A l’occasion des cérémonies d’hommage au centenaire de la naissance d’Aimé Césaire, Politiques Publiques vous propose en exclusivité de redécouvrir ce discours prononcé par Aimé Césaire le 24 février 1978 dans la cour de la mairie de Fort-de-France. Un discours qui restera dans les annales. Dans cette prise de parole qu’il a lui-même dénommée "discours des trois voies ou des cinq libertés", celui qui est alors député-Maire de Fort-de-France dresse le portrait des difficultés auxquelles est alors confrontée la Martinique, disqualifie départementalisation et indépendance, et évoque une troisième voie.
"Discours des Trois Voies ou des Cinq Libertés"
"Depuis 33 ans, j’ai toujours parlé au peuple Martiniquais comme à un peuple adulte.
Aujourd’hui je veux parler comme d’habitude, mais avec plus de gravité encore.
Comment, en effet, un homme, conscient des dangers qui menacent le pays et soucieux de son avenir, ne serait-il pas grave ?
C’est dire que l’heure n’est pas aux boniments de foire, aux rodomontades de fier-à-bras ou aux vantardises d’un tranche-montagne.
Nous, Démocrates, nous n’avons qu’une prétention ce soir, c’est de dire la vérité au peuple, et de dissiper tout le réseau de mensonges et de mystifications mis en place par le Gouvernement et ses complices dans le but d’abuser d’un peuple volontairement mal informé.
J’ai parlé de vérité ! Quelle est-elle donc cette vérité ?
LE REGIME DEPARTEMENTAL MIS EN ACCUSATION
Eh bien, J’ACCUSE le statut départemental d’avoir sapé les bases de l’économie Martiniquais et d’avoir acculé ce pays à la ruine. Tout particulièrement en l’intégrant de force dans le marché commun et en sacrifiant le sucre de canne aux betteraviers de France, lesquels ont trouvé dans les békés des complices diligents.
J’ACCUSE le gouvernement, seul responsable de la politique économique de la Martinique, et cela en fonction même du régime départemental de n’avoir rien fait pour assurer le développement des forces productives Martiniquaises, de ne nous avoir considérés que comme un marché pour l’écoulement des marchandises françaises et, plus généralement, européennes.
J’ACCUSE le gouvernement de n’avoir conçu comme solution aux problèmes Martiniquais que l’émigration de la jeunesse et le dépeuplement du pays.
J’ACCUSE le statut départemental de se livrer, jour après jour, à une politique d’agression contre la personnalité martiniquaise et de grignotement de notre identité Antillaise.
J’ACCUSE enfin le gouvernement d’avoir mis sur pied un plan de substitution qui compromet chaque jour davantage l’équilibre racial de notre population, d’avoir mis en train, moins publiquement qu’en Guyane, mais tout aussi efficacement, un plan de recolonisation qui doit faire de nous des hommes qui seront, à bref délai, minoritaires dans leur propre pays.
Eh oui, Martiniquais et Martiniquaises, nous avons eu la naïveté de nous en remettre purement et simplement à la Métropole comme on dit pour penser pour nous et décider pour nous.
Nous avons eu la naïveté de livrer les clefs de notre maison à un intendant qui, très vite, s’est révélé être un intendant infidèle, et qui, fort de la procuration que nous lui avions imprudemment remise, a dilapidé nos biens, négligé nos intérêts et s’apprête, aujourd’hui, à nous dire superbement : « C’est à vous de sortir, c’est moi qui suis le maître ».
Eh bien, la voilà la Martinique départementale !
Le voilà, notre pays, après 30 ans de pseudo-départementalisation et de très réelle néo-colonisation.
Le voilà, démuni, désorienté, inquiet de l’avenir.
En vérité, il n’est pas un patriote sincère qui puisse considérer sans effroi le gouffre où nous sommes tombés.
Pour ma part, je ne songe pas à vous cacher mon angoisse. De grands empires ont disparu, des peuples entiers, dont on ne sait plus que le nom, ont été balayés de l’histoire. Et comment 300 000 hommes sur un îlot perdu de l’Atlantique résisteraient-ils et survivraient-ils, pris qu’ils sont et broyés par une impitoyable politique d’intégration et d’aliénation ?
Martiniquaises, Martiniquais, mesurons bien les responsabilités de notre génération.
Nos arrières-grands-pères ont défriché ce pays, arrosant chaque centimètre carré de cette terre de leur sueur, de leurs larmes et souvent de leur sang. Mais du moins nous ont-ils laissé une Martinique, pauvre peut-être, mais courageuse et fière.
Eh bien, nous en sommes aujourd’hui à nous demander si nous, les hommes de cette génération, si nous à notre tour, nous pourrons transmettre à nos fils une Martinique Martiniquaises et remettre entre leurs mains autre chose qu’une terre défigurée et un héritage hypothéqué.
Mais alors, me diriez-vous, que pouvons-nous faire ?
Si nous sommes devant vous, ici, ce soir, c’est précisément parce que nous croyons qu’il est encore possible de faire quelque chose et que ce peuple peut encore se ressaisir et remettre ce pays sur le chemin du progrès.
Le chemin du progrès ?
J’ai employé tout naturellement la métaphore du chemin et c’est justifié, car c’est bien de cela, en effet qu’il s’agit.
Chemin, cheminement, ce sont bien les mots qui conviennent.
La Martinique est très exactement à une croisée de routes ; elle est à un carrefour trivium. Et, en effet, ce sont bien trois voies qui désormais, se présentent devant notre pays. Il s’arrête, il se gratte la tête, il s’interroge. Laquelle des trois voies emprunter : c’est la problématique de la situation que nous connaissons aujourd’hui.
LES TROIS VOIES
Alors, puisqu’un éminent personnage a fait, pour la France, le discours de ce qu’il a appelé le bon choix, je vous ferai aujourd’hui, à vous Martiniquais, le discours des 3 voies, mieux encore, le discours de la bonne voie.
La première voie ?
C’est celles que nous indique à longueur de journée France-Antilles et les panneaux indicateurs de la Réaction ; celle qu’indique, aujourd’hui, l’index rageur de Monsieur RENARD : c’est la voie de la départementalisation intégrale.
Ah, la départementalisation ! Que d’espoirs n’avait-elle pas fait naître dans nos cœurs en 1947 ? C’était, pensions-nous la fin de la discrimination, la fin du colonialisme, la fin du pouvoir des gouverneurs bottés et casqués. C’était, l’extension des lois sociales à la Martinique, et la fin des vieilles féodalités. Et puis c’était, et c’est ce que le peuple réclamait le plus ardemment, c’était l’égalité des droits avec les citoyens de ce qu’il est convenu d’appeler la Métropole.
Et, vous savez aussi malheureusement comment a tourné cette expérience collective. La loi a été éludée, violée, tronquée.
Chaque fois qu’une mesure de progrès était prise pour la France, on sommait les D.O.M d’attendre un décret d’application ; et chaque fois que le décret finissait pour sortir des cartons pour rattraper la loi, c’était pour lui donner un croc-en –jambe qui la mutilait et la défigurait.
30 ans ! et la Martinique en est encore à attendre une réforme des allocations familiales.
30 ans ! et la Martinique en est encore à attendre l’extension à ce pays de l’indemnité-chômage.
Mais pourquoi énumérer ?
Si l’assimilation ne se fait jamais pour de bon, elle est faite immédiatement et généreusement pour le mauvais, le meilleur exemple étant notre intégration dans le Marché commun.
Alors, des bons apôtres et c’est à M. Renard que je pense ici, nous disent : « si ça va mal, c’est parce que nous n’avons pas encore été assez loin dans la voie empruntée en 1946. Allons continuons dans la même direction. Allongeons le pas, courrons même. Au bout de la route est le salut ! »
Eh bien, aujourd’hui, nous le savons : on ne peut s’y tromper, au bout de la route, il y a la ruine, il y a le dépérissement économique, il y a la perte de notre identité et de notre âme.
D’ailleurs, il est curieux de voir combien ces messieurs de la départementalisation totale s’illusionnent. C’est eux, les marchands d’illusion !
Ils s’imaginent que les 1000 et 1 ennuis de la départementalisation sont inévitables, mais qu’un jour,ils seront récompensés et qu’après avoir mangé les mauvais fruits, la récolte deviendra meilleure ; qu’il ne faut qu’un peu de patience et que les choses iront mieux, de mieux en mieux, et que tout finira par s’arranger dans la meilleure des Martinique possible.
Je ne veux pas jouer les trouble-fête mais, enfin, voyez, constatez !
La vérité est que cette assimilation dont vous voulez faire la finalité de l’histoire, cette assimilation que vous recherchez c’est la Métropole elle-même qui la refuse, n’acceptant de ce régime que ce qui lui convient et ce qui lui sert.
On me rappelle souvent, pour me le jeter à la face, que j’ai été l’auteur et le rapporteur du projet de loi qui a transformé les Antilles en département français en 1946.
Soit ! les faits sont là et on ne récrit pas l’histoire.
Alors pourquoi ne pas me croire lorsque je parle des doutes, des doutes fondés, qui, très tôt me sont venus ?
Et ils me sont venus quand j’ai constaté l’attitude hargneuse des gouvernements successifs, leur manque d’imagination leur manque de générosité, leur cynisme, leur désinvolture à notre égard.
Et, j’ai compris que ce n’était pas par hasard qu’on nous disputait crédits ou lois sociales.
10 ans, 12 ans j’ai lutté, j’ai espéré, j’ai prêché, j’ai averti ; rien n’y a fait jusqu’au jour où j’ai compris que le vieux colonialisme n’était pas mort et qu’il n’y aurait jamais ni amitié vraie ni liberté vraie, à plus forte raison, ni fraternité vraie tant que les bases et les clauses du contrat qui nous unit à la France ne seraient pas réaménagées.
Et alors, me remémorant cette expérience, et la ruminant si je puis dire me revenait à l’esprit le très officiel discours, étonnant de franchise, on pourrait presque dire de cynisme, d’un Ministre de la 4ème république, P. H TEITGEN :
« Que vous le vouliez ou non, que vous pensiez qu’ils ont raison ou que vous supposiez qu’ils ont tort, en fait quand vous parlez d’assimilation à vos compatriotes d’Outre-Mer, ils entendent d’abord et principalement l’assimilation économique, sociale et des niveaux de vie. Et si vous leur dites que la Franc veut dans l’Outre-Mer réaliser l’assimilation, ils vous répondront « alors, accordez nous immédiatement l’égalité des salaires, l’égalité dans la législation du travail, dans le bénéfice de la sécurité sociale, l’égalité dans les allocations familiales, en bref l’égalité des niveaux de vie »
Quelles en seraient les conséquences ? Il faudrait pour atteindre ce but que la totalité des français consent à un abaissement de 25 à 30 % de leur niveau de vie au profit des compatriotes d’Outre Mer. Dés lors, il faut avoir le courage de dire que nous ne sommes pas décidés à donner l’assimilation des niveaux de vie. Et puisque nous ne voulons pas donner l’égalité dans tous les droits publics avec l’égalité économique et sociale, et que nous ne pouvons pas, il ne faut pas plus parler d’assimilation. »
Il ne faut plus parler d’assimilation ! Vous entendez M.Renard
Ce sont des paroles historiques : il ne faut plus parler d’assimilation.
C’est la Métropole elle-même qui la refuse. Alors si nous ne l’avons pas, cette assimilation totale et intégrale, à supposer même qu’elle fut souhaitable, ne vous en prenez pas à vos collègues de la Majorité que vous semblez taxer d’incapacité, et encore moins à moi-même qui suis de l’Opposition.
Ne vous en prenez pas à Maurice ou à Petit, ou à Sablé.
C’est la France elle-même qui ne veut pas d’assimilation intégrale et qui ne la donnera pas.
Ni vos cris, ni vos hurlements, ni vos coups de poing n’y feront rien : ce sont des méthodes excellentes peut-être à Dominante ; elles se briseront en France contre la froide logique d’un système.
Alors, me direz vous, puisqu’il ne faut pas parler d’assimilation et que la 1ere voie est condamnée, pourquoi ne pas emprunter la 2 voie ?
Qu’est ce que c’est donc que cette 2ème voie ?
C’est la voie de l’indépendance.
Et, c’est vrai que les partisans de cette solution existent qu’ils se groupent ou se regroupent, et qu’ils constituent désormais une tendance politique avouée et non plus semi-clandestine, bref, que nous avons devant nous un des mouvements de pensée autour desquels s’articule désormais la vie politique martiniquaise.
L’option INDEPENDANCE est désormais une option OUVERTE.
Eh bien, que faut-il penser de cette option ?
Je vous le dis tout net : pousser le peuple martiniquais dans cette voie, c’est faire preuve d’irresponsabilité.
Qu’on me comprenne bien : je ne discute même pas de la question de la finalité de l’indépendance, la question n’est pas de savoir si l’indépendance en soi dans le monde tel qu’il est , est un BIEN ou un MAL : je pense plus simplement au problème des moyens. Car enfin, l’indépendance, comment y arriver ?
Certains indépendantistes la font dépendre d’une très hypothétique révolution.
D’autres indépendantistes nous déclarent : pas d’élection ! les élections, c’est du bidon.
Soit, mais alors, soyons sérieux : si vous ne croyez pas aux élections, il ne vous reste qu’une solution, une seule, et il faut faire vite : c’est l’insurrection.
Pas d’élection : soit :
Mais alors prenez vos armes, vos coutelas ébréchés, vos bombes artisanales : prenez le maquis, tenez la montagne.
Je n’insiste pas :
Quel homme politique, ayant le sens de la responsabilité peut, de sang froid, engager notre peuple dans une telle aventure ?
Les seuls qui s’en réjouiraient, ce seraient sans doute nos ennemis : les colonialistes, des milliers de Martiniquais tués, le pays occupé, nettoyé, une épouvantable répression s’abattant sur les rescapés et la question martiniquaise serait résolue pour 100 ans et sans doute pour toujours. C’est alors que les plans de certains pourraient se réaliser et se parachever : la Martinique vidée de ses habitants ces gêneurs serait repeuplée par d’autres, réoccupée par d’autres et deviendrait pleinement ce qu’elle a commencé à être un vaste camp de vacances et de tourisme où des européens fatigués viendraient se reposer et se bronzer au soleil.
En bref, et vous l’avez compris : l’indépendance ne se donne pas. Ca se prend, ça s’arrache, ça se paie en sang et en cadavres.
Je vous le demande : la Martinique est-elle prête à payer ce prix là ?
Je ne crois pas. Et, vous non plus ne semblez pas le croire.
Alors, cessons de parler d’indépendance.
LES CINQ LIBERTES
Alors, Martiniquaises, Martiniquais, que nous reste-il ?
Ni départementalisation, ni séparation indépendantiste : il nous reste la troisième voie il nous reste l’AUTONOMIE.
Ah, l’autonomie ! Que d’encre ce mot n’a-t-il pas fait couler !
Que de réfutations ! Que d’incriminations !
On a tout fait pour obscurcir le problème. Nous devons donc tout faire aujourd’hui pour l’éclairer.
C’est pourquoi au lieu d’essayer de vous définir l’autonomie comme pourrait le faire un dictionnaire, j’aime mieux faire appel à votre expérience et à votre bon sens.
Vous voulez du travail ?
Eh bien, je vous réponds : « industrialisez la Martinique et donnez un nouvel essor à votre artisanat ». D’accord ? Seulement, attention ! si vous voulez donner une nouvelle impulsion à l’artisanat, et si vous voulez développer l’industrie, il faut le protéger, il faut leur assurer un marché, et d’abord, le marché martiniquais.
Eh bien, pour cela il n’existe qu’un seul moyen : c’est d’établir une bonne barrière douanière qui empêchera les objets fabriqués ailleurs d’entrer chez nous et de concurrencer nos propres produits.
Mais il n’y a qu’un malheur : c’est que le droit d’établir des barrières douanières, nous ne l’avons pas ou plutôt nous ne l’avons pas car nous l’avons eu pendant plus d’un demi-siècle à partir de 1860.
Eh bien, est ce que vous ne croyez pas que ce serait une bonne chose que de réclamer pour notre pays le rétablissement de ce droit ?
Il est amusant de voir comme le Ministre de l’Empereur justifiait ce droit nouveau donné aux colonies : Je n’en retiens qu’une phrase :
« Comme en définitive, nos tarifs de douane sont faits au point de vue.Exclusif des intérêts de production de la Métropole…il en résulte qu’appliqués de plein droit aux colonies, ils ne répondent pas aux besoins des ces établissements. »
2ème question :
La vie est chère à la Martinique ; très chère, trop chère. Savez-vous pourquoi ?
C’est parce que nous sommes obligés , je dis bien obligés de n’acheter que les marchandises européennes qui sont déjà chères, par elles-mêmes et qui deviennent encore plus chères du fait que, pour arriver jusqu’à nous, elles sont obligées de franchir 7000 km de mer en payant le frêt le plus cher du monde.
Ne croyez vous donc pas que ce serait une bonne chose que les martiniquais aient le droit de commercer librement avec leurs voisins immédiats. L’Amérique centrale, l’Amérique du Sud, les Antilles-Guyane. Est-ce qu’ils ne devraient pas par exemple, avoir le droit d’acheter à côté pour 9 F ce qu’à l’heure actuelle ils sont obligés d’acheter en Franc 18 F ou 20 F,
Et bien ça, ça s’appelle LA LIBERTE COMMERCIALE.
3ème question :
A l’époque de POMPIDOU, il y a eu un référendum auquel nous avons participé.
On a demandé aux Martiniquais s’ils étaient d’accord pour que l’Angleterre et le Danemark entrent dans le Marché Commun.
Mais jamais au grand jamais l’idée n’est venue au gouvernement français de consulter les Martiniquais pour savoir s’ils voulaient que la Martinique soit intégrée dans le marché commun.
N’y a-t-il pas là un paradoxe ?
Et bien, oui ! Nous estimons que lors de la conclusion de traités internationaux mettant en jeu nos intérêts spécifiques et vitaux, et risquant de les compromettre, nous aurions dû être consultés comme l’est, soit dit en passant par exemple une région Italienne comme la Sardaigne dans des cas du même genre.
Encore une question :
Ne croyez vous pas que ce serait une bonne chose que les Martiniquais puissent décider eux-mêmes de la fermeture ou de l’ouverture de leurs usines ?
Que les Martiniquais puissent décider souverainement de l’organisation de leur pêche sans consulter Paris et sans que Paris ait à leur indiquer comme à de petits garçons quel est le meilleur bateau du thonier tropical ou du pointu méditerranéen ?
Dans le même ordre d’idée, le Conseil Général de la Martinique a décidé à l’unanimité, de nationaliser ou de départementaliser cette industrie, seul moyen de la sauver. Cette décision est restée lettre morte. Savez-vous pourquoi, Parce que le gouvernement français a refusé son approbation.
Est-ce que cela vous paraît naturel ?
Bref, nous estimons que les Martiniquais devraient être libres de mettre sur pied tel ou tel programme économique qui leur semble convenir pour faire face au péril du moment.
JE PASSE A UN AUTRE DOMAINE
J’ai lu dans le dernier numéro d’ICAR une nouvelle concernant indirectement le créole. L’auteur de l’article nous apprend que la charte culturelle de la Bretagne vient d’être votée par le Conseil Régional de Bretagne et que le 2 février le Président de la République a déclaré que le but de la charte est je cite : « d’assurer à la langue Bretonne et au parler Gallo, à leurs cultures spécifiques, les moyens nécessaires à leur développement ».
Et, l’auteur de l’article de déplorer que ce qui est fait pour le gallo ( qui est un petit dialecte franco-breton) ne soit pas fait pour le créole au rang de patois par le recteur Doumenge.
Et bien, en partant de cet exemple, qui n’est qu’un exemple, car on pourrait en multiplier, ne serait-ce que dans le domaine scolaire où l’on s’aperçoit que les programmes conçus pour la Métropole sont scandaleusement inadaptés à ce pays et souvent traumatisants pour l’enfant Martiniquais, en partant de ces exemples dis-je, est ce que vous ne croyez pas que ce serait chose excellente si les Martiniquais recevaient le droit de développer leur propre culture sans être contrariés ou rabroués par un outrecuidant personnage qui n’est qu’un fonctionnaire et un oiseau de passage ?
Tenez : Doumenge me fournit très à propos une transition pour aborder un dernier problème.
Si quelqu’un s’avisait de dire aux Martiniquais : « nous en avons assez d’être administrés par des fonctionnaires irresponsables, par des gens qui n’ont aucun compte à nous rendre, et qu’il faut, pour coiffer les différentes administrations Martiniquaises des hommes choisis par le peuple Martiniquais, contrôlés par le peuple martiniquais et ayant des comptes à rendre au peuple Martiniquais », ici enfin, une telle formule serait une formule beaucoup plus démocratique que celle que nous subissons à l’heure actuelle.
Et bien, si les Martiniquais sont d’accord sur tous ces points et je crois qu’ils le sont c’est dire qu’ils sont d’accord sur l’Autonomie et qu’il y a à la Martinique beaucoup d’autonomistes qui s’ignorent.
La voilà donc cette autonomie tant décriée,
Ce n’est pas un retour en arrière,
Ce n’est pas un retour à la misère,
Ce n’est pas un retour à l’esclavage.
Ce n’est ni un passéisme, ni un misérabilisme. C’est un PLUS, et ce n’est pas un MOINS.
Ce qui est acquis restera acquis. Mais ce qui manque sera ajouté.
On part toujours de ce qui existe. Nous partirons donc du régime actuel, mais il sera assaini, rénové, complété.
Et ce qui le complètera, ce seront je le répète des libertés nouvelles qui viendront s’ajouter à celles que nos pères ont acquises.
Liberté douanière,
Liberté commerciale,
Liberté économique,
Liberté culturelle,
Liberté politique.
Ce sera pour une Martinique Martiniquaise, la conquête de toutes ces libertés que nous considérons désormais comme indispensables à la survie de notre peuple.
Voilà pourquoi, le discours que je vous tiens aujourd’hui si un jour vous vous en souvenez, je voudrais que vous l’appeliez à la chinoise le DISCOURS DES TROIS VOIES, ou mieux encore le DISCOURS DES CINQ LIBERTES.
L’AUTONOMIE EST LA REGLE,
C’EST LA CENTRALISATION QUI EST L’EXCEPTION
Alors, comme il faut malgré tout, discréditer l’Autonomie à vos yeux, nos adversaires, à bout d’arguments proclament :
L’Autonomie c’est l’indépendance
Ruse grossière !
Certes l’Autonomie n’est pas l’intégration
Ce n’est pas la domination
Ce n’est pas l’écrasement du plus petit par le plus grand
Ce n’est pas l’écrasement du plus faible au plus gros
Ce n’est donc pas une rupture de liens
L’état autonome fait encore partie de la République. Il en accepte les lois. Il en garde la citoyenneté Mais les liens qui l’unissent à elle sont des liens d’association, de coopération et de solidarité.
La cause est donc entendue
Alors, on cherche autre chose : d’accord, nous dit-on l’autonomie n’est pas l’indépendance, soit ! Mais, c’est son antichambre.
Il y a dans l’autonomie une dynamique qui, inévitablement, entraîne à l’indépendance.
Rien de plus fallacieux qu’un tel argument, car les régimes politiques ne se déduisent pas les uns des autres mathématiquement comme les sentiments le sont dans la psychologie de SPINOZA.
Sans doute un état autonome peut-il devenir indépendant, mais un département aussi peut devenir indépendant ; c’est même le cas le plus fréquent. Qu’est ce que c’était que l’Algérie, il y a 12 ans ? C’était un département français même pas un département d’Outre-Mer, mais un département français et puis un jour, elle s’est révoltée, elle a lutté pendant 10 ans elle a perdu des millions d’hommes, elle a gagné son indépendance..En quoi son statut de département français l’a-t-elle préservée de l’indépendance ?
Au contraire, on peut même penser qu’il l’y a précipité : car ce qui pousse les peuples à l’indépendance c’est toujours le racisme, l’assujettissement, l’humiliation, la frustration, toutes ces choses liées à l’administration directe dont les méfaits culminent dans la départementalisation.
Vous cherchez l’antichambre de l’indépendance ?
Et bien, n’allez pas loin, c’est le régime départemental imposé à des peuples qu’il ligote et paralyse.
C’est pourquoi, ce soir du haut de cette tribune, je proclame à la face du monde que si dans 5 ans le statut de la Martinique n’a pas évolué dans le sens que je viens d’indiquer, c’en sera fait de la paix sociale, et disons le de la paix raciale dans ce pays et que c’est la situation actuelle qui est de nature à nous conduire à la plus imprévisible des aventures.
Alors en désespoir de cause on nous pose une dernière question. On nous dit « tout est bel et bon, mais cette autonomie qui est souhaitable, en effet, comment l’obtiendrez-vous et croyez-vous que la France l’accordera jamais ?
Et bien oui je crois !
Jetez les yeux autour de vous et vous verrez que ce que nous demandons n’a rien d’exceptionnel et que tous les grands états européens ont fini par admettre que la forme moderne d’administration et de gestion locale : c’est l’autonomie.
Dans le monde moderne l’autonomie c’est désormais la règle, et c’est la CENTRALISATION DEPARTEMENTALISTE qui est L’EXCEPTION, el l’exception..c’est malheureusement la France
L’Italie ? c’est l’Autonomie !
L’Allemagne ? c’est l’Autonomie !
L’Espagne ? c’est l’Autonomie !
Même l’Angleterre est en train de prendre un virage vers l’autonomie puisqu’elle s’apprête à voter une loi de dévolution de pouvoirs pour l’Ecosse et le pays de Galles et c’est là la vraie définition de l’autonomie : une dévolution de pouvoirs.
Et alors, croyez-vous que la France, dans un tel contexte pourra longtemps encore continuer à se gouverner comme le temps de la convention ou de Napoléon ?
Croyez-vous qu’elle pourra longtemps encore refuser de voter une dévolution de pouvoirs à la Corse ? Je ne le crois pas. Et si elle le faisait, ce serait pour son malheur.
Aussi bien, en France des hommes politiques plus lucides que ceux de la Droite l’ont-ils compris ; si bien que si la gauche martiniquaise triomphe aux élections du mois de mars et si la Gauche l’emporte en France, alors tous les espoirs nous seront permis. Je ne dis pas que dés le mois d’avril nous vous rapporterons l’Autonomie mais du moins, un dialogue commencera t-il et un processus sera entamé qui devra nous amener, tôt ou tard, à la gestion de nos propres affaires dans le cadre de la République.
A cet égard, je considère comme de bon augure la nouvelle que vient de nous annoncer le journal ICAR.
Ce journal nous apporte deux nouvelles concernant les DOM
Une mauvaise, savoir que le prix du sucre des DOM importés en Europe a été augmenté de 0,5 % augmentation inférieure de moitié à celle de la betterave. Criante injustice quand on sait que le prix du sucre des DOM est fixé au niveau FOB. C’est-à-dire au niveau embarquement sur navire, alors qu’en Europe, les prix sont fixés sortie usine.
Voilà la mauvaise nouvelle qui illustre bien la manière dont les départementalistes considèrent la justice à notre endroit.
L’autre nouvelle est une bonne nouvelle je lis :
« La gauche accordera l’aide globalisée ». C’est ce que promet une lettre de François MITERRAND, adressée à tous les élus des DOM et qui sera prochainement rendue publique par les sections socialistes de ces départements. En maintenant, au moins à son niveau actuel le concours budgétaire de la nation et les prestations sociales, le gouvernement globalisera sa contribution ».
Pour ma part, je n’en ai jamais douté, car cela est naturel. Mais il vaut mieux que cela soit dit, car une telle déclaration, venant après celle du Parti Communiste, arrive de manière très opportune pour contrebalancer le chantage financier éhonté auquel se livrent à notre endroit le gouvernement et les partis de la Réaction.
LE CHEVALIER DE L’ESPERANCE MARTINIQUAISE
Et maintenant, pour conclure, un mot personnel : Bien entendu, les zéros pointés qui ne sont donnés par des hommes qui sont eux des zéros, des zéros authentiques et des zéros malveillants, ne me font ni chaut ni froid.
Cependant, si un homme de bonne foi, si un chroniqueur, soucieux de se renseigner et de renseigner m’interrogeait et me demandait ce que j’ai fait pendant 33 ans de vie parlementaire, j’avouerais bien volontiers n’avoir jamais essayé d’obtenir pour qui que ce soit un bureau de tabac ou un bout de légion d’Honneur, de n’avoir jamais défendu des intérêts privés ou de lobby : Mais ce serait pour tout de suite ajouter que c’est moi qui ai fait voter la loi qui a transformé la Martinique en département Français dont les départementalistes sont aujourd’hui plus satisfaits que moi-même.
Je préciserais que C’EST MOI, BISSOL ET MOI qui par nos interventions incessantes et les actions incessantes du peuple Martiniquais avons obtenu l’extension de la SECURITE SOCIALE A LA MARTINIQUE ; oui que toutes ces aides, toutes ces allocations familiales, toutes ces indemnités dont les départementalistes se gargarisent et qui sont utiles, en effet, ne nous sont pas TOMBES DU CIEL comme des cadeaux généreux, mais que nous les avons arrachées, je dis bien qu’ arrachées au x gouvernements successifs de la France, et qu’il est absurde d’imaginer au soir de ma carrière que je saccagerais mon œuvre et assassinerais mon propre enfant.
Et puis poursuivant ma mise au point, je rappellerais que c’est moi qui ai fait voter un amendement à la loi de programme de 1960 pour mettre fin au contrat de la CMDEE et que c’est moi qui ai jeté les bases de la nationalisation de l’électricité à la Martinique.
Et je dirais encore que c’est moi le premier qui ai dénoncé à la chambre le complot des betteraviers et des békés contre le sucre de canne.
Que c’est moi le premier qui ai dénoncé la duperie du Marché Commun et que ce que M.DEBRE semble découvrir seulement aujourd’hui, je l’ai proclamé le premier, il y a 20 ans, moi le seul et j’ai eu me semble t-il, quelque mérite à le faire..J’ai dit le seul et le premier, comme j’ai été le premier à dénoncer les accords de LOME..
Mais, j’irais plus loin : et plus que de tout cela, plus que de tout l’effort que j’ai fait pour faire sortir des limbes un plan d’équipement de la Martinique, je dirais que, plus que de tout cela ce dont je tire le plus de fierté c’est d’avoir été pendant 33 ans le chien de garde des Martiniquais. D’avoir été pendant 33 ans UN SEMEUR D’IDEES, UN EVEILLEUR DE CONSCIENCE, UN HOMME QUI A CONTRIBUE A REVELER LE MARTINIQUAIS A LUI-MEME ET A LE REVELER AU MONDE.
Si bien, qu’à l’heure actuelle, il n’y a pas, dans le monde un seul homme cultivé qui ne sache qu’il y a dans l’Amérique, dans une petite île, un petit peuple, petit par le nombre mais grand par le cœur qui lutte contre l’injustice des hommes et refuse d’abdiquer devant le destin.
Et bien, si aujourd’hui, après 33 ans, je suis encore devant vous ce soir, c’est parce que en ce moment critique où notre peuple a besoin de voir clair en lui-même, en ce moment où il se cherche et où rôdent autour de lui, lui conseillant de vendre son âme pour un plat de lentilles, ceux que j’appellerai les « cavaliers de l’Apocalypse » si, après 33 ans, je suis encore devant vous, tâchant de vous indiquer la voie à suivre, c’est que :
Fidèle à moi-même
Fidèle à mon pays
Fidèle à mon peuple
Je veux être, comme au premier jour et jusqu’au bout et tant que mes forces me le permettront un de ceux qui disent :
NON A L’INDIGNITE
NON A L’OPPRESSION
NON A L’INJUSTICE
Et que l’histoire retiendra, peut-être, comme les derniers chevaliers de l’ESPERANCE D’UN PEUPLE."









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1. Le 29 juin à 18:04, par jédi En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
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2. Le 29 juin à 20:36, par Hasneverbeen En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
La réapparition de ce discours d’Aimé Césaire semble poser un problème grave : quel lien peut-il avoir avec la "3ème voie" de Letchimy ?
J’espère que le NéoPPM n’essaiera pas de trouver ici la filiation avec le concept qui a été élaboré en 4ème vitesse à la veille de la réunion du congrès de 2009 afin de contrecarrer la démarche amenée par Lise et Marie-Jeanne !
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3. Le 29 juin à 21:50, par pourunemartinikde progrès En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
merci pour la diffusion de ce discours de Césaire, c est un acte d’information historique important pour comprendre qu’a travers serge Letchimy a l assemblée nationale se poursuit le combat de césaire et que 35 ans on retrouve encore face à lui les heritiers des chevaliers de l apocalysme.
Ce qui motive césaire et la gauche progressiste c est de ne pas désesperer de ce peuple meme si il y a des raisons de desesperer, rester lucide mais toujours avancer vers l emancipation du peuple martiniquais, une émancipation de l etre pour son developpement et qu il est conscient qu il a les atouts en lui mener son destin !!!
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4. Le 29 juin à 22:23, par quès aco ? En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
J’avais souvent entendu évoquer par les initiés ce discours de Césaire, présenté comme un texte culte, mais je ne l’avais jamais lu. Au tiers de sa lecture, je suis revenu à la date qui m’avait échappé : le 26 février 1978. On était donc au début de la campagne des législatives. En effet, j’avais déjà relevé à 3 reprises le nom de Michel Renard, le futur adversaire du député sortant. Ce fut un discours électoral musclé, celui qui avait donné le ton de la campagne : une chanson plutôt sympathique « Renard enmen poul » et, beaucoup moins sympathique, l’assassinat d’un vigile par armes blanches au pied du podium où allait se produire Michel Renard. Pourquoi ce discours n’avait-il jamais été publié ? Avait-il été provocateur ? Bien sûr que non, si l’on considère que c’est la candidature du maire du Marigot à Fort-de-France qui fut, en soi, une provocation. On se souvient que le candidat à sa réélection avait déclaré le soir ou le lendemain de ce crime : « un homme est mort, il n’était pas des nôtres … ». C’est vrai, ces fameux « nôtres » étaient peut-être, si l’on peut dire, du bon côté du manche des « lames rassurantes ».
Sinon ce texte doit rester dans son contexte car, comme pour la plupart des discours électoraux, presque tout a été contredit par la réalité (Europe...) et les propres déclarations (c’est grâce à vous...) et prises de position (le moratoire...) de l’auteur.
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5. Le 30 juin à 00:48, par NIKI En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
La réalité de la politique Franco-outre mer est la , et sa dur depuis des années !
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6. Le 30 juin à 05:44, par Martiniquais désappointé En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
Césairiens, césairistes, césairolâtres, césairolâtrie, césairo-places, césairo-rues, césairo-bus, césairo-timbres -
Il ne manquerait plus que le nom de la Martinique ainsi que l’ethnonyme de ses habitants se transforment en "Terre-de-Césaire" et "césairiens" -
Attention à la surdose, à l’overdose et... à la régurgitation ! -
Dans ce discours le "nègre fondamental" emprunte le "J’ACCUSE" de Zola pour villipender un "statut départemental" dont il était lui-même rapporteur en 1946 -
Quelle ambiguité du personnage !!! Ne sommes-nous pas là, en plein dans le "maniérisme" que le même Césaire reprochait pourtant aux indépendantistes de l’époque ?
Quelle plaisanterie lorsque Monsieur Aimé Césaire prétend que les martiniquais auraient du être consultés sur leur intégration au "marché commun" ! Avait-il oublié à ce moment là de son discours le "statut départemental", défendu par lui-même en 1946 ? En quel honneur un Etat centralisé, ratifiant un traité, devrait interroger les habitants d’un département concernant leur adhésion à ce même traité ?
Comme pour "l’indépendantisme incantatoire", le "césairisme" participe à ce "surréalisme" libéré de toute logique, de toute contrainte sociologique et économique, où l’on réclame à un Etat considéré comme "colonialiste" d’agir à votre place - N’est pas finalement cette assimilation tant décrié !
Triste pays césairien !
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Le 30 juin à 08:47, par quès aco ? En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
Manque le cézéro-Boss.
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7. Le 30 juin à 05:50, par la riya En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
et cela donna quelque temps plus tard le MORATOIRE
A qui se destinait donc ce discours puisque la suite de l’histoire fut totalement différente ?
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8. Le 30 juin à 06:36, par Le Boss En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
Extraordinaire, phénoménal,fabuleux ,rien à dire.J’en ai les larmes aux yeux,je suis triste et en même temps prodigieusement fier...les mots et les phrases me manquent...quel bonhomme,quelle leçon,quelle vision,quelle lucidité.
En vérité,les hommes extraordinaires surpassent les autres,...les hommes singuliers ne sont pas faits comme les autres hommes, aujourd’hui encore je me sens plus Césairiste que jamais je ne l’ai été...merci MONSIEUR CESAIRE..
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Le 30 juin à 08:39, par quès aco ? En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
Stupéfiant !
Etre césairiste, est-ce être irrationnel ?
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Le 30 juin à 16:36, par la riya En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
pas du tout, puisque c’est un business et qui apparement rapporte beaucoup à ceux qui l’initient.
Et il y aura toujours dans ce genre de business les imbéciles qui s’y font prendre et enfin les aboyeurs, les tontons macoutes, les sans envergures à qui on donne des miettes.
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Le 30 juin à 12:23, par Hasneverbeen En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
Aimé en demandait certainement davantage que ces considérations idolâtres et excessifs !
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9. Le 30 juin à 09:56, par Responsabilité En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
Essayons de prendre de la hauteur et de sortir d’une position partisane :
* Qui peut dire aujourd’hui que ce texte n’est plus d’actualité ?
* Qui peut dire que, malgré la décentralisation qui a amené le moratoire, le chemin ne doit pas être poursuivi ?
J’ai voté comme une grande majorité de Martiniquais pour l’article 73 qui garantit une adaptation possible des textes au travers des habilitations tout en garantissant le maintien des capacités de la Martinique.
En effet qui peut douter aujourd’hui en pleine crise financière que l’autre choix, le 74, n’aurait pas conduit à une chute des dotations financières ?
Il est déjà si dur d’obtenir avec des transferts de compétences décidées par l’Etat le transfert des dotations correspondantes, alors qu’en seraient-ils des compétences voulues par les Martiniquais ?
La réponse était dans le discours de Sarkosy le 27/06/2009 :
"En revanche, je le dis avec la même clarté et la même franchise : plus une collectivité deviendra autonome, moins l’État aura de prise sur les affaires qui la concernent. Plus une collectivité est autonome, plus elle devra assumer."
Oui, pour cela, les Martiniquais dans leur grande sagesse le 24/01/10 ont choisi "UNE" troisième voie.
Je ne sais pas si c’est "LA" troisième voie de Letchimy, mais il n’est pas illégitime de vouloir renforcer les possibilités de cet article tout en ne prenant pas le risque d’en voir les moyens taillés à la hache.
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10. Le 30 juin à 11:46, par kidivrè En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
Beau discours politique au cours de la campagne électorale des législatives de 1978. La gauche était donnée gagnante par tous les sondages. Le soir des élections c’est la droite qui gagnait.
après avoir torpillé tout ce que proposaient les autres partis et la population en tenant compte de leurs amendements (assemblée unique en 2003,transport 2009,assemblée unique 2010,2012,2014....)
après avoir promis en 2010 la lune,le bonheur et un accouchement sans douleur sur un matelas bien garni,
1981:moratoire
35 ans plus tard :
ce parti déclenche une fausse césarienne,non pas à FdeF devant sa population,pas au conseil régional ni même au congrès des élus (assemblée appropriée) mais directement à l’assemblée nationale à travers une résolution détournée,
tout en contradiction avec l’esprit du texte publié qu’il faut cependant replacer dans le contexte des élections des années 70.
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11. Le 30 juin à 11:53, par Obéro En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
Trois remarques :
1/ L’Autonomie revendiquée par CESAIRE est une autonomie par dépit, résultant d’un jugement d’échec de la Départementalisation. La considération de l’existence d’un « peuple et d’une « nation » - qui en réalité visait à ne pas laisser ce terrain aux seuls indépendantistes, viendra à posteriori justifier ce choix.
2/ Les indépendantistes, encore au stade groupusculaire, ne sont pas encore perçus comme des ennemis, même si leur activisme sur le terrain, leur critique radicale de la Départementalisation et surtout l’écho favorable de leurs thèses auprès des jeunes inquiètent déjà un peu. CESAIRE leur reproche avec un certain paternalisme leur manque de réalisme.
3/ L’Autonomie est « définie en extension » par CESAIRE. Il dit ce que recouvre le mot et non comme pour la « définition en compréhension » le trait différentiateur. L’Autonomie référerait ainsi, dans ce texte, à la « capacité », au sens juridique, des Martiniquais à agir et légiférer dans cinq domaines : le douanier, le commercial, l’économique, le culturel, le politique. Rien donc de bien nouveau dans le contenu avec ce que depuis 1969 les indépendantistes prônaient sinon le flou de la « notion de liberté politique » revendiquée comme un espace à conquérir et l’absence de la question sociale.
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12. Le 30 juin à 12:29, par Martiniquais désappointé En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
I) La décentralisation Acte I issue des lois Deferre de 1982-1983, n’amenait rien d’extraordinaire qui aurait pu faire soupçonner un "largage" de la France, pour mériter un moratoire sur des revendications autonomistes à la Martinique -
Ces lois allégeaient quelque peu la tutelle de l’Etat sur les collectivités territoriales et supprimaient la "prépondérance" du préfet sur l’exécution des décisions, ce qui se traduisait dans les faits par la dotation d’une autorité exécutive au Département et à la Région - Par la même occasion, la Région était transformée en collectivité territoriale au même titre que la Commune ou le Département -
Si ce discours est d’actualité et il l’est à certains égards, était-ce de la minauderie au vu du moratoire de 1983 lorsque Monsieur Aimé Césaire dit ceci :
" J’accuse enfin le gouvernement d’avoir mis sur pied un plan de substitution qui compromet chaque jour davantage l’équilibre racial de notre population, d’avoir mis en train, moins publiquement qu’en Guyane, mais tout aussi efficacement, un plan de recolonisation qui doit faire de nous des hommes qui seront, à bref délai, minoritaires dans leur propre pays" -
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13. Le 30 juin à 12:31, par Obéro En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
On peut conclure, de mon post précédent, sur la mystification manifeste qui consiste à assimiler par confusion des contextes une « troisième voie d’aubaine politicienne » avec ce que CESAIRE dans ce texte de 1976 appelle, par pure commodité rhétorique, « troisième voie ».
La « troisième voie » telle que formulée ici par CESAIRE est très exactement celle d’une « autonomie sans prédicat » (je souligne "sans prédicat"). Il la définit dans les termes que nous avons vu et surtout la présente comme la seule proposition crédible face à la Départementalisation et à l’Indépendance. La « troisième voie" ou "voie d’aubaine" de nos illusionnistes sans imagination- malgré leurs "ateliers d’imaginaire", est un prétendu et surtout nébuleux dépassement de deux possibilités statutaires, le 73 et le 74, offertes par la Constitution rénovée.
Par ailleurs, « L’autonomie sans prédicat » de CESAIRE ne posait pas à vrai dire de problème de constitutionalité comme l’illustre le cas de la Polynésie française qui en 1977 avait une autonomie de gestion transformé dès 1984 en une autonomie interne avec un gouvernement. Tandis que « L’autonomie constitutionalisée », autre formulation abstruse de la "3ème voie" de nos nouveaux croisés, nécessite, si on les écoute bien, une mutation de la culture politique française dans le sens du fédéralisme.
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Le 1er juillet à 15:23, par pourunemartinikdeprogres En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
obero : l’autonomie de césaire est celle de l’autonomie constitutionnalisée. Celle de l’Espagne, de l Italie. Lisez un peu ces constitutions, il est bien possible pour la France d avancer vers un nouveau modele d organisation etatique au lieu de multiplier des actes de décentralisation imparfaits.
Ce chemin vers plus d autonomie est entendu parmi des élus d hexagone, le président du sénat en avait formulé le vœu lors de la conférence sur la démocratie locale.
le combat de Césaire était juste, celui poursuit par son parti aujourd hui l est tout autant. Car rien ne doit etre approximatif et la France doit muter vers cela, une reconnaissance sincere et réel des peuples qui la composent et le droit disposer d un pouvoir local fort dans le cadre républicain, ce n est du fédéralisme (bien que Césaire était proche de ce modele) mais du régionalisme !!!
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14. Le 30 juin à 12:52, par Martiniquais désappointé En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
II) De la même personnalité dont les césairolâtres considèrent certains écrits comme des "bibles d’émancipation" :
"Entre l’assimilationnisme obtu et les indépendantistes aventureux, il y’a une troisième voie" -
Même après les actes II et III de la décentralisation, on ne sait toujours pas laquelle - Cette "frilosité" est-elle due à la dualité entre conformisme et anticonformisme ? Syndrome du Congo : Lumumba ou Mobutu ? Syndrome de Saint-Domingue devenu Haiti : Libération du système esclavagiste et tragédie du Roi Henri Christophe ?
Il ne manque pas d’historiens et de sociologues en Martinique, puissent-ils un jour, se pencher sur le paradoxe de cette "icône émancipatrice" pour d’autres pays, et à contrario l’acceptation de l’institutionnalisation de son propre pays dans le système de cette République dite "Une et Indivisible" -
Le moratoire de 1983 était une infamie !
Merci Politiques Publiques pour cette expression libre sur une personnalité dont quelques critiques fussent-elles objectives, peuvent être perçues comme "sacrilège" -
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Le 30 juin à 23:09, par pourrunemartinikdeprogres En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
il n’y a pas de paradoxe chez Césaire, il y a de la lucidité, lucidité sur la situation du pays et sur son peuple mais comme il a eu l occasion de le dire dans une itw s il y a des raisons de désespérer, il ne veut pas voir ce peuple disparaitre.
Le moratoire n est pas une infamie mais l expression de cette lucidité , le moratoire n est pas un abandon de la 3eme voie c est une pause qui s impose car le peuple s ’est exprimé en 1981 aux présidentielles pour la droite ; Le peuple n est pas pret Et Césaire n est pas un dictateur, n est un autocrate, la pause s impose pour suivre le pas du peuple, la maturation du peuple, voila comment comprendre ce moratoire, de plus la gauche arrivant au pouvoir, il faut voir comment les réformes font se mettre en place. Et si vous lisiez la lettre à Maurice THOREZ (démission au PCF) , cela vous aidera à comprendre, et ne pas ceder à la facile désinformation.
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Le 1er juillet à 09:54, par la riya En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
parce que le Peuple n’est plus en danger aujourdhui qu’hier après cette pause de ....35 ans ?
Combien d’étrangers à ce peuple depuis 35 ans se sont installés ici ?
Combien d’entreprises d’étrangers sont depuis 1978 sont leaders dans des secteurs où sont absents ce Peuple ?
commerces, services, téléphonie, communication, immobiliers, tourisme, ect...
combien de communes sont devenues des ghetto d’étrangers qui n’existaient en 1978 ? Tartane, Trois ilets, Saint Luce, Diamant, Schoelcher
Combien d’enseignants depuis 1978 sont en charge de l’éducation ici ?
Quel est le volume d’importations depuis 1978 ?
Combien de martiniquais ont depuis 1978 dû laisser le "pays", non seulement comme lors de ce discours des sans diplômes ?
Combien de prisonniers depuis 1978 à la rue Victor Sévère et à Ducos aujourdhui ?
Combien de toxicos depuis 1978 ? combien de famille smonoparentales depuis 1978 ?
pause, maturation ?
Tous les indicateurs sur lesquels vous basiez vos discours se sont aggravés depuis 1978 : chômage, génocide par substitution, économie,ect...et vous osez encore ressortir Césaire comme solution ?
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Le 2 juillet à 12:18, par pourunemartinikdeprogres En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
@riya : qu aurais tu fais ? quelles sont tes propositions ? sois concret
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Le 2 juillet à 17:35, par la riya En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
"qu aurAIS tu fais ? "
Comme tu me donnes raison à chacun de tes posts !!
Césaire, je le répète c’est de l’Histoire et on ne la refait pas, elle s’étudie.
Je ne peux constater que 35 ans après ces belles paroles de "gran grek", la situation à empirer.
plus de chomage, plus d’immigration, plus de dépendance, plus d’étrangers en poste, plus de violence, plus de délinquance, plus d’allocataires, plus de non autochtones dans le commerce, les services, plus de boîtes françaises et multinationales, plus, plus.... plus....etc...
Donc qu’a t il fait de concret après ses incantations et prophéties de 1978 ?
On ne juge pas des paroles mais des actes, et ce sont ceux ci m’intéressent mais encore plus que vous me montriez en quoi la pensée politique de 1978 peut aujourd’hui plus qu’hier nous permettre de résoudre nos problèmes.
Donc ne renversons pas les choses, je ne suis pas un politique, je n’ai jamais eu mandat, je suis Ti Sonson .
Et Ti Sonson demande que l’on soit concret, car il vit aujourdhui et s’inquiète de l’avenir pour ses descendants.
Au fait c’est quoi le "Césairisme" économique ?
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15. Le 30 juin à 13:43, par pourrunemartinikdeprogres En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
ce texte qui date de 1978 n’a jamais été caché, et bon nbres de martiniquais l ont entendu. cependant et Césaire en parle des cavaliers de l apocalysme n ont eu cesse de raillé cette voie, celle de l’autonomie, celle comme le dit de Césaire emprunté par bons nbres de pays européens et que l europe a inscrit dans une chartes en 2006 celle des autonomies locales. Pourquoi ignorer cette voie ?
Il est heureux d entendre Cesaire dire que l autonomie passe par le développement du pays, et ce en quoi tous les élus PPM se sont appliquées à faire dans leur commune (marin, sainte luce, fort de france, ...) mais le développement de l homme martiniquais, qui doit etre conscient de ces richesses et de ces atouts.
Pourquoi sombrer dans un etat plaintif dans lequel certains populistes faudrait nous maintenir.
Ce texte est un prise de conscience que Césaire envoie à son peuple et en tant que leader politique son role est aussi d ouvrir une voie , proposer une orientation.
C est ainsi qu il faut entendre cette voie, développer et assurer un pouvoir local fort dans le cadre républicain.
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16. Le 30 juin à 17:39, par bec en or En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
De quoi est ce que les békés ne sont pas des complices diligents dans la vie antillaise ? L’Afrique du Sud a mis fin a l’apartheid, mais les békés sont toujours la a narguer les antillais avec leur « nous lèd nous la ».
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17. Le 30 juin à 21:12, par la riya En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
et 35 ans plus tard ?
toujours au même point.
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18. Le 1er juillet à 04:45, par Martiniquais désappointé En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
"Et 35 ans plus tard ? Toujours au même point."
Effectivement vous touchez là, un "point" essentiel du "paradigme" césairien - Beaucoup de paroles, beaucoup d’écrits mais peu d’actes majeurs concernant l’émancipation de son propre de pays -
Cette émancipation pouvait débuter par des réformes économiques profondes, or, si l’auteur du "discours sur le colonialisme" a eu des mots assez durs envers la "caste des possédants" et concernant la "transformation" des subventions en "supermarchés" ; En revanche en "promotionnant" personnellement le moratoire, il acceptait l’incurie qui allait conduire des décénies plus tard à la situation que nous connaissons aujourd’hui -
Les mots ne suffisaient pas sur le "plan local", il fallait aller plus loin au niveau "national" voire "international", cet homme était pratiquement universellement connu -
N’en déplaise à la césairolâtrie : "Aucune avancée majeure sur le plan -institutionnel-, -économique- ! Et si votre -icône- avait servi finalement de -caution- au système ?"
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Le 1er juillet à 08:59, par Le Boss En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
Quelquefois ,il serait souhaitable,(que le dit désappointé) !! , puisse se plonger concrètement dans l’histoire récente de son pays, avant de reprendre à son compte les élucubrations orientées et démagos de gens en mal d’insuffisances et d’actes porteurs en général.
Il y a des limites à la provocation.... ,il est vrai que le cancer de la pourriture et de l’arrivisme politique étend ses métastases par le biais, d’une mouvance bien connue , incapable depuis 18 ans de produire ,intellectuellement , matériellement, psychologiquement, les idées et les propositions qu’on était en droit d’attendre d’elle !
L’idéologie représente plus que jamais en effet, le rapport imaginaire des individus à leurs conditions réelles d’existence. Ce sont des iconoclastes, uniquement là,pour bousculer d’après eux le discours normatif, en utilisant un langage pompeux de bobos locaux.
Il serait temps d’abattre ces lieux communs de la pensée unique mimiste ,pré machée par certains médias de culture douteuse...
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Le 1er juillet à 09:04, par pourunemartinikdeprogres En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
@desappointeé : il fallait aller plus loin ? à l’indépendance ? quels martiniquais étaient près à ce sacrifice, voila la même théorie que nous sort a chaque fois que l on parle de Césaire des cavaliers de l apocalypse "indépendantistes".
Il n y a pas de paradoxe en Césaire mais de la lucidité, il n y a pas d autocratie en lui , ni l âme d un dictateur. Césaire est un contemporain des décolonisations africains et si l envie était de proposer ce fameux plus loin dont tu parles, Césaire se serait retrouvé seul sans son peuple, qui réclamer quoi ? plus d’égalité et non plus d identité. Le moratoire est bien loin et a été bien vite suspendu lors d un congrès du PPM. Césaire entend émancipation de l homme martiniquais par sa capacité à ETRE et sa participation à la marche du monde. ETRE : s identifier, s accepter, voir sa valeur et richesse et CREER, INNOVER, ENTREPRENDRE. C est à cela que Césaire inviter les martiniquais et son action politique, de gestionnaire c ’est tourner vers cela. Césaire est et a été combattu par ses indépendantistes aventureux et départementalistes obtus soutenus par une caste économique locale et une droite national, qui ne chercher qu’à troubler ce cheminement. :Travailler à la méconnaissance de Césaire et de son combat, ils y ont presque réussi. Heureusement qu’il y a l’Afrique et le monde pour nous rappeler aux martiniquais qu’ils ont eu un grand penseur et homme politique.
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Le 1er juillet à 15:36, par la riya En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
" Heureusement qu’il y a l’Afrique et le monde pour nous rappeler aux martiniquais qu’ils ont eu un grand penseur et homme politique."
après avoir été me chercher Mitterand pour la reconnaissance de Césaire, paradoxe puisqu’il était un défenseur acharné du colonialisme, maintenant, l’Afrique, francophone, celle qui n’a toujours pas su s’émanciper de la France et dont les dirigeants sont au pouvoir après aval de la France
Je ne pense pas que Césaire a été donc efficace comme penseur pour eux.
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Le 1er juillet à 09:18, par pourunemartinikdeprogres En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
Ce n est pas de l’idolâtrie mais un travail de mémoire, encore une tentative de tuer la mémoire de Césaire .
Et si nous sommes toujours au même point, bien que nous avons progressivement évoluer sur certains domaines mais il reste encore à faire. Si les choses prennent autant de temps c’est que ce peuple a cédé aux sirènes de la division, cela débute en politique à la démission de Césaire du PCF en 1956 ou les communistes engage une campagne hargneuse et de rumeur contre Césaire. cela ne c’est jamais arrêter, s est rajouté les gouvernements de droite de l époque et les indépendantistes et intellectuels. On a privé le peuple martiniquais de mieux comprendre et connaitre Césaire. alors qu’en Afrique dès les petites classes, des générations d africains vont apprendre et s inspirer de lui. ON EST PAS PROPHETE DANS SON PAYS. LUI il est resté sur une route d ingratitude, mais il est resté en Martinique. il n a pas fuit !!!
Césaire en 1983 disait " J’ai habitude de dire que ma raison est plutôt pessimiste et que mon instinct est optimiste, autrement dit, je vois très lucidement toutes les raisons qu’il y a de désespérer. Mais je n’arrive pas à désespérer quand même de ce pays, Il y a une sorte de vouloir vivre qui me pousse à être optimiste. Je crois dans le peuple, je crois dans l’histoire, je refuse de croire que ce peuple va disparaitre"
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19. Le 1er juillet à 09:07, par la riya En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
vous rendez vous compte de tout ce qui s’est passé dans le monde depuis 1978 ? fin des dictatures Amériques Sud et Latine, mur de Berlin, éclatement de l’URSS et fin du communisme, Dragons Asiatiques, réveil de la Chine, du Brésil, X crises mondiales, réveil islamique, la mondialisation, etc, etc...
et nous en sommes encore au même point et pire nous cherchons dans un discours d’il y a 35 ans de quoi répondre à nos problèmes d’aujourdhui qui sont loin d’être ceux d’hier ou amplifiés depuis : violence, chômage, importations massives de bien de consommation, dépendance à la France, drogue, délinquance, arrivée importante depuis de diverses communautés qui occupent l’espace business (petit et grand), l’immobilier, le foncier, concurrence de tous nos produits par nos voisins, etc
Au lieu de faire un constat d’échec , certains osent encore plonger dans ces "prophéties" à deux sous d’hier.
Quand donc sortirons de cette auto satisfaction qui à mon avis est d’ordre pathologique, quand arrêterons nous de nous gaver de mots que Ti Sonson ne capte pas (ex : Spinoza dans le discours cité) ?
Surtout dans un monde où la réactivité doit être plus grande que jamais, on est sur le nostalgie ?
Fout nou pa ni ayen a pwopozé pou nou pé ka éséyé ba pèp la an lot rèligiyon épi an lot bondié Césaire, nwè tala apré blan la ?
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Le 1er juillet à 14:41, par pourunemartinikdeprogres En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
riya : tu sembles dire que les choses évoluent, elles évoluent et ne changent pas bcp c ’est vrai. Et parce que c est une vérité que le discours de Césaire est fondamental et nous rappelle que nous devons poursuivre cette lutte. Plus encore Césaire propose une voie face à une diversité de voies, celle de l autonomie et comme le dit walter Guitteaud, martiniquais engagé en parlant de l’intégration à l’Europe "Le Peuple martiniquais a les moyens de commencer avantageusement avec l’Europe s’il gère lui-même ses affaires". Car la croissance économique doit avoir un cadre politique adapté et en mesure de maitriser certains leviers pour plus de dignité, de justice, d égalité...le niveau de richesse de la Catalogne en Espagne est du à quoi, à son statut sans aucun doute !!!!
ALors la question est en dehors d Aimé Césaire et le PPM qui propose un projet, une voie au peuple. L’independantiste : pas une révolution, pas un projet, en 12 ans de gestion et d installation au parlement Français pas une REVENDICATION sur l independance.
Continuons à nous diviser cela fait le bonheur des capitalistes et de la France cela fait 35 ans que ça dure et plus encore !!!!
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Le 2 juillet à 07:33, par la riya En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
"Continuons à nous diviser cela fait le bonheur des capitalistes et de la France cela fait 35 ans que ça dure et plus encore !!!!"
et voilà la chose !!
sous le prétexte de la fraternité, on doit s’unir contre le colonisateur et perdre tout jugement critique.
On doit se rallier à celui qui se dit être l’héritier
Vous confirmez ainsi toutes mes critiques et les risques de l’idolâtrie au service de quelques uns.
Pas besoin de bouger, il suffit d’être "nèg en péyi matinik"
Merci.
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Le 2 juillet à 11:58, par pourunemartinikdeprogres En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
@riya : pauvre riya, ta réponse justifie mon propos. Si vos accusation d idolâtrie ne sont que l’expression d’une campagne de désinformation lancé par vous les populistes, force est de constater que votre haine irrationnel à l égard de Serge Letchimy, fait de vous les plus grand idolâtre de cet homme et comme disait Césaire "HAIR c est encore dépendre" nous vous savions anti démocratique et ça fait 35 ans que ça dure !!!
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Le 2 juillet à 18:13, par la riya En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
si tu pouvais comprendre que tes accusations sans fondement de "mimistes" et autres, à l’endroit de ceux qui osent critiquer, sont vécus par tous comme un écran de fumée dont tu abuses dès lors que tu es dans l’embarras.
on connaît cette méthode.
je trouve cela d’autant plus amusant que Césaire dénonçait cette pratique chez les communistes staliniens.
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20. Le 1er juillet à 11:25, par Martiniquais désappointé En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
@ pourunemartinikdeprogres
I Il s’agit moins de céder à la désinformation que de constater des faits intangibles -
Précisions utiles : je n’émarge ni au M.I.M, ni au R.D.M, ni au PA.LI.MA, ni au C.N.C.P, ni au...P.P.M -
Revenons donc si vous voulez bien à un passage de ce discours où Monsieur Césaire emprunte le vocabulaire de Zola, pour vilipender l’Etat français :
"J’ACCUSE enfin le gouvernement d’avoir mis sur pied un plan de substitution qui compromet chaque jour davantage l’équilibre racial de notre population, d’avoir mis en train, moins publiquement qu’en Guyane, mais tout aussi efficacement, un plan de recolonisation qui doit faire de nous des hommes, qui seront, à bref délai, minoritaires à leur propre pays" -
Donc si l’on comprend bien votre raisonnement , par son moratoire, Césaire pensait que puisque le peuple n’était pas prêt pour une "once" d’émancipation, il fût par conséquent de bon ton à le laisser se faire "hara-kiri" ?
Autre chose ? Votre ami ANACONDA cite souvent sur ce
site l’Alinéa 3 de l’Article 72 de la constitution, pour expliquer qu’aucune dérogation "d’ordre constitutionnel" ne peut être octroyée à la Martinique ou à la Guadeloupe -
Or, dans ce discours cher Monsieur, le tribun Césaire dit que "les martiniquais auraient du être consultés avant leur intégration au -marché commun- -
Toujours pas de paradoxes ? Toujours pas de notions antinomiques ? Toujours pas d’ambiguités ?
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Le 1er juillet à 13:44, par la riya En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
"Donc si l’on comprend bien votre raisonnement , par son moratoire, Césaire pensait que puisque le peuple n’était pas prêt pour une "once" d’émancipation, il fût par conséquent de bon ton à le laisser se faire "hara-kiri" ?"
c’est bien cela la formule magique à dire " abracabra césaire" et tous les problèmes se règlent par enchantement.
comme quoi tout cela c’était des bons mots pour endormir le peuple qui ne comprenait pas en plus le quart de la prose Césairienne dans ses discours, le seul truc que le peuple retenait après ces belles paroles "fout i ka palé biyen..... i ka palé kon on blan fwans...i ka palé mié ki an blan fwans....é sé an nèg kon nou"
Un discours dans une forme ambigue qui joue donc sur les complexes, l’aliénation et un noirisme larvé.
le "Césairisme" une escroquerie qui veut durer comme le Christianisme
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Le 1er juillet à 14:56, par pourunemartinikdeprogres En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
@désappointé : il serait bon que tu connaisse l histoire de ce pays et de son peuple.
avant 1945 : etat colonial, une Martinique ou regne injustice, racisme, pauvrete misérable, et mal etre identitaire. la culture et l etre martiniquais dans sa part africaine est rejeté.
Césaire dans le cahier d un retour au pays natal dénonce cette société martiniquaise embourgeoisée, inerte, coloniale, il a 24 ans. Sa pensée se construit, son pacours se déssine. Il refuse, rejete avec virulence cette alienation et engage un mouvement qui deviendra planétaire "la NEGRITUDE" avec d autres. Il est appelé à devenir maire de fdf, il s apppliquera en tant que communiste puis progressiste à instiller, à relever les masses, le peuple a lui rendre sa dignité et les sortir du bidonville, a le sauver des maladies et à leur donner la fierte d ’etre negre et martinquais, COMBAT plein d ’EMBUCHE ou aucun cadeau ne lui a été fait. Ses dénonciations sur la situation de la France et de l europe forge sa pensee politique , il restera lutter en Martinique et n abondonnera pas son peuple. Rapporteur sur la départementalisation, il ne peut que se résoudre à réclamer la départementatilsation face à une population que ne souhaite qu un meilleur niveau de vie. la misere est tel qu l aventure de l independance aurait créer chaos et n était pas le choix du peuple CESAIRE N est pas un AUTOCRATE, lorsque vous le comprendrez vous saisirez ses choix pleins de lucidité .
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Le 1er juillet à 15:15, par pourunemartinikdeprogres En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
@desapointé : les choix lucides de césaire ont été toujours guidés par un objectif l’ EMANCIPATION de l homme martiniquais, cela passe par une meilleur connaissance de soi, sa culture et de sa richesse. rehabilité l homme martiniquais après tant d années d alienation, rien ne se fait en claquant les doigts. Césaire n’est pas un DICTATEUR.
après avoir proposé la départementalisation qu il ne considérait pas comme l’assimilation, sa méfiance a l égard de la France sur le respect de ses engagements se confirme. Ses discours à l assemblée national n ont été que des rappels à l’ordre à la France. Encore une fois CESAIRE N EST PAS UN AUTOCRATE. que dire d un élu politique qui sans que le peuple soit consulté irait sous prétexte que des intellectuels ou partis politique souhaiterais l independance exiger de la France ce changement. Nous voyoons comment le choses se sont produitent pour le 74 et comment les populistes indépendantistes se font plus défenseur du choix du peuple. Que se serait il passé d apres vous ? Non CESAIRE est un autonomiste, plus de liberté plus d egalité mais pas un DICTATEUR. et c est pouruoi il dit aux indépendantistes que l independance se prend par les armes et se paye par le sang !!! Nous voyons comment l OJAM n a abouti à aucun mouvement de liberté organisé, fini tt le monde rentre à la maison !!! Césaire se serait retrouver bien seul. AU Pas du peuple comme il dit pas derrriere pas devant, la confiance.
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21. Le 1er juillet à 11:32, par Obéro En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
Poursuivons la clarification engagée avec mes deux postes précédents. Clarifier est, en la circonstance, verser au débat des informations qui ont été occultées ou biaisées et des contres arguments qui, le cas échéant, pourraient être corrigés ou invalidés par mes contradicteurs.
Je prétends donc qu’à la période de ce discours des trois machins et cinq choses – "l’iconoclastie" est plus que jamais un devoir de pensée, de réflexion, il n’y avait pour A.CESAIRE ni « Peuple », ni « Nation Martiniquaise » mais avant tout un « seul » Peuple, une « seule » Nation et une Grande Civilisation noire. Ce que confirme Monsieur LAPOUSSINIERE en liminaire du petit fascicule de présentation du Colloque international sur CESAIRE ; colloque qui, selon lui, répondait entre autres impératifs à celui de, je cite :
« … remettre à CESAIRE ce qui est à CESAIRE pour tout ce qu’il a fait pour la défense et l’illustration de la culture et la civilisation noire… »
L’idée « d’un » « Peuple », « d’une » « Nation », « d’une » « Culture » ou « d’une » « Civilisation noire » est un non-sens absolu, une sottise abyssale qui n’a de réalité que dans les délires « négristes ». Ce qui a vraiment existé c’est une diversité de « Nations », de « Cultures » et de « Civilisations » "noires" propres à des ethnies et à des aires géographiques particulières, historiquement situées.
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Le 2 juillet à 06:36, par la riya En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
la négritude est donc une non réponse au racisme, car elle reprend la thématique "ils se ressemblent tous" du maître, ce qui permet ensuite à l’élite noire de faire avaler n’importe quoi au peuple sous la bannière "on est tous des frères" et aussi d’exclure par la répression, tous ceux qui n’adhèrent en les faisant passer pour des "traites"
c’est qu’il ne dérange pas le colonisateur et qu’il le sert
c’est qu’il montre que ce concept est le fruit des biens faits de la colonisation, un produit dérivé de celle ci
la négritude était une réponse affective de complexé et d’aliéné qui peut utilisé pour le pire : noirisme, macoutisme
Elle a pu être une première réponse nécessaire, mais doit être vite dépassée comme le fit Fanon.
en Martinique, le métissage est il compatible avec la "négritude politique", car il exclut de fait une grande partie des autres composantes ou il fait nier ou évacuer à certains leur origine kouli ou autres pour être dans l’élite des héritiers de Césaire
Et il reprend encore le discours raciste de l’apartheid et de la ségrégation US qui dit qu’une seule goutte de sang noir fait de vous un noir.
je me méfie d’un "concept" de colonisé qui est validé et encensé par le colonisateur :
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22. Le 1er juillet à 11:42, par Martiniquais désappointé En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
II)
Pourquoi donc une "résolution Césaire" à l’Assemblée Nationale si le peuple n’est toujours pas prêt ? Qu’est-ce que c’est que cette "autonomie constitutionnalisée" où les martiniquais se transformeraient en "peuple" à côté d’un autre "peuple" mais au sein du même Etat ?
Ce "césairisme" ambiant est une pure perte de temps pour le pays, car on tente de formater le cerveau des gens avec de "l’idolâtrie" éculée, alors que les nouvelles générations sont "dotées" de neurones pour réfléchir aux orientations qu’elles souhaitent élaborer pour le devenir de la Martinique -
Désolé d’être aussi désobligeant, mais en essayant d’imposer cette forme de "pensée unique", vous participez à une forme de "colonisation" sournoise du pays -
Arrêtez de nous "bassiner" !
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Le 2 juillet à 12:16, par pourunemartinikdeprogres En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
@désapointé : je décele en toi un etre complexé. En quoi la pensée de Césaire est autocratique ? d ou sors tu ce délire, étonnant pour un jeune. Parlez de gandhi, de martin luther king, de Césaire en quoi cela peut il etre assimilé à de la pensée unique ? c est de l histoire et l histoire nous enseigne sur nous meme et sur les évolutions du monde.
Césaire n est pas un diktat, mais il faut accepter que dans un débat (que je trouve extrement violent) que l on ne soit pas d accord. la facilité c est de dire il ne faut pas parler de Césaire, poruquoi ? parce qu il dérange , il dérange qui ? les populistes, les indépendantistes esseulés surement mais entrainer dans cet acharnement des jeunes martiniqauis en diabolisant Césaire, c’est malheureux, alors qu’ailleurs dans le monde, sa pensée est étudiée comme d ’autres.
Césaire, l histoire a fait de lui un homme incontournable dans le monde et dans son pays par sa pensée révolutionnaire, par son engagement d humaniste. c’est un exemple pour un jeune lorsque l on sait qu’à 24 ans, sa révolte contre les injustices, l’ignominie s exprimait déjà.
OUI Ma référence est Césaire et d autres aussi, mais je ne peux participer à cette campagne organisée de désinformation et d aliénation du peuple martiniquais car l’essence de la pensée de Césaire est empli d espérance et d armes pour avancer dans ce monde.
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23. Le 1er juillet à 11:56, par Obéro En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
Quelques exemples, pour faire suite à mon poste précédent, de la diversité des "Civilisations noires" : celle de la 25ème dynastie des pharaons d’Egypte, celle du Grand Zimbabwe qui fit suite et plus proche de nous les Civilisations Bantou….
Le « négrisme » et son expression littéraire la « Négriture » fut dans les années 1930 une « réaction » contre le discours raciste dominant et son intériorisation par les peuples colonisés. Il y a eu à mon avis, dans cette même période et après, des réponses moins « réactives », plus raisonnées donc, telles celle de R.MENIL, plus tard de F.FANON et celle plus contemporaire et magistrale de MANDELA. Le « négrisme » dans sa traduction politique n’a pas dépassé le stade de l’incantation et sur le terrain, notamment en Afrique, a été un lamentable échec. Il est heureux que la plupart des intellectuels engagés martiniquais du siècle dernier comme de ce siècle n’ait eu que de façon très secondaire A.CESAIRE comme référence dans leur parcours intellectuel. Et cela pour la simple raison qu’il y avait peu de choses de vraiment opératoire pour développer une pensée efficiente du "ici et maintenant".
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24. Le 1er juillet à 12:26, par Martiniquais désappointé En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
Le Boss
Enervez-vous, insultez, vilipendez, poussez des cris d’orfraie, et dansez si vous voulez, mais le "césairisme" n’est pas encore une religion dont on ne pourrait revisiter le dogmatisme -
Vous êtes tellement "conditionné", que vous n’imaginez pas un instant que votre "pensum" césairien puisse souffrir d’une contradiction autre, que celle du Mouvement Indépendantiste Martiniquais ou de la mouvance indépendantiste -
Nous sommes en démocratie, et quelques martiniquais dont le cerveau n’est pas dénué de "libre arbitre", ont le droit d’en avoir plus qu’assez de votre "césairisme" -
Qu’on se le dise courtoisement Le Boss !
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Le 1er juillet à 14:04, par Le Boss En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
Je n’ai guère d’état d’âme en ce qui concerne la dimension universelle de Césaire ,je ne pense surtout pas être le seul" monsieur le désappointé" !! nous sommes très nombreux dans le monde et c’est peut être vous qui êtes l’exception ..
Quand à ma position qui semble en agacer beaucoup, d’après vous ,vous n’avez pas qualité à porter quelque jugement de valeur dans ce registre, êtes vous un sondeur non répertorié , lisez vous dans le mark de café,avez vous des éléments accréditant cette affirmation qui relève d’un procédé bien connu venant d’un autre site.
Moi monsieur le soi disant "désappointé" j’assume ,je suis un césairiste jusqu’à la moelle,et je le répète encore pour la énième fois ,la force gravitationnelle de ce grand monsieur a fait de lui un vrai capteur de conscience,mis à part les complexés comme vous qui se regardent que dans le dos des miroirs pour ne plus voir le visage de leur négritude.
Quand aux sectaires de tous bords dont vous faites peut être aussi partie,ils se sont complètement néantisés en se réfugiant dans une opposition stérile et idiote.
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Le 1er juillet à 15:41, par pourunemartinikdeprogres En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
désapointe : nul ne vous enleve votre libre arbitre et ce n est pas cela que l’on juge, ce sont vos arguments et votre schema de pensée. comme le Boss, fort est de constater des non-sens et contre verité par rapport à l histoire. Et je peux dire et c est ma seule tristesse c est qu au lieu de poursuivre son travail de conscientisation, d ’emancipation beaucoup de martinquais surtout certains intellectuels engagés se sont acharnés à étouffer sa pensée. A sa mort, toute une jeunesse et population semblaient découvrir Césaire, alors que depuis des années il est enseigné dans le monde, il est appris par les jeunes africains à l’ecole. Le travail d alienation a éte fait et certains en Martinique ont aidé la France pour tuer la figure de Césaire dans la conscience martinquaise, tuer la Négritude dans son ile alors qu elle rayonne dans le monde. hier soir au journal, un martinquais a trouvé comme héros Nelson mandéla disant qu il aurait plus fait que Césaire. Ce qu il ne sait pas c est que ces 2 hommes se connaissait et qu il sont tous les 2 luttaient dans leur contexte propre pour la liberté. chacun est libre de penser ce qu il veut mais je ne vais pas me chercher des heros ailleurs alors qu’a travers Césaire la Martinique a trouvé sa place dans le monde. Césaire est un humaniste, il a droit d exister éternellement dans la conscience des peuples qui se battent pour leur liberté. le Monde entier a besoin d humaniste en tuer un est un crime !!!
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25. Le 1er juillet à 15:41, par Martiniquais désappointé En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
"césairiste jusqu’à la moelle" -
Qu’est-ce donc ? une infîme partie du champ lexical du dit Boss !
Monsieur, dans ce pays de 1000 Km2 où le chomage a crû de 4,1% entre 2011 et 2012, quelle est l’importance d’un "cathéchisme intégriste -césairiste-" ? Qu’apporte la "dimension universelle" de votre icône aux problèmes quotidiens des jeunes martiniquais ?
Comme le faisait remarquer le posteur La Riya, ce discours date de trente-cinq ans, et en quel honneur il faudrait s’en saisir comme "bible immuable" pour traiter toutes les "calamités" actuelles ?
Votre césairisme, disons-le "fondamentaliste" est une "chimère", Monsieur !
Revenez aux réalités !
Une des réalités de la Martinique ? Une augmentation des chomeurs , allant jusqu’à 1728 personnes de plus pour la seule année 2012 - Désormais il y’a 43 691 personnes à la recherche d’un emploi, vivant d’aides et ayant une situation précaire et alarmante dans l’île - Les chomeurs "longue durée" c’est-à-dire de plus d’un an, progressent fortement, avec un taux de 6% - (Sources Pôle Emploi) -
De grâce Monsieur, cessez avec votre notion du "guide suprême" d’antan, les problématiques d’aujourd’hui sont toutes autres -
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26. Le 1er juillet à 16:16, par Obéro En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
On le sait tous, frère "BOSS", depuis la révélation mystique des textes sacrés du Maître projetés sur la façade de sa maison, l’église Saint Antoine des Terres-Sainville, en vis-à-vis avec la signature de son fils : Il n’y a qu’un seul Dieu, CESAIRE, et, LETCHIMY est son prophète…
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Le 1er juillet à 21:38, par Le Boss En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
Aimé Césaire,poète et prophète des temps modernes,a su marquer de son empreinte le monde,la littérature et les arts en faisant de son écriture le ferrement des révolutions POLITIQUES et esthétiques qui ont bouleversé l’HUMANITE
Sa pensée demeure à jamais universelle.
Jean-Georges CHALI
Doyen de la Faculté de Lettres
Tout est dit....le Boss n’a rien à ajouter...merci....
.
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27. Le 2 juillet à 06:09, par Martiniquais désappointé En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
"Aimé Césaire poète, et prophète des temps modernes" -
L’éloge panégyrique dans toute sa puissance aveugle !
( Le mot "panégyrique" n’est pas de moi, il est du Président du PA.LI.MA Francis Carole, dans un texte intitulé "A la gloire du père de la -nation-" - Au vu de certains posts, la définition de "panégyrique" retrouve ici toute sa signification -
Quelques extraits du discours de l’auteur, qui vont à coup sûr, provoquer le courroux de certains :
Vitupérant face aux martiniquais -
" Eh bien, la voilà la Martinique départementale !
Le voilà, notre pays, après 30 ans de pseudo-départementalisation et de très réelle néo-colonisation" -
Le voilà, démuni, désorienté, inquiet de l’avenir" -
S’adressant à la France -
" Jetez les yeux autour de vous et vous verrez que ce que nous demandons n’a rien d’exceptionnel et que tous les grands états européens ont fini par admettre que la forme moderne d’administration et de gestion locale : c’est l’autonomie -
Dans le monde moderne l’autonomie c’est désormais la règle, et c’est la CENTRALISATION DEPARTEMENTALISTE qui est l’EXCEPTION, et l’exception c’est malheureusement la France" -
Une vision étriquée issue d’un prisme franco-français qui définit le sort de la Martinique passant par l’Alpha et l’Oméga de la politique française -
Jeunes générations martiniquaises, affranchissez-vous de cette icône et mettez-vous au travail pour construire votre pays !
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Le 2 juillet à 11:49, par pourunemartinikdeprogres En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
pour quelqu’un qui se dit non affilié à aucun parti, tes références sont surprenantes. Je suis désolé ce ne sont pas les miennes. Et tes opinions sont claires.
Toi qui apples les jeunes générations à s affranchir de Césaire, et de se mettre au travail, Césaire ne demandait que cela et tout sa pensée et son action était de promouvoir l’emancipation de l homme martiniquais c est a dire qu’il se prenne en main et l autonomie nous invite à plus d efforts plus de travail d abord sur nous meme, qui avons tendance à l autocritique facile.
Césaire disait que "la chance des martiniquais c’est le travail des martiniquais" ce n est pas un euphemisme mais une nécessité martelé par CESAIRE que tu souhaiterais faire disparaitre de l histoire de ce pays.
J’invite les jeunes générations a toujours avoir des repères, des phrases d hommes illustres qui les guident comme une lumière qui tout cela est positif et non régressif.
Régressive est bien la pensée populiste qui envahit ce pays prôné par les indépendantistes de tt bord, près à pratique de l autodafé, l autocratie, pour arriver à ses fins.
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28. Le 2 juillet à 07:25, par la riya En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
petite contribution au débat sur l’idolâtrie
http://www.cairn.info/revue-societes-contemporaines-2001-4-page-15.htm
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29. Le 2 juillet à 12:43, par Obéro En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
Indications chiffrés sur la perception par nos compatriotes de l’hystérie commémorative à laquelle nous assistons depuis quelques semaines (FA de ce jour, mardi 02 juillet 2013, p.2 "Le sondage du jour", 989 internautes ont répondu) :
60% disent qu’on en fait trop
21% pense que c’est très bien
12% avouent ne pas du tout s’y intéresser
8% affirment qu’on a du mal à voir qui fait quoi
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Le 2 juillet à 18:19, par la riya En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
21%, en gros ce que représente le PPM sur la Martinique.
Il serait temps qu’ils comprennent que ce matraquage n’a aucun impact et ne leur rapport pas le bénéfice espéré.
Il ne manque plus qu’ils accusent la majorité de mimistes ou de traites ou d’aliénés.
Il est vrai que Césaire n’a jamais eu confiance dans ce peuple dont il parle tant
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Le 2 juillet à 20:17, par Le Boss En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
Tu ne pensais pas si bien te décrire, tu l’as dit toi même ,tu t’es qualifié non sans émotion en effet : de mimiste,de traître,d’ aliéné.......que demander de plus !!
Voilà un rigolo qui se réfère non pas à un sondage mais à une question orientée du quotidien local(quotidien qu’il raillait il n’y a pas si longtemps de France menti ,rappelez vous) ,pour déduire dans la foulée que le P.P.M ne représente que 21% de la population !!
On aura tout vu et tout entendu de ces farceurs,qui aujourd’hui se sont donnés comme mission de détruire l’image du plus grand des Martiniquais ....non mais franchement ..quelle bande ....
En tout cas, mimistes impénitents ,la principale leçon de l’action politique du leader fondamental,c’est bien cette certitude toujours affirmée que les véritables avancées de la liberté et de la dignité ne sont pas celles qui s’octroient d’en haut ou qui se décrètent d’ailleurs ,mais celle qui se conquièrent par la responsabilité collectivement assumée...
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Le 3 juillet à 10:11, par la riya En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
insultes et compagnies et vacuité totale du fanatique....
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Le 3 juillet à 10:15, par pourunemartinikdeprogres En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
@riya : ne vois tu pas que tu es ridicule (vraiment quelle passion et énergie tu mets pour jeter ta haine sur Césaire et SL). Non seulement ce sondage n a aucune valeur probante (ou fait il sorti quand, parce que je n ai pas vu dans la rubrique) par rapport au nombre de personnes exprimées et si je suis ton raissonnement : 21% que des PPM, donc 60%que des MIM-alliés, donc vraiment encore un moyen pour l opposition de vouloir politiser cette commémoration légitime d’un pays à l’un de ses grands hommes. je trouve cela bien puérile et très représentatif de l état de l opposition en Martinique qui est immature, revancharde, et irrespectueuse et cela se dit RESPONSABLE, foutaise !!! de son vivant Césaire vous gêner, lors de sa mort, vous vous êtes faits discret vu l hommage incommensurable du peuple et de l étranger, puis vu que son esprit renaissait dans la conscience du peuple, waoup, il est encore plus gênant et vous décréter qu’il faut arrêter de parler de lui, le laisser en paix, tuer sa parole, voila votre but pour le remplacer par quoi ? par votre populisme, vos tentatives d aliénation dogmatique du peuple que vous voulez maintenir dans un assistanat .
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Le 3 juillet à 10:17, par pourunemartinikdeprogres En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
@riya : suite AMJ se voyait déjà remplacer Césaire, mais il n est pas Césaire, ce n est pas un visionnaire, il n est qu un politicien stratége qui a gouverné 12 ans en pratiquant un clientélisme sauvage sans developper ce pays. Césaire le garant moral parti, les cavaliers de l apocalysme se sont déchainés....et comme SL les gène ils sont encore plus furieux......Césaire avait une peur que le peuple martiniquais disparaisse et il s est battu pour sa conscientisation, les forces progressistes ne laisseront pas les populistes MIM faire disparaitre ce peuple et sa conscience.....
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Le 3 juillet à 21:53, par la riya En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
c’est tout ?
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Le 3 juillet à 22:01, par la riya En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
Un député sur 4 cela fait ....25%
trois maires sur 34 cela fait...9%
donc 21 % c’est plus qu’une réalité de la Force du PPM , qui a le pouvoir démocratique, par le jeu des alliances.
Aux prochaines municipales , le parfait rendez vous, on pourra alors voir ce que le PPM fait.
Wait and see.
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30. Le 2 juillet à 15:41, par MNB En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
Ah… le discours du complexe ilien, le cri de désespoir d’un monde qui change et d’accuser tout et tous de ne pas avoir créé les remparts suffisants autour de la Martinique pour la préserver du monde et de sa folie… c’est pratiquement le discours non avoué du désir si fort de vouloir retourner dans les souvenir si doux d’un passé fantasmé aussi faux qu’une vieille photo. On lit ce même discours actuellement dans les colonnes des écrits des nationalistes chinois, des frères musulmans printaniers, des syndicalistes grecs, des ouvriers américains, des français ou italiens déboussolés, et j’en passe. La Martinique est entrée dans le monde, et qu’elle le veuille ou non elle devra relever le défi du monde afin qu’elle puisse survivre à ses maux. La France dans tout ça est secondaire car elle a ouvert à voie à notre parole pour nous même (et ça l’arrange bien ainsi car elle a les mêmes problèmes, les mêmes non réponses, plus les nôtres), à nous d’en faire ce que bon nous semble… simplement il faut savoir aller au delà de la plainte, avoir une idée, une vision et un plan qui puisse emporter une vraie majorité des citoyens de notre île, et pour le moment nous ne voyons rien venir.
Il est sans doute temps de sortir de ces vieux rêves et de rêver des idées neuves.
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31. Le 3 juillet à 11:02, par pourunemartinikdeprogres En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
Césaire a fixé un cap, il a redressé un peuple au prise avec les affres de l alienation coloniale, il les a invité à retrouver leur dignité, il a formé et inspirer bon nombre d artistes et d intellectuels de ce pays, une philosophie humaniste qui doit faire de la Martinique une Terre d excellence, d hommes debout, d hommes d esperance. Apprenez et lisez plus Césaire pour le comprendre et vous découvrir vous meme. Les hommes de l ombre se déchainent dans quel but ? comment expliquez aux senegalais, aux gabonais, a l haitien, aux caribéens, a l afro américain qu en Martinique certains de sont peuple jugent que l on parle trop de lui, trop de ses mots, comment expliquez qu un homme lucide mais passionné de son peuple se soit sacrifié pour lui, sans le quittait, refusant les invitations internationales, estimant que le combat de la dignité, anti colonialiste devait etre mener dans cette ile, qu il a fait connaitre de par le monde par son grand Cri Negre dès l age de 24 ans en écrivant Cahier d un retour d un pays Natal. Il n a laissé aucun des ses compatriotes sur le bord de la route lorsque l exode rurale les a chassé de leur terre, il leur a donné foi en eux, rappelant qu’ils ont leur œuvre à faire dans ce monde, fierté.
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32. Le 3 juillet à 11:04, par pourunemartinikdeprogres En réponse à : Aimé Césaire : Discours des trois voies ou des cinq libertés
Que ce soit chez lui ou sur les bancs de l assemblée Césaire n avait qu’un combat développer son pays et œuvrer à son émancipation, il l a fait sans aide, avec des embuches et sans finir ce travail qui doit se poursuivre.
A nous de comprendre ce message et le prendre comme une force pour poursuivre ce combat pour plus de travail, plus de foi plus d enthousiasme, un pas, un autre pas et tenir gagné chaque pas..." pour chasser de nous la febrilité, le doute, la plainte et le populisme qui nous aliene et nous freine !!!!
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