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La morale en Politique

Publié le 13/10/2010

"La parole du MAP (Mouvement des Autonomistes et Progressistes) : La morale en politique".

"Le RDM, par la voix de son Bureau exécutif et de son Secrétaire Général, qui s’exprime aussi en sa qualité de Président du Conseil Général et de Sénateur, sort de son silence. Il cherche à investir de nouveau l’espace public après le triple désaveu que les Martiniquaises et les Martiniquais lui ont signifié. Il se pose désormais en vigilant gardien de la volonté populaire. Voilà qui est méritoire. A ceci près que l’argumentation est un singulier mélange de contre-vérités, d’approximations juridiques et de démagogie.

Voyons.

D’emblée, le RDM affirme que les électeurs se sont prononcés pour la mise en œuvre en 2012 de la collectivité unique. Invention ! La consultation du 24 janvier n’a jamais porté sur ce point. C’est la position de Claude LISE et de ses amis. Rien de plus. La fusion des personnels, en particulier, sera une opération délicate. Elle nécessite une préparation sérieuse. Trop préssé pas ka fê jou ouvè. Une affirmation erronée pour commencer l’argumentation ! Mais il y a mieux ou plutôt pire.

Le Secrétaire Général du RDM convaincu d’avoir trouvé un bon mot dit à tous vents que la nouvelle collectivité serait un Objet Institutionnel Non Identifié (O.I.N.I.). A chacun son humour.

La nouvelle collectivité sera une collectivité sui generis. Il en est tiré la conclusion que n’entrant dans aucune catégorie connue, elle n’aurait pas d’existence juridique. Le droit commun. Rien que le droit commun. Position d’une fraction de la Droite, celle que l’on pourrait qualifier d’archaïque, dont Claude LISE se réclame benoitement. Il ne sait pas identifier une collectivité sui generis mais le Conseil Constitutionnel, lui, sait. La formule latine dont la consonance plait manifestement au Président du Conseil Général signifie qu’il s’agit d’un modèle unique. Est-elle pour autant contraire à la Constitution ? Non. Trois fois Non. Dans sa décision 82-138 DC, la Haute Juridiction indique que « la Constitution n’exclut nullement la création de collectivités territoriales qui ne comprendraient qu’une unité ». Pour la bonne raison que la Constitution reconnait l’expression institutionnelle des particularismes. L’objet est, donc, n’en déplaise au Sénateur, parfaitement identifié.

A partir de ces prémisses, le RDM et ses alliés abordent le point central de leur prétendue démonstration. Se présentant en exégètes de la volonté populaire, ils prétendent que les compétences de la nouvelle collectivité se limitent à l’addition des compétences de l’actuel Conseil Général et de l’actuel Conseil Régional. L’unification institutionnelle implique nécessairement la rénovation de la gouvernance territoriale. Il s’agit d’une conséquence naturelle de la mise en œuvre des principes de la décentralisation. D’autant que les compétences demandées s’inscrivent évidemment dans le cadre de l’article 73 de la Constitution et que le Président de la République a, d’office, octroyé une compétence dans le domaine des relations internationales.

Le MAP y reviendra longuement et, comme d’habitude, il expliquera clairement la justesse de sa position. Pour l’ heure, il veut souligner que la position démagogique qui consiste à soutenir qu’il ne faut pas aller plus loin que ce qui aurait été exprimé par la volonté populaire pose un réel problème de morale politique.

La situation est simple. Le vote des Martiniquaises et des Martiniquais, le 24 janvier 2010, permet une avancée limitée mais indiscutable dans le processus de responsabilisation. Le Président de la République ne s’y oppose pas. Il l’a fait savoir avant même les consultations dans son discours du 26 juin 2009 : « On pourrait imaginer dans un premier temps, la création d’une collectivité unique de l’article 73, assortie d’un pouvoir normatif renforcé. ». La Ministre des Outre- mer a, de son coté, fait savoir qu’il n’y a pas d’obstacle à ce que la durée des habilitations soit étendue. Ces possibilités correspondent à l’intérêt supérieur de la Martinique et, par conséquent, même si elles se situent en deçà des positions des partisans de l’article 74, elles constituent un progrès.

Les partisans d’un changement plus affirmé refusent l’évolution et, affichant un esprit démocratique qu’on ne leur connaissait pas, veulent s’en tenir strictement à une prétendue volonté populaire dont ils sont dans l’absolue incapacité d’indiquer le contenu.

La vérité est affligeante. Ils veulent se venger des refus successifs qu’ils ont essuyés. Et entendent condamner le peuple à rester, de fait, dans le statu quo institutionnel, la collectivité sans compétences nouvelles étant incapable de s’inscrire dans la logique de l’indispensable Projet de société. Convaincus qu’ils sont les seuls à savoir ce qui est bon pour le peuple martiniquais, ils ont décidé de le punir de son choix. « Vous n’avez pas voulu nous écouter, alors vous n’avancerez pas ». Posture arrogante et immorale d’une prétendue avant-garde politique.

A l’évidence, un débat serein ferait apparaitre que les divergences sont secondaires et augmenterait le capital confiance de nos compatriotes envers la classe politique dans son ensemble. C’est le sens de la décision de réunir le congrès des élus départementaux et régionaux. Nos ultra-démocrates n’en veulent pas et se réfugient pour s’opposer à sa tenue derrière une lecture simpliste de la mission du congrès. Celui-ci n’a aucun pouvoir de décision et les motions qu’il adopte doivent nécessairement, pour être prises en compte, avoir été votées par chacune des Assemblées délibérant séparément. Mais aucune disposition n’interdit que cet outil novateur soit utilisé pour informer tous les élus départementaux et régionaux des conclusions de la commission ad hoc et, par cette voie, en informer le peuple. C’est là une authentique démarche démocratique qui permettrait si les considérations subalternes ne l’emportent pas de faire émerger une volonté martiniquaise. Le Président de la République ne doit pas choisir pour nous. Parlons ensemble et décidons nous-mêmes de ce que nous voulons car « les Martiniquais sont les meilleurs experts des affaires martiniquaises »."

Le 10 octobre 2010.

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  • La morale en Politique 13 octobre 08:28, par virassamy joseph

    L’IMMORAL en POLITIQUE ou la POLITIQUE de L’IMMORAL

    Je trouve décevant ce papier du Professeur WILLIAM. Celui-là même qui m’avait répondu : “épargne-moi tes conneries” alors que je lui faisais tenir un papier sur quelques considérations constitutionnelles.

    Vous connaissez la suite de ces “conneries” et ce qu’en a pensé le Conseil d’Etat, au point de réunir deux sous sections pour en discuter.

    Je n’ai rien trouvé de juridique dans ce que dit William pour enfoncer LISE, il nage dans un flou nébuleux pour expliquer on ne sait quoi.

    On a l’impression que les gens qui sont autour de LETCHIMY, essaient de rattraper la première grosse faute politique de ce dernier : avoir voulu convoquer tout seul un congrès…comme si l’âme damnée de ce vote truqué du 24 janvier planait toujours, plombait encore et toujours tout ce et ceux qui voudraient en faire quelque chose.

    Tant qu’ils ne comprendront pas qu’on ne peut rien faire avec le résultat d’un scrutin truqué, tout ce qui se fera avec cette consultation malhonnête, où l’on a volontairement attiré le peuple martiniquais dans un guet-appens, en lui faisant croire qu’il votait pour l’ASSEMBLEE UNIQUE au moment même où on lui fourguait une Collectivité unique , puis sui-généris, alors le grigri, le soucougnan, de cette consultation viendra empoisonner l’atmosphère des discussions institutionnelles, quelles qu’elles soient.

    Il reste simplement un dernier pas à faire pour Claude LISE : avoir le courage de se démarquer de la consultation du 24 janvier, plutôt que de s’en servir, comme il continue de le faire, d’une façon de plus en plus intenable. Il gagnerait en cohérence….et serait plus crédible en demandant qu’on reconsulte le peuple, dans des conditions, cette fois, démocratiquement respectables.

    68% de OUI, et 30% de votants, ça fait 20% de l’électorat pour le OUI dont une très forte majorité a cru qu’elle votait pour l’assemblée Unique. Donc moins de 10% pour le "OUI à la Collectivité Unique" : soit moins de un martiniquais sur 10 pour cette malheureuse CU.Personne ne peut décemment se battre pour imposer cela à notre pays martinique, personne.

    l’immoral en politique, ça ne paie pas Monsieur le professeur de science politique !!Est-ce là une connerie ?

    Le report du Congrès, n’est-ce pas une forme d’IVG pour la CU ?

    JV

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  • La morale en Politique 13 octobre 19:03, par Obéro

    Cette façon de vassaliser les intellectuels, Monsieur le Président de Région, est obscène. Cette manière de servilité vis à vis d’un parti politique, Monsieur le Professeur d’université, entache l’image que nous sommes tenus de donner aux jeunes générations d’étudiant, nos futures élites. Voilà pour la forme. Voyons maintenant le fond. En quoi cela vous paraît immoral, Monsieur le Professeur d’Université, de s’inquiéter d’une idée lancée tel un produit marketing de contrebande sans que le contenu en soit clairement précisé ? Et vous pensez qu’il n’est pas normal d’être suspicieux devant quelque chose aux contours non définis qui engage le présent et l’avenir et qui de surcroît arrive comme un cheveu sur la soupe après campagne et après vote ? Autre remarque Monsieur le Professeur d’Université. Si les divergences sur "le machin sui généris" sont si secondaires comme vous le dîtes alors pourquoi ne pas avoir profité des réunions de la commission mixte relative à la Collectivité Unique pour ouvrir le débat et chercher l’accord ? Une dernière question Monsieur le Professeur d’Université. Qu’est qui vous dérange au juste dans le fait de commencer par demander l’application du vote des électeurs, pour respecter leur choix, et ensuite d’envisager collectivement, non unilatéralement, s’il y a lieu ou non de convoquer un nouveau Congrès et quand ? L’immoralité ou plutôt l’amoralité, Monsieur le Professeur d’Université, c’est de vouloir donner une façade légale, le Congrès, au coup de force que le parti que vous défendez est en train d’ourdir avec Paris.

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  • La morale en Politique 13 octobre 20:28, par Stéphane

    Obéro dit  :"Et vous pensez qu’il n’est pas normal d’être suspicieux devant quelque chose aux contours non définis qui engage le présent et l’avenir et qui de surcroît arrive comme un cheveu sur la soupe après campagne et après vote ?"

    Mais qu’est-ce que vous avez la mémoire courte et qu’est-ce que votre manie de statuquoiste vous inhibe. En 2003 vous avez rejeté la collectivité sui généris pour l’accepter 7 ans plus tard et 20 ans après la tentative de 82.

    Il faut oser regarder un peu plus que le petiti bout du nez Obéro.

    Allons avançons et ne laissons pas Sarkozy décider pour nous. Et qui pourrait vous le faire regrettez si vous lui donnnez l’occasion. Car une fois que vous lui demandez de trancher qu’est-ce qui l’empêchera de vous fourguer tous ce que vous n’auriez pas accepté et même le congrès ?

    Pffffffffffffffffffffffffffffffff !

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  • La morale en Politique 13 octobre 20:30, par citoyen embêté

    - nous sommes plusieurs milliers à vous suivre monsieur virassamy ! auxquels rajoutez quelques dizaines de milliers de résidents s’ils savaient jodi ce à quoi ils ont répondu OUI le 24 janvier - cependant, une partie de votre soutien est parti via air france et caraïbe l’année passée, emportant entre deux valises d’enfants, les papiers-souvenirs de leurs dernières embauches locales !

    - il va continuer à s’évaporer faisant la place belle,

    * tant aux ferronniers de l’indépendance qui risque de rouiller bien vite sans moyen(s !) continental en adéquation avec sa matière inadaptée à notre climat instable..

    * qu’aux moutons de panurge qui tantôt acquiesceront leurs dires, tantôt les désapprouveront, mais en se noyant tout de même, et même ! en silence résolument fataliste

    - le train en marche pour l’évolution, ou plutôt une Autre révolution, pacifique au travail ! de la martinique, monsieur virassamy, est passé en février, mars et avril 2009, et aucun homme politique au pouvoir ici n’a osé lui demander une halte d’aucune forme, trop occupés à se montrer chacun avec son fanion devant celui qui passait avec sa faux des travailleurs des entrepreneurs et un superbe haut-parleur pour que tout le monde l’applaudisse !

    - nous sommes nombreux à avoir attendu la voix de la raison, à présent, tous les cris et les pleurs des mères de délinquants rmistes et crackmens, même d’étudiants, d’enfants malades, enfin de [nous] toutes les Mers de la martinique, ne suffiraient pas à faire venir ’hier’, aujourd’hui ! alors congrès, pas congrès, mésententes, ha oui, la martinique est bien en marche, ne vous inquiétez pas ! et sainte-marie le ferronnier à l’auréole de la patience, se moque bien de vos tâcles, il était derrière le haut-parleur avec ses potes ils se contentent d’attendre le bon moment pour descendre se faire encenser par la foule, live vite et sans plus de bavure : monsieur letchimy le gentil intérimaire opportuniste, n’a ni sa largeur de ventre et d’appétit, ni son endurance à la conduite :(

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  • La morale en Politique 14 octobre 01:18, par Listicrac !

    Désolé par avance, mais halte à l’imposture intellectuelle et morale.

    @ Mr Joseph Virassamy d’abord. Le "Joseph de Martinique" qui fait mourir de rire les membres du Conseil d’Etat et du Conseil Constitutionnel ! Car il est systématiquement débouté depuis une quinzaine d’années qu’il les interpelle systématiquement ! Si la Constitution n’existait pas, il faudrait l’inventer rien que pour son existence-égo... pcq sinon on n’en entendrait pas parler de ce Joseph. Qui aurait pu avoir l’honnêteté intellectuelle quand il publie ses réponses à tel ou tel avis ou ordonnance d’y adjoindre l’avis ou l’ordonnance en question. Donc je voudrais lui dire qu’il est disqualifié par avance sur ce type de question. Et que c’est un imposteur intellectuel. Voyons la Martinique a voté pour une collectivité unique se substituant au département et à la région et régie par l’article 73 et pas pour une assemblée unique. Maintenant l’erreur est humaine, nous étions en plein été et celui ou celle qui a rédigé l’avis du 19 juillet en mettant assemblée au lieu de collectivité unique a été distrait. Full stop pas de quoi en faire un fromage, sinon vous auriez eu l’honneur de l’AFP, voyons cher Monsieur, pour avoir fait plier Sarkozy ou le Conseil d’Etat. D’ailleurs, à la conférence de presse que vous aviez convoquée à cette fin, il n’y avait qu’un journaliste, qui passait dans la rue et c’est tout. Il n’a même pas écrit une ligne... C’est clair, d’ailleurs les martiniquais l’ont compris. Nous sommes sous le régime de l’identité législative tout comme Paris, la Corse, l’Alsace, l’Aquitaine.... qui soit dit en passant, n’ont pas la même gouvernance, et auxquels ne sont pas attribuées les mêmes compétences d’ailleurs. L’article 73 offre une palette de possibilités et qui y a t-il de pervers à ce que le président Letchimy veuille l’exploiter au maximum ? Il a raison, d’ailleurs le président Sarkozy l’a dit en février, il veut une collectivité plus moderne qui colle au terrain chez nous. Alors où est le drame si on demande des adaptations tel que le prévoit l’article 73 ? qui puissent nous permettre de mieux répondre à nos problématiques.

    Et c’est Claude Lise qui vient tel le chevalier blanc, dans un nouveau costume de carnaval nous dire non non, rien de plus que ce qui existe. Lui qui en catimini l’an dernier a obtenu un amendement dans un projet de loi sur l’engagement national pour l’environnement en novembre dernier pour obtenir une habilitation pour les transports pour son Conseil Général... Il suffit d’aller voir sur le site du Sénat en tapant Claude Lise. On croit rêver quand il dit ah non non, le président du Conseil Régional détourne le vote des électeurs en demandant plus de compétences (en fait il veut dire habilitations mais plus c’est gros, plus ça passe), il n’aurait pas le droit de le faire dans l’intérêt du peuple martiniquais ? lui ? alors que le Sénateur Lise oui ? Là il faut arrêter l’immoralité en politique, le costume de carnaval, Mr Lise avec tous vos mandats nationaux, et le fait qu’au Sénat vous cotisez double depuis 15 ans soit donc 30 ans de cotisations allez hop ! donc en gros vous en êtes déjà à au moins 6000 euros nets minimum pour votre retraite, sans compter le tour du monde en miles Air France pour vous, femme (s) et enfant(s)... Donc que demandez-vous de plus, pourquoi vous accrocher ainsi en utilisant des cordes à boeufs ? Vous refusez d’aller au Congrès tout simplement parce que lors d’un vote à bulletin secret, vous avez peur que certains de vos bwabwas ne vous lâchent car ce n’est pas comme avec votre ami dictateur, le vote à main levée, les yeux dans les yeux façon mafiosi "pa blié za man fè ba commune ou" ! Oui vous avez peur d’un désaveu avant les cantonales. Et vous refusez de débattre démocratiquement... Quelle leçon de démocratie ! Au contraire, vous pourriez exprimer alors qu’elles habilitations seraient souhaitalbles dans l’intérêt de votre peuple ? Non ?

    N’est ce pas Jean-Claude William, euh que dis je, Mr le Profeseur William es Sciences Politiques ce qui ne veut pas dire es droit constitutionnel et c’est là toute la nuance fondamentale. Car vous interprétez de manière toute personnelle la Constitution et vous en faites parole d’évangile... Là ça me gêne, franchement, il y a des chabins et chabines en Martinique, pas des blondes...Ok. Donc votre collectivité sui generis, vous vous la gardez ok. Dans la Constitution Française (il suffit d’aller voir sur google et malgré un cable internet défaillant installé par l’ancienne Région, le martiniquais est équipé d’internet, donc), la Nouvelle Calédonie est à part, à un Titre à elle toute seule, Titre XIII car elle est autonome financièrement et administrativement, comparable à aucune autre collectivité, régi par ce seul Titre, donc sui generis, comparable à aucune autre, mais nous en Martinique, d’abord on aura le statut de nos frères guyanais, et peut être guadeloupéens et puis régis par l’article 73, donc avec l’identité législative comme tous les départements, régions, collectivités territoriales, collectivités uniques, bref rien de sui generis. Donc Mr le Professeur es Sc Po, rien, mais vraiment rien ne vous autorise à nous assener avec autant d’autorité un cours de droit constitutionnel. Certes vous pouvez avoir un avis, votre propre lecture de la Constitution, à condition qu’elle demeure la vôtre et que vous n’induisiez pas délibérément en erreur nos compatriotes car là dessus à plusieurs reprises, vous nous avez montré quelques failles... avec vos libertés interprétatives sous le sceau du titre de Professeur d’université...

    Bref tout ça pour ça, discutez discutez, mais avancez aussi chers hommes politiques... Nous sommes et resterons dans le cadre du 73, le Parlement et le Conseil Constitutionnel sont nos meilleurs remparts c’est pour cela que les agitations d’un Lise, Virassamy, ah j’oubliais, du chabin et autres, nous laissent, nous martiniquais qui savons lire et écrire parfaitement indifférents face à votre ronde carnavalesque... Ah oui j’en oubliais un qui cumule des miles, et que l’on entend jamais, il paraitrait que nous aurions encore un député UMP dans ce département ? Pour lui, c’est mercredi des cendres toute l’année ! Hé cric, hé crac, listicri, listicrac !

    Le moment venu, on saura voter comme on l’entend, de manière adulte comme les 10, 24 janvier et 26 mars ! On saura en mettre certains à la retraite pour renouveler cette classe politique professionnelle qui s’accroche désespérement à son fauteuil qui à mentir effrontément au peuple les yeux dans les yeux Car Mr Lise la population martiniquaise ne vous a jamais demandé d’évolution institutionnelle Ok, ce dont vous vous êtes bien gardé d’évoquer afin de vous faire réélire, alors oui, nous avons de la mémoire et plus que vous ne pensez. Es zot gadé zot ?

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  • La morale en Politique 14 octobre 15:37

    Vla maintenant que l’William fait des leçons de morale. Décidément on aura tout vu !

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