A bien y regarder, et malgré un ressenti assez bien partagé de n’être pas tout à fait français, nombre des événements que nous vivons, et des choix que nous faisons, nous mènent à devenir "plus français que jamais". Jamais nous n’avons été aussi éloignés - tout en votant autant à "gauche" - des idéaux nationalistes d’autonomie ou d’autodétermination qui ont nourri plusieurs générations depuis les années 60. Trois exemples...parmi d’autres.
Les mouvements sociaux
Ceux qui syndicalistes politiques, ou politiques tout court, ont cru en 2009 que l’heure du réveil des consciences avait sonné ont fait fausse route.
Max Dufrenot le disait dans un récent commentaire : "il est évident que l’idée d’indépendance a illuminé toute une jeunesse intellectuelle et fonctionnaire ; mais il est aussi évident que le peuple n’a jamais cautionné cette idée ; il a été toujours en majorité spectateur. Il est aussi certain que des intellectuels dont je fais partie se sont laissé griser par l’idée que le peuple adhérait à cette idée.Il s’est toujours agi d’un rêve d’une frange d’intellos qui n’ont pas su décrocher le peuple de ses besoins alimentaires et sécuritaires par lesquels la France le tenait et le tient encore".
Malgré les interrogations identitaires qui nous traversent encore parfois, et les nombreuses abberations de la mécanique de rattachement à notre lointaine "métropole", la grande majorité de nos concitoyens, parmi lesquels nombre de personnes modestes, n’entendent absolument pas se considérer autrement que comme appartenant à cette France. N’entendent pas le discours de quelques milliers d’intellectuels, autonomistes ou indépendantistes, qui pensent que spécificité doit s’accompagner de souveraineté. La plupart d’entre nous tient naturellement et férocement aux conquêtes de nos aînés : départementalisation, sécurité sociale, droit du travail...toutes choses que nous considérons être, dans un monde en guerre où misère et violence s’étalent sous nos yeux, une planche de salut pas si indigne que cela. Et que cette dignité incantée par ces intellectuels signifierait pour nous davantage encore de misère, et de violence que nous n’en connaissons déjà à l’heure actuelle.
Les mouvements sociaux de fin 2008 en Guyane, et début 2009 en Guadeloupe, en Martinique et à la Réunion ont sacré - à travers la nature des revendications présentées - l’ère du "vraiment-français". Davantage d’équité, davantage d’égalité, davantage de reconnaissance. Prix et vie chère : par rapport à la métropole ; Continuité territoriale : avec la métropole...et les quelques spécificités de la longue liste de doléances du LKP ne changent rien à cette trame intégrationniste. Mieux : les leaders des mouvements interrogés durant les mouvements ont soigneusement évité de traduire en arguments politiques l’éruption populaire. Sauf peut-être Elie Domota... mais avec un résultat plus proche de la contorsion économico-politique que du message révolutionnaire. Quant aux politiques eux-mêmes...
La question institutionnelle
Mayotte est un symbole criant du désir des derniers DOM de rester français. Dans le monde tel qu’il est, les habitants de Mayotte - dont nul ne saurait douter de la force de leur identité, de la prégnance de la religion musulmane... - ont fait le choix massif de devenir français. Et pas n’importe comment. Pas à travers un statut particulier, mais en devenant département français à part entière. La Guadeloupe et la Réunion sont également dans cette dynamique "d’assimilation", recherchant à tout prix le maintien d’un statut qui garantisse de manière incontestable le droit commun français.
En Martinique et en Guyane, nos élus - issus de cette "frange d’intellos" selon l’expression de Dufrenot - ont cru que le peuple les suivrait dans leurs rêves de pouvoir local renforcé. Résultat : l’autonomie "tout de suite" d’Alfred Marie-Jeanne, Claude Lise et bien d’autres a été refusée à travers un 74 rejeté massivement.
La forte mobilisation de l’électorat, et l’importante bipolarisation autour des deux principaux camps en mars 2010 ne sauraient non plus signifier que l’électorat ait validé l’autonomie "bientôt" de Serge Letchimy.
Même dynamique en Guyane où les sondages prédisaient une victoire de l’article 74. On connaît le résultat. Côté régionales, le "progressiste" Rodolphe Alexandre a emporté la Région en mars...à la tête d’un attelage en grande partie composé d’élus de droite. Sacré progrès vers l’autonomie.
Conclusion : loin d’une volonté d’émancipation et de renforcement des pouvoirs locaux, qu’ils ont clairement rejeté en janvier 2010, il apparaît évident que les citoyens ont avant tout approuvé une optimisation organisationnelle de leurs collectivités. Et encore ; Il ont été poussés en cela par des années de campagne et de débats entre élus.
La synthèse de Sarkozy
Contrairement à ses prédécesseurs, qui prêtaient une oreille complaisante mais prudente aux expressions politiques majoritaires du moment, Nicolas Sarkozy, fidèle à son caractère, a foncé dans le tas.
Depuis son élection en 2007, nourri de ses nombreuses visites dans nos territoires, le Président de la République a décidé de faire sa propre synthèse des revendications locales. Une synthèse qu’il exprime de plus en plus clairement, et qui nous renvoie à la face nos contradictions.
La lecture des résultats des consultations de janvier en Guyane et en Martinique ne laissant guère de place au doute quant à la volonté populaire, le président de la République a pris les choses en main. Il a consacré quelques heures à écouter les cancans politiques, mais il s’est surtout adressé directement aux populations. Et il affiche à notre endroit - depuis ses premiers voeux aux ultramarins en janvier 2010 depuis la Réunion - une volonté constante de donner la priorité à ce qu’il nomme "développement endogène" (une initaitive accompagnée, mais c’est un autre débat, par des "commissaires" exogènes), dans un cadre qu’il annonce sécurisé. "Imaginez vous-même les moyens de faire de vos différences des atouts. Faîtes-le sans inquiétude. Vous êtes français et vous le resterez" semble dire le Président.
Ces trois éléments correspondent à l’état d’esprit de nombre de nos concitoyens, qui considèrent qu’il n’y a pas d’antinomie à être à la fois guadeloupéen, martiniquais ... et français. Qui considèrent que la mondialisation a rendus vétustes les anciens clivages identitaires. Et que les luttes "anticoloniales" encore sous-jacentes au discours d’une large frange de la classe politique sont désormais dépassées.
Cet état d’esprit désormais dominant a d’ailleurs été intégré par les vainqueurs lors des dernières régionales. Victorin Lurel, Serge Letchimy, Rodolphe Alexandre et Didier Robert, pourtant de sensibilités politiques différentes, ont ainsi offert aux électeurs un discours largement dépouillé de ses oripeaux nationalistes... signe des temps.
L’Histoire, telle qu’elle se présente aujourd’hui, ne semble donc pas devoir faire de nos départements les pays que d’aucuns ont rêvé. Néanmoins, une élue régionale de Martinique déclarait récemment (sur un tout autre sujet) que "l’Histoire avec un grand H nous réserve parfois des surprises...". Alors disons que hors surprises, nous voila désormais plus français que jamais.
Plus français ? plus européens ? plus caribéens ? plus mondiaux ?
C’est peut être cela l’histoire qui avance… l’identité des martiniquais va sans doute se singulariser encore davantage dans tant d’espace mental gagné ! Vers une nouvelle émancipation ?
Pas étonnant. Depuis un demi-siècle, on ne nous propose que deux scénarios : Vivre enchainé au paradis ou vivre libre en enfer ? Le souhait du peuple ne devrait pourtant pas etre si surprenant.
Mais peut-etre devrions-nous vraiment voir plus loin. Peut-etre devrions nous devenir ceux qui faconnent cette France et pas seulement ceux qui la suivent. Peut-etre devrions nous etre ceux qui inspirent cette France et pas seulement ceux qui s’en inspirent. Pourrions-nous faire le pas de nous battre pour l’avenir de tous les francais et pas seulement pour celui de 3% d’entre eux ?
Peut etre qu’après l’étape de l’assimilation et de l’intégration, vient celle de l’appropriation où le Martiniquais déterminera alors par ses réalisations le destin de la France.
La France n’est-elle pas en train de vivre la meme chose que nous ? C’est à dire la peur de voir son identité propre se diluer dans celle de l’Europe ? Et vers quel exemple regarde t’elle pour anticiper les lendemains si jamais l’Europe en vient à devenir un gouvernement fédéral ? Ne tente-t-elle pas maladroitement de sauver son identité qu’elle sent menacée autant par l’immigration et l’Islam que par une Europe que les marchés souhaitent "plus unifiée" mais dont elle peine à cacher sa peur de franchir ce cap ?
Peut-etre que l’infiniment petit que nous sommes n’est pas aussi insignifiant qu’on veuille bien nous le faire croire ? Et peut-etre que notre role dans l’avenir qui se dessine est bien plus important qu’on ne voudrait l’imaginer. Bien plus important que nul ne voudrait se l’avouer d’un coté comme de l’autre de l’Atlantique.
L’appropriation et la reconquète de cette humanité qu’il fût un temps on avait refusé à nos ainés !
L’identité d’un peuple tout comme celle d’un individu relève d’un processus de construction diachronique. Ceux qui veulent la fixer dans un rapport au passé se trompent.
La majorité des parents souhaitent que les rêves de leurs enfants dépassent leur propre imagination, sauf chez les nationalistes.
« ... après l’étape de l’assimilation et de l’intégration, vient celle de l’appropriation où le Martiniquais déterminera alors par ses réalisations le destin de la France. »
L’exaltation c’est bien, mais il ne faut pas trop pousser quand même.
Et puis, sur quelle planète vivez-vous ? Le destin des martiniquais, calédoniens, etc c’est le zoo ou on viendra voir ceux qui restent. Même enthousiasmé, 1 + 1 = 2
Va savoir Charles ! ...apparement de ce zoo imaginaire certains se sont déja évadé pour venir troller sur le net...
Mais quitte à choisir, je préfère encore le rêve et l’exaltion aux insultes !
Je ne vous ferai pas l’insulte de vous demander pourquoi de votre imaginaire fantastique, c’est le mot zoo que vous avez retenu, j’imagine que votre miroir aura certainement influencé votre jugement.
Oui, 1+1=2 et c’est pourquoi une ile bourrés de diplomés, de gens talentueux, de gens ambitieux, je ne pense pas que ca aboutisse à un "zoo". Et je ne pense pas que ce que je dit soit de l’exaltation. Si on décide de s’approprier cette France, aussi bien dans la culture, que dans l’informatique, le web, le social, et d’autres secteurs, il y a pas mal de possibilités d’imposer notre vision et nos innovations et, avec les outils marketing actuels, de faire rayonner l’ile dans toute la France et ailleurs. Et ce sans sacrifier notre identité. Ca ne sera ni rapide, ni facile mais c’est réaliste et parfaitement faisable. On est pas plus betes que le reste du monde.
"Si on décide de s’approprier cette France, aussi bien dans la culture, que dans l’informatique, le web, le social, et d’autres secteurs, il y a pas mal de possibilités d’imposer notre vision et nos innovations et, avec les outils marketing actuels, de faire rayonner l’ile dans toute la France et ailleurs."
Il y a des instances ou le périphérique a influencé et même éliminé le centre. Mais peut être qu’ici on prend un peu ses désirs pour des réalités. La poésie est faite de voeux pieux.
Chers amis, nous avons au sein de notre peuple trois grands visionaires, ils ont pour nom Edouard Glissant, Frantz Fanon et Aimé Césaire.Chacun nous a décrit l’aboutissement possible de notre peuple, SUR LE PLAN POLITIQUE ET HUMAIN ;
Edouard Glisant dans le discours antillais, qui, est une suprême insulte du point de vue nationaliste, montre qu’à force de contourner nos réalités( le fameux marronnage), en l’an 2000, nos deux îles de Martinique et Guadeloupe seront de hauts lieux touristiques et d’un tourisme à nul autre pareil : des autres parties du monde se déverseront chez nous des touristes venant apprécier la réussite de la néantisation de peuples par la technique d’assimilation.Il dit que nous serons deux zoos dans le Monde.Peut-être est-ce là la voie du développement d’un tourisme qui piétine par les chemins habituels pratiqués par les peuples libres de la Caraïbe. Le second Frantz Fanon, qui est un révolutionnaire et un nationaliste pense que les Antilles ont vocation à devenir indépendantes ; c’est le destin de tout peuple et de toute Nation.C’est le chemin effectué par toutes les grandes Nations d’Europe comme l’Allemagne comme les plus petites comme le Luxembourg ; donc ce n’est pas une question de superficie.Fanon pense que morsqu’il y a une Nation, au sens subjectif du terme (une communaté de personnes conscientes d’assumer un destin commun) il y a une revendication nationale.Lorsque cette dernière est étouffée, nous aboutissons à un Etat de Confusion néolibérale universaliste.C’est à dire dans un pays où, constatant son impuissance à faire valoir sa revendication nationaliste, on prend fait et cause pour des causes unviverselles (le Tout Monde de Glissant, qui est une suite logique du Discours anjtillais), ou non assiste à des processus pathologiques et narcissiques de survalorisation ( théorie de la créolité).Dans ce domaine, l’Etat tutelle pousse l’Eloge et encense au maximum les promoteurs de ce "deus ex maquina" bienvenu.Le troisième Aimé Césaire se situe entre les deux ; il fait d’abord un constat " cette foule si étinament passée à côté de son cri" dans le Cahier et il indique le médicament " il faut à ce peuple une utopie refondatrice.En même temps il trace un voie politique : nous avons droit en temps que peuple à l’indépendance, mais il ne seriat pas réaliste de s’aventurer dans cette voie, du moins pour le moment.Deuxièmement, nous avons une spécificité, une épopée que nous partageons avec les autres peuples de la Caraïbe, et nous ne pouvons accepter d’être assimilés ( d’ailleurs la France est la seule Nation a à avoir pratiqué cette démarche coloniale). Donc notre logique est d’être autonome.
Donc je reconnais que le nationalisme était supporté par une frange d’rintello et plus grave par une majorité de fonctionnaires, c’est à dire des personnes qui avaient le cul entre deux chaises. Le peuple qui est l’arbitre démocratique n’y a jamais adhéré.Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y adjhérera pas.Le travail a effectué doit se poursuibre ; c’est celui des partis nationamlistes qui sont tout de même majoritaire dans notre pays.Le problème est de sécuriser notre population et pour cela ,il y a des techniques qui s’appellent plus de dialogie, plus de participation ;Notre avenir est entre les maisn de deux groupes, les, indépendantistes et les autonomistes. Ils ont pour eux le nombre et u travail commencé en profondeur.Il est certain qu"en cessant leur guerre fratricide, nous aboutiront à l’Autonomie, la vraie.C’est terrible comme nous sommes aveugles pour ne pas constater que que nous sommes entourés d’un tad d’îles autonomes ? la Dominique, Sainte-Lucie. Ah bon, ils sont enchienj économpiquement ; Alors citons Trinidad, Barbade, les Bahamas.Mais oui, ces îles sont autonomes et sont liées à l’Angleterre comme nous pourrions être liés à la France.Personnellement je ne desespère pas de voir notre spécificité s’exprimzer tôt ou tard dans un statut de vraie autonomie.Ne soyons pas pessimistes.Qui aurait juré qu’un jour un noir serait président des USA ?
Trois visionnaires certes… trois causes… trois prophéties… mais trois univers… trois visions qui datent d’un demi siècle.
Non que l’humain ait changé dans cet intervalle… mais son monde, son organisation sociale ont subi plusieurs révolutions depuis… "Le Peuple" a changé, a évolué, s’est affirmé avec les outils dont il a disposé… fruit de l’assimilation, pas seulement, fruit aussi des luttes que vous avez servi… fruit aussi et surtout du monde, y compris son monde local caribéen… il serait à mon avis préférable de sonder ce peuple avant de lui imaginer des destins ! Que nationalistes et autonomistes soient majoritaires en politique chez nous (Martinique), n’a pas nécessairement pour sens, que le peuple martiniquais, adhère aux idées défendues par ces mêmes partis… cf les dernières élections… quelle est la place de nos politiques, ici, en Martinique ? Que représentent-ils ? A mon sens, en aucun cas des représentants citoyens au sein d’un système démocratique… mais des grios, des guides spirituels, des référents d’une réflexion vis à vis de l’ex colonialiste, vis à vis de son existence dans ce monde. Et petit à petit, ce même peuple associe les deux entités référantes du pouvoir Etat et Autonomisto-indépendantistes, 2 parents fondamentals, desquels il faut se séparer psychiquement pour s’autonomiser dedans, s’émanciper. A mon sens la Martinique va innover, grâce à son peuple… et inaugurer une nouvelle forme d’identité d’adulte.
La mort de Césaire fut un déclencheur. Le "père" est mort, la "mère-France" desserre l’étau… ses enfants peuvent venir maintenant à la responsabilité de soi-même au monde… pas nécessairement à la nation, qui serait une seconde prison.
Que vous le vouliez ou non, ce changement du monde a été fruit de 3 facteurs : la décolonisation, la chutte du mur de Berlin avec la fin de la bipolarité artificielle et idéologique et surtout la survenue de la communication de masse, des échanges en masse, du commerce global et… dernièrement, révolution de l’évolution : internet, qui va encore transformer ce monde comme personne ne l’a jamais imaginé. Tout est à inventer.
Je ne comprends pas de quel changement il s’agit quand on a encore une oligarchie en Martinique qui détient autant que 90% du commerce agro-alimentaire et plus de 50% des terres cultivables.
Cette oligarchie fondra lorsque chacun se sera émancipé de ses propres démons et surtout de ceux de l’histoire…
« Si cette oligarchie dont tu parles, te pose problème personnellement, comme cela semble être le cas, détruis la seul, n’attend pas les autres ! La meilleure façon de faire est de devenir plus riche et fort que ton ennemi… il finira par se vendre à toi !
Rien n’est jamais figé dans ce monde… reste que pour réaliser son fantasme, il faut s’armer de courage, se donner nuit et jour, sans cesse se remettre en cause et ne se reposer que lorsque le travail est accompli… voilà LE changement qu’il te faut ! »
ps : Il faut aussi commencer par avoir des chiffres fiables, actualisés, car on ne conquiert rien sur du vent et des soupçons ; il faut du tangible, du réel, du démontrable… ne jamais sous-estimer l’ennemi… ne jamais le sur-estimer non plus.
que c’est étonnant de te voir citer Trinidad, Barbade et Bahamas. Je suis allé dans ces trois iles et la comparaison n’est pas de taille. Trinidad est bourré de gaz naturel et de pétrol - Barbade est atout touristique indémodable avec les célèbres grottes Harrison cave. Les Bahamas terre d’évasion des hommes les plus riches du monde ou les paquebots de croisière s’alignent à la chaînej’avais pu compter cinq paquebots cote à cote et un hôtel démesuré l’atlantis que M Jackson était venu lui même inaugurer. On est loin du compte Max. Et tu vois toi même tu donnes la réponse en parlant d’Obama, crois-tu qu’il serait devenu président si il s’était attarder à revendiquer l’autonomie d’Hawaï ? Non il a intégrer le système dans son cœur et s’en est servi pour rayonner tout en étant non seulement noir mais aussi ilien.
Les états unis pourquoi ne sont ils pas restés indépendant ?
Pourquoi les pays européens cherchent il à se Federer ?
Je suis nationaliste en regardant vers l’avant pas mon nombril.
Ce qui a été dit hier même si on peut s’en inspirer n’est pas forcement vrai aujourd’hui.
Excellente analyse. La logique nationaliste n’est plus à l’ordre du jour dans nos pays. Contrairement aux pays voisins, il n’y a jamais eu de jonction entre élites politiques et élites économiques. Résultat : le peuple ne s’est jamais senti concenré par les revendications d’autonomie ou d’indépendance, des horizons hier désormais inaccessibles.
P.S : deux ajouts anecdotiques sur les régionales en Guyane : l’unique sondage n’était pas crédible car il sous-estimait l’abstention et l’opinion des habitans des fleuves ; la liste du socialiste dissident Rodolphe Alexandre ne compait que 8 adhérents ou sympathisants déclarés de l’UMP, l’essentiel des 33 candidats étant soit des dissidents comme lui, soit des personnalités proches de lui depuis longtemps.
Nos Nationalistes, Indépendantistes et autres Autonomistes Martiniquais, faisant souvent référence à la pensée de Césaire, occultent volontairement une de ces expressions :’’Marcher au Pas du Peuple’’.
Ils ont toujours voulu nous imposer des idées d’un autre temps ; c’est l’échec de leur folle stratégie.
Je trouve que l’auteur est un petit peu pessimiste. Tout n’est pas réglé ; c’est vrai que Sarkosy représente l’esprit d’à propos dans l’art de coloniser.Oublions un instant notre amour atavique de la France et reconnaissons objectivement que la France n’est pas le pays le plus démocratiquement exemplaire ; évidement on brandit la révolution française comme valeur universelle ; mais soyons un peu sérieux et objectif : depuis Napoléon, la France est un pays qui au nom des droits de l’homme a systématiquement piétiné les droits des peuples.Remémorons nous, la guerre d’HaiTi, la campagne d’Egypte, la guerre du Mexique, le guerre d’Indochine, la guerre d’Algérie. C’était des guerres d’invasion de territoires étrangers, des tentatives d’assimiler de paisibles populations qui n’avaient d’intérêt que les richesses et les débouchers qu’ils apportaient à une France continentale exangue.Evidement on essaiera toujours de justifier l’injustifiable aux yeux du territoire envahi mais justifié aux yeux de l’occupant.Par exemple, ce pays si respectueux de la Charte des Nations Unis, qui reproche à l’Iran de ne pas se plier aux dictats de l’ONU, la France s’est foutu plusieurs fois de l’ONU. La dernière en date c’est les 25 résolutionsz de l’ONU contre l’annexion de Mayotte au territoire français.La France n’en a eu que faire. Et le dédain manifesté à l’égard des 53 chefs d’Etat africains au sein de l’Union africaine signant une pétition contre l’annexion de Mayotte. Eh bien la France est en retard d’un bon siècle et il est évident que ce comportement entraînera forcément des conséquences dans l’avenir.On peut prévoir scientifiquement ce qui se passera en France au 21 ème siècle. C’est comme la météo, on peut prévoir ce qui arrivera.C’est ainsi que l’on peut prévoir ce qui se passera infailliblement chez nous.Nous sommes dans un avion ; se dessine à l’horizon des cumulus, des strato cumulus des cumulo nimbus, des alto stratus ; nous sommes en train de grimper le plus haut possible pour les éviter.Nous sommes guidés par la bande à Sarko ; le temps est beau, tout le monde il est beau, il est gentil, il est français.MAIS IL ARRIVERA UN MOMENT O% NOUS ARONS EN FACE DE NOUS DES MASSES D’AIR CHAUD QUI MONTENT ET D’AIR FROID QUI DECENDENT ;Et nous serons obligés de prendre les trous d’air ; ce brusque inconfort était prévisible ; nous l’avons jusqu’ici évité ; mais cela arrivera sur le parcours que nous imprime Sarko et nous n’aurons qu’une solution, c’est d’éviter ces trous ; à ce moment il nous faudra prendre les commandes et changer de cap.Le problème est que nous n’avons pas encore le souci de ces trous.Mais cela arrivera parce que sur notre parcours ces trous sont inévitables.
Alors marrez reins zot !
Concernant Mayotte, vous oubliez un peu vite que ce sont les principaux intéressés qui ont désiré et insisté avec force pour rejoindre la France. C’est de leur part un très bel exemple d’intelligence et de vision ! Les états africains n’ont pas à juger, et il n’était pas justifié qu’ils tentent de s’opposer à ce choix !
Chiche..
J’aurais fait un sondage privé en Dominique et à Sainte-Lucie, les deux iles les plus proches de 972 et 971 :
Question : "Voulez rester indépendants - ou - si on vous en offrait la possibilité, comme Mayotte, de devenir un nouveau département Français."
Et imaginons une seconde, qu’un politicien (fou ?) propose un tel référendum à ces peuples ..qui votent déjà avec leurs pieds et leurs valises en venant s’installer en Guadeloupe et Martinique depuis des années..
Je penses aussi qu’il serait bon aussi, pour que nos deux iles (DFA) décollent vraiment économiquement, que l’on pose DEFINITIVEMENT la question suivante :
"Voulez vous devenir indépendants, oui ou non ?".
A partir de là, on pourrait tout imaginer pour aller de l’avant sans être névrosé et torturé en permanence par de grands écarts masturbatoires sur l’autonomie, l’indépendance, la nation, le peuple, le tout monde et patati et patata.
Nous sommes au 21 ème siècle, et on vit dans un monde ouvert, sorte de courant d’air ou les hommes et les idées circulent. Il faut arrêter de faire ch..les gens qui ne veulent qu’une chose dans leur vie : vivre heureux et le plus longtemps possible. Crevons l’abcès et qu’on n’en parle plus, merde !
On est ce que l’on est et on est libre de dire ou de faire ce que l’on veut.
Alors que nos politiciens locaux organisent un référendum ici, pour nous, pour notre salut, et on aura la paix pour les siècles et les siècles. Et ils pourraient le faire. Car la France ne pourrait rien dire si la majorité du peuple vote pour l’indépendance.
Tout le reste n’est que de la foutaise, et remerde !
Il y a des objections sérieuses à mes propos ; en gros je vois que la soit disant évolution du monde a amené un regard nouveau sur l’évolution politique de nos îles. Je pense plutôt que l’évolution des conceptions relationnelles avec la France est plutôt à mettre à l’actif d’une victoire de l’assimilation.Le but même de la colonisation était d’obtenir des défenseurs de leur propre colonisation par les colonisés. Le tour de force de la France, c’est d’avoir mis en pratique le principe de l’énergie résiduelle. La France lance une toupie à l’aide d’une ficelle enroulée autour ; la ficelle se déploie et la toupie est lancée par son énergie cinétique ; la France ayant ainsi donné la direction à suivre, elle se retire mais la toupie continue à tourner ; elle utilise son énergie résiduelle. C’est ce qui se passe dans notre csociété où les principes assimilatoires sont digérés et recrachés et défendus par les colonisés eux-mêmes ; je ne veux pas vous froisser, les mecs, mais c’est ça la vraie analyse. Ce n’est pas le monde qui change ; c’est notre raisonnement qui est faussé et fait que nous sommes des échantillons uniques au monde presque dans le masochisme.Mais puisqu’il faut prendre une illustration, prenons le cas d’Obama et d’Hawaï. Ami, tu dis qe Obama n’est pas resté à revendiquer l’autonomie. Mais la relation d’Hawai avec les USA n’ont rien à voir avec notre relation avec la France.Hawaï est déjà de part la Constitution américaine un Etat autonome comme tous les Etats américains.Ce qui n,est pas notre cas ; d’autre part,la culture d’Hawaï est reeconnue par l’Etat central et inscrite dans la Constitution, ce qui n’est pas notre cas.D’après l’article XV de la Constitution de l’État d’Hawaï, les deux langues officielles depuis 1978 : l’anglais et l’hawaïen. Il est donc le seul des 50 États ayant deux langues officielles. Bien que l’hawaïen soit menacé d’extinction, il est enseigné et des mesures de protection sont en place. C’est la seule langue vernaculaire aux États-Unis à avoir caractère officiel[8]. L’hawaïen, appelé ‘Ōlelo Hawai‘i (langue d’Hawaï), est la langue autochtone, une langue polynésienne de la famille austronésienne étroitement reliée au marquisien, proche du tahitien et du maori ; Donc ce que nous réclamons,nous nationalistes, c’est d’être en accord avec l’évolution du monde, d’être des français , européens et martiniquais avec donc trois citoyennetés ’(reconnues en Nouvelle Calédonie) ; ce qui ne nous empêchera pas d’avoir un jour l’un des nôtres président de la France.
"Donc ce que nous réclamons,nous nationalistes, c’est d’être en accord avec l’évolution du monde, d’être des français , européens et martiniquais"
Alors ça c’est un scoop Max !
Tu pourrais nous confirmez-ça ?
Je n’en reviens pas de ce que je viens de lire !
Tu as bien écris "NOUS NATIONALISTES"-"RECLAMONS"-"D’ETRE DES FRANCAIS"
Au fait, petite précision, c’est Max Dufcrénot, ou Max Dufrénot, qui s’exprime ainsi ?
C’est bien Max Dufrénot qui s’exprime et ce n’est pas un scoop ; je le dis depuis longtemps. Etre nationaliste ne signifie pas vouloir la rupture avec la France ; être indépendantiste c’est vouloir cela ; mais j’ai bien dit que j’ai fait la campagne électorale au MAP car je suis un indépendantiste utopiste, comme la pluspart des indépendantistes actuels qui ne veulent pas l’avouer par peur d’être haï par une minorité d’hystériques. N’empêche que l’état psychologique de mon peuple m’amène à être souverainiste ; je suis pour la souveraineté de mon peuple, et j’ajoute pour la souveraineté optimale ; cela signifie que je souhaite le degré de souveraineté le mieux en adéquation avec la situation actuelle. Je suis donc pour une souveraineté partagée. Pour moi c’est l’autonomie ; si je veux une souveraineté partagée, je suis donc preneur de ma nationalité française ; c’est ma première citoyenneté ; donc par conséquent même si mon pays ne fait pas partie de l’espace Shengen, ma seconde citoyenneté est européenne par déduction ; et ma troisième citoyenneté découle de ma spécificité de peuple afro-caribéen. Voilà Moïsde ma position. Toutefois, je suis fier d’avoir été auparavant un indépendantiste pur et dur ; mais j’ai fait fonctionner ma matière grise pour m’adapter à nos réalités ; le monde évolue !
Comme dirait Max Weber dans éthique de responsabilité, quand on perd ses amarres intellectuelles on déparle. Et on prend le chemin de la moindre résistance. Si on ne peut pas les battre les rejoindre.
C’est un parcours lucide, sincère, et respectable !
Ca ne va pas vous plaire, mais bon...je vous ai par moments confondu avec cet enragé de Francis CAROLE. Milles excuses !
Je ne suis pas Francis mais c’est un gars que je respecte ; il défend ses opinions et n’insulte surtout personne. J’étais il y a quelques années sur les mêmes positions que lui. Nous avons eu des réunions dans ce que nous appelions l’espace indépendantiste. J’étais membre du MODEMAS et même vice-président à un moment ; et puis, les réflexions murissant l’homme, j’ai eu le courage d’ouvrir les yeux ; j’avais déjà en arrivant en Martinique écrit un livre s’intitulant "Nous, fils de nos ancêtres, état des lieux état des hommes" dans lequel je constatais la passivité du peuple à l’égard de nos opinions ; j’ai longtemps soutenu Marie-jeanne quand j’étais professeur d’Université en Afrique puis en Haïti. Mes meilleurs amis étaient Pulvar Loulou, Chabin et Veilleur. C’est l’un de mes amis Belmondo N’dengue qui était correspondant de RLDM. Pour revenir à Francis et les autres, je crois que leur position est légitime. Mais je leur reproche d’avoir fait fi du peuple donc d’être complètement à côté de la plaque , de s’en être rendu compte et de faire comme si de rien n’était. Ils ont adopté une position uniquement électoraliste avec comme seul onbjectif de diriger la Collectivité ; mais n’ayant plus d’objectif clair, que peuvent-ils nous apporter de plus que la droite ? C’est pourquoi quoi qu’on puisse dire du PPM je pense que malgré tous ses défauts c’est le seul parti qui peut apporter quelque horizon nouveau au pays. Il y a des cons partout, aussi bien au PPM qu’au MIM ou qu’à l’UMP ou au nouveau PRM. ce qui est important c’est de suivre des idées et des projets et ceux qui les portent sont Letchimi et ses militants et apparentés. Je suis les idées, pas l’homme car après sa mort l’idée doit faire son chemin et nous devons l’aider à faire ce chemin.Je suis donc indépendantiste utopiste, autonomiste réaliste de nationalité française et de citoyeneté européenne et martiniquaise. Salut, rejoins notre groupe, le CPM ( Congrès Populaire Martiniquais)
L’expression "enragé" faisait référence à la réthorique utilisée dans un sujet précédent "PALIMA UNE MONTAGNE D’INDIGNATION"
, donc un jugement isolé, circonscrit à sa réaction excessive aux commentaires des autres internautes. Je consulte assez souvent le site de PALIMA dont j’apprécie le caractère particulièrement documenté, et instructif des articles traités, d’où ma surprise de découvrir une autre facette de son président. J’aurais pu effectivement préciser ma pensée.
Je ne souhaite pas être impertinent à votre égard(j’ai trop de respect pour les gens qui écrivent en respectant l’autre), mais en vous lisant j’ai pensé à l’histoire de la grenouille et du BOEUF. Mais l’ambition est merveilleuse, dans cette vision que vous proposez.
Cependant , pour l’instant ,en valeur nous ne couvrons que 12% de ce que nous consommons !!!!et ce n’est pas demain que la... kanasuc comblera le déficit, ni d’ailleurs aucun autre secteur de l’économie.
La production, dans ce monde moderne, et sur une île comme la notre, peut et doit être celle de nos cerveaux avant d’être celle des marchandises. Ces années passionnantes que nous vivons, ouvrent de nombreux nouveaux chemins de développement. Encore faut-il que nos politiques en aient conscience : énergies nouvelles, passant par la création de centre de recherche (encore faut-il les créer et attirer des chercheurs… et avoir des relais en UAG), Internet, qui, entre télétravail et création, recherche et développement peut nous apporter des réponses à notre soif de réalisation industrielle… 2 exemples parmi d’autres… autour desquels il faut créer filières, attirer des cerveaux, souvent formés en métropole, mais dont leurs origines les appellent !… Le tourisme, dont il est urgent de réimaginer ses valeurs et ses buts, la canne et la banane nous condamneraient à rester à la traîne de ce monde… et à voir partir toujours plus de nos jeunes diplômés… qui se rêvent utiles… et ne se sentent pas l’être ici. Il s’agit d’un cercle vertueux, qui, une fois lancé, peut confirmer les propos de Kanasuk.
L’hypothèse de Kanasuk toute utopique qu’elle soit, a au moins le mérite de nous projeter dans l’avenir, contrairement à d’autres théories dystopiques prônant l’apologie de la peur, et le retour au passé. Rien d’étonnant donc, que le promoteur de ces deux escroqueries intellectuelles n’y trouve pas son compte. Malgré tout le respect qu’il revendique lui être dû pour ses exploits !
Il y a des secteurs dans lesquels on ne peut pas rivaliser. A cause de la petitesse du territoire, à cause d’une trop forte dépendance de certains secteurs par rapport aux capitaux. En général, dans les industries ou les produits sont matérialisés, c’est difficile de rivaliser avec les plus grands ensembles.
Mais c’est une autre histoire des industries dématérialisées comme la culture ou encore tous les secteurs basés sur l’informatique, l’internet et l’image par exemple. Si on ne peut pas rivaliser en matieres premieres ou en industries, plongeons dans les secteurs dématérialisés.
Dans le royaume dématérialisé de l’informatique, quelles seraient les retombées pour nos iles si nous avions créé Google ? Ou Facebook ? Ou Twitter ? Ne le pouvons nous pas ? en sommes nous vraiment incapables ?
On a un internet 20 Megas alors que de nombreuses regions sur le continent sont encore en 56k. Meme chose aux USA et au canada, pour ceux qui y sont allés, le 56K règne encore assez fortement une fois qu’on quitte les grandes villes. Pourtant, c’est pas ça qui semble freiner leur soif d’innover.
Seulement, les secteurs dématérialisés, de par leur nature, exigent une ouverture sur le monde et pas un repli.
On a un paquet d’atouts. On a l’argile, c’est à nous de sculpter la statue. Et si je suis optimiste (ou reveur si vous voulez), c’est parce que je pense qu’on va finir par s’en rendre compte et qu’on va finir par arreter de voir un verre à moitié vide là où se trouve un verre à moitié plein. C’est comme ça que les grandes choses commencent.
je peux comprendre l’amertume quand apres y avoir cru on se sent depossede de quelque chose Mais il ya des pratique d’un autre temps et qui perdure sous nos yeux que personne n’ose en parler Allez aux impots et demandez quipaie l’ISF ? apres regardez quelle classe de salariers dont il s’agit ? Apres celà regardez le mode de fonctionnement qui fait pour qui et qui fait quoi ? Vous serez etonne de voir dans quel monde vous vivez ?
un temps, j’ai cru , comme vous, que l’economie immaterielle fournirait des débouchés à la Martinique.
Malheureusement, comme j’en parlais à un collègue de la Fac très impliqué dans l’economie de l’île par ailleurs, celui-ci m’a cité des cas où , des traitements qui se faisaient en Martinique, sont partis dans l’hexagone pour cause de centralisation, dautres sont partis à singapour ou ailleurs. Les libéraux et autres chefs de multinationales s’y entendent très bien à exploiter les bas salaires de la planète,et à tourner autour de celle-ci de façon à utiliser les décalages horaires afin de faire tourner leurs process 24 h sur 24.
or un informaticien indien est payé 10 fois moins cher que le même en europe. Le calcul est vite fait.
Désolé monsieur Kanasuc, l’économie immatérielle a fait plus perdre des emplois à la martinique qu’en gagner.
Votre ami et vous-même n’avez visiblement aucune conscience de ce qu’est ce marché et cette économie immatérielle. La partie ouvrière est parfois délocalisée, lorsqu’il s’agit de process liés à de grands groupes… or 80% de cette industrie est fruit de pme… et 90% de ce qui fait la matière de ces économies, est avant tout fruit d’un contexte, de relations et d’imagination. Il faut cesser de prendre ce que véhicule l’informatique pour de l’informatique. L’avenir ne se dessine que partiellement au travers de gros développement sur de gros logiciels… l’avenir est au petit, adaptable, imaginatif, ciblé… internet, les app multiples, les micros applications, l’animation, la 3d, l’infographie, entre autres… nous y avons notre carte à jouer… faut-il seulement que les étudiants aient des professeurs qui en aient conscience !
A l’échelle de la Martinique avec ses 1000 km2, le Brésil, (nouvelle puissance du 21 ème siècle de 195 millions d’habitants et ses 8 à 10 % de croissance) pays continent avec ses 8.500.000 km2 représente..8500 fois la Martinique.
Alors nous, 400.000 âmes, les champions de l’intelligence, à l’avenir tout tracé car "Petit", pourrions, vous dites, gràce au contexte, nos relations, notre imagination, notre adaptabilité etc..être capable de faire ce que tous les autres abrutis de la planète, et plus particulièrement les 8500 petites Martinique qui sont dans le Brésil ne sauraient pas faire ?
Mais, voyons, à leur échelle, il y 8500 fois plus de possibilités de faire (ya ka) ce que nous serions capables de soit disant faire, hum, plutôt imaginer faire..
Et il y a encore tout le reste de la planète..et personne ne nous attend..pour développer les brillantes idées et solutions que vous exposez.
Cela me rappelle l’histoire d’un copain emmerdeur de petite taille qui gesticulait face à un autre copain immense, lequel se retourna agacé, faisant semblant de le chercher, en disant, : "Mais où est il, où est il ?"
Le reste de la planète, doit bien se dire aussi : "Mais où sont ils ces petits prétentieux ?". C’est ou, c’est quoi, c’est qui la Martinique pour eux ?
Oh oui, on nous attend comme le messie, j’oubliais. Car nous savons tout, et pas eux.
Je ne dis pas qu’il ne faut pas essayer. Faisons-le !!
cependant soyons conscients que même les PME,elles aussi délocalisent, tournent autour de la planète !!
de 90 à 95, j’étais parmi les responsables du transfert de technologie en Ile de France, au ministère de la recherche : et là, ce mouvement se dessinait déjà très nettement.
la question de la localisation de l’innovation est très liée au différentiel de la rémunération du travail.
Tant que nous n’aurons pas un systéme international de contrôle et de taxation des capitaux spéculatifs ainsi qu’une obligation de protection sociale des travailleurs,la finance internationale continuera à jouer les travailleurs ls uns contre les autres, et nous n’en sortirons pas, ou avec des salaires de misère.