Publié le 02/05/2013
Dans sa dernière édition du 2 mai 2013, le Journal des Comités populaires de Martinique donne la parole à Maïmouna Yokessa, Militante, et étudiante en agronomie. Un témoignage d’une grande maturité sur l’engagement et l’épanouissement personnel, que nous avons tenu à partager avec nos lecteurs.
"J’ai 22 ans, je suis issue du milieu rural. Dans
mon enfance j’ai vu mon entourage organiser des ré-
unions et militer pour des causes collectives. J’ai compris alors que, dans la vie, il faut être actif et se battre
pour obtenir justice, pour gagner ce qui nous est dû. De
même, il m’est paru clairement que le travail collectif est
de loin plus efficace et plus pertinent, lorsque l’on aspire
à l’amélioration du bien-être commun.
Dans un tel
contexte, j’ai assimilé un élément très important, déterminant, qui conditionne tous mes choix : mon épanouissement personnel est très intimement lié à celui
de la société à laquelle j’appartiens. Autrement dit, je ne
puis prétendre accéder un jour à un véritable épanouissement humain et à l’entière plénitude, sans une émancipation populaire profonde et complè-
te. Il s’agit là de la clé expliquant mon engagement au service du développement de mon
pays et du rayonnement de mon peuple.
Bien heureusement, comme moi-même, beaucoup de jeunes Martiniquais s’investissent,
individuellement ou collectivement, à travers leurs activités, leurs études, leur profession,
leurs projets. Cette part du travail est d’une importance capitale, car nous sommes à la fois le
présent et l’avenir et c’est principalement sur nos épaules que repose la vitalité de notre
pays.
Néanmoins, nous avons l’expérience des grandes difficultés d’ordre économique, social et statutaire, auxquelles nous devrons faire face. Nous devons avoir conscience qu’aucune d’elle n’est insurmontable. Il est impératif que nous n’ayons point de crainte. Notre défi, en
tant qu’acteurs principaux de notre histoire et « spécialistes des questions Martiniquaises »,
est de triompher de ces obstacles. Puisqu’en effet, il est de notre entière responsabilité, et de
celle de personne d’autre, de travailler afin de garantir l’avancée de notre peuple uni et d’assurer un futur prospère à notre nation. Aussi, en réalisant cette mission, plus que de faire
briller notre terre, nous remporterons une victoire d’une splendeur sans égale : celle d’avoir
contribué au progrès de l’humanité."
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J’ai repéré Maïmouna Yokessa depuis le premier rassemblement du cercle Kolé Tèt Kolé Zépol au Palais de la Mutualité à Fort de France en 2011. Elle avait prononcé un discours ce jours là qui m’avait impressionné, tant il était bien construit et dense. Cette promesse martiniquaise est une valeur montante qu’il nous faut suivre avec interêt. Fok pèp la pa kité piès vakobon sali lèspri. Mais issue du professeur Yokessa, nous pouvons avoir confiance dans la qualité de sa nourriture intellectuelle...
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Merci de veiller à inscrire votre pseudo dans la celule "Nom" Ramses 2
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Un témoignage d’une grande maturité
Ah ?
Pourtant nulle part elle ne parle de la valeur qui permet de tenir des propos collectivistes : le travail à la création autonome de richesses collectives partageables…
Ah… l’école de la posture et du blabla idéologisé… remarquez ça occupe, c’est comme le vélo le dimanche, les dominos, le jardinage, pourquoi pas… à quand PP, un article d’un militant pour la promotion de l’orchidée ou un débat autour de la yole ronde, ou même une analyse de l’engagement du cycliste dans son ascension de la route de la traversée ?
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Ce discours reste d’une grande maturité et d’une grande clairvoyance, malgré ce qu’en disent les "non-istes" qui se contentent comme le grand MNB de tapoter sur leurs claviers des propos dénués d’objectivité.
Objectivement, nos jeunes de 22ans, ils pensent à quoi ? Vous en connaissez beaucoup qui s’interèsse à la réalité de leurs pays autrement qu’à travers les vréyé-monté ?
Le grand MNB avait à cet age,on le suppose un discours très avant-gardiste, mais gardons nous bien de vouloir lui reprocher de n’avoir pas assez dit et et au delà du fanatisme politique, prennons conscience que nous avons des jeunes qui promettent en Martinique.
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Je suis parfaitement objectif… au moins autant que toi ;-)
Quant à mes 22 ans… effectivement je nageais dans l’idéal à grandes brasses… mais parfois certains s’y noient, d’autres continuent à y barboter, d’autres encore, dont moi, heureusement finissent par mettre pied à terre et produire quelque richesse pour subvenir à leurs besoins dans l’existence et aussi contribuer au bien collectif… fut-il collectiviste. Sans pour autant oublier le goût de cet idéal.
Heureusement qu’il existe des jeunes qui s’apprêtent à dépasser les discours en Martinique comme ailleurs… sinon l’avenir n’en serait pas un.
Vu la sombre dépression qui touche notre jeunesse, je peux comprendre qu’il est bien difficile de sortir des ornières qu’ont inventé les idéologues… mais ce n’est pas cette situation qui peut donner le fruit qui amènerait un quelconque espoir à un peuple. C’est parfois dans cette ornière qu’on l’enterre.
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L’engagement, quelqu’il soit, d’une personne, d’autant plus si elle est jeune, est à féliciter. Il y a beaucoup trop de yaka fokon qui parlent mais ne s’engagent pas.
Maintenant ce texte n’évoque aucun fondement politique et encore moins de projet concret pour la société martiniquaise, même si, prononcé lors de journées du CNCP, le fondement idéologique peut être envisagé.
Je souhaite à Maïmouna d’accepter la discussion, la contradiction,la clarification et il semble parfois aux dires de Robert Saé, que certaines instances du CNCP en aient parfois manqué.
L’avenir d’une société est non seulement la diversité des opinions mais encore plus sa jeunesse, et avec plus de jeunes s’engageant comme elle, y compris dans la diversité de leurs opinions, la Martinique a de l’avenir.
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