Le Roi Mongin dans une mauvaise passe
TweetAssigné par l’Etat devant le tribunal correctionnel, l’entrepreneur de tourisme Albert Mongin, plus connu sous son surnom de "Roi Mongin", est accusé d’avoir dégradé les sites de l’ilet Oscar et de la Pointe Courchet. L’Etat, l’ONF et la municipalité exigent notamment de lui la destruction d’un certain nombre d’installations jugées non-conformes au respect de l’environnement sur ces sites.
Le tribunal de grande instance de Fort-de-France avait rendu une première décision en juillet 2010, qui allait être suivie de l’élaboration par les services publics concernés d’un plan de régularisation imposé par l’Etat au "Roi Mongin". Ce plan présenté début mai 2011 en mairie du François, devrait dans les faits rendre plus "collectives" les installations, et réguler leur utilisation par tous les professionnels.
Un plan qui s’inscrit plus largement dans le projet de valorisation du littoral présenté par la municipalité, qui permet la mise en conformité des activités économiques (excursions, soirées, transport de passagers, visites pédestres…) avec la protection de l’environnement.
L’affaire prend aujourd’hui des accents politiques : Outre l’ASSAUPAMAR qui lui apporte son soutien, ainsi que l’opposition municipale du François, le MIM et le CNCP indiquent dans un communiqué que "malgré le projet de mise aux normes de ses installations, qui attend les autorisations de l’Etat et de la municipalité", le maire du François Maurice Antiste "exige la démolition de toutes les installations de Mongin sur l’îlet Oscar et à la Pointe Courchet, et ce, avant le 15 mai 2011".
Les militants considèrent qu’il s’agit en quelque sorte d’un acharnement, du maire en particulier, à "démolir une entreprise martiniquaise", dans une conjoncture économique difficile, et alors même que d’autres qu’Albert Mongin - et le communiqué de citer des quartiers comme le Cap-Est - ne font pas l’objet des mêmes attentions du maire.
Albert Mongin, convoqué devant le tribunal correctionnel de Fort-de-France Le 18 mai 2011 pour n’avoir pas détruit ses installations conformément à la décision de juillet 2010, ne baisse pas les bras, et compte sur la mobilisation populaire pour inverser la tendance. Une pétition est même en ligne sur le site www.petitionpublique.fr
Néanmoins, le jugement qui sortira de l’audience du 18 mai constituera peut-être le dernier acte du conflit qui l’oppose depuis plusieurs mois aux services publics.
Le tribunal correctionnel a condamné Albert Mongin a 12 mois d’emprisonnement et à 45 000 euros d’amende, mais n’a émis aucun mandat de dépôt (ordre de l’écrouer) à son encontre. Il est ressorti libre du palais de justice.
PP - Article mis à jour le 18/05/2011
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