Barbade veut des réparations pour la traite négrière
Le thème de la réparation autour des traites négrières revient au devant de la scène politique. L’on connaissait en Martinique le "Convoi pour la réparation" emmené depuis plusieurs années par Garcin Malsa, maire de Sainte-Anne et président du mouvement politique Modemas. L’on avait également pu observer ces dernières demaines le couac au sein de l’exécutif autour de cette question des réparations de la traite négrière, le premier ministre Jean-Marc Ayrault se déclarant favorable à une réflexion à ce sujet, le président de la République estimant pour sa part que le sujet n’était pas à l’ordre du jour.
C’est peut-être de la Caraïbe que viendra un début de concrétisation de ces revendications. Début novembre 2012, le gouvernement Barbadien a mis en place une "task-force" de 12 membres destinée à assurer le suivi de cette question de la réparation au plan local, régional et international. Le groupe de travail devra notamment promouvoir les travaux de recherche et faciliter les publications liées à cette problématique. Il se fixe également comme objectif, dans le cadre d’un partenariat avec l’université des West-Indies, la mise en oeuvre d’une conférence régionale sur les réparations, et la création à terme d’une commission caribéenne, de centres de recherche et d’un musée national de l’esclavage.
Le gouvernement barbadien, qui rappelle sa position de leadership pour l’organisation en 2001 de la conférence mondiale contre la racisme, considère que les peuples issus de la traite dans la caraïbe ont droit à des réparations, et rappelle régulièrement cette position à travers les conférences internationales.
Source : www.caribbean360.com
Située au Sud-Est de Sainte-Lucie et de la Martinique dans les petites-Antilles, Barbade est plus souvent citée pour son modèle touristique, ou pour être le pays d’origine de la star Rihanna.
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