Dernière minute :
Alain Tien Liong réélu Président du Conseil Général de Guyane *** Le maire de Schoelcher demande à EDF de préserver l'alimentation des établissements de santé *** Georges Para quitte la direction de l'INSEE Martinique ***

La droite : survivre ou disparaître

Partager sur Facebook

Tweet
Publié le 30/03/2011

Par Yves-Léopold Monthieux

Ainsi donc, l’histoire se répète, le cas de figure de 2008 se renouvelle. Une fois de plus, la droite se trouve en position de choisir le futur président du conseil général et de décider de la majorité qui dirigera cette collectivité. Comme en 2008, elle peut faire usage de sa position stratégique soit au nom de ses idées, soit, au contraire, au nom d’intérêts particuliers de ses élus. Elle peut agir groupée ou en ordre dispersé, agir pour exister et survivre ou accélérer son destin, se mettre dans les conditions d’un nouveau départ ou encore jouer la politique du sauvetage individuel avec la disparition collective à la clé. Elle devra finalement choisir entre passer en bon ordre le témoin aux nouvelles générations ou sombrer dans la politique de la terre brûlée.

Placée dans les mêmes conditions en 2008, les élus de droite avaient préféré répondre aux sirènes du camp adverse au lieu de s’unir en la force décisive qui leur aurait permis de donner un contenu politique à leur choix. En deux ou trois coups de fil ils s’étaient véritablement dissous dans une majorité où ils ne purent manifester la moindre existence politique. Ils avaient la possibilité de conditionner leur participation à cette majorité à une contrepartie politique, notamment en matière d’évolution statutaire. Mais chacun, dans une stratégie individuelle, avait renoncé à la politique des idées, privilégiant celle du strapontin ou, peut-être, la promesse de telle subvention pour sa commune.

Bis repetita, une opportunité d’exister politiquement, sans doute la dernière, est à nouveau offerte à la droite qui se révèle une fois de plus la maîtresse du jeu. Elle peut bien entendu céder à nouveau à cette manière d’appel des grands fonds, cette sorte de syndrome de la soumission qui semble s’être emparé d’elle depuis qu’elle s’était assujettie au président indépendantiste de la Région en 1998. En ce temps-là elle avançait encore groupée et l’on pouvait assimiler ce mouvement collectif à une stratégie politique de groupe. Les déclarations d’André Lesueur aux lendemains du premier et du second tour des cantonales peuvent laisser croire à une véritable prise d’initiative politique de la droite. De sorte que les interventions de Miguel Laventure, dimanche soir à la télévision et mardi matin à la radio (Décryptage), ont paru exprimer la détermination d’un groupe solidaire.

La droite serait-elle donc disposée à contribuer à l’apaisement du débat politique en prenant toute sa part à la solution des défis importants qui se bousculent, dont, bien entendu, la mise en oeuvre de la collectivité unique ? En serait-elle jusqu’à envisager la plus haute fonction de la collectivité ? Miguel Laventure n’écarte pas cette possibilité. Si l’on comprend bien, la droite pourrait présenter un candidat ou une candidate à la présidence de l’assemblée départementale. Cette initiative pourrait, déjà lors du premier tour, unir les élus de la droite sur le nom de l’un des leurs.

Certes, au plan arithmétique la droite est incontestablement la maîtresse du jeu. Mais au plan politique, il lui faudrait d’abord être maitresse d’elle-même. Ce n’est pas gagné.

mardi 29 mars 2011

Cliquez ici pour lire les 9 commentaires

  • La droite : survivre ou disparaître 30 mars 12:48, par Philippe

    Son intérêt est sans conteste de sortir de la gouvernance Lise.Un contrat de gestion honnête et sérieux peut être entériné entre les tenants de cette droite et le groupe pour une Martinique nouvelle,ces deux tendances ayant fait le choix du 73 ce qui n’a pas été le cas du R.D.M.I.M.D’autre part la conception Letchymienne en terme de gestion ,est nettement plus proche des pratiques pragmatiques de la droite dans le registre de l’économie particulièrement.Il y a du grain à moudre,souhaitons que la dernière nuit portera conseil.

    Répondre à ce message

  • La droite : survivre ou disparaître 30 mars 15:57, par Joseph Virassamy

    Appel pour une REINE !!!

    Dans un autre texte sur ce même blog, j’ai déjà donné mon point de vue, et je crois qu’en effet, le choix pour la droite est de disparaître ou de remonter sur son cheval.
    Elle a tant fait de conneries ces dernières années !!

    Une REINE Sylvia vaut, au moins aussi bien qu’une REINE CLAUDE.

    Et puis ça ferait tellement de bien d’avoir un peu de féminité à la tête d’un des exécutifs !!!!

    JV

    Répondre à ce message

  • La droite : survivre ou disparaître 30 mars 16:27, par Joseph Virassamy

    Pitié !!

    Et pour tout dire, de voir LISE chercher à se succéder à lui-même pour la 7 ième fois, celui m’inspire de la pitié. pitié pour un homme, qui certes fut un bon Président consensuel, mais tout de même:c’est une vraie addiction, cet amour du pouvoir, comme si l’homme ne pouvait exister en dehors du perchoir,

    Claude, il y a tant de choses à faire dans la vie. Je t’assure la vie existe au dehors, tu verras, tu trouveras la vraie vie, celle qui n’est pas de la représentation permanente, celle de manger un ti-nain-morue tout simplement, de dire bonjour aux gens sans te préoccuper de savoir si une caméra t’observe, te prélasser le matin dans ton lit,être capable de bander pour faire l’amour à ta femme sans viagra et sans fatigue, tout ça c’est la vie, allons, viens avec nous sur les petits sentiers cueillir de ci de là une goyave, te pencher pour admirer une fleur, chaparder une framboise, allons, viens ,tu verras comme c’est beau.

    JV

    Répondre à ce message

    • La droite : survivre ou disparaître 30 mars 17:42, par Annick Passouvant

      Ce n’est certainement pas le 31/03/2011 que se joue l’avenir de la droite en dépit de l’omniprésence médiatique de M.Laventure .
      YLM, ce fin analyste des affaires martiniquaises devrait se souvenir que la présidence de la Région n’a pas sauvé le PC du déclin. Comment imaginer un instant mettre à la tête de la collectivité départementale quelqu’un qui vient d’un courant en voie de disparition.
      Ce sont les électeurs et les martiniquais en général qui doivent redécouvrir les charmes de la droite (s’il en existe).

      Quant à JV, heureusement qu’il est là pour amuser la galerie !

      Répondre à ce message

  • La droite : survivre ou disparaître 30 mars 17:48, par le neoppm

    Si les néoppm votent pour la droite ils se ridiculiseront un peu plus aux yeux des Martiniquais. Je n’ai rien contre les femmes au contraire mais pensez-vous que Mme Sylvia SA.... qui n’a qu’un an de mandat pourra gerer la plus grosse collectivité de Martinique ? C’est ce que veut le néoppm !!! Qu’elle se ridiculise pour leur faire la part belle par la suite.
    Mme SYLVIA ne marchez pas dans ce jeu là ce sont tous des arrivistes des affairistes ils ont eu des comportements de voyous ils n’hésiteront pas à vous manipuler

    Répondre à ce message

    • La droite : survivre ou disparaître 30 mars 19:39, par Philippe

      Tu n’es dans rien mon ami et tu ne comprends rien ! la candidate P.P.M est Josette Manin de Batir, qui est dans la mouvance Martinique nouvelle.Il est évident qu’un accord de gestion sur les bases des orientations et du type de gouvernance en exergue à la région ont été discutés par ces deux groupes avec accord des élus lamentinois sauf Sinosa.
      Mais dans l’hypothèse ou cette stratégie échouerait ,rien ne nous dit qu’une femme de droite et ce sur les mêmes bases ne jouerait pas le jeu.D’autant qu’Hayot et Saitsoothane sont prêts à franchir le rubicon...ces derniers sont 73 istes ne l’oublie pas frère.

      Répondre à ce message

  • La droite : survivre ou disparaître 31 mars 16:58, par Jeanjorès

    Que dire de cette droite qui refuse le progrès . Mot étranger à Miguel Laventure, qui représente ce que la politique posséde en Martinique de plus réactionnaire, sous des aspects policés. Voilà un politicien qui issu d’un milieu modeste ne représente que lui seul ; il me fait penser à un homme qui se noie et qui refuse la bouée secourable qu’on lui lance. Cette droite là ne défend rien, elle vit sur son acquit passéiste, du clivage Autonomie/ départementalisation. Le film est terminé et ces spectateurs là ne s’en sont pas aperçu.

    Répondre à ce message

  • On prête à un(e) élu(e) de droite d’être l’auteur(e) du zanzolage "blan-blan-Manin". On n’ose croire qu’à l’inconséquence se soit ajoutée la dérision. Qu’il est difficile d’échapper à son destin !

    Répondre à ce message


modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

Faire une recherche

Soutenez-nous !

Vous pouvez soutenir Politiques Publiques en faisant un don via Paypal. C'est simple, rapide et sécurisé !

Retrouvez Politiques Publiques sur facebook

Liens

Come Online Agence de communication interactive Martinique