Dernière minute :
Oussama Ben Laden aurait été tué par les américains *** Louis Boutrin lance "Martinique Ecologie" *** Nicolas Lunven remporte la transat Benodet Martinique. Eric Baray à la 11ème place ***

PS : 30 mesures pour les "Outremers"

Partager sur Facebook

Tweet
Publié le 27/04/2011

Le Parti Socialiste se réunissait, ce mercredi 27 avril 2012, dans les locaux de l’Assemblée Nationale, pour un "Forum des Idées sur les Outremers". Les mesures de son projet pour 2012, consacrées à l’Outremer, y ont été évoquées. De nombreux poids lourds du parti et plusieurs élus ont participé aux tables rondes organisées à cette occasion. Conclusions de cette journée de réflexion en 4 orientations, 5 principes et 30 mesures.

Les Socialistes et les Outremers

1- Tourner définitivement la page de la "République coloniale"

En 2010, 2,4 millions de Français vivent dans l’une des 11 collectivités d’outremer . Si on ajoute à ce total, plusieurs centaines de milliers d’ultramarins installés dans l’Hexagone, on dépasse largement les 3 millions et l’outremer représente entre 4 et 5 % de la population totale du pays. Aujourd’hui, rares sont pourtant les Français d’outremer, qu’ils y vivent ou résident dans l’Hexagone, qui ont le sentiment d’être des Français à part entière, pour faire résonnance avec la célèbre formule d’Aimé Césaire .

Mal compris dans l’Hexagone, ce sentiment procède largement du passé colonial de la France, les Français de souche européenne n’échappant pas à la règle rappelée un jour par Hubert Védrine qui veut que les Occidentaux soient les seuls au monde à avoir oublié le colonialisme. A cet égard, deux caractéristiques de la période coloniale doivent être rappelées : la différence des droits entre métropolitains et autochtones, qui aboutissait de facto comme de jure à ce que les territoires soient français mais guère les populations à qui on marchandait sinon refusait la citoyenneté ; le préjugé racialiste ou coloriste qui, en particulier pour les populations d’origine africaine issues de crimes contre l’humanité – l’esclavage et la traite négrière – occultés jusqu’à la loi Taubira de 2001, justifia d’abord la négation absolue des droits (Code Noir) puis leur discrimination.

Mais il est deux autres facteurs qui expliquent la rémanence de cette perception qu’ont les Français d’outremer de ne toujours pas être traités à égalité.

En premier lieu, le fait que les discriminations qu’ils eurent à subir – a fortiori fondées sur la couleur de la peau – furent aussi mises en œuvre par la République, en violation de ses propres valeurs mais, surtout, à rebours d’une Histoire qui vit les esclaves noirs de l’outremer, deux fois (en 1789 puis en 1848) au nombre des pères fondateurs de la République : à cet égard, il n’est pas indifférent à une Histoire partagée entre les outremers et l’Hexagone que le père de l’école publique, gratuite, laïque et républicaine, ait simultanément été l’apologiste de la théorie des "races inférieures", justification de la colonisation.

En second lieu, parce que la disparition du réflexe colonial – pour autant qu’elle soit aujourd’hui effective ce qui, au moins s’agissant des mentalités, est controversé – n’est pas si ancienne, outremer, pour qui se souvient de la reprise des essais nucléaires en Polynésie française, en 1995, ou des répressions d’un autre âge à l’encontre de populations civiles (100 morts à l’issue d’une manifestation à Pointe-à-Pitre, en 1967, à comparer avec le bilan des événements de 1968 dans l’Hexagone) ou l’emploi de la force militaire contre les Kanaks de la grotte d’Ouvéa, en 1986, pour libérer des « Français innocents ».

Voilà pourquoi le Parti socialiste, animé de la volonté de rassembler outremer toutes les forces de gauche et de progrès, entend tourner définitivement la page de la République coloniale. Il ne s’agit pas, ici, de ressasser à l’envi les pages sombres de notre Histoire. Il s’agit de reconnaître qu’une République coloniale est une République qui se trahit elle-même et que cette responsabilité a été partagée par le mouvement socialiste français pourtant au premier chef héritier des valeurs de la Révolution française et défenseur du droit de tous les travailleurs. Ce faisant, le Parti socialiste s’inscrit résolument dans l’héritage de Césaire et Clemenceau, tous deux contempteurs inspirés de la colonisation.

Aujourd’hui, les populations issues des Outremers – majoritairement de couleur - demeurent confrontées aux préjugés issus de l’époque coloniale, source de discriminations. Lutter contre ces préjugés est une œuvre de longue haleine que la République n’a que trop tardé à entreprendre et dont la condition préalable est aussi un devoir de vérité historique quant à certaines pages travesties du récit républicain. Il ne s’agit nullement de se complaire dans une espèce de face à face entre descendants supposés de victimes et de bourreaux ni d’appeler à la repentance. Il s’agit simplement de constater que le racisme a été une doctrine qui eut droit de cité – on l’enseigna – sous la République et que la justification de la colonisation fut l’infériorité postulée des autochtones pour lesquels selon le mot de Jules Ferry, la Déclaration des droits de l’Homme n’avait pas été écrite. Conséquence, ces stéréotypes négatifs subsistent même sous forme de non dits ou de bons mots. Les faire reculer suppose que la République se donne les moyens d’une histoire partagée qui cesserait d’occulter à la fois qu’elle fut coloniale et que son identité d’aujourd’hui n’est pas seulement hexagonale.

La République coloniale, ce fut aussi la négation de la culture et de l’identité de l’autre. Par mépris et irrespect. Mais aussi, par méconnaissance profonde de ce qu’est la République qui n’est pas la négation des identités culturelles qui font la richesse de notre patrimoine commun. Au regard de ses populations, faites d’apports successifs et toutes métissées, au regard, enfin, de ses identités culturelles partout particulières et propres à chacune des collectivités, chaque Outremer apparaît forgé par un creuset qui, par sa vitalité et à lui seul, est la vivante démonstration que les races n’existent pas mais les cultures si.

Voilà pourquoi les socialistes jugent essentiels d’entreprendre une action volontariste au plan national comme localement pour faire connaître, valoriser et transmettre les patrimoines culturels des Outremers, à commencer par la défense et l’enseignement des langues régionales.

2- Relégitimer l’investissement public outremer

Si les discriminations racistes ne sont pas heureusement en France systémiques, le cartiérisme lui l’est, et au sein de l’appareil d’Etat, l’action publique outremer est trop souvent perçue comme illégitime, en particulier s’agissant de l’effort de la Nation.

Cette situation est, elle aussi, tout droit héritée de l’époque coloniale et du postulat des théoriciens de la colonisation, à savoir que celle-ci devait se faire au profit de la métropole et non à celui des colonisés, ce qui fait bon marché au passage de la fiction "civilisatrice". Elle est au quotidien la démonstration de la sentence précitée de Césaire et s’illustre dans le postulat invraisemblable en République mais éloquent que l’outremer coûte cher.

En fait, l’outremer coûte toujours trop cher aux yeux de la technostructure puisqu’on ne le différencie pas, au final, des ex colonies françaises désormais indépendantes, la solidarité à son endroit relevant alors de l’aide au développement, donc d’une dépense accessoire, variable d’ajustement.

Conséquence, l’effort public outremer est constamment vécu par les décideurs publics comme une contrainte qu’il s’agit de desserrer au moyen de représentations négatives soigneusement entretenues dans la culture administrative française (cf. le procès permanent en assistanat fait à l’outremer) lesquelles débouchent concrètement sur la relativisation systématique des données macroéconomiques en particulier les chiffres du chômage ou de la pauvreté volontiers présentés comme "non significatifs".

Parler du coût de l’outremer – a fortiori l’évaluer, le tout sur fond de grande opacité des flux et d’omissions délibérées – devrait être une indécence en République. Calcule t-on le coût de telle ou telle région métropolitaine ?

Pendant longtemps, cependant, ce réflexe administratif du moins-disant budgétaire et du moins-disant social était contrebalancé par la volonté affichée du pouvoir politique. Face aux discriminations orchestrées à l’encontre des Outremers, le pouvoir politique tentait, parfois en vain, trop souvent avec retards de rappeler le principe de l’égalité républicaine. C’est ainsi que nous avons fait, nous la gauche, l’égalité sociale.

Aujourd’hui, le procès en assistanat est ouvertement assumé au plus haut niveau de l’Etat par celui-là même qui est chargé de veiller à ce que la France demeure une République qui assure « l’égalité devant la loi de tous (ses) citoyens sans distinction d’origine »

Une fois n’est pas coutume, Nicolas Sarkozy a joint les actes à la parole. Depuis 2007, le seul budget du ministère de l’Outremer, si on cumule coupes budgétaires, rabotement de dépenses fiscales et incessants changements de périmètres, aura connu une baisse avoisinant le milliard d’euros. Pire, lors de ses vœux 2011 à l’outremer, le chef de l’Etat n’a pas craint de venir affirmer en Guadeloupe qu’il aurait été injuste que la baisse générale de 10 % des dotations de l’Etat ne s’applique pas aussi au ministère de l’outremer alors que ce dernier ne représente que 15 % des crédits consacré aux Outremers et que ceux-ci subissent depuis des décennies des retards considérables en matière d’équipements publics (équipements sociaux, infrastructures de transports, assainissement, logement)

Les socialistes entendent, eux, réhabiliter l’investissement public outremer qui ne relève pas seulement d’un impératif moral mais s’avère dans bien des cas comme profitable au pays tout entier comme l’illustre l’exemple du tourisme. Il est, en effet, à l’évidence préférable pour notre balance des paiements que les touristes, étrangers comme français, se rendent en Martinique, à la Réunion ou en Polynésie plutôt qu’à Saint-Domingue, à Maurice ou à Hawaï. Mais, malgré leurs atouts naturels comme en termes d’infrastructures, nos Outremers souffrent du fait que la demande touristique est très sensible à deux facteurs-clé : la distance et la proximité culturelle et linguistique. Or, les touristes francophones ou européens sont pour l’essentiel les plus éloignés de nos Outremers.

Aussi y a-t-il un intérêt national à ce que l’Etat se donne, enfin, les moyens de redonner aux Outremers un avantage comparatif en matière de liaisons avec l’Europe, sachant que cet abaissement du coût sera aussi profitable aux centaines de milliers d’ultramarins qui vivent en métropole et pour lesquels, il est aujourd’hui prohibitif. De tous les handicaps structurels dont souffrent les Outremers, c’est sans nul doute dans cette insuffisance de liaisons – internes et externes - que réside la plus grave des inégalités territoriales, sans commune mesure avec la région la plus enclavée du territoire hexagonal. Pour l’illustrer, il convient de garder à l’esprit que la Guyane dispose d’une superficie avoisinant les 90 000 km² quand la Polynésie française – située à plus de 17 000 kms de Paris - a pour particularité de se composer d’environ 118 îles couvrant une superficie émergée de 4.200 km² mais dispersée sur 2 500 000 km² soit l’équivalent à la surface de l’Europe. Qui plus est, cet éloignement et cet enclavement de l’outremer français pèse aussi – et des deux côtés - sur le sentiment d’appartenance à un même ensemble national malgré le développement accru mais encore trop onéreux des télécommunications. Voilà pourquoi une logique d’intégration territoriale doit constituer le socle d’une politique de développement mais aussi d’égalité républicaine à destination des Outremers.

3- Pour chaque Outremer, un nouveau pacte de croissance et de solidarité

Les socialistes veulent renouer avec la politique d’égalité républicaine en proposant à chaque collectivité d’outremer, dans le cadre juridique et économique qui lui est propre, un nouveau pacte de croissance et de solidarité d’abord fondé sur un objectif de rattrapage qui devra disposer d’indicateurs en ce sens comme l’IDH.

Loin des représentations stigmatisantes et économiquement erronées, notre perception des économies ultramarines part du constat qu’elles sont, pour l’essentiel, des PEI – Petites économies insulaires – dont le développement et les échanges sont structurellement contraints par l’éloignement et l’étroitesse des marchés intérieurs.

-  L’étroitesse des marchés intérieurs, qui rend insuffisantes les économies d’échelle essentielles à de nombreux secteurs industriels, ce qui incite à importer les produits correspondants ;

-  L’éloignement, qui induit des coûts de transport élevés, handicapant ainsi la compétitivité externe, donc les exportations.

Sauf à préconiser un modèle de développement autarcique inconcevable avec la globalisation, la "balance commerciale des Outremers", pour autant que cette notion ait un sens, est donc structurellement déséquilibrée mais ne préjuge en aucun cas de la performance économique de nos Outremers, a fortiori quand ceux-ci – c’est le cas de la Réunion ou de Mayotte – n’ont pas achevé leur transition démographique.

Voilà pourquoi les socialistes proposent aux Outremers un nouveau modèle de développement. Son objectif central sera de renforcer considérablement le contenu en emplois de la croissance économique des Outremers, souvent plus forte qu’au plan national, croissance qui est légitimement tirée par les transferts publics, en application des principes de solidarité national valables pour toutes les régions et collectivités françaises.

Or, pour l’essentiel, nos Outremers sont dépourvus de ressources naturelles sur lesquelles appuyer développement et croissance, à l’exception du nickel en Nouvelle-Calédonie ou de la perle noire en Polynésie, même si des potentialités sans doute insoupçonnées existent qu’il s’agisse de l’extension des plateaux continentaux ou bien sûr des ressources de l’immense Guyane.

Aussi, devront être privilégiées activités et filières pour lesquelles étroitesses des marchés intérieurs et coûts de transport sont les moins pénalisants qu’il s’agisse de l’agroalimentaire, comme l’a démontré avec succès la Réunion, des services à la personne, des filières de formation, des produits et services culturels et, surtout, des filières essentielles en termes de développement durable pour lesquelles les Outremers bénéficient d’atouts majeurs comme la biodiversité et, surtout, les énergies renouvelables : Les Outremers ce sont des potentialités considérables avec l’énergie solaire, les énergies de la mer, la bagasse ou la géothermie.

Il est donc de l’intérêt du pays tout entier, pour des raisons économiques comme environnementales, de viser outremer des objectifs ambitieux : la réduction des énergies fossiles – pour l’essentiel importées dans des conditions monopolistiques contestables – et un meilleur équilibre énergétique, avec, dans la foulée, la possibilité –en termes de recherche-développement et d’innovations- de faire bénéficier l’Hexagone de formidables retours d’expérience.

Eu égard à la situation dramatique des Outremers au regard du chômage, en particulier celui des jeunes, il est cependant indispensable que soient explorées toutes les possibilités juridiques qui permettront de mieux protéger l’emploi local outremer comme par exemple l’introduction de clauses en ce sens dans les marchés publics. Pour les RUP françaises, cette approche concernera au premier chef les négociations communautaires dans le cadre desquelles il est vital que le régime actuel de l’octroi de mer soit reconduit par Bruxelles en 2014.

Comme pour le reste de notre projet, afin de financer le retour à une politique volontariste de rattrapage au bénéfice des Outremers, notre action tiendra compte des contraintes budgétaires que la droite davantage que la crise nous aura laissées. A cet effet, nous réexaminerons donc les moyens actuels disponibles, non pour les réduire, mais pour les redéployer au service de deux grands objectifs : le développement durable et la création d’emplois. Ceci concernera tant les dispositifs d’exonérations de charges sociales patronales, aides à l’exploitation, que la défiscalisation, aides à l’investissement privé.

Sur ce dernier point, et s’agissant des investissements privés outremers, les socialistes sont convaincus de la nécessité de maintenir en leur faveur d’importants dispositifs de soutien qui pourront, selon les cas, être d’ordre budgétaire ou fiscal. Ainsi les Outremers seront-ils concernés au premier chef par la Banque d’investissement prévue dans notre projet général et que nous porterons sans délai sur les fonts baptismaux. En ce qui concerne ce qu’il est convenu d’appeler la "défiscalisation", deux critères devront guider les réformes à venir. Exclure qu’on finance outremer par ce biais c’est-à-dire l’initiative privée fut-elle incitée, ce qui relève dans l’Hexagone d’une action publique, volontariste et budgétaire. Ceci concerne en particulier le logement social ; privilégier les entreprises des Outremers et non les intermédiaires de l’Hexagone à l’instar de ce qui avait été introduit par la loi Paul.

Ainsi, la logique de développement que nous proposons aux Outremers par delà la diversité des régimes juridiques est d’investir dans l’avenir, dans la recherche, dans la formation, dans l’excellence, dans l’humain tout simplement. En concertation étroite avec les collectivités et en rupture avec la logique de désengagement voulue par Nicolas Sarkozy depuis 2007, nous ferons à nouveau de l’Etat un partenaire majeur du développement économique des Outremers, comme d’ailleurs de la justice sociale, qu’il s’agisse de la poursuite de l’égalité sociale, du pouvoir d’achat ou de la lutte contre les rentes et les monopoles qui sont autant d’entraves à ce développement.

4- En matière institutionnelle, respecter la volonté des populations, accroître la décentralisation

Contrairement aux gesticulations politiciennes du Président de la République, pour les socialistes, la question institutionnelle outremer ne se pose plus dans les mêmes termes qu’avant 1997 puisque que nous avons partout contribué à la résoudre en recherchant des voies consensuelles et respectueuses des populations.

Nous n’avons aucune raison de revenir sur les principes fondamentaux de la loi d’orientation du 13 décembre 2000, votée à l’initiative du gouvernement de Lionel Jospin et que Jacques Chirac, après les avoir combattus, s’était résolu – pour partie du moins - à introduire dans la Constitution. Ces principes sont simples : oui au droit à l’évolution statutaire dans la République à condition que soit recueilli, par référendum, le consentement préalable des populations intéressées. Nous ferons vivre ces principes en revenant à l’esprit qui y présidait alors : des consultations claires et loyales ce qui suppose que les grands lignes du changement statutaire proposé soient connues avant la consultation et non ultérieurement. Droit à l’évolution dans la République comme droit à privilégier le droit commun, en évitant que ce dernier ne conduise à des situations aberrantes, comme tel serait le cas si devait prospérer le projet gouvernemental du "conseiller territorial", réforme que nous avons promis d’abroger en 2012. Cette question statutaire se pose évidemment en termes spécifiques en Nouvelle-Calédonie avec le processus initié par des gouvernements de gauche d’abord avec les Accords de Matignon, en juin 1988, puis dix ans plus tard, avec l’Accord de Nouméa qui les a prolongés. Entre 2014 et 2018, c’est-à-dire durant le prochain mandat présidentiel, la consultation prévue par l’Accord de Nouméa sur l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté devra être organisée. D’ici là, il nous faudra appliquer pleinement l’Accord qui ne l’a été que partiellement et avec retard depuis 2002. Il reviendra ainsi à l’Etat de contribuer, avec les partenaires locaux, à accélérer cette mise en œuvre, spécialement sur la reconnaissance de l’identité kanak, les transferts des compétences, le rééquilibrage de la formation, des équipements et des services publics au profit des régions et des populations les plus fragiles, notamment des jeunes, et une insertion plus forte de la Nouvelle-Calédonie dans le Pacifique Sud. Il est impératif de réduire des inégalités économiques et sociales, dont le caractère persistant, voire aggravé, menace la cohérence de la société calédonienne et, par suite, le maintien de la concorde établie par les accords de Matignon et de Nouméa. Un processus spécifique devra également être envisagé pour Mayotte qui vient de choisir par référendum, de devenir le 101ème département français, évolution rendue possible là encore par la gauche, puisque c’est le gouvernement Jospin qui, par les Accords du 27 janvier 2000 et le référendum du 11 juillet suivant qui les a approuvés, a levé l’hypothèque institutionnelle qu’à dessein, pendant ¼ de siècle et à des fins électorales, la droite avait soigneusement entretenue. Reste qu’aujourd’hui, tout reste à faire, Mayotte se retrouvant sans perspectives véritables de développement économique et encore moins de progrès vers l’égalité sociale. Le nouveau pacte que nous proposerons aux Mahorais, après concertation avec leurs élus, privilégiera l’éducation et la formation, en particulier pour les jeunes et les travailleurs, s’attaquera à la précarité notamment en matière de logement et de pouvoir d’achat, et jettera enfin les bases d’un développement économique et social à la hauteur des formidables retards de développement que connaît depuis trop longtemps Mayotte et qui sont, y compris en matière d’équipements publics, indignes de la République.

Dans ce cadre, sur la base de 5 grands principes, nous proposons aux Outremers, les 30 mesures et orientations suivantes :

5 principes :

-  Rassembler la gauche et les forces de progrès
-  Tourner la page de la République coloniale
-  Reprendre le chemin de l’égalité républicaine
-  Proposer à chaque Outremer un pacte de croissance et de solidarité
-  Accroitre les responsabilités locales, respecter le choix des populations

30 mesures :

1- Finaliser, dès le second semestre 2012, pour chaque Outremer, les principes directeurs des plans de croissance et de solidarité

2- Créer une conférence annuelle sur les prix afin de définir avec tous les acteurs et l’Etat une réduction des prix des produits de première nécessité.

3- Réorienter davantage vers les créations d’emplois et le développement durable les exonérations de charges patronales et le soutien fiscal aux investissements

4- Etablir pour chaque Outremer un état des retards à combler en matière d’équipements publics

5- Faire voter une loi de programmation relative au logement dans les Outremers afin de lutter contrer la spéculation foncière, maitriser les prix et améliorer l’habitat

6- Créer de nouveaux dispositifs de soutien au tourisme

7- Asseoir l’action publique outremer sur des indicateurs macroéconomiques permettant de mesurer les écarts à combler type IDH et supprimer l’indice national du chômage hors DOM

8- Eriger au rang des priorités françaises en matière communautaire la reconduction du régime actuel de l’octroi de mer en 2014

9- Dans le cadre de la future banque d’investissement, mettre en place des outils d’ingénierie financière innovants et adaptés aux Outremers

10- Etudier toutes les possibilités juridiques d’introduire dans les marchés publics des clauses favorables à l’emploi local

11- Engager dans tous les Outremers des programmes de réduction des énergies fossiles pour un meilleur équilibre énergétique des territoires

12- Abaisser le coût des liaisons avec l’Europe pour donner aux Outremers un avantage comparatif dans leur environnement régional

13- Encourager comme au niveau national les infrastructures de transports collectifs en privilégiant les impératifs environnementaux et le développement durable

14- Bâtir un système pérenne et équilibré de soutien aux investissements entre les différents dispositifs (défiscalisation, dotations budgétaires, banque d’investissement)

15- Réviser la législation applicable au foncier partout où elle s’avère inadaptée aux réalités locales comme en Polynésie française, en Guyane ou à Mayotte (voir articles www.politiques-publiques.com)

16- Appliquer pleinement et conforter les dispositions de la loi du 21 mai 2001 "tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité"

17- Créer un centre national des arts et des cultures des Outremers

18- Lancer un programme « Ambition éducative » pour les Outremers en donnant des moyens nouveaux aux filières du savoir et de la culture et en personnalisant les enseignements pour la réussite de tous

19- Reconnaître et développer l’enseignement des langues régionales et de l’histoire des Outremers

20- Mettre en œuvre dans tous les Outremers des plans de valorisation des patrimoines culturels et accroitre les responsabilités locales dans le domaine culturel

21- Accompagner les projets de grands équipements culturels dans les Outremers à l’instar du centre Tjibaou en Nouvelle-Calédonie

22- Dans le respect des contraintes environnementales, aider à la construction de nouvelles usines de métallurgie de nickel en Nouvelle-Calédonie

23- Faire valoir et défendre les intérêts des Outremers en matière d’extension du plateau continental en particulier à Saint-Pierre-Miquelon et valoriser la biodiversité des Outremers 24- Engager à Mayotte un plan à moyen et long terme de départementalisation effective

25- 50 ans près son adoption, moderniser le statut des îles Wallis-et-Futuna

26- Supprimer dans les DOM tout dispositif s’apparentant à une tutelle a priori dans leurs domaines de compétences des collectivités territoriales et engager une nouvelle phase d’approfondissement des responsabilités locales

27- Introduire un enseignement consacré aux Outremers dans les écoles de formation de la fonction publique d’Etat (ENA, IRA, etc.)

28- Dans le respect des obligations internationales de la France, aligner les capacités d’action internationale des Outremers dans leur environnement régional sur les possibilités juridiques déjà accordées à la Polynésie française et à la Nouvelle-Calédonie

29- Revoir les dispositions contestées de la loi sur l’indemnisation des victimes des essais nucléaires

30- Dans la perspective de la consultation prévue quant à l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la souveraineté, renouer avec une participation active de l’Etat à la pleine mise en œuvre des mesures prévues par l’accord de Nouméa en particulier sur la reconnaissance de l’identité kanak, les transferts des compétences, le rééquilibrage de la formation, des équipements et des services publics au profit des régions et des populations les plus fragiles, notamment des jeunes et une insertion plus forte de la Nouvelle-Calédonie dans le Pacifique Sud

Cliquez ici pour lire les 14 commentaires

  • Voila pourquoi la gauche domine l’espace ici.

    Répondre à ce message

  • Le projer d’abord, la consultation ensuite... 27 avril 17:29, par quès aco

    C’est le socialiste Joseph Virassamy qui doit être content.

    Lisons : "Ces principes sont simples : oui au droit à l’évolution statutaire dans la République à condition que soit recueilli, par référendum, le consentement préalable des populations intéressées. Nous ferons vivre ces principes en revenant à l’esprit qui y présidait alors : des consultations claires et loyales ce qui suppose que les grands lignes du changement statutaire proposé soient connues avant la consultation et non ultérieurement". Si ce n’est pas reconnaître que la réforme Sarkozy ne répond pas à ces critères ça y ressemble beaucoup. Comment le PS pourrait mieux dire qu’il ne votera pas le projet Sarkozy ? Sauf que le projet c’est aussi, à quelques légers détails près, celui de Letchimy de AMJ et de Lise.

    Lisons :"Droit à l’évolution dans la République comme droit à privilégier le droit commun, en évitant que ce dernier ne conduise à des situations aberrantes, comme tel serait le cas si devait prospérer le projet gouvernemental du "conseiller territorial", réforme que nous avons promis d’abroger en 2012". Le PS voudrait récupérer tous les "73zistes" qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

    S’il faut voir la "patte" de Lurel dans ce projet socialiste, JV (qui avait demandé par lettre son aide à son camarade député) pourra se croire pour quelque chose dans cette orientation du PS.

    Répondre à ce message

  • Vous auriez remarqué que c’est la consultation prévue quant à l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la souveraineté qui octroie aux Kanaks considération quant a la reconnaissance de leur identité. Peut être qu’ils seront reconnus pour ce qu’ils sont – un peuple. Toutefois, les poules auront des dents avant que les Kanaks récoltent ce qui leur appartient.

    Répondre à ce message

  • PS : 30 mesures pour les "Outremers" 27 avril 19:25, par petit negre

    Sous quelques pretextes que ce soit, ça c’est un sacré document. Et il y a même un sous entendu qui est que l’entreprise coloniale est reconnue comme crime contre l’humanité.

    Répondre à ce message

  • PS : 30 mesures pour les "Outremers" 27 avril 21:40, par leboug34

    Et blablabla et blablabla.
    Quand Jospin était premier ministre, les socialistes ne voyaient que nous étions colonisés ??? Comme ils voient maintenant que même la droite locale commence à parler de responsabilité locale hop ils s’y mettent eux aussi.
    Les élections présidentielles arrivent et on commence à voir toutes sortes d’attention pour les DOM.
    Tous pourris avec leurs promesses à 2 balles.
    Sarko nous avait promis que le choix des électeurs et des élus serait respecté et bien il a tenu ses promesse : on aura l’assemblée unique que l’on voulait depuis 30 ans. Maintenant nos élus n’ont pas su se mettre d’accord sur un projet unique et bien Sarko nous donne l’assemblée que l’assemblée nationale voudra.
    Mais au moins il à respecté cette promesse ô combien importante pour nous.

    Répondre à ce message

  • PS : 30 mesures pour les "Outremers" 28 avril 04:49, par Moïse

    "des consultations claires et loyales ce qui suppose que les grands lignes du changement statutaire proposé soient connues avant la consultation et non ultérieurement. Droit à l’évolution dans la République comme droit à privilégier le droit commun, en évitant que ce dernier ne conduise à des situations aberrantes"

    Aberrante et anachronique comme l’est ce projet de CU, avec son mode de scrutin et son mini gouvernement de république bananière, héritage direct de la pensée de Jacques Foccart et de sa "Françafrique". Une autre forme larvaire, mais bien réelle du colonialisme. Voilà le véritable but de Nicolas Sarkosy, après la Françafrique, la Françamérique. Le même système adapté à la Martinique, la Guyane, et que tôt ou tard on adaptera à la Guadeloupe (et cela à déjà commencé petits bouts par petits bouts de son archipel).
    Qui osera encore prétendre que la consultation du 24 janvier a été claire et loyale ?

    Qui osera encore prétendre que le projet de loi qui en découle est l’exact reflet de la volonté populaire ?

    Qui osera encore affirmer que ce projet de loi résoudra les problèmes des martiniquais ?

    En termes de statut, ce projet tel qu’il est actuellement proposé, est une régression et surement pas une évolution.

    Une régression cartiériste et foccartiste.

    Répondre à ce message

  • PS : 30 mesures pour les "Outremers" 28 avril 12:32, par Obéro

    Il faut remettre en contexte ce projet un peu tardif pour les Outremers. C’est une opération de pré-campagne électorale avec toutes les surenchères propres au genre. Surenchères sans doute plus accentuées pour répondre aux critiques de la majorité sarkozyste sur l’absence des Outremers dans le programme socialiste. Ceci étant dit, il s’agit là d’un document important dont bon nombre de mesures ont en un intérêt indiscutable. Nous formulerons néanmoins deux réserves :

    1/ La première concerne la forme. Nous considérons en effet que l’absence d’invitation au MIM est un manque de convenance vis-à-vis des Martiniquais que ce parti représente et qui sont loin d’être quantité négligeable. Nous pensons par ailleurs que cette défiance, proche de la détestation, vis à vis des indépendantistes antillais participe de la "néocolonialité" avec laquelle on dit vouloir rompre.

    2/ La seconde réserve porte sur le fond. Nous constatons, à la lecture de ce texte, que les socialistes persistent dans le brouillage de la ligne de partage entre droite et gauche. Or c’est là, selon nous, une des principale cause de la dérive de l’électorat vers Marine LEPEN. Ce brouillage s’opère à partir de trois notions centrales que le PS s’obstine à mettre au même niveau, sur le même plan : "justice sociale", "durabilité" et "croissance". Les deux premières sont des valeurs ; des principes donc qui pose un "bien" ou un "mieux" qui doit guider la réflexion et l’action. La troisième est un concept économique, discutable et discuté. Ces trois notions ont désormais intégrées un fond culturel partagé par tous au delà des clivages partisans. La distinction Droite/Gauche se joue donc maintenant sur la hiérarchie de ces notions. Être de gauche c’est donner, à notre avis, la primauté absolue à la justice sociale et à la durabilité et articuler tout le reste à ces deux valeurs. Et comme le respect de cette hiérarchie ne peut être garanti que par les citoyens, être de gauche c’est aussi réformer et rénover le fonctionnement démocratique et particulièrement ce qui en constitue le coeur : le système de la représentation politique. Être de droite c’est poser la croissance comme première et lui subordonner tout le reste en considérant que la régulation ou les équilibres se feront d’eux même, "naturellement".

    Répondre à ce message

  • Ceux qui font dans leurs culottes a la vue du largage Sarkozist vont respirer a la vue du paternalisme PS. Ceux qui se disent français vont courir comme une poule qui n’arrive pas a faire passer un œuf. Les abolitionnistes patriotes eux vont devoir prendre note sur le destin Kanak, une fois pour toute, s’ils espèrent s’en sortir autrement.

    Répondre à ce message

  • PS : 30 mesures pour les "Outremers" 28 avril 13:54, par Guide pour les perplexes

    Ce texte su le colonial. Je suis une fois pour toutes convaincu que le colonialisme est comme le principe de Le Chatelier. Chaque fois qu’un système est perturbé, il réagit de telle manière à chercher à rétablir le statu quo ante.

    Répondre à ce message

  • PS : 30 mesures pour les "Outremers" 29 avril 12:50, par Joseph Virassamy

    Un abandon annoncé de la COLLECTIVITE UNIQUE DE SARKOZY

    Ce texte, que j’approuve en entier, devrait ouvrir la voie à l’abandon total du projet séparatiste et scélérat de SARKOZY, à une re-consultation de la population sur ses véritables désirs. Une consultation NON-TRUQUEE, avec un vrai débat démocratique, où toutes les opinions auront un égal accès aux moyens audiovisuels.

    Enfin voilà un vrai démenti à tous les salopards (tous partis confondus) qui, toute honte bue affirmaient : "le match a été joué, on ne va pas le rejouer", et vouloir s’appuyer sur ce déni de démocratie qu’à été la consultation du 24 janvier:PPM, RDM, MIM, FSM,FMP, UMP, PCM, Modemas, PALIMA...etc

    Qui, parmi eux, avaient, ne serait-ce qu’une petite seconde, ouvert la bouche pour dénoncer l’exclusion des partisans du NON de la consultation du 24 janvier 2010. Eux, ils s’étaient tous évanouis dans la nature quand, président de l’association "NONLE24", je les avais sollicités pour laisser quelques secondes de téléradios pour les partisans du NON.ILs -tous ces salopards- avaient préféré magouiller 10 groupes factices pour occuper tout l’espace médiatique en le bourrant de OUI, pour mieux berner la population, en supplément de 10 panneaux électoraux, de 10 professions de foi distribuées aux frais du Contribuable.

    Qui, de tous ces salopards, ont ouvert la bouche pour crier contre cet attentat à l’expression du suffrage universel. Pas un seul.

    Comment ont-ils pu jusqu’à ce jour,se taire en rasant les murs, en sachant au fond d’eux-mêmes,tous ces élus aux ordres, qu’ils avaient berné la population, comment ont-ils pu persister en approuvant un projet de loi mensonger, qui ne correspond en rien aux souhaits intimes de la population ?

    Oui, LUREL semble avoir fait le Job, pour lequel je l’avais sollicité,et même imploré.La voie est ouverte pour un requestionnement clair de la population Martiniquaise, sur une question non biseautée, sur une occasion d’entendre les tréfonds de l’âme du peuple.

    Merci à toi , Camarade LUREL !!! Au nom du peuple, au nom de la vérité démocratique.

    Joseph VIRASSAMY

    Répondre à ce message

    • PS : 30 mesures pour les "Outremers" 2 mai 12:31, par hoazin

      Les uns et les autres.

      Sarko, homme de droite est pour le largage, vu de la métropole, dans son intérêt : c’est entendu.
      Mais pour y parvenir , question à deux sous, SUR QUI s’appuie t’il, localement en Martinique ?
      Réponse : il s’appuie sur ceux, nationalistes locaux, qui veulent ce largage reformulé "Martiniquaisement" en "Autonomie" pré indépendance. Une alliance contre nature pour arriver au même résultat. Chacun y trouve son compte.

      Et qui sont ces alliés, donc ?
      TOUS des hommes de GAUCHE , ou de mouvance de gauche dans leur carrière politique, mélangeant du communiste, du Troskiste, du socialiste, des partis locaux gauche toute, tous pouvant aller d’un camp à l’autre sans problème. Ce qu’ils ont fait, font et continuent de faire..

      Et la Gauche en France qui veut reprendre le pouvoir, c’est quoi ?
      La même chose, qu’en Martinique, un ramassi hétéroclite de socialo, communiste, extrème gauche, NPA, partis gauche de gauche toute, pseudo écolos rouges, révolutionnaires de tous poils etc..L’alliance sacrée des gauches pour le pouvoir. Mort au capitalisme, dixit l’enragé Mélanchon,leur allié. Pour peu ils nous referaient vivre l’URSS sauce Française. Vive 1917 !

      A t’on oublié 1981, Mitterand et son alliance avec le parti communiste et autres gauchos de tous bords ? Le programe commun qui a foutu la France en faillite, à partir de 1981..

      Alors , on va me faire croire que si la Gauche arrive au pouvoir en France, ayant ses amis Majoritaires en Martinique...qu’elle,s’opposerait au largage programée par le vilain Sarko ??
      Oh oh, ce serait étrange, le patron anti colonialiste s’opposant à ses copains des iles anti colonialistes ? Déjà en 1981, il nous avaient classé, DOM-TOM dans le "Ministère des affaires étrangères"... Zot oublié ?

      Euh, rappelons nous aussi, que c’est Jospin, socialiste.. qui a enclenché le Chmilblic Collectivité unique avec ses copains AMJ et CL et tous les autres locaux.Sarko n’a fait que récupérer le BON dossier et a pré- fini un travail de largage qui lui convenait aussi. Sarko Jospin même combat.

      Alors, il faut vraiment , mais vraiment nous prendre pour des cons pour nous sortir que papa socialiste va faire machine arrière toute..

      Quant au programe attrape mouches, cela me fait penser au cornet pochette surprise de mon enfance. I bon, i pas bon, zafè cow !
      Paroles, paroles, paroles et paroles, rien que des paroles...
      Mais pour tous ces "gadgets on balance du social"..il faut beaucoup, beaucoup beaucoup d’argent. Or les caisses sont vides depuis longtemps (depuis exactement l’ arrivée au pouvoir des Socialos and Co en 1981..).

      Et si 1981, ils ont pu faire mumuse distribution cadeaux sociaux c’est que Raymond Barre avaient laissé les caisses pleines de fric. Et après avoir tout dilapidé, l’Etat socialiste en faillite, exit Mauroy, virage droite toute, rigueur toute , avec Delors et les autres (j’oublie les noms, c’est pas ma tasse de thé).
      Malheureusement on ne s’en est jamais remis ! Et ils vont nous remettre ça !
      A une nuance : le fric, c’est dans la poche des citoyens qu’ils vont le prendre. Comment ? Par une hausse massive, colossale des impôts, sur le revenu, la Tva, l’IS, taxes foncières, d’habitation etc..Prendre le fric là ou il est, comme ils disent...pour le redistribuer.

      A croire que le gateau est permanent et définitif, le même, qu’il suffit de partager. Non, "le gateau" fric/ richesses est quelque chose d’impalpable : un jour il y en a, un autre il n’y en a pas. En ce moment..le gateau est Chinois , enfin , pour une petite minorité (100 millions sur 1,3 milliards).
      Gateau Français ?
      Il est devenu tout piti piti piti, comme gateau Espagnol, comme gateau GB, comme gateau Italie, comme gateau Grec, comme gateau USA, comme gateau Portugal, comme gateau Japon etc.. Plus des "Pains doux" mais des "Macarons"..
      Mais Ils savent faire les zigs socialos, en douce : il suffit de regarder le classement des régions les plus imposés de France et de Navarre : elles sont toutes dirigées par la gauche..qui détient d’ailleurs la majorité des régions , moins une je crois.

      Et puis ils l’ont dit, les généreux donateurs : le gateau français socialiste/gauche est immense. Méthode Coué.
      Et quel est le con qui refuserait de voter pour celui qui promet la distribution gratuite de bonbons. ?
      Mais en fait les bonbons virtuels sont dans nos poches déjà bien vides..

      Répondre à ce message

      • Pourquoi y aurait-il un problème d’ouvrir les yeux, de se mettre au travail et de prendre son destin en main. Les faiseurs dans culotte a la pensée de largage doivent se répéter pour se donner du courage que personne ne peut être plus martiniquais que les martiniquais eux mêmes.

        Répondre à ce message

        • PS : 30 mesures pour les "Outremers" 2 mai 21:18, par hoazin

          Hypocrisie lyrique.

          Le jour où les fonctionnaires et autres + 40% , politiciens maires CR et CG députés et sénateurs business & doucineurs en tout genre (dockers, EDF etc..) à fric basé sur aucun travail réel, justifié, par rapport à leurs salaires et avantages en tous genre REFUSERONT de se servir et d’être servis honteusement alors que le reste du peuple crève ou est au chômage....

          Ce jour je dirai...en "AVANT TOUTE " pour le "Courage des Martiniquais ouvrant les yeux, se mettant au travail et prenant leur destin en main"...heu...mais , attention, en REFUSANT AUSSI de percevoir comme des grands émancipés devenus nouveaux "Martiniquais plus Martiniquais que eux mêmes", comme ceux cités plus haut, TOUS les avantages liés au statut de département Français (Assedic, RMI, Alloc, Sécurité sociale, Allocations, école et livres gratuits, cantines à deux sous etc..), lesquels avantages n’existeront plus, mais plus du tout (sauf à fumer la Ganja pour le croire)..
          Ce jour, moi je pourrai dire et assumer "Larguons les amarres "puisque ne faisant parti d’aucune catégorie citée plus haut, toujours habitué à me démerder tout seul.

          En nou allé ! Chiche ! Sinon, votre belle et fièèèère envolée lyrique sonne creux plus bidon que moi tu meures !
          La "pensée du largage" n’est pas une histoire de caca en culotte ..mais de noisettes, ne vous en déplaise, Mister Couilleux qui les aurait grosses comme cela ?
          Et je connais un seul qui en avait : Fanon. Il a agit selon ses idées, mises en pratique (!), se cassant en Algérie pour se battre , et non fuyant de moratoire en moratoire, glissant, dans un hypothétique et confortable "Je t’aime moi non plus". Lui n’était pas un lâche au double langage !

          On peut subir le largage mais aussi le faire soit même en coupant le cordon ombilical, ce qui signifie déjà , fièrement, ne plus vouloir profiter des largesses du ventre nourricier de maman. Ciao ciao Manman.

          Et puis cette histoire de "Pays Nation Martinique Pép à nous autonome Langue à nous, Drapeau en nou — DANS— la République Française, attend...Ou pren ça pou bè ? Ou ka pren Yo pou couillons ? Quand on est sorti du ventre..ON COUPE OBLIGATOIREMENT le cordon ombilical !
          Et puis pé ké ni tété non plus après. Si, si, en devenant immigrés sans papiers, ventres vides, passagers de boat people direction Lampedusa, en montant là haut. Moin, moin simin rété immigré Fwansé mais la caille moin, Matinik.

          Tout le reste c’est couillonade et bel parolage de boudin plein, de boug ki pa ni gr..(Ou sav).

          Répondre à ce message


modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

Faire une recherche

Soutenez-nous !

Vous pouvez soutenir Politiques Publiques en faisant un don via Paypal. C'est simple, rapide et sécurisé !

Retrouvez Politiques Publiques sur facebook

Liens

Come Online Agence de communication interactive Martinique

Gens de Pouvoir, l’actualité de ceux qui agissent