Tribune collective de personnalités martiniquaises.
OBSERVATIONS SUR LE PROJET DE LOI PORTANT COLLECTIVITE UNIQUE DE MARTINIQUE
Les 10 et 24 janvier 2010, la population martiniquaise a été conviée à répondre à deux questions dans un cadre référendaire, qui portaient l’une et l’autre sur l’avenir institutionnel de la Martinique. Le 10 janvier, à la question de savoir si elle approuvait la transformation de la Martinique en une collectivité d’outre-mer régie par l’article 74 de la Constitution, elle a répondu « non » à une majorité de plus de 70 %. Le 24 janvier, à celle de savoir si elle acceptait que soit créée une collectivité unique, exerçant les compétences dévolues au département et à la région, tout en demeurant régie par l’article 73, elle a répondu « oui » à plus de 65%.
C’est fort de cet assentiment de la population et dans ces conditions qu’il appartenait aux Autorités publiques de mettre en œuvre la réforme votée, en dotant la Martinique des institutions nécessaires au bon fonctionnement de cette collectivité unique. Un projet de loi, portant création de la collectivité unique de Guyane et de la collectivité unique de Martinique, a été préparé et rendu public, en vue d’un vote au Parlement prévu, semble-t-il, courant juin 2011. Y est associé un projet de loi organique, portant actualisation des dispositions de nature organique relatives aux départements et régions d’outre-mer.
A observer très rapidement le processus ci-dessus rappelé, on pourrait en première analyse s’en féliciter et souligner la bonne santé démocratique de notre pays. En réalité, il n’est pas certain, en seconde analyse, qu’il y ait là matière à se réjouir. Une chose en effet est de consulter la population concernée, conformément d’ailleurs aux exigences constitutionnelles (art. 72-4) ; une autre, plus importante encore, est de respecter le choix effectué par le peuple, car il n’est pas de vie réellement démocratique qui puisse s’affranchir de cette exigence-là.
Or, les signataires doutent très sérieusement que les deux projets de loi soient bien conformes aux réponses données par la population martiniquaise les 10 et 24 janvier 2010. En rejetant l’article 74 et en acceptant la collectivité unique qui demeurait régie par l’article 73, les martiniquais et les martiniquaises ont fermement et majoritairement exprimé leur volonté de rester dans le droit commun et singulièrement dans l’article 73. C’est qu’intuitivement, ils ont perçu les valeurs véhiculées par ce droit commun. Etre soumis au droit commun (régime législatif général, régime électoral, organisations administratives, compétences…), c’est partager les mêmes valeurs avec l’ensemble de la République ; c’est se soumettre aux mêmes efforts et refuser de rechercher outrancièrement le confort de situations particulières. C’est se dire citoyens français à part entière, activement et passivement.
Les deux projets de loi organisent pourtant une sortie du droit commun non seulement actuel, mais également à venir. Il suffit de lire l’exposé des motifs du projet de loi ordinaire pour s’en convaincre. Il indique en effet que la singularité statutaire des collectivités d’outre-mer que sont la Martinique et la Guyane nécessite de leur garantir « la possibilité de ne se voir appliquer les évolutions de droit commun à venir que si ces dernières ne sont pas contraires à leur spécificité institutionnelle » (p. 2). Et de fait, les dispositions des deux projets vont bien dans le sens de l’exclusion.
C’est tout d’abord vrai du projet de loi organique.
En répondant « oui » à la question référendaire le 24 janvier 2010, la population martiniquaise s’est prononcée dans l’ordonnancement juridique précis qui existait à ce moment-là et qui conditionnait par bien des aspects sa réponse. Singulièrement, la durée des habilitations qu’une collectivité d’outre-mer pouvait solliciter dans le cadre de l’article 73 était limitée à deux ans (art. L. O. 3445-6 du Code général des collectivités territoriales). Ce point est essentiel puisque toute loi « locale ou pays » déroge nécessairement au droit commun national sur la question qu’elle concerne, en organisant un régime législatif propre au territoire sur lequel elle s’applique. Or, voici qu’avec le projet de loi organique l’habilitation sera donnée « pour une durée qui ne saurait excéder la durée du mandat au titre duquel a été élue l’assemblée qui présente la demande », c’est-à-dire six ans, augmentant ainsi la durée pendant laquelle des lois locales pourront être votées. Le risque est, à l’expiration d’un certain temps, qu’existe sur bien des aspects un droit local substantiellement différent de celui qui existe sur le plan national et que l’on parvienne par ce biais à une forme de spécificité législative, caractéristique d’un article 74. Est-ce bien cela que souhaitait le peuple et est-il de bon aloi de modifier, après l’expression du vote, le cadre juridique qui le conditionnait ?
Mais c’est ensuite tout aussi vrai des dispositions concernant la prochaine collectivité unique. Deux séries d’entre elles méritent d’être signalées.
Il s’agit en premier lieu, de celles concernant le conseil exécutif (art. 3 du projet de loi). De quoi s’agit-il ? Il s’agit purement et simplement d’une sorte de gouvernement local (le Président et les membres du conseil exécutif), avec une assemblée (l’assemblée de Martinique), qui pourront proposer et faire voter sur place des lois locales après avoir obtenu une habilitation au niveau national et qui seront en charge des affaires du pays. A bien y regarder, cette structure institutionnelle et cette organisation législative sont à maints égards celles des collectivités relevant de l’article 74. C’est le cas par exemple de nos voisins de Saint Martin et de Saint Barthélémy, pour ne citer que les plus proches, qui ont fait le choix de passer dans le régime de l’article 74, alors que la population martiniquaise, elle, a expressément refusé cet article et a dit sa volonté de rester dans le cadre de l’article 73. Et pourtant, en dépit de choix contraires, elles vont se retrouver avec une organisation institutionnelle et juridique assez proche et qui relève davantage de l’article 74. Il est d’ailleurs symptomatique de relever que la dénomination retenue par le Gouvernement pour la futur collectivité de Martinique est calquée sur celle de ces collectivités qui relèvent de l’article 74. Observons qu’il n’était pas difficile, si on l’avait réellement voulu, de rester dans le droit commun institutionnel, puisque la Guyane l’a fait elle, en adoptant la structure président et commission permanente ((art. L. 7121-1). Au lieu de cela et de manière pratiquement clandestine, on tente d’imposer à la Martinique une forme d’article 74 déguisé, au mépris du vote populaire.
Et comme si cela ne suffisait pas, cette organisation institutionnelle est porteuse d’un déficit démocratique grave. Sans doute était-il important d’assurer une réelle stabilité au conseil exécutif pour lui permettre d’assurer ses missions. Fallait-il pour autant aller jusqu’à rendre pratiquement impossible son renversement par l’assemblée de Martinique ? C’est pourtant ce à quoi parvient le projet de loi au prix d’un double verrou. D’une part en effet, la recevabilité de la motion de défiance suppose que soit une réunie la majorité absolue des membres de l’assemblée. D’autre part, cette motion ne peut ensuite être adoptée qu’à la majorité des trois cinquièmes des membres de l’assemblée. C’est dire la difficulté voire l’impossibilité de renverser ce futur conseil exécutif, ainsi assuré d’une forme d’impunité politique. Qu’est-ce qui justifie un tel déficit démocratique ?
Or, voici qu’à une organisation institutionnelle peu démocratique, s’ajoute en second lieu un régime électoral qui appelle les mêmes critiques. Le projet de loi ordinaire a fait le choix d’un scrutin de liste à la proportionnelle, une prime de 20 % des sièges à pourvoir étant au surplus attribuée à la liste qui aura obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour, ou le plus grand nombre de voix en cas de second tour (art. 5).
Ces dispositions appellent des critiques d’abord pour des raisons de principe. Pourquoi imposer à la Martinique le scrutin proportionnel quand, pour la métropole, la loi du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales prévoit, elle, que les prochains conseillers territoriaux seront élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours (art. 1er) ? Rappelons que si l’alinéa 1er de l’article 73 de la Constitution autorise l’adaptation des lois et règlements pour les départements et régions d’outre-mer, c’est seulement en raison de leurs caractéristiques et contraintes particulières. Or, quelles sont ces contraintes et caractéristiques particulières qui justifient que ne soit pas appliqué en Martinique le mode de scrutin de droit commun qu’est le scrutin uninominal majoritaire à deux tours ? Quelles justifications apporter à cette prime majoritaire non prévue pour la métropole, alors qu’elle est de surcroît de nature à accentuer l’hégémonisme d’un parti ? Vainement les chercherait-on, car il n’en existe pas, exposant de ce fait cette disposition à un risque sérieux d’inconstitutionnalité.
Ces dispositions électorales nous paraissent ensuite critiquables pour des raisons pratiques. Sans doute le scrutin proportionnel a-t-il l’intérêt de permettre une juste représentation des idées, pour autant qu’elles rencontrent un écho suffisamment significatif dans la population. Reste qu’il n’est pas moins vrai qu’il a pour inconvénient majeur, contribuant ainsi au déficit démocratique dont il a été question précédemment, de mettre l’élection entre les mains des partis : ne figureront sur la liste, et en tout cas à une place éligible, que ceux qui seront dans la ligne de la direction du Parti. A l’inverse, le scrutin uninominal majoritaire fait de l’électeur l’acteur essentiel, car c’est lui qui finalement choisira ou non directement son élu, ce dernier bénéficiant de ce fait d’un ancrage territorial très fort dans sa zone électorale, sans parler de la proximité avec ses électeurs. Les signataires ne comprennent donc pas que ce scrutin uninominal majoritaire soit écarté pour la Martinique, quand il est expressément choisi comme droit électoral commun pour la France.
Convaincus qu’ils sont de l’importance symbolique et pratique du droit commun et fermement attachés au respect de la volonté exprimée par les électeurs, les signataires attendent par conséquent des pouvoirs publics une remise à plat des projets de loi et l’adoption de dispositions plus conformes à cette volonté. Devra s’y ajouter une planification de la mise en place de cette collectivité unique dans un délai plus approprié et plus propice au succès d’une réforme institutionnelle de cette importance. 2014, date d’application au niveau national de la loi de réforme des collectivités territoriales du 16 décembre 2010, leur paraît parfaitement convenir.
Le 12 mai 2011
Michel CHALONO,
Médecin spécialiste
Robert CHARLERY-ADELE,
Directeur honoraire des services fiscaux
Victor DORDONNE,
Ancien adjoint au Maire de Schoelcher
Jean MARAN,
Ancien député-Maire
Max ORVILLE,
Enseignant
André LESUEUR,
Ancien député,
Maire de Rivière Salée et Conseiller régional
Roger LISE,
Ancien Sénateur
Léon-Laurent VALERE,
Ancien Bâtonnier,
Premier Président honoraire de Cour d’appel
Georges VIRASSAMY,
Professeur des Universités, Avocat à la Cour
Le texte ci-dessus aurait pu être signé par tous les participants aux réunions qui ont présidé à son élaboration.
J’en faisais partie et nous étions 2 fois plus nombreux que les signataires, et de quasiment tous les courants politiques.
Tel ou tel bout de phrase, n’a pas convenu à celui-ci ou celui-là. Mais 95% de ce texte a pu convenir à l’ensemble ds "conjurés".
Personnellement je ne l’ai pas signé car il affirme deux éléments avec lesquels je ne saurais tomber d’accord :
1) je maintiens que la population a voté le 24 janvier pour une ASSEMBLEE UNIQUE, et nullement pour une "COLLECTIVITE UNIQUE"
2)Je maintiens que la population n’a pas donné son "CONSENTEMENT" à substituer....parce qu’on ne lui a pas posé cette question.
Il n’empêche que toutes les parties présentes lors de ces réunions n’ont cessé de m’encourager à poursuivre la voie juridique dans laquelle je me suis engagé....car tous considèrent que la question du "consentement" mérite d’être posée au Conseil Constitutionnel.
Nul doute qu’elle le sera, l’action poursuivant son cours, via la cour d’appel administrative de BORDEAUX.
JV a perdu une occasion de se taire. Mais il en a trop dit ou pas assez. Puisqu’il sait tout ce qui s’est passé qu’il nous dise pourquoi le nom de Miguel ne figure pas dans cette adresse ? Pourquoi André et pas Miguel ? Comme c’est bizarre ! Le leader du 7 décembre 2003 aurait-il rallié les 74 déguisés ?
La dialectique de la droite est ciblée, précise,argumentée,ratiocinée.Raisonnement subtil voire pédant.Nous n’avons rien à dire ,ils sont dans leur logique assimilationniste rédhibitoire ,mais ils interprètent unilatéralement et subjectivement les résultats de élections : c’est leur rôle et ils en abusent.Il en résulte ,que l’argument des staliniens et autres mimistes Rdmistes,tombe de lui même ,le P.P.M apparaît plus que jamais comme étant la force de loin la plus crédible et la plus soucieuse du devenir du pays ,car plus sérieuse,plus rationnelle,plus réfléchie.
Seigneur ! en ce dimanche je me refuse de songer à quelconques soukounian.
Mais voir Monsieur Lise(ancien autonomisme) et Monsieur Jean Maran(ancien socialiste)... sur une même liste...
Est, je dois me l’avouer, la vision d’un...curieux attelage.
Après avoir oser regarder cela de près, j’espère ne pas me retrouver dans cette inconfortable configuration la nuit venue.
Une situation qui équivaut à : "révé djab lan nuit !"
Vous vous trompez de Lise ;celui dont il est question dans le texte est ROGER, pas le pauvre CLAUDE qui a lui même tressé la corde pour le pendre.Ce qui m’amuse c’est de retrouver sur cette liste de chauds partisans de la collectivité unique,AVANT le 24 janvier 2010, qui rejetaient d’un revers de la main toutes les mises en garde et maintenant découvrent les risques provoqués par leur entêtement.Un peu tard.
Nou ni asé épi zot ! Nou boufi épi zot lé Maran, lé Virassamy, lé pissenlit, lé moun ka mété couch pou domi, lé privilégié ki paré blotjé péi a pou i pa vansé piès. Zot blotjé nan lanné 2003, zot blotjé nan lanné 2010 ek zot paré blotjé nan lanné 2011 tala. Zot piès la ki la a pa an didan pèp la pou wè mannyè difikilté i gran. Zot ka goumin pou ayin pa brinnin. Zot adan an pannyé krab yo kryé "i bon kon sa". Nou an dwa di zot arété fouté fè adan péyi tala. Zot pa ka riprézanté an patat. Jan Maran, di mwen, ou sé ki moun ? Ou ka pran pozisyon adan an groupiskil, min ki moun ki ba ou manda pou ou ka palé an nom mwen ? Mwen pa ka otorizé ou palé douvan mwen. si mwen, adan kalité sitwayen mwen ni dwa défann mwen ka mandé an moun palé an non mwen vié ko a, ès ou ka pansé sé an boug kon ou ki fété prèmyé ek dézièm milya lajan fransé an tan ou té mè Sintlis alos ki lè ou touvé fè yo éli ou mè nan lanné 1965 sé lékol ou té ka fè. Konbyin mèt lékol matinitjé nou konnèt ki rivé twapé milya lajan lè laj ritrèt la rivé anlè yo ? Mwen sav sitiasyon sé sèl la nou konnèt nan péyi a. Pa vini fè nou kwè sé épi manda dépité a ou té ni pandan dé lanné a (1986/1988)ou rivé jouré pèp la épi sé mylia ou a... Souplé misié Maran, fè nou lonnè manjé lajan ou la san fè moun sav sa.
Pli grav la adan tout jès makak la sé mésié tala ka sèvi nou la a, pa ni yonn ka poté yon répons anlè dézèspwa pèp la. Kouté sa miliardè a poté an répons asou manyè i ka wè péyi ka tiré ko i adan bakannal la i yé la a :
Miliardè a :
Sé Tony Delsham (Antilla) ki ka pozé misié an kesyion adan an kozé sé dé nonm lan té ni nan septanm lanné 2009 lan
Aujourd’hui, vous acceptez sans réserve ce 73 relooké ?
Jean MARAN : « Bien sûr ! Déjà aujourd’hui avec la décentralisation, avec les adaptations, les habilitations, les possibilités de referendum populaire on a déjà beaucoup. On va se battre pour le reste notamment des assouplissements pour que la machine soit vraiment opérationnelle. Mais, rappelez-vous depuis les arrêtés d’avril 1960, avec Émile Maurice, Michel Renard et moi, nous avons pu obtenir le Fonds Investissement Routier, l’octroi de mer, la possibilité de consulter tout projet de loi adaptable et la possibilité de faire des projets de loi, cela fait plus de quarante ans. Aujourd’hui, ils ont besoin du 74 pour faire des propositions de loi alors qu’ils ne se sont jamais servis de l’arrêté du 27 avril 1960 ». An mannyè pou di misié tan fè tan, tan kité tan. I fè tan i. I tan a prézan i ladjé modan an pou tout lè rèstan la vi i. Popilasyon Sintlis té ba i biyé pa lapinn li nan lanné 1990. Dépi sa boug la pa ka rété trantchil piès. ou sé jiré di i ni an gratèl nan dériè i.
Lè ou ka wè sé épi dé lèrestan kon sa misié Virassamy ka poté an réfleksyon anlè divini péyi a nou pé di nou an bétiz minm. Pou di la vérité, sé épi dé moun kon sa Matinik ka touvé ko rotè i yé la a. An bann asimilasiyonis ki pa poté dot lèpwa ba pèp la. Sèl solisyon yo té pé vansé sé défann sibvansiyon ek maré péyi a asou charèt Lafwans minm si Lafwans toujou di yo sé mièt yo mérité pass yo kéké janmin fwansé antiè. Lafwans toujou di yo sa. I ka di yo sa toujou. Yo paka tann mach. Yo antété. Yo lé mété fo laklé adan séri Lafwans lan pou ouvè la pot la pa foss. Min Lafwans palé yo. Lafwans ront yo. Lafwans rayi yo. Lè Lafwans wè tèt yo i ka wè pasé i i pa lé gadé an mitan zié piès. I pè kwazé zié sé moun lan zansèt li maltrété a. Sé boug la kon Jan Maran, Jozèf Virassamy ek tout an bann gran nonm ki, a laj yo ka bwè dlo toloman toujou poko konprann an bagay ki ni tout linpowtans li : Jénérasyon an ki ka monté la a pa adan zafè moun ki ka goumin pou yo konsèvé avantaj yo trapé anba an sistèm ki an finisaman i. Jénérasyon an ki ka monté la a ka atann yo di i ki mannyè i ké glissé andidan migan privilèj la ka alé la a. Yo lé sav ès sé épi maché kribich la yo ka sèvi yo a ké ni an chans pou yo manjé ti tak adan gato a ki koumansé mantjé konsistans adan i dépi ti tak tan…
Nou tout la sav sèl bagay ki ka intérésé Lafwans isi a sé moso lanmè a ki ni alantou nou an. Andidan moso lanmè tala ni dé richès ansyin préfè a Dassonville té ka pasé tan i alé filmé anlè tan lib li… Sé richès tala ké ni titak valè pou ba moun manjé. Tout pié bwa kip é swinyin moun ki ni adan péyi nou an ja inskri andidan gran pwogram richès rimèd sé fwansé a. Asiré pa pétèt, Lafwans péké ladjé Matinik asou an mal tèt. Aktwèlman fok nous sav si nou dako pou nou sové nanm nou adan sé jé tala. Sé pal lè nou rété bra kwazé nou ké préparé an chimin rèspé ek lonnè ba sa ki ka vini, min sé sèlman lè nou ké aksèpté ouvè zié nou anlè péyi réyèl la nou ké mété an milié andidan an sitiyasion kritik ki ka ba apré pasé swasant lanné dépatman ka ba i pasé lanmwatjé (+60%) jénès péyi a ki pa ka travay.
Di mwen titak, ki moun ki pé pansé an sèl moman jènès tala ké rété lontan anko adan sitiyasion krabik tala dé moun kon Maran ek Virassamy mété péyi a pass sé lintérè yo sèlman ki ka konté adan konba ansyin konbatan yo ka minnin pou Matinik rété blotjé adan adan an lwa ki ka frinnin évolisyion i ? Fok nou ni foss pou di sé boug ta la nou ni asé épi fraternité a ki ka fè yo konploté nan tèt pèp la pou i pani konfians adan destin i. Sé yo ki ka jwé épi destin pèp la. Sé yo ki ka rédi pèp la dèyè. Sonjé an bagay. Sé moun tala pa ka fè an patat pou péyi a ouvè anlè dot chimin. Tout péyi ka pran diféran chimin lè yo santi zafè yo pa ka maché. Matinik ka rété doubout lè yo ka tiré anlè i. Sa pa jis. Sa pa réglo. Sa pa onèt… Tan vèglag fini. Wè, Virassamy ek Maran nou ké sézi diplom vèglag la nan lanmin zot. Pèp la koumansé viré ouvè zié i pass zot ka di i rété blotjé min zot pa ka baya yin douvan movèzté difikilté i ka jwinn. Zot pa sérié.
Martinique île des revenants. Petit rappel
"Didon
Mwen misié king kong
Didon
Mwen abiyé an nwè
Didon
Mwen ké défann kò mwen
Didon
Malgré, zépon kok la filé
Didon
Mwen ké krazé « Volga »
Didon
Man ké pijé « Citron »
Didon
Mwen ké krazé « Trenelle »
Didon
Pou mwen maské « Baie des Tourelles »
Didon
Sé pa mwen ki vini
Didon
Titin ki vwéyé mwen
Didon"
Bonjour le monsieur plus martiniquais que lui on meurt ;mais monsieur revoyez votre copie car tous ses hommes que vous meprisez sont des martiniquais comme vous ou peut etre meme plus que vous et sachez monsieur que votre article ecrit en creole n epate personne ;d ailleurs meme les gens de la profonde campagne ont du mal a vous lire ;bonne route monsieur avec votre 73 .74.
Eh oui ! Un inconnu vient de rappeler la chanson raciste qui avait été écrite pour une certaine campagne électorale où la couleur de la peau (noire) d’un candidat avait été mise en image et en musique par un certain chabin proche du chantre de la Négritude. Celui-ci a exprimé publiquement ses regrets ...trente plus pard. On ressert le plat aujourd’hui. C’est une honte.
C’est vrai, le racisme "Chabins contre Noirs" et même "Noirs contre Noirs", sans parler du reste, n’a jamais cessé en Martinique. Il a même toujours été entretenu dans des cénacles. Des nostalgiques lui donnent ici de nouvelles couleurs. C’est ça aussi les autonomistes et indépendantistes martiniquais, censés combattre "en bouche" le racisme mais qui ne supportent pas leurs "frères" haïtiens sauf pour faire gagner leurs équipes de foot ou les exploiter dans les jobs qu’ils ne veulent plus faire. Et c’est ce qui autorise également certains Blancs à nous traiter de racistes. Comment voulez-vous qu’avec de tels comportements on puisse nous prendre au sérieux ?
Je crois intimement que les excuses étaient liées au mal que ladite chanson a fait à la famille du candidat. La référence au noir de cette chanson me semble concerner la robe d’avocat.
Par ailleurs, n’ayant que 10 ans à l’époque, je suis demandeur que l’auteur du commentaire nous explique où se trouve le racisme dans cette chanson ; peut-être la notion de racisme a évolué avec le temps et que ceux de ma génération ont manqué un épisode.
L’excuse a concerné l’image, qui était le résultat du détournement d’une affiche d’un film de l’époque. Le visage (noir) du candidat avait été mis à la place de celui du singe (noir) nommé K.... et le tout installé durablement en hauteur à la vue de la population. Le rapprochement voulu entre l’homme et l’animal et donné en pâture aux foyalais ne laissait pas de doute sur le but recherché. La chanson est venue à la suite et en complément de la caricature, a véritablement porté celui-ci et y a survécu. D’ailleurs cette chanson est encore jouée de temps en temps sur les ondes sans que personne ne s’en excuse. C’est le tout que la famille n’avait pas supporté. La "robe noire" a été un élément d’identification supplémentaire utilisé dans la chanson. Elle ne pouvait pas atténuer la portée raciste de celle-ci.