Football : "toujours chercher chez l’autre les causes de notre situation"
TweetQuand le football rencontre la politique : Retour sur la Coupe de football des nations de la Caraïbe dans cette tribune de Jacky ESPARTERO, Ancien Président de L’Assaut de Saint-Pierre, Militant du PRM et de Christian RAPHA, Chef d’entreprise et Secrétaire général du PRM.
« ON VOIT TOUJOURS LA PAILLE DANS L’OEIL DU VOISIN MAIS ON OUBLIE LA POUTRE DANS LE SIEN » - Evangile selon Saint Luc
"La coupe de football des nations la Caraïbe 2010 nous donne une nouvelle l’occasion de nous interroger sur l’éthique personnelle dont chacun doit savoir faire preuve et avant tout les dirigeants, représentants et tout Martiniquais en situation de leadership …
Avant d’aller plus loin sur le sujet, nous voudrions tout de suite souligner qu’en aucune manière, à travers cet exemple, nous ne voulons jeter l’opprobre sur les centaines de sportifs, de bénévoles, d’entraineurs et même de dirigeants qui chaque jour s’engagent pour offrir le meilleur d’eux-mêmes. Il ne faudrait justement pas, que quelques dérapages non dénoncés ou quelques comportements isolés viennent ternir l’image d’un sport et plus particulièrement la pratique du football à la Martinique.
Cependant si nous avons tenu à nous exprimer sur les récents événements de la Coupe de football de la Caraïbe, c’est qu’ils nous semblent illustrer des comportements locaux que nous devons apprendre à dénoncer, d’abord parce qu’ils ne ressemblent en rien aux racines de notre culture, ensuite parce qu’ils discréditent nos protestations et grandes déclarations sur la violence ou les discriminations. L’exemplarité est la première des pédagogies… surtout lorsqu’il s’agit de personnalités en vue … et ce quel que soit leur champ de responsabilités.
Quels sont les faits ?
La Coupe 2010 a vu l’équipe de Martinique évoluer dans un groupe difficile avec GRENADE, TRINIDAD et CUBA. Après un match nul (contre Grenade) et les deux autres perdus (contre Cuba et Trinidad) pour la Martinique, il suffisait alors à Grenade et Cuba, pour être qualifiées de faire un match nul. Ainsi s’envolait pour la Martinique tout espoir de qualification pour les demi finales.
Notre défi martiniquais (dans les champs sportif comme économique) serait-il celui de savoir évaluer correctement le degré de qualité dont nous avons besoin en fonction « de la division dans laquelle nous souhaitons jouer » ?
Serions-nous atteints d’un manque d’ambition ou au contraire d’une surestimation de nos capacités ? Quelle que puisse être la réponse, cette erreur d’appréciation est une faiblesse majeure dans un monde où la compétition mondiale ne laisse que peu de place pour une seconde chance !
On peut comprendre l’amertume des dirigeants et surtout la déception des supporters alors que la phase finale de cette compétition était organisée par la Martinique. Non seulement notre équipe ne passe pas le 1er tour mais elle finit dernière de sa poule. Pourtant cela ne peut justifier les comportements et déclarations publiques déplacés de certains responsables … à l’égard des autres sélections ou de journalistes sportifs.
Ce qui est catastrophique c’est de ne pas savoir tirer de leçons d’un échec … de ne pas se remettre en cause et de toujours chercher chez l’autre les « causes confortables » de notre situation. C’est ainsi refuser notre part de responsabilité et par là-même … nier et abandonner notre pouvoir de changer la situation ! La Martinique a des talents qui demandent à s’exprimer plutôt qu’à s’expatrier … à condition que les responsables économiques, politiques, sportifs, syndicaux … locaux acceptent de se donner les moyens de la qualité et de l’impartialité dans le choix des compétences."
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