Cour d’appel : Des conditions de travail exécrables
TweetQuestion du Député Alfred Marie-Jeanne à Michel Mercier, Garde des sceaux, Ministre de la justice et des libertés, à l’Assemblée Nationale le jeudi 31 mars 2011.
Monsieur le Ministre,
Depuis l’incendie du Palais de Justice en 1981, la Cour d’appel de Fort-de-France est, à titre provisoire, hébergée dans des locaux en préfabriqué.
Or, cette structure transitoire est devenue, avec le temps, un bâtiment vétuste, délabré et insalubre.
Après maintes péripéties et tergiversations, la chancellerie avait finalement donné son accord pour la construction d’une nouvelle Cour d’appel dont la livraison était programmée pour la fin de l’année 2012.
Entre-temps, le projet aurait été abandonné en raison d’un appel d’offres infructueux.
Serait en cause un dépassement de l’enveloppe budgétaire prévu.
En attendant, l’ensemble des magistrats et des fonctionnaires de la cour d’appel pâtissent de conditions exécrables d’hygiène, de sécurité et de travail, ce qui, avouons le, n’honore pas l’institution judiciaire.
Le Ministère précise cependant, que le projet de création d’une nouvelle cour d’appel à Fort-de-France est bien maintenu et qu’il constitue toujours une priorité pour le ministère.
Néanmoins, aucune date n’est avancée quant à la reprise du projet si bien que l’impression est donnée d’un renvoi sine die de cette affaire.
Dans ces conditions, Monsieur le Ministre, ne pensez-vous pas nécessaire de mettre un terme à une situation temporaire vieille déjà de trente ans ?
La réponse de Jeannette Bougrab, Secrétaire d’Etat chargée de la jeunesse et de la vie associative.
Monsieur le député, je vous prie de bien vouloir excuser l’absence de mon collègue Michel Mercier. Voici les éléments d’informations qu’il m’a transmis pour répondre à votre question. La décision de relancer le projet de construction neuve de la cour d’appel de Fort-de-France a été prise en janvier 2008. Cette opération a été confiée à l’agence pour l’immobilier de la justice. La consultation des entreprises a débuté en septembre 2009. Les offres des entreprises se sont révélées nettement supérieures à l’estimation initiale. L’appel d’offre sera donc déclaré infructueux. Toutefois, la Chancellerie a décidé de poursuivre l’opération en relançant un appel d’offres travaux sur la base d’études de conception reprises par l’architecte. Cette relance impliquera un délai supplémentaire que les services de l’APIJ et la maîtrise d’oeuvre s’appliqueront à minimiser. Dans l’hypothèse d’un déroulement optimal de la procédure, les travaux pourraient démarrer au second semestre 2012, pour une durée estimée de deux ans.
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