"Du début de la Vème République à l’an 2002, la fonction de l’électorat des départements d’outre-mer était marquée par la notion de légitimité. Celle-ci était combattue avec une extrême vigueur par la gauche. Voter pour la majorité sortante était regardé comme un acte indigne d’allégeance au pouvoir. Les mots « godillots » et « béni-oui-oui » étaient à la mode. A partir de 1981 cette légitimité s’exprimait avec un temps de retard. Il ne fallait pas compter sur les martiniquais pour contribuer à l’élection d’un nouveau président de la République, mais une fois élu, donc « légitimé », celui-ci emportait l’adhésion, d’où le choix de François Mitterrand lors de sa seconde élection. Mais depuis 2002 ce vote légitimiste a carrément cessé d’être.
En effet, cette année-là, le président de la République sortant, Jacques Chirac, avait été nettement battu au premier tour en Martinique. Seule la présence de Jean-Marie Le Pen lui avait permis de gagner au second, alors qu’en 2007 la défaite en Martinique de Nicolas Sarkozy fut totale. Aussi bien, l’entrée en grâce des élus auprès du gouvernement est loin de garantir, en 2012, le retour du vote légitimiste.
La marginalisation de la volonté populaire
Le vote légitimiste s’assimilait à un attachement des martiniquais à la métropole, à travers le pouvoir légitime. Il s’est transformé en une reconnaissance réciproque de légitimités établie par-dessus l’électorat entre les seuls élus et le pouvoir parisien. Ce phénomène marque la primauté de l’élu sur l’électeur et lui permet de donner au pouvoir central des messages que ne lui a pas donné l’électeur. Il s’écarte du principe gaullien de la relation directe du pouvoir au peuple, notamment par la voie du referendum. Qui ne voit dans l’usage biaisé des deux consultations de janvier 2010, par nature non décisionnelles et ouvertes aux interprétations – contrairement au referendum -, la mise au second plan, voire la marginalisation, de la volonté populaire ? Par ailleurs on sait combien le clientélisme et le charisme peuvent conduire les électeurs à élire des hommes dont ils ne partagent pas les idées politiques.
Le pont établi entre la gauche locale et la droite nationale
Par ailleurs, jusqu’en 1981, les partis nationaux de gauche – PS et PCF - n’avaient pas ménagé leur soutien à leurs relais locaux : FSM, PPM et PCF. Il en fut de même pour la droite, sauf que la solidarité entre la droite nationale et la droite locale était décriée. A cet égard, en 2003, on avait échappé de justesse au ridicule. En effet, une motion de protestation rédigée par un élu de … droite avait été rejetée de justesse, qui invitait le conseil général de la Martinique à condamner la venue en Martinique d’un élu de …droite de la Réunion : le sénateur Virapoullé. De façon moins spectaculaire, François Bayrou fut victime du même ostracisme quelques mois plus tard. Depuis, le pont semble avoir été définitivement établi, par-dessus l’électorat, entre la gauche locale et les gouvernements de droite.
De l’indécence à la vertu des rapports avec le gouvernement
Il est donc loin le temps où chaque parole de ministre en faveur de ses amis de l’outre-mer était jugée indécente. Aujourd’hui, aux indépendantistes et aux autonomistes c’est au plus haut niveau qu’est accordée telle dérogation à la règle et ouverte telle fenêtre législative ; c’est sur le lieu même du pouvoir central que la plume de la revendication statutaire est tenue. On peut imaginer que le vote unanime de la Loi Letchimy (cadeau du pouvoir ?) soit le prélude à une égale unanimité au moment du vote de la loi portant création de la collectivité unique. Reste que la déférence manifestée par les partisans avérés ou dissimulés de l’article 74 au président de la République est confondante. Insupportable lorsqu’elle émanait de la droite locale à l’endroit de « son » président, cette déférence est devenue vertueuse depuis qu’elle se nourrit des rapports adultérins entre la gauche locale et les gouvernements de droite. Mais en politique comme en droit n’en est-on pas parvenu au temps du libre partenariat ?"
En effet les temps ont drôlement changé...les rapports ne sont plus les mêmes,les idéologies sont obsolètes et ringardes.Dans l’hypothèse où D.S.K deviendrait le prochain Président,je vous fiche mon billet que sa politique sera similaire à celle de Sarko donc tout le monde se retrouvera et on n’en parlera plus.Sauf peut être que les mimistes risquent d’être les fers de lance de la nouvelle opposition...qui sait !
Il m’arrive parfois en des moments de désespoir de comparer notre île à un vieux porte-avion échoué là dans la mer des Antilles. La guerre est finie et les autorités ont décidé de laisser là le navire pour des raisons stratégiques, au cas où, on ne sait jamais, mais elles n’ont plus les moyens d’entretenir l’équipage, ni d’assurer la maintenance du bateau, les moteurs sont en panne, certains secteurs de la machinerie sont plus ou moins défaillants. La discipline se relâche, certains parlent même de mutinerie, et en même temps la question du ravitaillement s’il venait à manquer est dans tous les esprits. En fonction de leurs rémunérations, certains marins prétendent qu’il faut négocier avec la capitainerie l’autonomie voire même l’indépendance du bateau, de changer de drapeau. Ils imaginent que dans les cales du bateau dans les parties qui ne sont pas trop polluées, on pourrait installer des jardinières pour nourrir l’équipage comme on pourra et avec ce qu’on aura réussi à glaner, pour le reste, il suffira de faire comme Jésus avec la multiplication des pains et du vin, et le tour est joué. Bref cela va du délire du délire pur à la science fiction certes, mais ça entretien l’espoir, et ça marche. Certains ont même réussi comme cela à gagner une certaine notoriété aux yeux de l’équipage composé pour la plus grande part de marins désœuvrés et d’autres qui se battent comme ils peuvent pour tenter de survivre.
Alors dans de telles conditions YLM, est-ce qu’on peut vraiment parler et penser politique décemment sur un tel navire, est-ce que l’on peut encore parler de gauche, de droite et rester réaliste dans un tel microcosme ?
Un scénario futur à intituler , aussi, "Elle m’a laissé tombé, la France", comme la chanson au sujet du paquebot France. Bientôt.
C’est une histoire de bateau, toujours, puisque déjà, l’ancien commandant AMJ parlait de désankaillage.
Mais dans tous les cas de figure, on a beau essayer d’en sortir , on ne peut que conclure qu’avec des mots similaires : on mène ce peuple "en bateau" !
Bien triste.
Moi j’avais déjà parlé d’un Titanic Martiniquais aux mains d’un équipage de fous allant tout droit sur l’iceberg de la déchéance et de la misère, pendant que les passagers, braves gens bien naïfs, ont été endormis à coup de champagnes " Muets et c’est bon". Qu’importe le danger, l’ivresse est là, et l’équipage aura trouvé la notoriété d’un coulage en règle en passant à la postérité.
J’ai fait le choix désormais de ne pas répondre aux contre-commentaires. Cela pour éviter d’une part de répondre aux tentatives de provocations et autres manipulations, d’autre part pour échapper à une éventuelle censure déguisée en rappels à l’ordre de l’administrateur. J’en ai fait récemment l’expérience, c’est très désagréable !
Donc allez-y férocement, défoulez-vous, moi, je n’ai pas cette liberté, mais ça me fait plaisir de voir que vous au moins, pouvez en profiter.
Moïse, je ne peux pas te laisser déformer la pensée profonde de l’administrateur en laissant penser qu’il y aurait une cencure déguisée en rappels à l’ordre de sa part. Je te signale que mon pseudo apparaît aussi dans ce qu’à écrit l’administrateur et j’en ai une autre lecture et je trouve qu’il avait raison de le faire, car à tous les coups, il y aurait dérapage un jour où l’autre et il a joué son rôle de modérateur.
Mais ce qui m’a le plus amusé, c’est cette phrase de tes écrits, et je te cite " d’autre part pour échapper à une éventuelle censure déguisée en rappels à l’ordre de l’administrateur. J’en ai fait récemment l’expérience, c’est très désagréable !" .
C’est très enrichissant comme aveu. Pour détendre l"atmosphère, je te dirais que je vais ouvrir un cabinet de "gadé zafè". J’aurai de l’argent à faire de ce côté.
Je pense qu’il est de plus en plus évident que le but de ce jeune trublion n’est pas de promouvoir la liberté d’expression sur ce site, d’autres posteurs ont tenté de vous prévenir. Il est facile en remontant le fil de ses commentaires de s’apercevoir qu’il s’attaque systématiquement à tous les posteurs qui ne partage pas ses opinions, sans parler de la vulgarité de certains propos au sujet des pseudos de certains posteurs. Pour ma part ne renonce à intervenir sur ce site tant que cet individu continuera à y sévir impunément.
Rico, je faisais référence précisement jeune homme, à vos provocations et vos manipulations dans le but manifeste d’amener le modérateur a me censurer.
A ce sujet Mr le modérateur j’aimerai bien que ce petit jeu cesse sans trop tarder, car cela devient particulièrement pénible et agaçant !
Voila qu’il fait encore sa chochotte ! il se fait passer pour une victime d’un je ne sais quel complot. Le modérateur ne sera pas dupe de cette nouvelle manipulation. dans ta phrase, et je te cite " j’aimerai que ce petit jeu cesse sans trop tarder" je ressens des menaces à peine voilées.
Rassure toi, Jeune homme, je pense de façon honnête que l’administrateur du site ne va pas te censurer, car justement nous sommes modérés dans nos propos. Je vais dorénavent t’ignorer. Je vais laisser à d’autres posters le soin de te remettre dans le droit fil de ce que veut l’administrateur, qui je le pense souhaite que son site ne soit pas un lieu de combat. Salut, mon frère et grand ami Moïse. Te dire que je t’aime serait mal interprété, disons que je t’apprécie.