Pour le parti d’Edouard Delépine, Nicolas Sarkozy a tout raté, sauf le futur statut
martiniquais. Mais pour lui-même, comme pour la majorité des martiniquais, l’ancien
président de la république a aussi raté le statut. Tout ce qu’il dit dans sa tribune parue
sur Politiques Publiques « Le changement c’est aujourd’hui, ce n’est pas avant-hier » est
parfaitement juste. Il reste que la majoration de 20% a une conséquence supplémentaire
très préoccupante que les spécialistes n’ont pas soulignée. Mais quel spécialiste
martiniquais s’est vraiment penché sur le sujet qui a eu surtout le don de provoquer
l’euphorie, l’euphorie du changement : l’émotion d’abord ! Apparemment, la loi du 27
juillet 2011 n’avait pas été lue par grand monde. On semble ne découvrir qu’aujourd’hui
des dispositions qui ont pourtant été votées par le parlement depuis une année déjà.
L’euphorie des lendemains magiques avait rendu inaudibles les réserves formulées par
les rares empêcheurs de tourner en rond de FMP et du MODEM. C’était plus simple de les
brocarder, façon de refuser de voir le problème au fond.
Rappelons que sans la majoration de 25% en vigueur au conseil régional, il n’aurait pas
été possible au congrès de proposer le changement de statut de 2014. Le congrès n’avait
pu obtenir une majorité pour enclencher les opérations que grâce à cette aubaine des
25%. Cette majoration avait pour objectif d’éviter le blocage de l’institution pour défaut
éventuel de majorité. Elle a donc été détournée de son but. L’objectif était louable sauf
qu’elle ne répondait à aucune nécessité avérée. En effet, depuis que les deux collectivités
existent, dont l’une, le conseil général, depuis plus de 150 ans, il n’y a jamais eu de
blocage de nos collectivités. La Martinique n’a pas la culture de l’obstruction.
La majorité renforcée de la collectivité, c’est le pouvoir absolu sur le congrès.
Je prends toujours l’exemple de la majorité des élus du pacte global de la gauche sous
la présidence de Camille Darsières. Malgré qu’elle fût devenue minoritaire en raison
de la défection du PKLS, l’opposition de droite avait naturellement refusé de gêner
l’action de l’équipe en place. La seule chose qu’aura permise cette majoration de 25%,
c’est le renforcement de la majorité réelle du congrès pour faire démarrer la procédure
d’évolution statutaire. La bonification ainsi détournée a permis à Alfred Marie-Jeanne
d’obtenir la majorité alors que la question était largement minoritaire au conseil général.
Le contrepoids du conseil général, largement opposé au changement de statut, n’avait pas
suffi à contrecarrer le projet.
Désormais les choses seront bien plus graves, la majoration ne sera que de 20% mais ne
subira plus le contrepoids d’une seconde collectivité. On s’est peu aperçus que le congrès
bénéficiera d’une seconde bonification. Les 9 membres du conseil exécutif s’ajoutent à
l’effectif de l’assemblée et augmentent encore le nombre d’élus « majorés » de la liste
arrivée en tête. C’est le fameux « 1 voix de plus = 20 sièges » que dénonce Edouard
Delépine ! Ainsi la liste arrivée en tête (majorité majorée à l’assemblée + les membres
de l’exécutif), c’est déjà quasiment la composition politique du congrès. Mais comme
pour conserver un sens à ce congrès, il fallait trouver d’autres membres que ceux de
l’assemblée unique doublement majorée. On y ajoute donc les maires dont le nombre
de ralliés à l’assemblée unique renforcera encore celle-ci, sachant qu’il n’y a que 34
maires (nombre inférieur au nombre de conseillers et de membres de l’exécutif : 60).
De même les parlementaires auront désormais aussi le droit de vote au congrès. On sait
que les sénateurs sont l’émanation de la collectivité. De toute évidence, le patron de la
collectivité pourra parfaitement se passer de la présence des députés qui lui seraient
favorables au congrès. S’il en obtient, ce qui est inévitable, ce sera pour lui un élément
supplémentaire de confort politique.
Que ceux qui ont ouvert ou aidé à ouvrir la boîte de Pandore se taisent !
En tout état de cause, les inconvénients soulignés par Edouard Delépine sont les mêmes
que ceux rappelés depuis un an par Miguel Laventure et André Lesueur. Ils sont les seuls
candidats aux législatives à avoir relevé que le clan qui détiendra la majorité doublement
majorée par les 11 conseillers supplémentaires de l’assemblée et les 9 conseillers exécutifs
sera le patron incontestable du congrès, dont la mission originelle est rappelée :
« Art. L. 7324-1.-Le congrès des élus peut être saisi par l’assemblée de la collectivité
territoriale, dans les conditions fixées à l’article L. 7323-1, de toute proposition
d’évolution institutionnelle ». Mais cette loi ajoute : « et de toute proposition relative
à de nouveaux transferts de compétences » de l’Etat vers la collectivité territoriale.
On a bien lu « transfert de compétences ». Cette procédure, qui se réalise sans nouvel
avis des électeurs, n’est pas prévue par l’article 73, alors qu’elle est l’une des fonctions
essentielles de l’article 74 que les Martiniquais ont rejeté à 80% des votants.
Par ailleurs, la nature de l’habilitation ayant été modifiée, rien ne s’oppose désormais à ce
que cette procédure ne devienne permanente dans les faits, notamment par l’allongement
de sa durée et le jeu des renouvellements. En conséquence, cette interprétation
des habilitations peut donner lieu à des déviances dont la principale pourrait être la
transformation, de fait, des habilitations en de véritables transferts de compétences
relevant de l’article 74. Ainsi, celui qui tiendra le clan au pouvoir aura toutes possibilités
de faire évoluer le statut vers des voies inconnues, certains disent la troisième, sans qu’il
soit besoin de consulter à nouveau les électeurs. On peut tout de même s’interroger sur le
silence du conseil d’Etat à propos de toutes ces contradictions juridiques apparentes.
De nombreux spécialistes, y compris des journalistes, n’hésitent plus à parler d’arnaque
institutionnelle ou même de « statut mouvant ». Si le statut n’a pas vocation à être figé,
voire statufié, il demeure qu’elle constitue, comme la constitution, un cadre dont la durée
est la preuve de son succès. Que ceux qui ont ouvert ou aidé à ouvrir la boîte de Pandore
se taisent ! On souhaiterait cependant connaître la position des professeurs de droit public
martiniquais qui y ont fortement contribué. Faudrait-il que Thierry Michalon, aujourd’hui
retraité dans le sud de la France, reprenne du service pour qu’enfin un point de droit soit
réalisé sur le sujet ? A ce qu’on dit, le point de vue du politologue Justin Daniel aurait
évolué sur ce sujet.
La, c’est vrai que j’avais oublié le second vote... Par noniste je visais ceux qui avaient appelé à voter deux fois "non" durant ce mois de janvier 2010.
Nous sommes en période de crise mais nous devons penser à notre avenir dans deux ans il y aura la collectivité unique : même si le leader du neoppm a osé dire « pas de débat de trop ! »
Donc réfléchir à l’après, il faudra mettre en place l’assemblée unique et son exécutif dans les meilleurs conditions.
Nous avions demandé un scrutin à la proportionnelle mais à cette demande a été ajouté à la demande du néoPPM auprès de Sarkosy une prime majoritaire de 11 sièges sur les 51 sièges 11 sièges qui s’ajoutent ainsi à l’exécutif avec 9 membres pour cette même liste.
Donc 20 conseillers à la majorité quelque soit le vote des électeurs c’est un vol de la démocratie une fraude électorale légale
1 voix de plus = 20 sièges alors qu’il faut environ 3000 voix pour 1 siège.
Les gens du néoPPM disent qu’au Conseil Régional c’est ainsi mais cette collectivité coexiste avec le Conseil Général qui a un autre type de scrutin
Les EPMN qui ont le vent en poupe soutenu par l’ex président de la république avec qui ils avaient des relations très privilégiées ont concocté ce système anti démocratique
Le ou les partis au second tour (-10%) n’auront qu’un ou deux élus
Nous devons refuser une assemblée à la merci d’un leader qui ferait la pluie et le beau temps ce serait une régression d’accepter ce type de gouvernance.
Ce « rassemblement conjoncturel ponctuel » à déjà 2 parlementaires (les 2 sénateurs) qui sont pour cette prime donc il ne faut leur donner aucun autre parlementaire !!!
Une assemblée démocratique ou chacun s’exprime c’est ainsi que les choses avancent avec un exécutif collégial.
Les candidats du RDM élus députés défendront à l’assemblée cette idée de la démocratie pour notre collectivité
mr Y L Monthieux
ok pour ce que vous dites . il y a danger et régréssion planifiée de la démocratie à la Martinique .
MAIS , désolé , c’est Mr Laventure FMP et mme Maignan UMP qui ont entrainé toute la droite pour voter OUI au référendum du 24 janvier .
On le sais tous
l’UMP a reçu des ORDRES DE PARIS et FMP , au lieu de se démarquer tout de suite a suivi comme un petit toutou .
Miguel Laventure était à toutes les réunions et militait a fond pour le OUI .
Quant au PCD inaudible aujourd’hui , il a d’abord fait campagne pour le NON puis pour le OUI .
les seuls qui ont été réalistes sont : LE MODEM et le front pout le NON , un regroupement de dissidents de l’UMP
la faute vient de l’UMP et du FMP
la droite Martiniquaise aurait fait front , unie pour voter NON le 24 janvier 2010 comme elle l’a bien fait pour le 10 janvier , que le NON l’aurait emporté .
VOILA pourquoi on est maintenant dans cette situation .
De mauvais petits calculateurs visant leur interets personels , sans courage pour dire merde à Sarkozy et ses équipes et capable de se coucher devant les plus forts.
Avec des gens comme cela , la Martinique restera ancrés dans la gauche autono-indépendantiste pour longtemps.
Mr Y L monthieux , pourquoi faire confiance et voter pour ces mêmes persones qui nous ont foutu dans ce merdier la ?
donnez moi une bonne raison ?
Aujourd’hui ils sont tous là, face à face, sur le terrain : ceux qui ont trompé les martiniquais avec Sarkozy et ceux qui ont été trompés. D’un côté il y a eu un pas de plus, de l’autre, un faux-pas. Ce n’est pas tout à fait la même chose. Pour l’instant, en attendant Naoma qui fait un excellent début et d’autres jeunes, il n’y a pas d’autre choix. Une mention méritée pour le MODEM et pour Granier qui a été sanctionné par son exclusion de l’UMP. Il s’était opposé aux autonomistes et aux indépendantistes, alors amis de Sarkozy.
quel pouvoir a la droite en martinique aucun les martiniquais ne votent plus pour la droite vous voulez qu’elle vous défende ds les moments difficiles adressez vous à ceux pour qui vous votez
Rien à voir entre le vote du 24 janvier 2010 et la loi du 27 juillet 2011. On a rarement vu un président de la République dire à ce point une chose et faire le contraire. En 1960 De Gaulle avait dit "je vous ai compris", pas "je vous approuve". En janvier 2010 NS s’est publiquement déclaré garant du respect du vote des martiniquais. Puis il a aussitôt mis en chantier les moyens du détournement de ce vote. Il n’était donc pas dans la politique d’Etat mais dans la politique politicienne. Il était tout à son désir de satisfaire les autonmistes et les indépendantistes, dans l’attente d’un retour d’ascenseur à la présidentielle. Il s’est trompé lui-même, mais il a surtout trompé les martiniquais et tous ceux qui ont eu la naïveté de donner du crédit à la parole présidentielle.
C’est exactement ce que les modem et compagnie font semblant de ne pas comprendre. Il est plus facile de s’en prendre localement à ceux qui ont voté OUI le 24 janvier, avec raison, que de s’attaquer aux vrais trompeurs et détourneurs de la volonté des martiniquais dans cette affaire. Bayrou aussi a choisi la voie facile entre les 2 tours de la présidentielle pour être aujourd’hui rejeté par tous et quasiment certain de perdre son poste de député, ça devrait servir de leçon...
les révolutions arabes se sont faites sous les balles, ici le risque de balle est nul et pourtant tous nos grands intellectuels et "constateurs" n’arrivent pas à s’organiser et mettre le peuple en branle.
soit notre "élite" est constitué de branleurs, elle agite doucement sur des forums tout à son quant à soi. Ayant comme simple satisfaction d’être à contre courant et d’espérer pouvoir dire un jour "je vous avais prévenu"
soit notre élite doute du peuple, de son intelligence, à sa possiblité de comprendre pas d’analyser , ce travail est déja fait par eux.
Chiche...
Remuez vous, faites une rencontre de tous ceux, de tout bord qui croient que le risque est réel, montez un association, un club, un groupe, ect.... et faites vous entendre (média, caravane, tract, etc....)
Donnez nous la preuve que vous aimez LE peuple !!
quand j’entends tous ces discours mon dieu j’ai peur pour mon pays ,alors on revient en arrière dans les années 60 70 80 ou la vielle droite martniquase avait le pouvoir et faisait peur ou l’opposition n’avait même pas le droit de parler !chers martiniquais cessons ce jeu stupide car a chaque fois que nous faisons un petit pas pour notre évolution institutionelle c’est le même language mitterrand est passé etc.....nous sommes encore dans la france mais non pourquoi nous ne voulons pas prendre notre destin en main dites quel mal quand des hommes et des femmes de son pays ont envie d’entreprendre ?je comprends que ça peut rassurer quelques uns qui veulent rester comme cela pour ne pas travailler se dépenser pour son pays mais quand même nous avons ici des valeurs intellectuels mettons le a profit pour construire et batir notre martinique.
analyse fausse
ce n’est pas un pb institutionel mais un pb économique et ce n’est pas une évolution statutaire qui va amener une amélioration économique ; Bien au contraire .
les autono-indépendantistes font croire depuis 50 ans au Martiniquais que le changement de statut est nécessaire pour que la Martinique se développe économiquement et ils ont tout bloqués avec l’aide de syndicats révolutionaires et d’associations a leur botte pour essayer de prouver leur théories et n’ont demandé aucunes habilitations ( comme en Guadeloupe )
Le changement de statut dans le contexte actuel ( crise mondiale ) entraine déja et va précipiter la Martinique dans une crise sans précédent .
pourquoi ? parce que nous dépendont des budgets décidés par BERCY ( ministére des finances ) et , glisser vers un statut spécial , va AUTOMATIQUEMENT entrainer une baisse plus importantes des budgets alloués par BERCY . En cette période de crise , ce sera un PRETEXTE pour serrer encore plus ceux qui ont soit un statut autonome ( art 74 , st martin et st barth ) et ceux qui ont un statut différent ( Martinique )
observation :
dans tous les pays qui se développent , l’on observe une forte cohésion entre le pouvoir politique et les entreprises .
exemples : les USA , la Chine , le Japon , l’allemagne . les hommes au pouvoir font tout pour aider leurs entreprises à progresser dans leur pays mais aussi dans le monde , parfois trop .
a la Martinique , on observe tout le contraire . Le pouvoir politique , pour des raisons IDEOLOGIQUES ringardes est contre les entreprises locales .
il n’y a aucune cohésion et le PB vient de la avec toutes les conséquence que l’on vit actuellement .
le meilleur exemple pour l’ilustrer est le TOURISME
Certains n’ont toujours pas compris que la sempiternelle question "institutionnelle" n’est qu’un cache-misère pour faire illusion face à une forme d’impérétie en termes de gestion des affaires politiques.
Pour autant, il semblerait que l’analyse du vote de la population depuis 4 ans rendent encore plus floue le décryptage de ses choix, sa volonté profonde. Après on pourra toujours me parler de "peuple", de "il faut être uni", "l’intérêt martiniquais", de "les affaires martiniquais".. si ça peut flatter l’orgueil et/ou l’immaturité de certains... tant mieux (tanpis selon moi).
Ce ne sont pas les clameurs des "nou pren yo", les raisonnements sans queue ni tête de la piétaille idolâtre, ni les insultes et quolibets des militants supporters de match de foot, qui nous empêcherons de dire que la population de la Martinique n’a pas choisi d’être administré par cette Collectivité Unique.
Car tous nous savons que cette question fondamentale "Approuvez-vous la création en Martinique d’une collectivité unique se substituant au département et à la région tel que défini par la loi de juillet 2011 ", cette question qui est une exigence de la constitution, n’a jamais été posée aux martiniquais. Le consentement de la population de la Martinique n’a donc pas été obtenu pour cette Collectivité Unique qui a tenté de se faire passer pour une Assemblée Unique.
Tous nous savons que le 24 janvier 2010, elle a dit OUI dans le cadre de l’article 73, a une Assemblée Unique, et uniquement cela comme le confirme d’ailleurs l’arrêt du 19 juillet 2010 du Conseil d’Etat.
La difficulté dans laquelle nous nous trouvons concernant la future CU est née de la confusion sciemment entretenue par certains. Et il faut éviter à tout prix de la reproduire dans la relation et l’analyse des faits. La position des « Patriotes » et alliés RDM a été claire dès le départ : « les politiques proposent, le peuple décide ». On peut toujours les reprocher d’avoir outrepassé leurs prérogatives. Mais l’argument ne tient pas vraiment si l’on considère que l’existence du doublon CG/CR ne convenait à personne et qu’il fallait par conséquent faire évoluer les choses en tenant compte des principales options défendues à gauche comme à droite.
Ne pas faire la part entre les gauches sur ce dossier précis c’est continuer à alimenter la confusion. Pourtant ceux qui ont créé cette situation, ceux qui ont semé la confusion sont facilement identifiables. Il y a d’abord le PPM qui en refusant pendant un certain temps d’avoir une position claire a ouvert le « bal masqué » et organisé le « dîner des cons ». On s’attendait en effet à une adhésion, même critique, au 74 qui d’évidence était plus proche que le 73 de la doctrine PPM et de son mot d’ordre : « autonomie pour la Nation Martiniquaise ».
La « troisième voie » - soufflée au PPM par un des conseillers du Président SARKOZY, se voulait un argument crédible contre le 74 et pour un 73 de transition. La confusion fut à son comble à ce niveau de la manœuvre politicienne et opportuniste qui consistait à ramener un choix stratégique à un simple détail tactique. L’explication de cette inconséquence politique est résumée de manière lapidaire par le Sénateur DESIRE dans une interview réalisée au moment du Congrès des élus. Il dira à peu près ceci : « nous ne sommes pas contre le 74 mais nous nous ne voulons pas y aller avec ceux qui en sont actuellement les promoteurs". Traduction. Nous sommes pour le 74 à condition d’être aux commandes. La suite donnera raison à cette interprétation puisque comme on l’a vu, une fois installé au "pouvoir" le leader PPM a tout fait, et il n’en a pas terminé, pour ramener le 73 à un 74 dans le dos des électeurs et en contradiction avec leur vote. Ce que le RDM et le MIM ont dénoncé. Être aux commandes c’était dès le début la préoccupation principale de notre homme. L’objectif était donc, d’une part, de discréditer politiquement l’alliance MIM/RDM en les mettant en minorité, d’autre part, en profiter pour mêler sa voix à celle d’une Droite affaiblie pour capter son l’électorat afin, dans un deuxième temps, d’investir grâce à la dynamique ainsi créé la Région. Cette stratégie à reçu un appui total du Président SARKOZY, le second acteur de la politique de la confusion. Pour réussir ce plan des renégats, la Droite devait absolument parler d’une même voix que le PPM. Le discours de la Réunion s’y attachera. Le Président va en effet s’engager, pour rassurer cette Droite, à maintenir la Région et le Département. Ce qui devait logiquement se traduire institutionnellement par « Assemblée Unique ». Or, le Président va maintenir la formulation, pourtant ambiguë dans le cadre du 73, de « Collectivité Unique ». C’est à ce niveau qu’il y a eu tromperie en complicité avec le PPM. C’est aussi à ce niveau que la Droite a perdu son sens du discernement en appréciant mal d’où venait le vrai danger. Les hystériques anti-indépendantistes qui pratiquent à l’aveuglette l’amalgame devraient réfléchir un peu plus et se demander qui a encore le plus besoin de l’électorat de Droite pour réaliser ses desseins hégémoniques, qui a intérêt à faire disparaître la Droite…
"C’est aussi à ce niveau que la Droite a perdu son sens du discernement en appréciant mal d’où venait le vrai danger. Les hystériques anti-indépendantistes qui pratiquent à l’aveuglette l’amalgame devraient réfléchir un peu plus et se demander qui a encore le plus besoin de l’électorat de Droite pour réaliser ses desseins hégémoniques, qui a intérêt à faire disparaître la Droite…"
La droite est la cocue de l’affaire mais elle n’arrive pas à le reconnaître et préfère aujourd’hui chialer.
le vieux proverbe local "sé la bak ba, bèf ka soté"
La droite locale devrait au moins reconnaître que son bon maître français, ne l’a jamais tenu en estime mais se servait d’elle quand son unique fond de commerce était le "largage"
Aujourdhui, le contexte ayant changé, elle ne servait plus à rien, Letchimy offrait des garanties, ou des ambitions personnelles conformes, au projet de la droite.
Nos anciens hommes de droite était un peu plus roué et donc vigilant, peut être était ce une question de culture, de niveau intellectuel. Aujourdhui peut être que sera ce qui guette aussi la gauche : une "haïtisation" version Roi Christophe, avec un homme au pouvoir qui distribue des titres à ceux qui le servent le mieux.
L’ absence d’une opposition , crédible, est une chose grave, pour tout citoyen, fut il de gauche.
Ces législatives auront encore plus montré la déliquescence de la droite : candidatures multiples, candidats sans aucune crédibilité, candidats allant non aux législatives mais en fait allant à un avant tour de municipales, candidats" silon van la tjé poul panché", ect...
Nou an lariya......
Superbe article d’Obero pour un superbe article de YLM.
Pourquoi avoir une droite en Martinique ? En dehors du soutien à l’UMP, la droite a sa place d’ utilité marginale en Martinique. Il y a trop a faire ici. La droite n’a pas d’intérêt a être au pouvoir dans le contexte que nous connaissons.
La droite pourrait prendre le pouvoir mais à condition de se tourner contre les dominants de l’économie, les békés. Sa crédibilité serait au zénith. Mais ce n’est pas pour demain. Il faudrait une normalisation politique pour cela. Dans ce cas, c’est la droite qui serait au pouvoir la plupart du temps. De toute façon le pouvoir est aujourd’hui satisfait que les pseudo-révolutionnaires l’aident à diriger le pays.
les élus du conseil général avait voté en plénière OUI,
les élus du conseil régional aussi, puis le congrès des élus départementaux et régionaux ont confirmé même si certains ont renié leur premier vote.
Je vous ai adressé une réponse avec preuves à l’appui à vos nombreuses interrogations-allégations dans le topic où RAPHA répondait à MONPLAISIR. Je n’ai point eu de réactions de votre part. Bizarre ?!
Merci les séparatistes du PPMIM anciennement VRP sous SARKOZY 1er qui nous ont bien foutu dans la mer** !
C’est vraiment angoissant ce truc !!!
Mais nous sommes déjà piégés et voués à etre les pantins de ces hommes avides de pouvoirs et qui font systématiquement passés l’intéret général apres leur...idéologie !
Les martiniquais n’ont pas été bernés puisqu’il ont accepté de valider le chat’ensac...Tout le monde savait que nous votions pour un cadre non établi... Cetait deja le meme debat en 2003 !... Que veulent donc les martiniquais ?... garder l’argent et tout le cadre actuel, mais en disposant du pouvoir... Avec l’indépendance ou l’autonomie ils ont compris que ce n’est pas possible... Ils ont donc essayé par une voie qui leur laissait croire que cela était possible (Sarko & Letchimy), sous prétexte "d’assemblée unique"... sauf que Paris et le ppm ont un autre dessein.... Il fallait etre bien naif pour croire à ce mouton à 5 pattes !... Ils y ont cru et se sont trompés...mais, peut etre pas ?.... car au fond, les martiniquais nosent pas assumer leur choix fondamental, un reve meme pour la droite : l’autonomie... En final, dans qqs annees, ils auront ce a quoi ils aspirent sans avoir oser sy engager... mais, ca sera sans l’argent !... peut être seront-ils alors plus heureux ? .... Ceux qui nont pas d’argent disent qu’il ne fait pas le bonheur....va falloir essayer, en sachant que c’est un aller sans retour.... ;-)