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Guadeloupe : Le Congrès de la division ?

Publié le 21/12/2012

Le treizième Congrès des élus départementaux et régionaux se tiendra le jeudi 27 décembre 2012, à 9 heures à l’hôtel de Région, à Basse-Terre.

A l’ordre du jour, l’examen des documents élaborés par le groupe de pilotage du "Projet guadeloupéen de société", au terme de la période de consultation de la population guadeloupéenne dans les communes et sur internet. Un travail coordonné par Delile Diman-Anténor et Jacky Dahomay, qui considèrent dans leur présentation que leur rapport, "base de travail", ne constitue pas le Projet Guadeloupéen de société, qui "ne peut résulter que du travail propre des politiques".

Mais avant même la discussion du document par les élus, des voix s’élèvent parmi intellectuels et politiques pour remettre en cause la légitimité de l’ouvrage, auquel la population aurait finalement très peu contribué.

Illustration de ce désintérêt, c’est Jacques Gillot lui-même, président du Conseil Général, qui remet la question de la gouvernance au premier plan,

Victorin Lurel désormais moins présent, le 27 décembre 2012 verra t-il la mouvance Gillot imposer un nouveau rythme à la Guadeloupe ? Le référendum populaire que ce dernier appelle de ses voeux sera t-il validé ?

FSRR

Cliquez ici pour lire les 10 commentaires

  • Guadeloupe : Le Congrès de la division ? 21 décembre 10:51, par quès aco ?

    Apparemment il y aurait des divergences entre Lurel et Gillot ? Si c’est le cas on aimerait savoir quels sont ces points de divergences. Par ailleurs, on aimerait connaitre les principaux points du rapport Dahomey ...

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    • Guadeloupe : Le Congrès de la division ? 21 décembre 15:07, par SHAKA (Gwakafwika)

      Le rapport de Jacky Dahomay sur le site http://www.caraibcreolenews.com où vous visionnerez le sujet :"Les élus face à la société civile".

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      • Du vent 22 décembre 08:57, par Gredin

        Comme je l’avais indiqué dans un précédent sujet lancé par PP sur ce Projet de Société Guadeloupéenne, il n’y a que du vent ou encore rien d’éclairant en matière institutionnelle.

        Je peux comprendre aujourd’hui la perplexité de certaines personnes sur ce point.

        Il suffisait de voir le nombre de participant en moyenne à ces ateliers sans but comme celui sur "la société guadeloupéenne est-elle fraternelle" ! On fera beaucoup avec ça ....

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  • Guadeloupe : Le Congrès de la division ? 21 décembre 11:23, par AU NOM DU PEUPLE

    Le projet de société guadeloupéen prend forme
    Source :
    Nicomède GERVAISFrance-Antilles Guadeloupe01.02.2012

    PROJET. Delile Diman-Anténor et Jacky Dahomay entendent dynamiser la société civile. (R.B. et D.C.-L.)

    Delile Diman-Anténor, présidente du comité de projet du Projet de société guadeloupéen, et Jacky Dahomay rencontrent, mercredi, les présidents des conseils régional et général pour proposer une méthode et un calendrier.

    Le comité de projet, chargé de dynamiser le Projet de société guadeloupéen, est composé d’une soixantaine d’organisations. Il reflète la société guadeloupéenne, à ceci près qu’un certain nombre d’associations n’y sont pas. Néanmoins, Delile Diman-Anténor, présidente du comité de pilotage, entend tout faire pour intégrer le maximum d’organismes et d’associations à la très large réflexion qui doit contribuer à l’élaboration du Projet de société guadeloupéen.

    Elle considère que sa mission a été de réactiver un processus qui avait déjà commencé. Elle souhaite disposer d’un peu de temps pour relancer la méthode du débat. La phase de concertation a débuté pour définir la méthode, compte tenu de l’analyse de ce qui s’est passé depuis juin 2009, et un calendrier.


    DYNAMISER LA SOCIÉTÉ CIVILE

    Delile Diman-Anténor, économiste, et Jacky Dahomay, philosophe, rencontrent, mercredi, les présidents des collectivités, Jacques Gillot, président du conseil général, qui prend la main pour le prochain congrès, et Victorin Lurel, président du conseil régional.

    Ils entendent dynamiser la société civile : tous les réseaux des associations de Guadeloupe, déjà très actives de par leurs actions sur le terrain, pour arriver à un consensus, et à mettre en mouvement l’ensemble. Pour Jacky Dahomay, la société guadeloupéenne est traversée par une crise sociétale : la violence dans les familles ; « une crise des valeurs chez les jeunes avec des adultes qui refusent d’assumer le monde dans lequel ils ont mis les enfants ; une crise de l’école ; et une crise schizophrénique avec, d’un côté des Guadeloupéens qui sont farouchement accrochés à leur appartenance à la République française, et de l’autre, ceux qui ont des pulsions identitaires légitimes, mais habités par une incertitude quant à l’identité culturelle et politique
     » .

    - «  Une logique de démocratie constructive »

    « Nous traversons, dans le monde, un affaiblissement de la démocratie traditionnelle, vu que les états sont gérés par les finances internationales, explique Jacky Dahomay. La société guadeloupéenne, dit-il, doit se ressourcer, se refonder, se retrouver. « Il y a un délitement du lien social, et donc il appartient à la société civile de se ressaisir, de se regrouper, de bouger » .

    C’est la raison pour laquelle, avec Delile Diman-Anténor, M. Dahomay a demandé aux élus qu’il n’y ait pas de représentants politiques dans le comité de projet, et ce, pour que le moteur du projet de société guadeloupéen provienne plutôt de la société civile que des politiques.

    Jacky Dahomay est conscient qu’il faut inclure les travaux, effectués lors des états généraux organisés par l’État. Il veut que l’on passe d’une logique de démocratie participative à une logique de démocratie constructive de la société civile. Il compte, pour ce faire, mettre les gens en relation, ouvrir les débats, créer une dynamique pour déterminer un axe, un bien commun pour la Guadeloupe, grâce à sa diversité, et à partir de quoi les politiques pourront produire et élaborer un projet de société.

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  • Guadeloupe : Le Congrès de la division ? 21 décembre 15:36, par SHAKA (Gwakafwika)

    Les points de divergence entre Lurel et Gillot ? Je vous l’explique ! Lors de la préparation du congrès des élus régionaux et départementaux qui se tiendra le jeudi 27 décembre, madame Josette Borel-Lincertin présidente de Région, avait déclaré à l’issu des rencontres entre les représentants de la société civile et le si peu de personnes présentes à chaque rendez-vous, que l’évolution institutionnelle et statutaire ne serait pas la priorité des guadeloupéens. Ainsi la fédération du parti socialiste avait décidé de faire l’impasse lors du congrès à venir sur la question institutionnelle (pour l’instant ?) et d’attendre le projet de loi sur l’acte 3 de la décentralisation. Préférant discuter plutôt du chômage, de la violence, bref des préoccupations immédiates des guadeloupéens où à la suite de ça, on prendra différentes résolutions. Ca c’est la position de la fédération du parti socialiste. Le GUSR, le PPDG et la gauche alternative ont une autre vision car ils estiment que l’évolution institutionnelle et statutaire ne peut être dissociée des résolutions qui seront prises lors de ce congrès. Ils ont tout à fait raison car en réalité, le PS est en train de dénaturé le rôle du congrès. Oui puisque le congrès des élus régionaux et départementaux a pour principale finalité de présenter au peuple et au gouvernement français un projet d’évolution institutionnelle et/ou statutaire. Mais nous savons que la principale raison du refus de la fédération du parti socialiste d’aller plus loin est une question de préservation des mandats. Car si une collectivité unique est installée en Guadeloupe, il n’est pas dit que Lurel et sa bande en sorte vainqueurs lorsqu’il faudra élire les futurs conseillers territoriaux avec leur président. Par conséquent, a déjà débuté une guerre des chefs. Par la suite et en réponse à la déclaration de la présidente de région, Jacques Gillot président du conseil général, a demandé qu’on organise un référendum populaire sur la gouvernance. Je suis bien entendu d’accord avec lui car comment les élus du conseil régional peuvent-ils parler pour le peuple sans l’avoir consulté ? Je pense que ce n’est qu’après ce référendum que nous choisirons le type de gouvernance pour le pays.

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  • Guadeloupe : Le Congrès de la division ? 21 décembre 17:15, par quès aco ?

    "Je pense que ce n’est qu’après ce référendum que nous choisirons le type de gouvernance pour le pays". C’est la démocratie, mais çà m’étonne de SHAKA. Cela voudrait peut-être dire qu’il n’est pas trop favorable à l’évolution statutaire. A moins qu’il ne soit vraiment naïf.

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    • Guadeloupe : Le Congrès de la division ? 22 décembre 10:07, par SHAKA (Gwakafwika)

      Ah non mon cher. J’ai dit qu’il faut consulter le peuple mais moi non seulement je suis pour une évolution statutaire, je suis pour qu’on aille beaucoup plus loin c’est-à-dire la pleine souveraineté pour mon pays. Mais quelque soit l’évolution, il faut que c’est le peuple qui choisisse. Nous ne devons pas imposer l’indépendance à notre peuple, nous devons plutôt le convaincre de voter l’indépendance en son âme et conscience, en toute connaissance de cause.

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  • Amusant ! 22 décembre 09:24, par Gredin

    Et nous y revoilà !

    Une évolution statutaire ou juste institutionnelle ?

    Une simplification administrative ? Une alors un bidule "façon martinique" où des gens parle de 3ème voie inexistante dans la constitution mais tout en restant dans le 73 avec une apparence de "nou ka fè sa nou lé" du 74 ?

    Ce qui me stupéfait le plus dans cette affaire, c’est qu’on parle d’évolution de quelque chose sans aucune analyse éco, financière, état des lieux au niveau social.. ayen, an patat, haak !!!

    De ce point de vue, il est à noter qu’à l’inverse St Barth qui soit dit au passage n’a rien à voir avec la Martinique ou la Guadeloupe (taille de la populuation, richesse de cette dernière, industrie........) avait pris 10 ans pour analyser et chiffrer ce qu’il envisageait pour leur développement !

    En Martinique, ayen pa té fè...il s’agissait juste de faire en sorte que "des martiniquais pli gran spécialiste de leurs affaires gèrent la boite"

    En Guadeloupe... menm biten.. à la différence qu’ils n’ont pas encore franchi le cap pour être vraiment dans la merde comme en Martinique actuellement !

    Cela dit.. tout va bien... comme dans le meilleur des mondes avec une crise dont on ne voit toujours pas le bout du tunnel, une modification réelle et sérieuse de l’ordre mondial (émergence de la Chine, déclin relatif économique en Europe par rapport aux pays émergeants...).. faut juste prendre notre essor pou nou jéré biten an nou !

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  • Guadeloupe : Le Congrès de la division ? 22 décembre 11:12, par quès aco ?

    Nous ne sommes pas en crise, c’est la France qui est en crise, pour nous. Car ce sera à elle de régler SA crise martiniquaise. C’est ce qu’attendent nos hommes politiques et nos collectivités. Le bout du tunnel de la crise n’est pas un problème martiniquais, c’est un problème de responsable. Notre problème est le problème du discours de Dakar ou d’Algérie. Que la France s’occupe de notre intendance. Du reste on s’en charge.

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  • Guadeloupe : Le Congrès de la division ? 24 décembre 09:30, par SHAKA (Gwakafwika)

    Vous avez entendu la déclaration du "maitre" de la France (François Hollande) ? "Les français devront se serrer la ceinture". Bref la politique d’austérité entamée par l’UMP et que poursuit le PS. Ca, je l’avais dit à mes compatriotes guadeloupéens entre les deux tours de la présidentielle française. Que vous votiez Sarkozy ou Hollande, cela reviendra au même pour nous les colonies !
    Pareil pour l’Union européenne, là aussi, les colonies transformées en RUP subiront le même sort.
    Moralité, nous avons toujours eu affaire à quelques exception près, à des politiciens qui n’ont jamais eu une vision du pays car trop préoccupés à préserver leur mandat et à attendre l’Etat providence. Certains nous parlent de Saint-Barth mais il y a Sint-Maarten plus petite que Marie-Galante qui est devenu en octobre 2010 un Etat autonome. La Hollande n’a gardé que la défense et les affaires étrangères. Sint-Maarten a passé 10 ans à négocier son statut avec le royaume hollandais car dans ces coins-là, les gens ont une vision du pays.

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