Collectivité de Martinique : à deux doigts du clash
Ambiance tendue à l’issue de la réunion de présentation des conclusions de la commission mixte conseil général - conseil régional qui se réussissait ce jeudi 16 septembre 2010 au conseil général.
A l’occasion de la restitution des travaux, qui se déroulait dans un climat plutôt consensuel, c’est Didier Laguerre, représentant de la Région et Secrétaire général du PPM qui a failli mettre le feu aux poudres en tenant, durant son discours, et selon ses collègues du RDM et du MIM, un véritable "réquisitoire de campagne" à l’encontre de ces derniers.
Un discours sévère, dans lequel l’élu de Fort-de-France est revenu sur le déroulement des travaux de la commission pour dire son sentiment d’échec, quant au consensus attendu. Didier Laguerre a dénoncé les "positions politiciennes, revanchardes et irresponsables" des élus du MIM et du RDM qui auraient poussé ces derniers à aller dans le sens d’une "simple addition des compétences des collectivités actuelles", ce en réponse au rejet par les martiniquais de l’article 74 et des compétences qui y étaient proposées.
Quelque peu à contre courant de l’ambiance de fin de travaux qui caractérisait la séance, le discours de Didier Laguerre a provoqué la colère du Président Lise et du chef de file du MIM Daniel Marie-Sainte, jugeant manifestement l’intervention peu opportune à ce stade du processus.
Pour Daniel Marie-Sainte, Didier Laguerre n’a pas été - au travers d’un discours jugé partisan et injurieux - à la hauteur de la mission qui lui était confiée : représenter le Conseil régional, dans toutes ses composantes.
Sur le fond le chef de file des Patriotes martiniquais a lui aussi déploré que des consensus n’aient pas été atteints sur certains points. Si l’ensemble des groupes sont tombés d’accord sur le principe d’une élection à la proportionnelle (seule garante notamment de la parité homme-femmes), Daniel Marie-Sainte pointe du doigt le PPM (qui préconise un vote sur 9 circonscriptions à définir), qui a refusé le moindre pas vers une proportionnelle calquée sur les circonscriptions territoriales législatives, alors que le MIM avait accepté d’avancer vers cette solution, au détriment de son souhait d’une proportionnelle intégrale sur l’ensemble du territoire.
Pour autant, l’édification de la collectivité de Martinique se poursuit, et Claude Lise et Serge Letchimy ont convenu de se retrouver dans les jours qui viennent pour finaliser les propositions au gouvernement, et éviter autant que faire se peut que ce dernier n’ait à trancher en lieu et place des élus martiniquais.
Points de concensus :
dénomimation : Collectivité de Martinique
organisation
habilitations
Points à suivre :
nombre d’élus à arrêter (en lien avec le mode de scrutin) : 50 à 65
conseils consultatifs
Points de rupture :
mode de scrutin et prime majoritaire (au vainqueur)
compétences
date mise en place (2012 ou 2014)
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