du projet de la Pointe Simon ; reconnu aujourd’hui comme ayant joué un rôle déterminant dans l’activité économique de la Martinique ?
Pourquoi les compagnies d’assurance refusent-elles de placer une partie des primes collectées dans notre Département, dans des investissements immobiliers, comme l’avaient fait autrefois les Mutuelles du Mans ou GAN (dans les années 50) ?
Gestion sans perspective
Tout doit reposer sur la confiance, mais aussi sur des niveaux de décisions correspondant à nos réalités. Les centres de décisions sont trop éloignés de notre contexte et leur regard sur l’Outre Mer trop caricatural, pour espérer d’eux autre chose que la gestion sans ambition et sans perspective du technocrate froid et distant.
Il faut croire au développement de la Martinique pour développer la Martinique.
L’expérience a montré qu’il a été moins risqué de prêter aux Entrepreneurs Martiniquais qu’à la Grèce. Mais les enjeux ne sont pas les mêmes, les responsabilités plus difficiles à établir en cas d’échec, et finalement, les décisions plus valorisantes pour les auteurs dans un cas que dans l’autre.
La confiance dans l’Outre Mer et la mise en place d’outils de financement adaptés sont des préalables à la réussite.
C’est donc bien en termes politiques que la question doit être posée et les réponses trouvées ; c’est à cela que je m’emploierai."
Vous avez raison Mr MONPLAISIR mais il y a une autre question que l’on se pose aussi : pourquoi vous intervenez Maintenant à la veille de votre candidature à la législative dans le Nord ?
Vous avez disparu complètement du paysage martiniquais depuis les Municipales perdues en 2008 et hop il y a des élections législatives et vous revenez comme si de rien n’était.
Bizarre bizarre !!!
Mais aussi : pourquoi les opérations et divers services des banques de la Martinique , enseignes nationales , pourtant, sont LES PLUS CHERS de France ?
Parce qu’elles répercutent aussi leur coût de fonctionnement dans leurs tarifs, c’est à dire , entre autres , les salaires scandaleusement élevés et autres avantages "locaux" des employés des banques ..obtenus par ceux ci en calquant leurs revendications sur celles des fonctionnaires de l’état : c’est leur "convention collective locale", c’est à dire des avantages que paient les Martiniquais, comme ils paient les salaires abusifs des dockers.
Mais chut, à chacun sa petite cuisine locale égoïste pour défendre son pré carré : il y a ceux qui gagnent beaucoup d’argent, une minorité, DONT FONT PARTIE LES POLITICIENS CUMULARDS Business politic men, les fonctionnaires et autres sociétés protégées genre EDF, Sara, etc.. contre ceux qui sont dans la merde, la majorité des Martiniquais. Et les syndicats de ces corporatismes sont là pour veiller au grain : Touche pas à mes avantages !
Maintenant pour ce qui est de la confiance.
Elle est DEFINITIVEMENT partie, à jamais comme ne reviendront jamais les touristes étrangers en Martinique.
La cause ? La victoire DEFINITIVE des autonomo-indépendantistes et de leurs rouages syndicalistes et autres organisations de gauche d’obédience marxiste qui contrôlent toute la Martinique. Il suffit de voir à quoi en est réduit la simple opposition politique de droite : elle n’existe pas !
Ces gens ont réussi, en lutte depuis les années 60. Ils ont gagné leur combat pour arriver à faire disparaitre les liens d’avec la France et pour arriver à leur seul but : l’indépendance de la Martinique, alors pourtant qu’une majorité écrasante de la population n’en veut pas. Et il aura suffit d’un président de la RF complice pour que le processus soit sur les rails via un machin Collectivité unique pré gouvernement indépendance.
Plus aucun investisseur étranger, Français ou Européen ne risquera -plus -le moindre centime dans cet ex département Français qui deviendra indépendant bien plus vite qu’on ne le pense, surtout avec la crise financière internationale majeure qui ne fait que commencer . Quel abruti va investir AU RISQUE DE TOUT PERDRE ? C’est la chronique d’une faillite annoncée, comme a commencé celle de St Martin.
La confiance ne se décrète pas à coup de slogans, et surtout, elle ne s’achète pas, étant par essence issue de la perception personnelle d’une situation donnée.
Un exemple : les pays arabes , Tunisie, Maroc, Egypte n’ont plus la faveur des visiteurs, car ils ont PEUR d’y aller par crainte d’y perdre leur vie comme à Marakech dans un attentat. Comme les investisseurs ont PEUR aussi du futur de la Martinique !
La seule façon de faire revenir la confiance serait d’organiser un référendum statutaire pour la Martinique. Mais ça , personne ne le veut , surtout pas les indépendantistes PPM, MIM et tutti quanti.
Et surtout pas la France, aussi, par intérêt personnel trop contente de pouvoir nous dire ciao ciao, bon vent. C’est ce que vient de nous rappeler le ministre des Dom (ex Dom pour la Martinique), Mme Penchard : Démerdez vous maintenant, apprenez à vous prendre en main, puisque tel est votre désir , vu la disparition progressive des aides de l’état Français comme de l’Europe -vers un pré état Martiniquais en formation - pour cause de crise financière. C’est ce qu’à dit aussi dernièrement le préfet de St Martin -en FAILLITE 74 - et à qui les politiciens locaux demandaient de l’aide : Démerdez vous maintenant !
"LA VALISE OU LE CERCUEIL", comme avait dit un certain Darsière : en tout cas les valises de billets des investisseurs ne rentrent plus en Martinique, lesquels interprètent la Martinique comme un cercueil pour leur argent : trop risqué !
En France, vu la crise, on assiste à des retraits massifs d’argent des banques, comme d’ailleurs un retrait des fonds liés aux assurances vies.
J’aimerais bien connaître le montant des fonds déposés dans les banques en Martinique puis transférés vers la France ou ailleurs depuis le vote pour la Collectivité unique pré indépendance ? Chut : Tabou !
Il doit être massif, car on a la réponse : les banques locales ne prêtent plus un rond, et quand on sait que les banques prêtent- l’argent de ceux- qui ont déposé leur argent chez elles, on comprend. Donc, plus de dépôts, plus de prêts !!!
Passe passe le temps, il n’y en a plus pour très longtemps..
Je ne crois pas que l’évolution statutaire de la Martinique influence la confiance des investisseurs ...
Si la Martinique ne se dirigeait pas vers une évolution statutaire, il y aurait quand même eu les grèves de 2009 et la crise actuelle. Sinon tout le monde investirait en Guadeloupe ... mais surprise elle aussi essaie de sortir de la crise.
En tout cas il y a un sérieux manque de confiance ici ... le projet de la Pointe-Simon est pour moi par contre la preuve la plus frappante qu’il y a des actions part des gens qui ont la culture du risque (le plus souvent ce sont les anglo-saxon qui l’ont) surprise derrière les trinidadiens il y a une banque canadienne. Alors peut être il manque cette culture du risque de la part des « centres de décisions trop éloignés de notre contexte » qui ont un « regard sur l’Outre Mer trop caricatural ». Dailleurs ... les français ont beaucoup moins cette culture du risque, la propension à valoriser l’innovation d’où la question dans l’article :
« Pourquoi tout ce qui semble nouveau et relever d’une vision hors des sentiers battus ne suscite aucun intérêt de leur part ? »
Le manque de confiance aussi il est locale, au sein de la population elle même qui inconsciemment entretient cette morosité : on pourra allé dans un sens ou un autres il y aura toujours des pessimistes ... et dans toutes les classes de notre société.
Demander à un étudiant si il compte rester ici, ou même, étudier à l’étranger et revenir le plus souvent la réponse est négative (surtout pour ceux qui sont plus aptes à être diplômé)
Bon ceci dit ce n’est que mon avis .... mais quelle situation quand même !
Quel fraicheur !
C’est quand même pas bizarre si une certaine brigade financière regarde déjà au plus près le financement de cette tour , qui n’intéresse personne..à part les fous qui dirigent la région. Dubaï, Shangaï, Toronto, Rio, Moscou, Ankara, Le Cap,Buenos Aires, Saigon, mais FDF, attends..sinon à Ste Lucie, Dominique, Antigue, Haïti, Grenade des forêts de tours big big business aussi ? Ya tellement d’affaires dans le coin Caraïbe ? Des usines, du pétrole, du savoir faire , de la recherche ? Ouais, on cumule tout cela à SDF, pardon FDF Pointe Simon.
En tout cas il y a un sérieux manque de confiance ici ... le projet de la Pointe-Simon est pour moi par contre la preuve la plus frappante qu’il y a des actions part des gens qui ont la culture du risque (le plus souvent ce sont les anglo-saxon qui l’ont) surprise derrière les trinidadiens il y a une banque canadienne. Alors peut être il manque cette culture du risque de la part des « centres de décisions trop éloignés de notre contexte » qui ont un « regard sur l’Outre Mer trop caricatural ». Dailleurs ... les français ont beaucoup moins cette culture du risque, la propension à valoriser l’innovation d’où la question dans l’article :
« Pourquoi tout ce qui semble nouveau et relever d’une vision hors des sentiers battus ne suscite aucun intérêt de leur part ? »
"Manque de culture du risque", s’agissant de la Tour de la Pointe-Simon, tala té bèl... Cher Gaeth plein d’innocence et de fraîcheur, sachez que ce projet, en effet, a eu tellement de mal à inspirer la confiance, comme vous le soulignez, que même l’Union Européenne n’a pas réussi à avoir confiance, comme vous dites, et a refusé l’octroi de subventions, pour le motifs suivant : "origine douteuse des fonds". A savoir pourquoi ?
Vous pensez que seuls les anglo-saxons ont la culture du risque. Or, parmi les investisseurs de la Tour de la Pointe Simon, on compte également des financements italiens, napolitains plus exactement. De quoi inspirer la confiance qui manque tellement en Martinique, n’est-ce-pas ? A savoir pourquoi ?
Mr Monplaisir a le toupet de venir se plaindre des banques qui ne jouent pas leur rôle aux Antilles. Si la critique se tient en général, il est particulièrement mal placé pour devenir le porte-parole de cette cause. Des entreprises suivies par leurs banques, ainsi que par OSEO, il y en a, malgré la crise. Par contre, c’est vrai que leurs comptes sont transparents, et leurs projets bien construits. Contrairement à d’autres. A savoir pourquoi ?
Ceux qui veulent bien se donner la peine savent très bien comment Monplaisir "gère" ses affaires, mais comme d’habitude, en Martinique, personne ne sait ou veut savoir. Et non seulement la vakabonnajerie continue, mais en plus, ce sont nos impôts qui vont la payer, à prix d’or.
Gaeth, vous qui avez confiance en la Martinique, pourquoi ne vous lancez-vous pas ? Il y a encore plein d’appartements vides dans la Tour, allez-y ! Investissez ! Ayez confiance !
Non mais t’a rien compris qu’est ce qu’on en a à cirer de la provenance des fonds ? En plus la Pte-Simon c’est qu’un exemple !!!
Je parlais de confiance, peu importe la provenance des fonds .. De plus vous parlez de l’UE qui n’as pas été tenté par ce projet (privée d’ailleur) alors que justement je dénonce le fait que les instances franco-européennes ont une vision négative de l’ile prenez le temps de comprendre ... vous ne voyez qu’un détail (qui n’était qu’un exemple).
En plus à vous écouter vous n’avez visiblement pas confiance mais laissez ceux qui en ont, investir ... sans confiance on reste dans la crise, mais avec des gens comme vous ça promet vous maintenez ce manque de confiance.
Mais bon ça vous concerne pas vous avez peut être votre travail etc ... moi je suis un "jeune" et croyez moi si il y a un manque de confiance dans notre économie il y a parallèlement un manque de confiance, au sein des jeunes qui préfèrent partir et ne pas revenir (en plus que l’ile vieilli ..).
Cher Gaeth, êtes-vous bien sûr d’avoir tout compris ? Vous donnez plutôt l’impression soit de ne pas comprendre, soit de ne pas vouloir comprendre, soit de faire seulement semblant. Si vous n’en avez "rien à cirer de la provenance des fonds", je vous promets un avenir professionnel radieux car s’il y a bien une activité florissante sur l’île, c’est exactement celle qui permet d’accumuler des fonds d’origine... douteuse. Bon, par contre, il y a quelques petits inconvénients collatéraux, du genre de ceux que connaissent les Colombiens depuis des décennies, les Mexicains depuis quelques années, et, plus près de nous, les Jamaïcains et les Trinidadiens. "Peu importe d’où viennent les fonds" va souvent avec "peu importe d’où vient la balle" et aussi avec "Zafè tchou mèl ki pran plom". Mais bon, comme vous dites, puisqu’il faut avoir la culture du risque, à vous de voir...
Ce que je dénonce c’est le fait de parler de la provenance des fond alors que ça n’est pas le sujet. C’est chercher le petit détail pour me décrédibiliser à tout prix (tellement il y en a qui ont que ça à faire) :
Oui il y a des doutes sur la provenances des fonds je ne le dément pas ... mais ce projet montre néanmoins qu’il y en a qui prennent le risque d’investir chez nous et je crois qu’il faut s’en réjouir. Sauf si il y en a qui sont limite marxiste et à tout prix contre le monde économique martiniquais etc .. mais c’est un autre sujet
Ensuite avoir le sens du risque c’est investir tout en sachant qu’il y a des risques assez élevé qu’il n’y ait pas de retombées positives pour l’investisseur ... bref faire un coup de poker mais c’est risqué et c’est ça être audacieux.
Hé, Ho, Hoazin, qu’est-ce qui t’arrive ? doucement sur le pavé glissant ! C’est quoi ce délire apocalyptique ?
Tu es là ce dimanche, tout mouillé dans ta tite piscine, un whisky à la main, le bouden plein dombrés au groin, ta tite 4/4 à l’abri dans le garage, et tu parles comme ça ? !
Tu flippes pour rien Hoazin, pani pwoblem ! Cé la Fwans qui paie !
Ha ha ha. Tu es très très loin de mon vécu. : Pas de piscine, pas de 4X4 de parvenu, mon ti punch jamais de whisky, boudin, oui. Et, si nanti, je ferais autre chose, par intérêt, que de parler sur PP.
Il est évident qu’aujourd’hui les flux financiers se sont pratiquement stoppés, et qu’il n’y a presque plus de circulation financière.
Quel chef d’entreprise ne se dit pas chaque matin : "quel client va réussir à me payer ce matin, et donc quel règlement vais-je pouvoir faire aujourd’hui ?".
Les fluxs de trésorerie sont comme le sang dans un organisme. Lorsqu’ils ralentissent, nous risquons la crise cardiaque...
Or nous sommes tous clients fournisseurs les uns des autres et donc le risque est systémique = la chute de l’un entraîne la chute de l’autre.
Malgré les efforts louables de la Région, le risque d’une spirale infernale est enclenchée car ce qu’on fait les banques en 2009 = laisser filer les découverts pour réamorcer la pompe - n’est plus du tout à l’ordre du jour.
Il s’agit plutôt de dénoncer les lignes encore existantes.
Et comme dans le même temps les huissiers sont de retour envoyés notamment par l’Ircom et la CGSS, il ya urgence.
Sinon d’ici à la fin de l’année le Tribunal de Commerce ne pourra que constater la catastrophe des dépôts d ebilan s’accèlérant avec comme corollaire la disparition d’un grande nombre de petites et moyennes entreprises et donc des emplois qui vont avec.
Nous pensions tous, nous chefs d’entreprise, qu’un minimum de reprise serait là, permettant de payer les charges courantes et de pouvoir sur 2-3 ans, régulariser nos dettes nées depusi 2009.
Le désamorçage de la pompe du crédit de trésorerie, accéléré par l’incapacité de signer des plans d’apurement de dettes, fera que bon nombre d’entre nous ne serons plus là lors d’une future reprise.
Il y a une urgence absolue à affronter ensemble, Etat, Collectivités, banques et entreprises cette réalité.
Sinon disparaitons tous ceux qui n’ont que leur courage, leurs idées et leur volonté, et ne resterons que ceux qui avaient su, pu, accumuler des capitaux très importants depuis de nombreuses années.
Le tissu économique de la Martinique en serait gravement diminué.
Mais qui pourra porter ce message alors que nous sommes tous au combat chaque jour ?
Il en est ou le club de femmes lancé en grande pompe et qui devait révolutionner la paysage politique martiniquais ?
Elles sont où ces femmes ?
Où sont leur idées ?
Où sont leurs actions ?
Sur tous les médias locaux, M. MONPLAISIR Y. avait déclaré qu’il se retirait de facon DEFINITIVE de la politique et qu’il fairait démissionner tous les élus de son camp à St Joseph.
J’ai deux questions M. MONPLAISIR,
Pourquoi tenter un retour en politique apres avoir JURé disparaitre pou toujours de la sphere politique ?
Pensez vous que les joséphins qui se sont battus pour vous et que vous avez abandonné lachement apprécieront ce retour digne d’un coup de théatre ???
A force d’enfoncer des portes ouvertes et de flirter avec la démagogie , on peut s interroger.
Hoazin.
Les martiniquais ont voulu cette situation puisqu’ils votent depuis des décennies pour ceux qui combattent la présence française dans île.
Dans la vie on ne peu pas avoir le beurre et l’argent du beurre, nos élus veulent plus de pouvoir, plus de responsabilité alors il faudra qu’ils assument les inconvénients.
La plupart des indépendantistes ou autonomistes sont fonctionnaires à 40%, ils seront les plus grands perdants dans cette histoire.
Il est exact que Paris cherche à se délester depuis au moins 10 ans de la Martinique et de la Guadeloupe, trop revendicatif, trop de desideratas infantiles, trop de problèmes existentiels, trop perturber psychologiquement.
IL A BESOIN D’ARGENT POUR ACHETER UN APPARTEMENT DE LUXE DANS LA TOUR INFERNALE
LECTCHIMY LUI A DONNE 1 500 000 DE SUBVENTION IL Y A TROIS MOIS POUR L’HOTEL BATELIERE
J’ESPERE QU’IL NE VA ACHETER UN APPARTEMENT AVEC L’ARGENT DE NOS IMPOTS
Pour revenir sur le sujet, et sans appréciation personnelle sur l’auteur de cette tribune, savez-vous quels sont les résultats du Crédit Agricole de la Martinique avant et pendant la crise, (car elle dure encore) ?
Tenez-vous bien (chiffres Banque de France) :
Résultat net (avant crise)
2008 : 13,4 Millions €
Pendant la crise, c’est à dire en période de crash d’entreprises et de fermeture quasi totale du robinet pour se rabattre sur les particuliers, plus faciles à plumer :
2009 : 12,08 Millions €, de bénéfice, oui quand même, mais le pire restait à venir pour les entreprises car la note de 2009 apparaît surtout dans les comptes 2010 et là, surprise :
2010 : 21,03 Millions € de résultat net, historique et jamais vu, un gros bénéfice, 74% de progression au moment où le pays entier boit le bouillon, entreprises en tête, et où la porte d’accès au crédit est plus que jamais verrouillée.
Sans commentaire, je laisse les uns et les autres apprécier.
Juste une précision : la participation des salariés du CA Martinique a elle aussi été historique et tout est fait en interne pour ne surtout pas ébruiter ce qui pourrait être assimilé à une ’’pwofitasyon’’ en cette période de vaches maigres.
Sacré pays...
Quand une entreprise est fermée pendant plus d’un mois (Carnaval 2009) , elle n’a plus de rentrée d’argent donc de versements sur son compte bancaire qui se trouve dans une banque ,fermée, elle aussi d’ailleurs.
Et si par malheur le compte bancaire de l’entreprise est déjà débiteur, les agios bancaires explosent au détriment des finances de l’entreprise qui voit ses comptes passés au rouge.
Mais ce n’est pas le cas de la banque, qui elle gagne beaucoup d’argent ! Et comme l’entreprise sort de toute façon affaiblie pour des mois et des années après une telle épreuve, elle reste dans le rouge , paie des agios qui font la richesse des banques. C’est simple.
Et dans le pire des cas , c’est le dépôt de bilan, la faillite de l’entreprise ET de l’entrepreneur après paiement du passif, via la saisie des actifs de la société, et quand cela n’est pas suffisant, c’est le chef d’entreprise qui met la main à la poche via la caution bancaire personnelle qu’il a signé au profit de la banque à l’ouverture de son compte. Et si cela ne suffit pas, il peut se retrouver à la rue si par malheur on saisit sa maison qui était hypothéquée !
Patwons pwofiteurs, à voir, contre caste des politiciens fonctionnaires doucineurs, sur. Et vive les vakabonageries, vive les grèves, vive les blocages du port, vive les opérations "molokoï, vive les faillites, vive le chômage, et vive les émeutes ? Pour certains privilégiés 40% , rien à foutre ! Mais pas pour les autres dont le chèque du salaire ne tombe pas , rubis sur l’ongle, quoiqu’il advienne !
Mais bientôt ces privilégiés se retrouveront -aussi- dans la merde quand l’état Martiniquais sans le sou ne pourra pas payer leurs gwo gwo salaires, et leurs politiciens chéwis autonomo-indépendantistes Nasion Matinik de leur dire : "Vous avez voté pour nous pour avoir l’indépendance, vous saviez ce que vous faisiez, nous sommes devenu un pays du tiers monde, sous développé, en voie de développement, donc avec des salaires bien inférieurs sinon parfois payés 1 mois sur 2.. La ferme, et au travail maintenant !". Bientôt.
Hoazin.
Ou alors nos dirigeants "révolutionnaires" feront comme en Afrique, ils iront se mettre à genou à Paris pour que la France paie le salaire des fonctionnaires afin d’éviter l’explosion.
Ils demanderont aux blancs de venir reprendre la gestion du secteur touristique pour atténuer la misère dans l’île.
Ils supplieront les békés de revenir pour reprendre la gestion de leurs affaires en faillite.
Et là ! Les nègres seront vraiment esclaves des békés avec la bénédiction des pouvoirs cocos locaux.
Comme a dit Césaire dans "la tragédie du roi Christophe" : "Il est temps de mettre à la raison ces nègres qui pensent que la révolution, sa consiste à prendre la place des blancs et continuer en lieu et place à faire le blanc sur le dos des nègres."
En Martinique, beaucoup sont indépendantistes dans l’espoir de faire le blanc sur le dos des nègres.
C’est exactement ce qui se passe actuellement en Afrique et ce pour quoi nous sommes partis en Martinique, ce que beaucoup de roitelets en herbe savent parfaitement. Mais il sera tellement plus important de trôner en 2014 devant sa cour. Après Versailles, Cluny...l
Monsieur MONPLAISIR, il y a de cela quelques mois, vous avez réservé l’exclusivité aux femmes Martiniquaises à prendre part à une réunion dont l’objet principal a laissé plus d’un, interrogatif quant à sa forme, mais pas sur le fond, puisque le but avéré était de prendre pied sur le terrain des prochaines législatives.
Voilà qu’aujourd’hui, vous nous dressez une liste de maux qui ont engendré la crise, tout en prenant soin d’y adjoindre l’ordonnance pour combattre ce fléau.
C’est très habile de votre part, mais les Martiniquais, et singulièrement ceux Nord ne sont pas dupes, et savent parfaitement ce que contient le paquet cadeau.
Les Joséphins en particulier se souviennent, et ils savent désormais que :’’Le père Noël est une ord...’’ parce qu’il leur a laissé une hotte vide lors de son dernier passage.
Pourquoi ? Ton Rapha est mieux penses-tu ? Avec ces revirement de casaques dès que ça sent le roussi ? Après avoir pendant un temps combattu une Maignan, nous le voyons à table avec elle au PRM jouant les majors-d’hommes afin de négocier son pré-carré sur St PIERRE, cette ville qu’il convoite depuis tant ?
Monsieur l’impétieux anonyme, dont le courage est à la hauteur de votre commentaire simplet, je vous répondrai par politesse, que ma réponse se trouve dans les commentaires des autres intervenants.
Il aurait été tellement plus utile de critiquer le fond, d’éclairer le lecteur par un commentaire sur le fond, n’est-ce pas ? Voilà ce que provoque naturellement la critique portant sur les hommes plutôt que l’action ou la vision (l’opinion)....
Comment peut-on justifier . . . que les banques procèdent à une réduction de leurs concours aux entreprises ?
Parce que les banques doivent être sur de tirer profit sur leurs investissements. Comme tout le monde, les banques sont conduites par le gain. Malheureusement le marché ici n’est pas stable mais exposé. L’incertitude fait partie du contour martiniquais. Seule une Banque de Développement travaille en marchés exposés. C’est pour cela que « La vision que les Directions parisiennes ont de l’Outre Mer est très négative et le pari sur l’avenir que constitue l’investissement est perçu comme hasardeux. » Il faut une Banque de Développement. Mais Paris n’est pas sur cette longueur d’onde.
Les banques fuient le risque comme Dracula le levé du soleil. La question que l’on doit examiner est pourquoi la Martinique est si hasardeuse pour l’investissement.
Je partage votre opinion sur bien des pts monsieur Monplaisir.
Mais monsieur, en qualité d’ancien de l’ESSEC et chef d’entreprise je présume que vs avez 1 peu + de connaissances que le citoyen moyen, donc votre article me semble qque peu non approfondi sur certain pt.
Monsieur, 1 établissement bancaire et assurances est 1 entreprise ayant pour domaine d’activité la vente de produits bancaires et assurances mais aussi de conseils (précision les entreprises dites établissements bancaires et assurances sont accréditées par des instances d’état, sans oublier que ces établissements doivent respecter scrupuleusement le code monétaire et financier).
Ces établissements ne st nullement des ONG and Co, comme ttes entreprises le CA, la marge intermédiaire, la VA, les frais généraux et surtout le coût du risque sont des items que négligent aucunement ces établissements.
OUI, en Martinique, il ya 1 Pb au niveau du coût du risque (suite obtention de crédit, du coût des produits bancaires et assurances mais 1 précision importante ne semble pas retenir votre attention : LES ETABLISSEMENTS BANCAIRES ET ASSURANCES sont régionalisées de ce faite leurs PNB ne dépendent aucunement du PNB des agences de l’hexagone.
Voici la véritable explication !
Lorsque je lis des commentaires ss votre article sur politiques publiques, sur votre page Facebook et autres je ne puis m’empêcher de sourire.
Il faut absolument que ns martiniquais nous allions vers l’information mais surtout que ns ns efforcions de traiter l’information, de ne pas faire de vérité absolue toutes réactions disproportionnées ou pas publiées ici et là.