Marché d’art contemporain : Mésententes autour de l’édition 2011
TweetL’édition 2011 du Marché d’art contemporain du Marin est en préparation. Le thème pivot de la manifestation : "la céramique", un héritage artistique des amérindiens qui occupèrent la Martinique avant l’arrivée des colons en 1635.
Après l’édition de 2009, de nombreux artistes, et de nombreux visiteurs devraient animer fin novembre 2011 les allées de ce marché, inspiré de la vente d’art telle qu’elle se pratique dans les marchés populaires de nos voisins caribéens.
Mais la préparation de la fête est quelque peu ternie par les dissensions entre Habdaphaï et la municipalité du marin, organisatrice de la manifestation.
L’artiste parle de "kidnapping", met en avant l’absence de visibilité des artistes en Martinique, et appelle ses pairs à se "mobiliser pour ne pas laisser le marché d’art de la ville du Marin devenir ni une vitrine politique, ni une kermesse". Sa proposition : faire du marché d’art contemporain une manifestation gérée par un comité de pilotage désigné par un collectif d’artistes, et l’organiser tour à tour dans des villes différentes.
Des propos que le maire du Marin Rodolphe Désiré juge indécents de la part d’un artiste qu’il dit toujours très largement soutenu par la ville, qui met notamment à sa disposition exclusive des locaux municipaux. Et l’élu de rappeler que le Marché d’art a toujours été mis en oeuvre par les services municipaux sur une idée issue de sa propre expérience de la Caraïbe, avec pour objectif d’aider les artistes à vendre leurs oeuvres. Pour Rodolphe Désiré, "habdaphaï a toujours collaboré en tant qu’artiste, et contre rémunération, à la préparation des marchés d’art. Il a parfois tendance à tirer la couverture à lui, mais il a joué son rôle. Mais depuis 2009, il conteste notre choix de faire de ce marché un espace ouvert et populaire ou même les artistes amateurs ont leur place, parce qu’il souhaite une manifestation plus professionnelle et plus élitiste". "Tout cela est un peu infantile, et ressemble à une tentative de sabotage qui n’aboutira pas, et dont je pense qu’elle lui nuit davantage à lui, qu’à la ville. Le marché d’art est une véritable opportunité pour les artistes, il doit demeurer une action publique".
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