Dernière minute :
Le procureur recquiert contre Alain Huygues-Despointes une peine de 12 mois avec sursis et l'édification d'un mémorial de l'esclavage *** Elus et Recteur rencontrent la communauté scolaire de batelière après le meurtre d'un lycéen de 17 ans devant le LP *** Décès de Patrick Saint-Eloi en Guadeloupe ***

A quel jeu joue-t-on la Martinique et les Martiniquais ?

Publié le 23/09/2010

Au lendemain du scrutin de mars dernier, j’écrivais que le duel Marie-Jeanne – Letchimy n’était pas terminé et que l’annonce d’une pause de 2 ans par le député Marie-Jeanne était un véritable acte de candidature aux élections législatives de 2012 et à la collectivité unique en 2012 ou 2014. Ce papier avait suscité critiques et commentaires. Nombreux sont ceux qui estimaient que l’affrontement avait désigné un vainqueur et que le vaincu avait définitivement perdu la partie. Au lendemain de la publication des travaux de la commission ad hoc c’est déjà le combat de coqs qui recommence. Seule la nouvelle ligne de partage peut étonner.

Ainsi donc, le président du MIM s’empare du statu quo à la barbe des partis de droite et du parti socialiste. Il bénit aujourd’hui ce qui était honni hier. Ses suiveurs habituels, intellectuels, autonomistes, indépendantistes et médiatiques se mettront aussitôt dans son sillage et sa nouvelle posture. Comme d’habitude il sera rejoint par la droite qui, pressée de se vendre à nouveau, le trouvera génial et plus fréquentable que ses propres élus. C’est la riposte faite à Serge Letchimy qu’il accuse de lui avoir piqué le nan-nan de son 74.

L’inversion des postures politiciennes

Deux positions s’affrontent : l’une accorde sa préférence au scrutin majoritaire, l’autre tend vers le scrutin proportionnel. Ces choix coïncident avec le strict intérêt électoral de celui-ci ou de celui-là. La position médiane présentée par Rassembler la Martinique, moitié proportionnelle-moitié majoritaire, moitié scrutin régional-moitié scrutin départemental, est certainement trop raisonnable et trop peu sexy au royaume de la posture. Nouvelle étape du happening institutionnel qui immobilise la Martinique depuis plus de dix ans, les postures se sont inversées. Conformément au mot d’ordre « le MIM propose le peuple dispose », Alfred Marie-Jeanne et ses alliés disent renoncer au fond de leur discours. C’est la politique essuie-glace. Ainsi l’ancien président se présente comme le garant des résultats des deux consultations de janvier dernier. Il peut tout, cet homme : il est à l’abri de l’accusation de rétrograde. A l’inverse, selon AMJ et Claude Lise, Serge Letchimy s’apprêterait à faire du 74 dans le 73. C’est la politique du « un pas après l’autre ». Qui ne voit, en effet, que la détermination politique est plus grande chez SL que chez AMJ dont le plus grand charisme sert d’abord un dessein personnel ? Ainsi, le fond du débat institutionnel s’aligne sur les ambitions des leaders politiques.

Le renforcement de la barque de l’autonomie

Il est une vérité avant et une autre après les consultations populaires de janvier 2010. Selon le président de la région une simple juxtaposition des compétences actuellement dévolues au département et à la Région ne suffit pas. C’était pourtant très exactement le contenu de la consultation du 24 janvier 2010. Aujourd’hui il souhaite les voir accompagner de « compétences complémentaires ». Quelles compétences complémentaires ? Une « déclinaison », dit-il, une « liste non exhaustive ». Par ailleurs, la séparation entre l’exécutif et l’assemblée s’éloigne du fonctionnement du département et de la région qui sont gérés chacun par un président et une commission permanente élue à la proportionnelle. Cet exécutif aura des airs de gouvernement, ses membres, l’allure de ministres. Autre point important, il est proposé que la durée de vie des habilitations soit portée de 2 ans à 6 ans et qu’en conséquence, cette durée coïncide avec celle de la mandature. Si l’on s’en tient à la définition des habilitations cette proposition est aberrante. Ces autorisations sont accordées au terme d’une procédure qui ne peut commencer qu’après l’installation des élus de la collectivité et que la mandature aura été entamée. On voit mal comment sa durée pourrait atteindre six ans alors que leur délivrance ne peut pas préexister au choix des électeurs.

Les trois grands moments de l’habilitation

L’idée est que l’habilitation est une tellement bonne mesure qu’il est préférable d’en avoir pour six ans que pour deux. C’est un leurre. Aujourd’hui la procédure de l’habilitation connaît trois grands moments. Le vote par la collectivité de la demande d’autorisation adressée au gouvernement met fin à une longue préparation du dossier. Cette demande circonstanciée doit tenir compte notamment des incidences du projet sur d’autres lois et règlements. Le second temps fort est celui où le gouvernement donne son accord. C’est l’acte de naissance de l’habilitation. Quand celle-ci intervient, cela veut dire que le dossier est bouclé. Il ne reste plus alors à la collectivité qu’à prendre la délibération qui prononce la mesure souhaitée. Que l’on ait 2 ans ou 6 ans pour procéder à ce vote, cela n’a pas d’importance juridique puisque pendant cette période on ne peut pas modifier le contenu du dossier. Intervient alors le dernier acte de la procédure : la délibération de la collectivité fixant la règle souhaitée. La collectivité est libre de fixer la date de cette décision dans un délai de 2 ans. Cette décision met fin à l’habilitation : c’est son acte de décès. C’est un peu comme le bananier qui « jette » son régime et meurt. Les préconisations de la commission ad hoc conduiraient à transformer la procédure d’habilitation en une politique de transferts de pouvoirs accordés en amont de l’élection des conseillers territoriaux.

Moins les élus seront nombreux plus ils seront les mêmes

A la Réunion qui compte plus de 700 000 habitants, l’assemblée unique prévue dans le cadre national comptera 49 élus. A la nette volonté gouvernementale de réduire le nombre des élus on entend crier bravo par ceux qui estiment que moins il y en aura mieux cela vaudra. Par ailleurs, ce sont les mêmes qui souhaitent le renouvellement et la féminisation de la classe politique. Ces réactions sont superficielles et contradictoires. En effet, il n’est pas prouvé que le nombre d’élus nuise à la qualité du travail. Mais plus grave, moins les élus seront nombreux plus ils seront les mêmes. Moins ils auront de places pour eux-mêmes, moins ils en auront pour de petits nouveaux. D’ailleurs, on voit bien que les maires font l’objet de prudents ménagements et qu’aucun groupe politique n’a envisagé une incompatibilité entre leur mandat et celui de conseiller territorial.

En définitive, la polarisation du débat sur la lutte pour le pouvoir tend à mettre au second plan le véritable enjeu de l’évolution institutionnelle. Cet enjeu est l’avenir de la Martinique et des Martiniquais. Il ne devrait pas être celui de tel ou tel leader politique. Mais il n’est pas sûr que le peuple le sache, qui sera seul à en payer les frais.

Yves-Léopold Monthieux, le 20 septembre 2010

Recommander cet article

Cliquez ici pour lire les 6 Messages de forum

  • Tout le monde aura noté le déséquilibre chaque fois dans le propos, derrière un semblant d’objectivité, entre ce qui est dit de l’ancien et de l’actuel Président de Région. On remarquera aussi qu’il n’y a jamais eu de critique frontale de l’auteur contre le dernier cité et son parti au contraire du premier. Il faudra bien que YLM, un jour ou l’autre, clarifie ses positions. J’ai déjà eu l’occasion de dire que son parti et lui même s’étaient complètement fourvoyés dans leurs alliances aux dernières élections. De toute évidence l’un et l’autre persistent dans l’erreur. Car en effet, abstraction faite de la couleur politique, du jeu politicien et de ses travers, qui tente aujourd’hui de contourner subrepticement la volonté exprimée des martiniquais ? Qui pose le plus problème celui qui soumet ses options au vote populaire, combien même qu’il soit désavoué, ou celui qui tente par la ruse de faire passer son "machin" dont personne ne connais vraiment les contours juridiques et administratifs. Quand vous aurez répondu honnêtement à ces questions vous commencerez à avoir une petite idée de la manière dont on tente depuis quelques temps d’infléchir le destin de ce pays. A moins que vous ne soyez déjà informé et que vous nous le cachiez sciemment.

    Répondre à ce message

    • A Obéro,

      Vous dites ou tu dis (on est peut-être des potes) : « Il faudra bien que YLM, un jour ou l’autre, clarifie ses positions ».

      Les opinions d’YLM n’ont pas beaucoup changé depuis sa jeunesse. D’ailleurs, il a pu avoir quelques complexes de n’avoir pas été communiste ou gauchiste à 20 ans. Pour lui tout cela était absurde et irresponsable. Les faits lui ont donné raison des décennies plus tard. Ces idées ont été condamnées par l’histoire. Elles ont reçu le dernier coup de poignard des mains de Fidel Castro lui-même, mettant sans doute fin au dernier carré martiniquais castrophiles, eunuques du castrisme. Fidel Castro s’est trompé sur à peu près tout, c’est lui-même qui le dit.

      Il aurait fallu à YLM 2 partis politiques : l‘un sur l’organisation politique de la Martinique, l’autre sur l’amélioration de la vie des Martiniquais. Mais on n’a pas le choix : le premier doit l’emporter sur l’autre. C’est le dictat de la bien-pensance. Vous avez beau être adepte de l’égalité et de la justice, être opposé au racisme quel qu’il soit, avoir un comportement responsable dans votre profession et dans votre vie quotidienne, vous serez réputé être de droite si vous êtes favorable au statut de région-département. Et vendu si, étant de gauche, vous n’adhérez pas aux idées de rupture avec la France, à brève ou plus lointaine échéance. Où en êtes-vous, Obéro ?

      Dans l’exercice qui consiste à faire une analyse critique de la situation politique, les positions personnelles importent peu. D’ailleurs, elles peuvent varier en fonction des changements incessants des acteurs. Car il est imprudent de suivre aveuglément nos bergers. Lequel d’entre nous n’a pas été trompé ou ne s’est pas trompé sur les véritables intensions de nos leaders politiques ? Ne l’avez-vous jamais été, Obéro ? L’un de mes premiers articles parus dans Antilla s’intitulait : « En politique comme en amour il trompe qui peut ». Sans forfanterie, Machiavel aurait pu l’écrire.

      Soyons clairs. Pour une vision du développement économique de la Martinique : avantage Letchimy. En ce qui concerne la gestion je donne la préférence à Serge Letchimy qui, de ce point de vue, rompt avec la tradition PPM de ses prédécesseurs à la mairie de Fort-de-France. Sans argent, il a commencé à faire bouger Fort-de-France qui se laissait diriger rapidement vers une totale « bidonvillisation ». Curieusement c’est à lui, en temps que directeur de la Semaff, qu’avait déjà été confiée la charge de freiner le phénomène. Il a des idées pour le développement de la Martinique que n’avait pas Alfred Marie-Jeanne. Ainsi, le tout premier reproche qu’on peut faire à l’ancien président est de ne pas avoir utilisé son immense charisme pour donner quelques orientations et tenter de former les Martiniquais à être plus responsables dans leur quotidien. Ce n’est pas en distribuant des subsides à droite et à gauche ou l’argent dit de la « continuité territoriale » que l’on prépare les Martiniquais à la responsabilité, voire à l’autonomie ou à l’indépendance. Il fallait laisser cette pratique aux politiciens médiocres. Qu’en pensez-vous, Obéro ?

      En revanche, Serge Letchimy est plus fortement marqué par l’idéologie. Il est empreint d’une pédagogie du geste et de la formule, bien plus efficiente dans le temps que les « désenkayage » et autres amusements d’Alfred Marie-Jeanne. Ce dernier met les rieurs de son côté et se forge ainsi de redoutables slogans électoraux. Mais ces formules ne durent que le temps d’une période électorale faste. D’ailleurs, le MIM qui fonde son action sur ces slogans circonstanciels ne sera-t-il pas entraîné dans l’éphémère au départ de son nouveau « Président ». Par contre, les mots et les gestes de Serge Letchimy sont pesés et créés pour affronter le temps et changer la société en fonction de son idéologie. Oui, Obéro, c’est inquiétant.

      Tout le monde a déjà oublié son livre « Discours sur l’autonomie », titre qui suffit à rappeler son ambition et à qui il a succédé. Mais il a dit et redit « la Capitale » et aujourd’hui tous les journalistes se battent pour répéter ce mot qui, en l’état actuel du statut, est un non-sens : Fort-de-France est un chef-lieu. Il a dit et redit « le Malecon » qu’une grande partie de la population contest…ait. Aujourd’hui tout le monde déclare se rendre au Malecon. Le mot Foyal est repris à la Mairie et l’adjointe au maire et historienne utilise officiellement ce mot. Rien n’interdit bientôt la ville à faire inscrire sur ses calicots « ville de Foyal ». Qui peut l’en empêcher.

      Cette création de mots nouveaux a fait des émules. Aujourd’hui une nouvelle appellation de la sélection de la Martinique nous renvoie aux Caraïbes. C’est « Matinino » qui dispute à Paris le tournoi de l’outre-mer. RFO en a décidé ainsi, du moins ceux qui dirigent vraiment cette station. Fait extraordinaire pour une station qui a un patron, jeudi après-midi deux journalistes se chamaillaient sur les ondes. L’un prétendait qu’il fallait utiliser le mot « matinino », l’autre « sélection de la Martinique ». En effet, ces nouvelles appellations ne sont pas issues d’un débat, d’une concertation, d’une décision administrative. Elles sont lancées et elles font « leur chemin » : elles sont dites, répétées, souvent assénées dans un esprit identitaire imposé.

      Certains, et en particulier Serge Letchimy, ont compris la force des mots qui, en réalité, gouvernent nos consciences depuis l’apparition du mot « négritude ». Les mots précèdent souvent la réalité. Césaire avait dit : « je lance le mot autonomie, il fera son chemin ». C’est la répétition permanente des mots « pays » et « peuple » qui font qu’aujourd’hui une femme de droite me disait : « je n’ai aucun mal à utiliser ces mots ». Elle ne veut pas, pour l’instant, entendre parler de « nation », mais le mot sera certainement bientôt sur toutes les lèvres.

      Reste qu’un reproche commun peut s’adresser aux uns et aux autres. Aucun parti politique n’a préparé les Martiniquais à un changement de statut. La campagne pour le changement de statut est menée avec les arguments de l’assimilation : ne pas toucher aux 40%, respecter les droits acquis, continuer à payer les gens à ne pas travailler … L’autonomie et même parfois l’indépendance est présentée à la population comme la somme de tous les avantages de la départementalisation ausquelles s’ajouterait le reste. L’autonomie est présentée un peu comme un accélérateur des bienfaits de la départementalisation. Or, mentent aux martiniquais tous ceux qui refusent de dire que tout changement statutaire entraînera des efforts et des renoncements. Pour ma part des efforts et des renoncements sont déjà nécessaires dans le cadre du département. N’est-ce pas, Obéro ?

      Enfin, pour ne rien vous cacher, Obéro, je suis partagé entre la plus grande compétence de SL à laquelle je crois et sa capacité à développer une idéologie à laquelle je suis opposé. C’est vrai, le Président de la Région nous trompe en préparant des mesures contraires à celles prévues lors du vote de janvier : « il trompe qui peut ». Pour sa part, AMJ qui a mis son charisme au service de sa seule ambition, n’a pas su démontrer pendant 12 ans qu’il était en mesure de désencayer la Martinique. Au point que Lurel vous dit que pendant ce laps de temps, la Guadeloupe a rattrapé son retard sur nous, s’agissant du PIB.

      En ce moment du processus de changement statutaire, AMJ souhaite un arrêt. Il n’est pas dans son rôle : Lui aussi, il trompe. Je me demande ce que doivent dire au fond d’eux-mêmes les militants qui avaient voté pour le contenu de l’article 74 et non pour la beauté du chiffre. Mais vous verrez, ils vont suivre AMJ.

      La position d’YLM dans tout ça ? Et la vôtre, Obéro ?

      YLM

      Répondre à ce message

  • Du calme Obéro ! Un chroniqueur doit être objectif même si il a une couleur politique annoncée.

    Répondre à ce message

  • Je suis conscient d’étre "hors sujet" :mais j’ai assisté hier soir à une conférence sur le chlordécone organisé par des hommes responsables et conscients ,toutes tendances politiques confondues ,c’était un problème plus grave que de s’octroyer des places grace à un mode de scrutin , le président du conseil général y était et a participé à ce débat ,à part lui je n’y ai vu aucun élu ,de toute façon grace au chlordécone il y aura beaucoup de mandats à renouveler car il y aura beaucoup de places vacantes ...

    Répondre à ce message

  • A YLM Je n’en demandais pas tant YLM. Voyez-vous, vous confirmez de la manière la plus explicite mon jugement sur deux points : votre parti pris très manifeste pour l’actuel Président de Région et l’alliance de fait entre la Droite, la vôtre, et le PPM. Tous vos textes portent, je le répète, sous une apparence d’objectivité et de neutralité, la marque de ce positionnement. Pour le reste, ce qui nous sépare, entre autres choses, c’est cette idéologie de « l’homme providence » sous-jacente à vos développements, résidu de plus de 50 ans de « papa Césè ». « L’homme providence » n’est rien d’autre qu’un argument pour investir le pouvoir et s’y maintenir. Comment ? En privilégiant l’émotionnel, le sensationnel, l’image. Le débat d’idées devient alors secondaire, fioriture, accessoire. Il ne viendra alors à l’esprit de personne de s’inquiéter de la valeur de vérité de ce qui est dit. Vous êtes sur ce terrain-là. Ce qui retient votre attention c’est surtout le profil psychologique des acteurs politiques (au sens étroit du terme, puisque nous sommes tous acteurs). Vous les enfermez dans leur individualité, vous les atomisez. C’est un schéma d’épopée héroïque moyenâgeux. C’est ainsi aussi que l’impact des mots, leur valeur performative vous intéresse plus que leur contenu, leur sens, la manière dont ils s’insèrent dans la doctrine et la stratégie de ceux qui les utilisent. C’est de la néo sophistique. Vous ne pouvez donc percevoir dans l’usage du mot « Malécon »que fait votre champion, vous prenez vous-même cet exemple, le niveau d’inculture dont il fait preuve (la statue étêtée de JOSEPHINE restaurée et exposé sur la savane en est un autre exemple, de même la destruction du collège Renan et de la chapelle de l’hôpital civil). Le succès du mot (qui reste encore à vérifier) n’est pas sans rapport YLM avec la position de pouvoir de celui qui l’emploie et la servilité d’une certaine « presse-relais » face aux vainqueurs. Sans nier le poids particulier de tel ou tel individu sur le cours des événements, je crois et je défends depuis longtemps, YLM, l’idée que nous n’avons pas besoin de mythe pour avancer mais de la mobilisation de toutes les intelligences ; ce qui passe nécessairement par la restauration de la confiance. Nous en sommes encore loin et ce n’est pas, YLM, en bricolant le mythe d’un homme providence comme vous le faites que nous y parviendrons. Pensez vous sérieusement que votre héros à aujourd’hui un vrai projet de développement pour ce pays ? Vous avez une information à ce sujet ? Pensez-vous que la collection de projets municipaux qu’on nomme pompeusement plan de relance suffira, si tous les partenaires jouent le jeu, à amorcer un projet de développement ? Puisque vous citez Fort-de-France parlons en. Vous croyez vraiment qu’on a avancé de manière suffisamment significative sur les dossiers sensibles de « la ville capitale » pour justifier votre éloge à l’efficacité ? On a fait reculer après plus de cinq ans l’insécurité ? Et L’assainissement, et la pollution de la baie de Fort-de-France ? On a réglé le problème de la circulation et du transport ? La redynamisation du centre ville est un grand succès ? Voyez-vous monsieur YLM le grand dangers du mythe de l’homme providence c’est qu’il fait obstacle à ce qui est la condition de tout avancée : une évaluation rigoureuse, sans parti pris de ce qui a été fait. C’est là qu’on aurait dû commencer à Fort-de-France et à la Région puisque tout n’est jamais totalement mauvais ou totalement bon. Un dernier mot sur la restauration de la confiance pour dire que problème majeur ce sont les politiques eux-mêmes qui dans un consensus très fort qui transcende les clivages partisans refusent de remettre en cause le fonctionnement politique actuel et notamment la professionnalisation de l’activité politique. Votre poulain tente de faire illusion avec sa « nouvelle gouvernance » dont on voit ce que cela donne avec son mentor de l’Elisée. Voilà YLM quelques repères sur le lieu d’où je me tiens pour analyser ce qui se passe aujourd’hui. Et à ce propos si j’ai été en désaccord avec le fait que LISE et MARIE-JEANNE donnent une consigne de vote le 24/01/2010 je comprend tout à fait leur actuelle position : il faut s’en tenir et assumer ce que nous avons voulu et demandé, ni plus, ni moins. Autrement si on veut y ajouter autre chose il faut reprendre le débat à son point de départ en y ajoutant pourquoi pas les arrêts du CE faisant suite à la procédure introduite par J.VIRASSAMY sur la question. Comprenez-vous YLM ?

    Répondre à ce message

  • A Obéro,

    Après m’avoir lu, vous vous êtes confirmé dans votre conviction que je serais un adepte de "l’homme providence" et que mon "champion" serait Serge Letchimy. Vous m’apprenez des choses, à moi-même et aussi aux lecteurs, qui, dans d’autres circonstances, pourraient faire mourir de rire. Des choses que, de toute évidence, vous n’avez pas pu lire dans mon propos. Même une analyse d’extralucide ne parviendrait pas à de telles conclusions. Comme, par ailleurs, vous semblez me connaître, vous vous êtes fait à mon égard votre propre religion que vous étalez complaisamment dans ce post et dans d’autres.

    J’enregistre votre aversion pour les "papa Césè". Cependant, qui ne voit qu’en contrepoint du tout noir dans lequel vous habillez Letchimy, que je n’ai jamais considéré comme tout blanc, c’est un autre "homme providence" que vous auréolez et que, pour ma part, je ne voudrais nullement noircir ?

    Vous voyez, Obéro, un homme providentiel peut bien en cacher un autre. Et derrière un admirateur prétendu, se dissimuler un thuriféraire qui ne dit pas son nom.

    Répondre à ce message


modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

Faire une recherche

Soutenez-nous !

Vous pouvez soutenir Politiques Publiques en faisant un don via Paypal. C'est simple, rapide et sécurisé !

Retrouvez Politiques Publiques sur facebook