Dernière minute :
*** Gros succès pour la 20ème foire agricole de Rivière Pilote *** Mort d'Ahmed Ben Bella, 1er Président Algérien ***

La Socopma doit survivre, c’est une exigence de sauvegarde

Partager sur Facebook

Tweet
Publié le 12/04/2012

Par Garcin Malsa

Depuis 30 ans la SOCOPMA qui relève d’une volonté des petits producteurs a marqué le paysage agricole martiniquais tant au niveau de la production que de la commercialisation. Elle s’est faite une réputation pour sa régularité des produits fournis et son expertise pour la qualité de la distribution aux cantines après des méthodes de transformations reconnues. Jusqu’à 2005 où cette structure a commencé à connaître sérieusement des difficultés aggravées en 2003, 2004, 2005 à la suite des aléas climatiques sévères, la SOCOPMA mettait en liaison 250 adhérents, employait 70 personnes, travaillait avec 300 clients et faisait un chiffre d’affaires d’environ 9 millions d’euros.

Depuis quelques mois la structure est en difficulté du fait notamment de dysfonctionnement et de mauvaise gestion qui pénalisèrent en amont les petits producteurs qui dans un contexte de crise avérée se sentent complètement déboussolées. Alors que, leur connaissance du sol et leur savoir faire dans la production des fruits et légumes pays, leur relation de solidarité déployés pendant des années sont des acquis indispensables aux formes de résistance et de sécurité alimentaire. Ce sont ces valeurs et ces emplois que le Conseil Régional a reconnus quand il a voté une aide de 500 000 euros à la structure en redressement actuellement pour éviter qu’elle ne tombe en faillite. Quant au Conseil Général, il y a toujours pris sa part d’aide et d’encouragement en refusant de réclamer à la SOCOPMA le montant de 25 000,00 euros par an de loyer pour un local dont la collectivité est propriétaire.

Il est bon de rappeler ces éléments dans un pays où très souvent on a tendance à culpabiliser les élus dès lors que des difficultés apparaissent dans une entreprise. Quel élu pourrait se rétracter pour faire redémarrer la SOCOPMA si par ailleurs ceux qui y travaillent et qui l’administrent sont déterminés à lui donner sa mission et sa portée originelles !   Car il me paraît, dans cette affaire, qu’il y a des suppôts complices qui jouent à l’intérieur de la structure un jeu pour le compte des mêmes agoulous granfals qui viseraient à la phagocyter et la placer dans le sillage de ceux qui ont le monopole de la banane et de la grande distribution.   Ainsi la SOCOPMA perdrait sa vocation première et fondamentale qui est de solidariser les petits producteurs dans une dynamique sociale durable et rentable.

C’est pourquoi j’en appelle à la vigilance de tous, élus, administrateurs, cadres, travailleurs de la SOCOPMA en premier lieu et à tous les consommateurs martiniquais pour que la SOCOPMA retrouve ses lettres de noblesse.

C’est possible si, à l’intérieur de la SOCOPMA les uns et les autres (cadres, adhérents, administrateurs…) arrivent à retrouver la sérénité, la détermination pour proposer un véritable projet durable dans la ligne des missions originelles de la structure et dans la perspective de sauvegarder les emplois et l’expertise acquise au cours de tant d’années.

C’est possible si les petits producteurs de fruits et légumes se rappellent que leurs ainés qui avaient institué des SICA bananes florissantes et solidaires ont vu leur disparition à partir du moment où ils ont cru dans la soi-disant expérience entrepreneuriale et commerciale des agoulous granfals qui aujourd’hui font la loi sur la production bananière.

C’est nécessaire à un moment où les collectivités sentent la nécessité de porter la réflexion et l’action sur la consommation prioritaire des produits locaux, de sorte à améliorer la santé des populations et créer des emplois.

La SOCOPMA et ses filiales doivent survivre c’est une exigence de sauvegarde."

* Maire de Sainte-Anne, Conseiller général de la Martinique

Cliquez ici pour lire les 9 commentaires

  • Je vous remercie Monsieur le maire pour votre vision très pertinente sur les problèmes de la SOCOPMA.

    En effet , l’ancien président de la structure a par son manque de connaissance de la réalité agricole dans notre pays et par sa volonté d’être plus proche des grands propriètaires des structures bananières à entrainé la SOCOPMA dans les difficultés que vous décrivez .

    D’ailleurs il en a été vivement remercié .( il a été promu au conseil d’administration de L’ODEADOM) par qui ? pour qui ? avec le soutien de qui ?

    C’est la même réalité qui se désinne dans la filière viande : Dans l’intérêt de qui ?

    Le nouveau président de la SOCOPMA nouvellement élu , est entrain de parachever le travail commencé par son prédécésseur avec la complicité de L’IMAFLHOR.

    Pour mémoire, l’actuel secrétaire général de L’IMAFHLOR a été directeur général de la SOCOPMA durant les années 2008 et 2009 et a largement contribué aux déficits historiques et la mise sur les rails des difficultés rencontrées par les adhérents de la SOCOPMA et de leur coopérative.

    Gageons, que les adhérents de la SOCOPMA quand ils ouvriront leurs yeux, malheureusement,il ne sera pas trop tard.

    Répondre à ce message

  • eh oui, à qui profite le crime ? ex directeur de SOCOPMA, ex président, ex technicien où sont-ils ? n’est-il pas trop tard pour ouvrir les yeux ? un déficit qui continue à s’amplifier !

    Répondre à ce message

  • sa nou ke manjé 13 avril 21:36, par mi déba

    mési MALSA - au moment où les uns et les autres parlent de présidentielles et de législatives vous pensez au devenir de ce pays - l’agriculture permet à de nombreuses personnes de vivre je dis bien de vivre et pi fok mannay péyi ’an manjé bagay péyi
    bravo MALSA après l’épandage vous interpellez sur ce que produit la terre non polluée de notre pays
    enfin un vrai combat
    mési an pil -

    Répondre à ce message

  • je voulais porter à la connaissance des agriculteurs de l’ouverture à rivière blanche à st joseph d’une structure leur permettant d’écouler toutes leurs productions et surtout d’ètre payé contrairement à socopma !!!

    Répondre à ce message

  • Mike, je ne conçois pas votre proposition comme une solution durable aux problèmes rencontrés par les producteurs de la SOCOPMA.
    Depuis les problèmes de paiement de la SOCOPMA , les adhérents qui ont cherché à écouler leur production dans directement dans les hyper marchés ou dans les autres structures ont d’énormes difficultés à avoir des prix raisonnables.

    Répondre à ce message

  • Pourquoi personne ne parle des difficultés de la SOCOPMA liées directement au non paiement du tristement célèbre groupe Heder LANCRY, et des collectivitéslocales et municipalités ?
    Il est tellement plus faciled’accuser encore les békés (sans directement les nommer), éternels boucs émissaires de nos carences, et de notre manque de vision.
    Vive l’indépendance

    Répondre à ce message

  • Quelque soit le bateau,
    Même quand on rêve croisière
    Ou navigation côtière
    Il faut un bon capitaine et de bons matelots

    Il se trouve que sur l’eau
    Sans on ne fait pas vieux os
    Partout des voix s’élèvent
    Pour vendre du rêve

    Reste que une voix parfois
    Fait l’effet d’une voie d’eau
    Et là même vu de haut
    Souvent ça jette un froid

    Hors si beaucoup
    Changeraient bien de Petit (sic)
    Pas sur que ce soit chou
    Un choix petit Annick

    (Juste une affaire de films lol)

    Revenons à nos moutons
    Si dans l’agriculture
    Une erreur d’horizon
    Donne chou-blanc au futur

    C’est que sans parler de viande
    L’art est plus dur que l’oraison
    Qui quand elle scande
    Funèbre fait même les "dominos" cochons

    Pardon je voulais dire "dominant"
    N’empêche sans noyer le poisson
    Que les coopératives légumes sont...
    Fruits de traite... souvent

    Et que comptes et compétents
    Sont certes bons amis
    Mais pas suffisants
    Si trop grand cercle d’amis

    Alors chacun chacune
    Sarclez dur
    Entre les Ben-Hur
    Qui trustent les urnes

    Oui l’outil doit survivre
    Et les agriculteurs vivre
    Mais le protéger de l’assaut
    Cooptant éviterait des maux

    Bon je vous laisse, surtout né lisez point entre les lignes
    Sauf à garder l’humour,

    An lot soley

    Répondre à ce message

  • Mr Quiquine, les problêmes de SOCOPMA ne viennent pas du non paiement du groupe LANCRY ( vous êtes mal renseigné) ni des collectivités locales.

    Les problèmes de SOCOPMA, arrivent avec la prise du pouvoir de Mr Cyrille qui a évincé Mr Carpin de la présidence alors ce dernier avait permis à la coopérative de dégager des bénéfices en 2006 et 2007.

    Ce cher Mr CYRILLE a découragé l’encadrement qui faisait les dossiers de subventions avec l’aide d’un gérant peu scrupuleux qui depuis à pris la poudre d’escampette.

    Aussi, il a organisé l’embauche de cadres non productifs incapables de faire les dossiers ceci avec l’aide d’un directeur licencié en 2009 qui est maintenant secrétaire général de L’IMAFLHOR.

    Malheureusement dans ce pays nous sommes toujours dans le "politiquement correct" ; mais maintenant personne n’est dupe des raisons des difficultés que traversent la SOCOPMA.Ce n’est un secret de polichinelle pour personne.

    Aussi, personne n’a accusé la communauté Béké de quoi ce soit ; mais nous constatons que dans le cas de la SOCOPMA, l’inconséquence de certains administrateurs les forcent aujourd’hui à proposer des solutions inappropriées à la réalité.

    Répondre à ce message


modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

Faire une recherche

Soutenez-nous !

Vous pouvez soutenir Politiques Publiques en faisant un don via Paypal. C'est simple, rapide et sécurisé !

Retrouvez Politiques Publiques sur facebook

Liens

Come Online Agence de communication interactive Martinique

Gens de Pouvoir, l’actualité de ceux qui agissent

La Case Sociale Antillaise opération Solidarité