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Les élus Guadeloupéens en Congrès le 7 novembre

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Publié le 01/11/2011

Les élus élus départementaux et régionaux de Guadeloupe tiendront le 7 novembre 2011 prochain leur dixième Congrès ; sur les thèmes de la violence et de l’insécurité.

Après avoir approuvé le procès-verbal du IXème Congrès, les élus entendront la présentation d’un rapport sur cette question "Violence et Insécurité" puis entameront discussions et vote des résolutions.

De nouvelles avancées pour la Guadeloupe pourraient ainsi émerger de la volonté de cohésion des collectivités guadeloupéenes.

Il en va de même pour la Guyane, où le congrès s’est penché en 2011 sur la biodiversité guyanaise. Seule la Martinique se démarque dans ce domaine : le choix de "l’ile soeur" a en effet été en 2001 de ne réunir son congrès des élus que pour des questions ayant trait à l’évolution institutionnelle.

Cliquez ici pour lire les 7 commentaires

  • Bravo à nos amis guadeloupéens !

    Et pourtant que font-ils de si génial, sinon se préoccuper des soucis élémentaires de leurs concitoyens ? De leur santé : le projet de loi Lurel sur le sucre, peu imported que le projet est mal présenté. Ici de leur sécurité. Après que, périodiquement, les présidents de collectivités ont lancé des appels à leurs concitoyens, ils passent à une étape plus responsable. Nous devons simplement dire bravo parce que nous ne connaissons pas cela en Martinique. Ce sont sans doute des sujets trop subalternes pour nos illustres élus. Les nèg mawon martiniquais ne vont tout de même pas violer la loi en traitant au congrès un sujet qui ne concerne que la vie de leurs concitoyens !

    Lorsqu’ils se rencontrent en congrès c’est uniquement pour des questions de statut et de pouvoirs à l’intérieur du statut. Un point c’est tout. Aucun débat ne porte sur la condition des martiniquais à moins qu’il ne s’agisse de leur passé esclavagiste et de "gloryé" tout ceux et tout ce qui peut mettre en exergue l’identité dans laquelle on voudrait l’enfermer. On débat à n’en plus finir de sa misère historique mais on la laisse se débattre seule dans sa misère morale, spirituelle et physique. La jeunesse délinquante ou sans travail ne vote pas et il est si facile de lui façonner un cerveau par des directeurs de consciences.

    Ainsi des ilots de misère prolifèrent dans nos quartiers, parfois dans ces quartiers que d’aucuns considèrent comme des bijoux de réussite urbaine, et dont ceux qui en échappe vont parfois essaimer ailleurs. Les jeunes qu’on n’a pas su ou voulu mettre au travail après qu’on les a quasiment interdits d’aller travailler ailleurs (plutôt rester au pays sans travail et de vivre alors aux portes de la délinquance) s’entretuent dans l’apathie et l’indifférence des élus.

    Voilà le vrai génocide martiniquais. Il est un auto- génocide. Nous tuons en notre jeunesse, c’est-à-dire en nous-mêmes, le goût du travail. Nous la laissons s’entretuer sans réagir en laissant au temps et aux associations en mal de reconnaissance le soin de gérer la plus grande défaillance qui soit : celle de la puissance publique.

    A cet égard, la plus grande apathie règne au sein de nos assemblées, de nos partis politiques, de nos communes. Dès l’instant qu’aucun enjeu électoral ne se trouve sur la table c’est le silence radio général. On ne fait que prendre connaissance, jour après jour, du semainier des crimes et des incivilités qui jalonnent la vie quotidienne, sans que jamais une voix ne se manifeste ni des autorités politiques, ni même des autorités religieuses, voire du milieu intellectuel qui n’est prompt à réagir que pour des affaires de Joséphine qui était esclavagiste ou qui ne l’était pas tout en l’étant .

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    • Les élus Guadeloupéens en Congrès le 7 novembre 1er novembre 18:26, par AN MOUE

      Bravo et merci YLM.
      Je comprends pourquoi votre livre (ContreChronique) a été censuré par nos médiats.
      L’attitude de nos hommes politiques et de nos intellectuels martiniquais entraînera la Martinique tout droit vers une haïtisation.
      Les balafres du passé est la seule préoccupation de nos politiques et intellectuels, tout cela dans l’espoir de créer une population rebelle dont l’objectif final est l’indépendance et le pouvoir, et peu importe les conséquences après.
      Comme vous dites dans votre livre, ils ont le "syndrome du tapis rouge".

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  • Etant Martiniquais, en lisant congrès, j’ai immédiatement songé à AUTONOMIE, 74, Assemblée Unique.

    Mais,

    Il est vrai qu’ailleurs qu’en Martinique, le Congrès lui sert à faire avancer le pays et à tenter de résoudre les problèmes des habitants.

    Si seulement nous avions cette chance que tous les autres utilisent SAUF nous en Martinique.

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  • Le génie Martiniquais. 1er novembre 17:48, par Rico

    Bravo Monsieur Monthieux ! Je n’approuve pas toujours vos écrits, mais je pense que vous étiez sous une inspiration divine lorsque vous nous avez couché ce post.

    Frantz FANON écrivait et je le cite.

    " Je n’ai pas le droit, moi, homme de couleur, de souhaiter la cristallisation chez les blancs d’une culpabilité envers le passé de ma race. Je n’ai ni le droit, ni le devoir d’exiger réparation pour mes ancêtres domestiqués [...]. Je ne suis pas esclave de l’esclavage qui deshumanisa mes pères".

    Au niveau de toute notre société, on dirait que le regard s’illumine dès que l’on parle du passé ! Le présent et les problèmes récurrents d’une société qui se cherche et qui s’enfonce chaque jour d’avantage vers le chaos.
    Des vendeurs de rêves et de paradis, viennent avec leurs bouches enfarinées nous faire croire à la venue du nouveau Messie qui viendra sauver les Martiniquais. "Aye kwé sa, pou yo kriyé’w kwata".

    Garcin Malsa, qui pourtant, ne partage pas le point de vue de FANON sur la réparation, est un homme pétri de Sagesse et c’est dommage que sans raison valable, que certains veuillent le diaboliser, par rapport à ses convictions politiques.

    Il écrivait ceci et je le cite.

    "Depuis la nuit des temps les violences ont toujours habité la Nature, elles ont donc toujours habité l’HOMME.
    La violence est donc un phénomène naturel que ni l’être humain, ni la société ne sauront évacuer des mutations du monde. Au cours de la longue histoire de l’Humanité, elle s’est manifestée sous des registres variés entrainant ainsi tragédies plus ou moins bouleversantes. Cependant le résultat demeure toujours le même : « Assurer la domination d’un camp sur un autre camp ».

    - domination d’un individu sur un autre individu
    - domination d’une classe sur une autre classe
    - domination d’une ethnie sur une autre ethnie
    - domination d’une prétendue race sur une autre prétendue race
    - domination d’une religion sur une autre religion
    - domination d’un peuple sur un autre peuple

    Si toute violence est synonyme d’exploitation voire d’anéantissement il convient de signaler qu’elle est dans sa forme dichotomisante et déchirante en ce qu’elle relève consubstantiellement d’une fragmentation de la société. En effet il s’agit d’opposer groupe contre groupe, exploitant contre exploité, dominateur contre dominé, etc.…

    En Martinique, comme en Guadeloupe ou en Guyane la violence est passée des formes les plus dénaturo-destructrices (spoliation, déportation, esclavage, colonisation) aux formes les plus pernicieuses (assimilation-départementalisation) et mêmes subtiles (départementalisation-décentralisation) pour rester finalement toujours déshumanisante et infériorisante".
    Fin de citation.

    Je pense qu’aujourd’hui, au delà de toutes manipulations stériles, jeter à plat ce contentieux entre les fils d’esclavagistes et ceux d’esclaves. Il faut que des deux côtés que l’on vide le sac, alourdi par des années de conneries des deux bords.
    Nous avons le devoir de repartir sur des bases saines et non sur des ruines d’un passé révolu.
    Nous, Martiniquais, nous pleurons à chaudes larmes contre la profitation effective des lobbies, mais sur nos routes des 4x4 flambants neufs sont achetés à prix d’or dans les mains de ceux qui soit disant nous exploitent.

    Ecoutez, moi frères ! Nous avons besoin de politiques visionnaires, enchoukés dans le pays Martinique, prêts à donner de leurs vies pour que cette jeunesse ait un espoir d’appartenir à un pays Martinique, une jeunesse ouverte sur l’extérieur, sachant que nos aînés les suivent et leur péparent des places de choix que d’autres s’empressent d’occuper, sans partage, avec cet esprit colonial qui fait tant de mal.
    N’en déplaise à Hoasin, qui d’après ces écrits serait un métro, il n’y a aucune déviation de l’esprit, de faire partie d’un grand ensemble, quel qu’il soit, et se battre pour que cette île et ses habitants ne soient pas le marche-pied de certains fonctionnaires de passage et qui après avoir semé leur merde, se frottent les mains en se demandant où ils seront mutés pour continuer à semer leurs cacas.

    Prenons nos responsabilités et prenons nous en charge, avec toute le soutien sans maman des sociétés, civiles, politiques, économiques, religieuses ! Ne nous cachons plus derrière maman France, notre mère patrie, la malheureuse fera ce qu’elle pourra mais c’es à nous, ensemble, de faire voir le génie Martiniquais.
    Nous avons l’impérieux devoir d’exister ou... de disparaitre.

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    • Le génie Martiniquais. 1er novembre 18:49, par AN MOUE

      Rico.
      Ce n’est pas l’indépendance qui empêchera la Martinique de disparaître si elle doit disparaître.
      Si la communauté internationale ne venait pas en aide d’Haïti ou de l’Afrique noire pourtant indépendante, il y a longtemps que l’on ne parlerait plus de peuple en Afrique ou en Haïti, mais de rescapés.

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      • Le génie Martiniquais. 1er novembre 19:31, par Rico

        Je te signale, que les Indiens d’Amérique, peuple d’origine, fiers et combatifs, ont complètement décimés par les colons venus des quatre coins du monde pour s’accaparer de leurs terres et de la richesse du sous-sol. L’aigle royal, emblème des états-unis d’Amérique, était représenté sur les totems indiens.
        Procure toi le livre " PAROLES INDIENNES " et tu comprendas la fin de mon message ! juste une question de temps !

        Voici un petit extrait du livre que je viens de citer.

        "Voyez Mes frères, le printemps est venu ; la terre a reçu l’étreinte du soleil, et nous verrons bientôt les fruits de cet amour ! Chaque graine s’éveille et de même chaque animal prend vie. C’est à ce mystérieux pouvoir que nous devons nous aussi notre existence ; c’est pourquoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux, le même droit qu’à nous d’habiter cette terre.
        Pourtant, écoutez-moi, vous tous, nous avons maintenant affaire à une autre race, petite faible quand nos pères l’on rencontrée pour la première fois, mais aujourd’hui grande et arrogante.
        Assez étrangement, ils ont dans l’idée de cultiver le sol et l’amour de posséder est chez eux une maladie.
        Ces gens-là ont établi beaucoup de règles que les riches peuvent briser,mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent.Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour leur propres usages et se barricadent contre leurs voisins ; ils la défigurent avec leurs constructions et leurs ordures.
        Cette nation est pareille à un torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage.
        Nous ne pouvons vivre côte à côte. »

        fin de citation.

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  • C’est trop beau ! je vous fait partager un peu de cette sagesse indienne

    "Comment peut-on acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ; cette idée nous semble étrange ; la fraîcheur de l’air et le scintillement de l’eau ne nous appartiennent pas. Comment pouvez-vous nous les acheter ?
    Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple, chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque brume dans les bois sombres, chaque clairière ou chaque insecte bourdonnant est sanctifié dans la mémoire et l’expérience de mon peuple ; la sève qui court à travers les arbres charrie les souvenirs de l’homme rouge.

    Nous faisons partie de la terre, et elle fait partie de nous.

    Les fleurs parfumées sont nos soeurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle, ceux-là sont nos frères.
    Les crêtes rocheuses, les sucs de la prairie, la chaleur du corps du cheval sauvage et l’homme, tout cela appartient à une même famille.
    L’eau étincelante qui court dans les torrents et les rivières,n’est pas que de l’eau mais le sang de nos ancêtres.
    Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir qu’elle est sacrée et que chaque reflet dans l’eau limpide des lacs parle des évènements et des traditions qui ont marqués la vie de mon peuple. Le murmure de l’eau, c’est la voix du père de mon père. Les rivières sont nos soeurs, elles étanchent notre soif, elles portent nos canoës, et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, il faudra vous en souvenir ; et il faudra apprendre a vos enfants que les rivières sont nos soeurs et les vôtres, et désormais vous devrez donner aux rivières la tendresse qu’on accorde à toutes soeurs.

    Dans les villes de l’Homme Blanc il n’y a pas de coin tranquille, nulle part on ne peut y écouter bruire les feuillages du printemps ou le froissement d’ailes des insectes, mais peut-être est-ce pour cela que je suis un sauvage et ne comprend pas ?.
    Le fracas me semble insulter mes oreilles, et qu’y a t’il dans la vie d’un homme, s’il ne peut écouter le cri solitaire d’un engoulevent ou les discussions des grenouilles autour d’un étang, la nuit ?

    Je suis un Homme Rouge et je ne comprend pas ; l’indien préfère le bruit subtil du vent qui ride la surface d’un étang et l’odeur du vent, purifié par la pluie de midi ou parfumé par le pin pignon.
    L’air, l’air est précieux à l’Homme Rouge, parce qu’il sait que toute chose partage le même souffle ; la bête, l’arbre et l’homme. Ils partagent tous le même souffle".
    fin de citation.

    Chef SEATTLE

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