Bravo Monsieur Monthieux ! Je n’approuve pas toujours vos écrits, mais je pense que vous étiez sous une inspiration divine lorsque vous nous avez couché ce post.
Frantz FANON écrivait et je le cite.
" Je n’ai pas le droit, moi, homme de couleur, de souhaiter la cristallisation chez les blancs d’une culpabilité envers le passé de ma race. Je n’ai ni le droit, ni le devoir d’exiger réparation pour mes ancêtres domestiqués [...]. Je ne suis pas esclave de l’esclavage qui deshumanisa mes pères".
Au niveau de toute notre société, on dirait que le regard s’illumine dès que l’on parle du passé ! Le présent et les problèmes récurrents d’une société qui se cherche et qui s’enfonce chaque jour d’avantage vers le chaos.
Des vendeurs de rêves et de paradis, viennent avec leurs bouches enfarinées nous faire croire à la venue du nouveau Messie qui viendra sauver les Martiniquais. "Aye kwé sa, pou yo kriyé’w kwata".
Garcin Malsa, qui pourtant, ne partage pas le point de vue de FANON sur la réparation, est un homme pétri de Sagesse et c’est dommage que sans raison valable, que certains veuillent le diaboliser, par rapport à ses convictions politiques.
Il écrivait ceci et je le cite.
"Depuis la nuit des temps les violences ont toujours habité la Nature, elles ont donc toujours habité l’HOMME.
La violence est donc un phénomène naturel que ni l’être humain, ni la société ne sauront évacuer des mutations du monde. Au cours de la longue histoire de l’Humanité, elle s’est manifestée sous des registres variés entrainant ainsi tragédies plus ou moins bouleversantes. Cependant le résultat demeure toujours le même : « Assurer la domination d’un camp sur un autre camp ».
domination d’un individu sur un autre individu
domination d’une classe sur une autre classe
domination d’une ethnie sur une autre ethnie
domination d’une prétendue race sur une autre prétendue race
domination d’une religion sur une autre religion
domination d’un peuple sur un autre peuple
Si toute violence est synonyme d’exploitation voire d’anéantissement il convient de signaler qu’elle est dans sa forme dichotomisante et déchirante en ce qu’elle relève consubstantiellement d’une fragmentation de la société. En effet il s’agit d’opposer groupe contre groupe, exploitant contre exploité, dominateur contre dominé, etc.…
En Martinique, comme en Guadeloupe ou en Guyane la violence est passée des formes les plus dénaturo-destructrices (spoliation, déportation, esclavage, colonisation) aux formes les plus pernicieuses (assimilation-départementalisation) et mêmes subtiles (départementalisation-décentralisation) pour rester finalement toujours déshumanisante et infériorisante".
Fin de citation.
Je pense qu’aujourd’hui, au delà de toutes manipulations stériles, jeter à plat ce contentieux entre les fils d’esclavagistes et ceux d’esclaves. Il faut que des deux côtés que l’on vide le sac, alourdi par des années de conneries des deux bords.
Nous avons le devoir de repartir sur des bases saines et non sur des ruines d’un passé révolu.
Nous, Martiniquais, nous pleurons à chaudes larmes contre la profitation effective des lobbies, mais sur nos routes des 4x4 flambants neufs sont achetés à prix d’or dans les mains de ceux qui soit disant nous exploitent.
Ecoutez, moi frères ! Nous avons besoin de politiques visionnaires, enchoukés dans le pays Martinique, prêts à donner de leurs vies pour que cette jeunesse ait un espoir d’appartenir à un pays Martinique, une jeunesse ouverte sur l’extérieur, sachant que nos aînés les suivent et leur péparent des places de choix que d’autres s’empressent d’occuper, sans partage, avec cet esprit colonial qui fait tant de mal.
N’en déplaise à Hoasin, qui d’après ces écrits serait un métro, il n’y a aucune déviation de l’esprit, de faire partie d’un grand ensemble, quel qu’il soit, et se battre pour que cette île et ses habitants ne soient pas le marche-pied de certains fonctionnaires de passage et qui après avoir semé leur merde, se frottent les mains en se demandant où ils seront mutés pour continuer à semer leurs cacas.
Prenons nos responsabilités et prenons nous en charge, avec toute le soutien sans maman des sociétés, civiles, politiques, économiques, religieuses ! Ne nous cachons plus derrière maman France, notre mère patrie, la malheureuse fera ce qu’elle pourra mais c’es à nous, ensemble, de faire voir le génie Martiniquais.
Nous avons l’impérieux devoir d’exister ou... de disparaitre.
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