Comme nous le présentions déjà les 30 juillet (Après le communiqué alarmiste de la ministre de la santé et de sa collègue à l’outre mer, auront nous droit à une visite de sa part dans les prochains jours pour mieux dramatiser un peu plus ?) et 3 août (Il ne serait pas étonnant que la ministre de la santé se rende dans les prochains jours ou prochaines semaines en Martinique) à la faveur de la parution de l’article intitulé « Martinique : la dengue a déjà tué 8 fois », la ministre de la santé sera en Martinique et en Guadeloupe ce week-end.
Mais ce qu’il faut d’ores et déjà retenir de cette visite , c’est qu’elle accrédite en autre la thèse de la poursuite de l’objectif de l’intégration qui obnubile les autorités centrales et décentralisées .
L’autre objectif poursuivi ne peut être invoqué ici par respect en autre pour le site car étant d’une extrême sensibilité.
Il n’y aurait rien de surprenant à ce qu’on nous gratifie ce soir lors du journal d’informations quotidiennement orientées de 19 heures, d’une interview en direct depuis l’aéroport, de la ministre de la santé par la chaîne de télévision publique pour mieux diaboliser la dengue, le moustique qui en est le vecteur, nonobstant une compassion « sincère » pour les personnes qui en sont mortes à commencer par la jeune fille au sujet de laquelle on peut se demander si les autorités s’étaient préoccupées de sa santé quand elles ont sciemment favorisées l’introduction du chlordécone en Martinique .
De même, une visite « impromptue » aux parents de la jeune fille décédée de la dengue, n’aurait rien de surprenant tellement la volonté cynique d’instrumentaliser une pathologie qui a causé la mort de…0,04 % des malades de la dengue (12 / 29 200 x 100) et de…0,003 % des personnes résidant en Martinique (12 / 400 000 x 100), est forte .
Souhaitons que la ministre de la santé profite de son déplacement de…14 000 kilomètres, le jeu en vaut la chandelle, pour se rendre au chevet des nombreux patients alités qui souffrent en autre de cancers de la prostate pour leur dire que la cause de leur cancer tient à la teinte de leur épiderme.
Pourquoi ces patients n’auraient-ils pas droit eux aussi à une visite empreinte de sincérité de la ministre de la santé qui vient se rendre compte des mesures prises par les collectivités territoriales, dont on pensait que le cordon ombilical avec l’Etat avait été coupé depuis les lois de décentralisation de 1982, 1983 et 2004, dans le cadre de la lutte contre les gîtes de moustiques, lesquelles ne requièrent pas qu’on ait fait l’ENA pour les mettre en place ?
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