Les élections sénatoriales ont toujours été l’occasion d’âpres négociations politiques. Une caractéristique liée à deux éléments :
le prestige de la fonction et ses nombreux avantages tant pour l’élu (retraite assurée, frais de déplacements, etc) que pour son parti de rattachement (reversement de l’aide publique de l’Etat aux partis)
le mode de scrutin, réservé à une "communauté" d’initiés (élus locaux et grands électeurs désignés par les conseils municipaux).
Le scrutin du 25 septembre 2011 ne dérogera pas à cette règle. Avec deux sièges à pourvoir en Martinique, le grand marchandage a d’ores et déjà commencé.
Le premier siège est celui de Serge Larcher, élu en 2004. L’ancien maire du Diamant, sans étiquette, a apporté un soutien sans faille à Serge Letchimy dans toutes ses initiatives, locales ou nationales, s’en faisant un relais efficace au Sénat. C’est cette loyauté qui devrait lui permettre, bien qu’il n’ait aucun mandat local, de conserver ce siège tant convoité.
Tous les regards se tournent donc vers le siège détenu par Claude Lise. Elu pour un premier mandat de 9 ans en 1995, celui qui appartenait alors au PPM a été réélu en 2004 pour un second mandat de 6 ans (suite à la réforme du Sénat), avec un électorat excédant largement les limites de son parti d’alors.
En 2011, le Secrétaire Général du RDM a peu de chances de se voir reconduire pour un 3ème mandat consécutif au Sénat. La carte électorale a changé, Claude Lise ne dispose plus de l’appui du PPM, mais surtout, il n’est plus président du Conseil Général, qui lui permettait d’être proche des élus locaux et "attentif" à leurs besoins.
En réalité, son dernier espoir réside en la division du groupe "Ensemble pour une Martinique Nouvelle", dont les candidats à ce seul poste de sénateur sont nombreux. Si "l’alliance de maires" fondée par Serge Letchimy en vue des régionales 2010 a pu ainsi conquérir tour à tour le conseil régional puis le conseil général, elle doit aujourd’hui résoudre l’équation des ambitions personnelles des personnalités qui la composent :
les ralliés Maurice Antiste, Pierre Samot ou Louis-Joseph Manscour, qui ont tous participé, à des degrés divers, à la bataille des régionales, puis à celle du département.
les co-leaders du PPM, qui s’ils n’en disent mot pour l’instant, pourraient à un moment s’agacer de la prééminence des "ralliés" au moment des choix décisifs. L’on se souvient que Charles-Henri Michaux avait été pour ces raisons candidat dissident lors des dernières sénatoriales. Et l’on note que des personnalités comme Catherine Conconne, candidate de choc face à Alfred Almont lors des législatives de 2007, pourrait se voir préférer lors des prochaines législatives de 2012 un Luc-Louison Clémenté, un Justin Pamphile, voire même un Bruno Nestor Azérot, en fonction de l’élargissement de ce jeu des alliances...de quoi générer bien des frustrations.
S’il est en position favorable auprès des grands électeurs, l’équation est néanmoins compliquée pour le groupe majoritaire à la région et au département. D’autant que face à lui, il sait devoir batailler contre l’autre alliance (RDM, MIM, et leurs alliés) minoritaire, mais qui affiche depuis la campagne en vue des consultations de janvier 2010 une pleine convergence de vue entre tous ses membres.
La chambre des gras notables… à quand sa suppression ? Il est vraiment temps que ce pays se réorganise en profondeur, que l’on chasse ces planques qui sont des gouffres financiers, qui n’apportent rien ni au pays, ni à la démocratie… une assemblée nationale des collectivités territoriales, avec un pouvoir législatif, pourquoi pas, ce serait une manière pour les exécutifs locaux, d’avoir son mot à dire jusqu’au niveau de la tête de l’Etat, ce qui n’est pas le cas pour le moment et qui manque cruellement.
Et on s’obstine à faire semblant qu’il s’agirait là d’un "jeu démocratique" normal, exempt donc de toute remise en cause. Et on continue à les laisser dire qu’ils n’ont en tête que les intérêts du peuple. Et on s’entête à raisonner comme si ce "jeu politicien" se déroulait en vase clos, hors donc toute influence des intérêts économiques dominants. Et pendant ce même temps, par médias interposés, les vrais maîtres de la partie manoeuvrent dans l’ombre pour faire porter la responsabilité de la régression et de la paupérisation continues du plus grand nombre aux syndicats. L’objectif étant de parachever la neutralisation des contres pouvoirs dans la perspective de la Collectivité Unique. Leur relais politique ("Ensemble pour une Martinique Nouvelle") poursuit, quand à lui, dans les couloir du Parlement et les arrières cours des ministères son "cadenassage" de l’opposition interne de cette nouvelle institution qui aura la haute main sur notre devenir. C’est ici l’occasion de répéter à nouveau et même de hurler que la Démocratie dans son fonctionnement actuel peut parfaitement s’accommoder d’une dérive oligarchique, d’autant que celle-ci peut s’avérer utile, quelque soit le gouvernement, pour mettre définitivement fin à l’"Etat Providence" que plus personne ne veut assumer.
Obero dénonce ce « jeu démocratique » qui n’en est pas un et qui devrait être mis en cause, parce que les intérêts du peuple sont bafoués. Notre brave Obéro dit hurler à la face du monde sa rage contre cette dérive oligarchique inique. Selon lui, des gros mordants dans l’ombre, manigancent des coups tordus avec pour seul objectif de faire porter le chapeau aux syndicats. Et encore plus caché, « Ensemble pour une Martinique Nouvelle » (nous y voila) fignole et parachève ce sale boulot.
Il est clair que si c’était ses amis RDMIMISTE qui se trouvaient à la manœuvre, le son de cloche eut été différent. On entendrait alors le son de « deux cloches » à l’unisson.
Pas plus de Deux mandats consécutif : Mr.Lise Au revoir Pas plus de 60 ans : Mr. Lise, Mr. Monscour, Mr. Crusol, Mr. Antiste , Mr. Larcher, Au revoir, et, Adieu Un Homme un Mandat : il faut choisir…Mr. Occolier Place à du Sang NEUF, Place à la PARITE,tiens tiens personne ne parle plus de PARITE..... ???????
Place à une autre VISION… !!!!!!!!!!!!
Les MAMOUTHES Antédiluviens DEHORS..............
Juste pour votre information, M. ANTISTE a moins de 60 ans... cqfd !!
Renseignez vous avant d’écrire n’importe quoi.
De plus vous faites allusion à du sang neuf, à la parité, et en même temps à M. OCCOLIER ??
J’avoue ne pas comprendre le lien éventuel que l’on pourrait faire.
Si Claude LISE se représente, cela prouve vraiment que ce Monsieur ne pense qu’à lui et lui seul.
Il a été Président du CG de 1992 à 2011, il a été Député pendant 5 ans, puis Sénateur depuis 1995, sans compter qu’il a été adjoint au Maire de FdF. Quand je pense que cet homme dénonçait la retraite à 62 ans que Nicolas Sarkozy a instauré. Et lui il s’accroche à un poste.
A sa place je prendrais ma retraite et j’aiderai les jeunes à travailler pour le pays.
Mais les petites dorures de la République sont tellement bonnes qu’il ne peut plus s’en passer.
La pratique de l’oligarchie est récurente dans le landernau polique martiniquais.Ceux qui aujourd’hui s’en offusquent, sont ceux là même qui l’ont utilisé à outrance quand ils détenaient les leviers du pouvoir. C’est ainsi que le conglomérat RDMIMISTE s’est targuer d’avoir fait main basse les EPCI en 2008, seuls lui ont échappés la CACEM et le SMITOM. Alors aujourd’hui ses adeptes ont beau jeu de dénoncer une dérive qu’ils ont eux mêmes initiée. S’agissant du Sénat, c’est De GAULLE qui à eu tort d’avoir raisont trop tôt, lui qui voulait réformer cette chambre d’enregistrement. Curieusement ceux qui aujourd’hui suggèrent sa suppression, sont les héritiers de ceux là même qui hier l’ont accusé de forfaiture." Il y a plus de choses au Ciel et sur la Terre, Horatio, que n’en ont rêvé nos philosophes".
mais enfin, ouvrons les yeux ! fini le bon vieux temps de la bombance ou lajen té ka simin kon ti pin, à l’heure ou la Gréce est en quasi faillite et bientôt le Portugal ou encore l’Espagne, nos enfants gatés et inconscients de matinik se livrent au grand marchandage pour savoir qui de Catherine de Pierre de Serge de Maurice ou du brave Loulou va décrocher le jak- pot. Le sens du service et des responsabilités ont bien changé depuis que Sergio a décidé que la politique n’était plus une affaire de convictions mais un gateau à partager entre une bande de copains et de copinnes qui pour la plupart ont connu par le passé des fins de mois difficiles. Quelle importance que ce soit Paul ou Jacques, le discours ne va pas varier d’un poil, la Martinique n’aura pas avancer d’un cheveu, mais Sergio aura mis tout le monde d’accord et pourra continuer à tirer les ficelles. A ce petit jeu la Martinique aura pris 10 ans de retard car la seule préoccupation des élus étant "qui sa ou ka ba moins ?" n’est ce pas Pierre ? c’est la triste réalité du pays, hélas on s’en doute peu vu de l’extérieur !