Dernière minute :
Le Salon du Lycéen a ouvert ses portes en Martinique, inauguré par le Recteur et la 1ère vice-présidente de Région *** Duvalier inculpé pour "corruption et détournement de fonds et laissé libre ***

Collectivité unique et pouvoir local fort

Partager sur Facebook

Tweet
Publié le 06/02/2011

* Par Pierre-Jean Patron *

Depuis quelques années une bonne partie de la classe politique Martiniquaise a mis en avant la nécessité d’un pouvoir local fort. Pouvoir fort qui est représenté comme le moyen pouvant nous faire aboutir à la "dignité", au développement, à la souveraineté. En quelque sorte ce serait un chemin, sinon la voie royale de la libération nationale pudiquement rebaptisée "responsabilisation", "conscientisation" ou "processus de responsabilisation".

Ce processus de "libération de notre Nation" ou de "conquête de la souveraineté" est d’autant plus progressif, lent, long, détourné en un mot d’une hypocrisie et d’un total cynisme qu’il se place dans un contexte où la population concernée y est totalement hostile. Tout le problème pour les nationalistes est alors de contourner cette hostilité, car il est clair que si ce pays se prononçait, sous quelque forme que ce soit, pour une quelconque indépendance elle l’aurait dans l’immédiat. Il n’est même pas sûr d’ailleurs que ce à quoi aspirent nos nationalistes, ne soit beaucoup plus une sorte de protectorat (autonomie pour la nation martiniquaise) où ils auraient le pouvoir absolu si désiré et les subsides indispensables (des crédits de réparation ? Sous la forme de votes de lois de finances réparatrices par l’assemblée nationale ou mieux encore une garantie constitutionnelle ?) Que l’indépendance en bonne et due forme.

Ce rejet populaire quasi général (80 % de non le 10 janvier 2010) nécessite donc pour tous les nationalistes de ce pays, à quelque niveau de nationalisme qu’ils se placent, à s’adonner à ce qui consiste pour certains à : Faire la politique. A savoir employer tous les mensonges, les ruses, les trahisons, les fausses promesses, pour tromper la population sur les réels objectifs poursuivis. En un mot appliquer la stratégie des petits pas, consistant à faire avaler un mensonge après l’autre et à se saisir de toutes les opportunités, mêmes les plus ténues, pour étendre et assoir son pouvoir. Tout cela, bien entendu, ne redore pas le blason de la politique et ne la fait paraître que comme un exercice incontournable, mais peu ragoutant, aux yeux de la majorité de nos concitoyens.

Malheureusement, c’est exactement cette façon de faire qui s’est passé pour la dite collectivité unique. En effet seules des questions d’efficacité, de cohérence décisionnelle, de simplicité, de rapidité en un mot des questions de techniques administratives ont été agitées aux yeux de la population, alors qu’on voit actuellement que c’est tout le programme politique du 74 et en particulier la création d’un gouvernement local, disposant d’un parfait verrouillage électoral qui est repris comme soubassement de cette collectivité unique. Et en matière de création d’un pouvoir fort ou même très fort, isolé de la population et de tout mouvement de contestation, il serait difficile de faire mieux.

Ce pouvoir local fort résulterait donc outre son mensonge fondateur, d’une part, de la fabrication artificielle d’institutions qui nous faisant sortir du droit commun d’un Etat de droit, supprimeront tout contre pouvoir et feront la part belle à une majorité composée d’élus soumis dépendant de la seule faveur d’un leader fondamental. Et d’autre part, de cette idée de laquelle se prévalent presque tous les pouvoirs dits fort du monde selon laquelle la démocratie, luxe occidental, est un régime inefficace pour le développement et qu’un pouvoir hyper concentré y est préférable. Ajoutons enfin que le "coup de main" initiateur du Président a été décisif et déterminant.

Ainsi, à l’heure où bien des peuples veulent se débarrasser de leur pouvoir fort, paradoxalement nous martiniquais, nous nous échinerions à mettre en place tous les éléments d’un pouvoir autoritariste ? A l’instar des grenouilles qui demandent un roi. Nous voudrions paraît-il, un de ces PERES DE LA NATION, dont il est finalement si difficile de se débarrasser.

Bien entendu il faut comparer ce qui est comparable. La question ne se pose pas de l’instauration d’un régime dictatorial. Du moins cela reste encore largement du domaine du fantasme de tous ceux qui rêvent de l’Etat martiniquais (c’est-à-dire, eux-mêmes) gouvernant la Nation Martiniquaise. Ceux là, pas trop foubin, se contentent largement d’une gesticulation fantasmagorique à base de carte d’identité martiniquaise, de drapeaux sortis de leur imaginaire et de marches pas trop fatigantes, qui ne met pas en danger le mandat électoral français bien réel pour lequel ils se battent bec et ongles et les indemnités qui vont avec. Dans ces conditions leur PERE DE LA NATION est du domaine de la plaisanterie et à plus le statut de la posture que celui de père de quoi que ce soit. Ce n’est donc pas dans cette affaire, la liberté qu’on assassine, c’est pourtant déjà quelques grands principes qu’on abime. En particulier la volonté et les intérêts populaires.

Alors ce pouvoir local fort, serait donc fort envers qui ou quoi précisément ? L’Etat français ? Celui-ci à d’autres chats qui le fouettent. Les multinationales qui étranglent le monde ? Le budget d’un seul de leur service dépasse de loin celui de la future collectivité. Fort sur notre économie ? Dans notre monde mondialisé la marge de manœuvre sera au-dessous de zéro.

Ce Pouvoir ne sera donc manifestement fort envers quiconque, sinon au moins sur les martiniquais. L’absence de tout contre pouvoir, la fragilité de notre société civile pour ne pas dire son inexistence, la dépendance du plus grand nombre envers la puissance publique, tout cela concourt à la création d’un pouvoir de caciques indécrochables se disant, du haut de leur tour d’ivoire, investis on ne sait de quelle mission prométhéenne.

Et à moins qu’on ne confonde PEUPLE et CLIENTELE, ce qui arrive malheureusement trop souvent, on ne voit pas comment un tel pouvoir, garantie à vie, (personne ne parle évidement de cumul du nombre de mandats ou de cumul d’un mandat dans le temps), éloignée de la population, perdue dans les hauteurs idéologiques du nationalisme, ne se contentera pas de simples ravalements ou de petits arrangements clientélistes.

Ce qu’on peut fondamentalement reprocher à ce régime qu’on nous propose, c’est qu’il ne sera en réalité qu’un régime de perte de temps. Il ne pourra pas mettre en œuvre une politique populaire claire, ferme, un programme d’actions déterminées, mais se perdra dans des batailles d’égos, des volontés de pouvoir, des présupposés idéologiques, une absence de pragmatisme. Au contraire de ces lendemains qui chantent qu’on nous promet, ce pouvoir autoritariste, animé par sa propre logique ou la réalisation d’obscures stratégies, ne pourra que faire perdurer et aggraver cette situation d’immobilisme économique et social que nous connaissons et nous installer durablement dans un régime attentatoire à la vie démocratique. Ceci du fait de plusieurs illégitimités qui le frappent sur ses fonds baptismaux.

Relevons parmi toutes ces illégitimités celles qui paraissent être les plus importantes et que nous avons évoquées.

Le manque de soutien massif de la population martiniquaise pour une réforme massive qui de plus dans les conditions d’impréparation où elle s’annonce risque de n’être qu’un vaste chambardement. (Notons que la population n’a voté en effet qu’à 33 % le 24 janvier alors qu’elle a massivement participé au vote du 10 janvier et clairement pris position contre le 74).

Le hiatus complet entre la classe politique et la population martiniquaise. Une grande partie de cette classe politique ne voulant que défendre ses propres intérêts ou savoir comment revenir au pouvoir.

La transformation pure et simple du 73 en 74

La création d’un ersatz de gouvernement, les six membres prévus, ayant un statut virtuel de ministre.

La suppression officielle, excepté les députés, de toute élection strictement uninominale et directe dans le paysage politique martiniquais. La conséquence étant que les scrutins de liste prévus deviennent, comme celui de maire ou de la région, des scrutins uninominaux déguisés en scrutin de liste.

En réalité, c’est depuis le 24 janvier à une véritable farce auquel nous sommes conviés. La comédie d’un jeu institutionnel très médiatisé auquel se livre depuis bien trop longtemps une classe politique sourde aux véritables revendications populaires. On voit ainsi, les chantres de "l’évolution institutionnelle", hier, ardents promoteurs du 74 devenir en une nuit les thuriféraires du 73, certains qui ont défendu le 73 vouloir en aller jusqu’au bout, quitte à franchir subrepticement la frontière du 74.

Mais, dans "le 18 brumaire de Louis Bonaparte" Karl Marx disait : Les événements historiques se vivent deux fois, la première sous forme de tragédie, la deuxième sous forme de farce. Mais, et c’est là peut-être la preuve de notre sagesse. Nous avons, nous martiniquais, choisis de vivre d’abord la farce, il nous reste à ne jamais connaître la tragédie.

Le 4 février 2011

*Pierre-Jean Patron est militant socialiste.

Cliquez ici pour lire les 19 commentaires

  • Collectivité unique et pouvoir local fort 6 février 10:36, par Nicolas

    A ce rytme là, on ne fait rien...
    Pourquoi ces "madame soleil", ne se sont pas réveillées plus tôt pour éclairer le peuple ? On ne dit rien et une fois que tout est en marche, on veut l’arrêter.
    Qui a dit que c’était la panacé ? C’est vrai que le peuple n’a pas voté à 100%. La faute à qui ?Il serait temps que lui aussi commence à s’interesser à son pays. Déjà s’informer. Pas seulement attendre qu’on lui donne des informations qui ne pourront être que les arguments d’un seul clan...
    La population, elle aussi ne pourra être bien informer que lorsque certains partis prendront conscience de leurs missions, leur devoir envers la population : devoir d’informer, d’éduquer (politiquement), sans tergiversation, sans mensonge. En effet, les mensonges les plus tordus parfois sont ceux que souvent nous prenons pour "argent comptant".
    La dignité de l’homme, qu’il soit politique ou citoyen tout court, ne doit souffrir d’aucune contestation.
    Il en est de même lorsque un élu politique veuille reprendre ou continuer le travail d’ un adversaire ; il ne doit pas oublier de le citer (en exemple)...
    Ne pas croire que c’est lui qui détient la vérité. Croire que tout ce qu’il fait est bon et ce que font les autres, cela ne compte, ce n’est pas bon...
    Pou revenir au 18 brumaire et la citation de Karl MARX, ne faisons pas peur. C’était une autre époque !
    Je reste persuadé que le peuple cette fois ci ne se laissera pas avoir. Je fais confiance à ce peuple comme je fais confiance à nos élus pour démontrer la pleine capacité de leur compétence, leur intégrité et leur sagesse. Et vous verrez que les plus réfractaires (minoritaires) seront forcés de rentrer dans les rangs. A nous Martiniquais( Elus et citoyens) de relever le défi.

    Répondre à ce message

  • Collectivité unique et pouvoir local fort 6 février 11:31, par Obéro

    Au départ, il y a eu la confusion entretenue, par ignorance, le plus souvent par calcul, entre deux options différentes du 73 : "Assemblée Unique" et "Collectivité unique". La question soumise aux électeurs le 24 janvier 2010 y baigne ; les débats aussi, particulièrement les prises de position des tenants de la troisième voie. Cette ambiguïté maintenue entre "Assemblée Unique" et "Collectivité Unique" est encore présente dans le dernier texte de M.DELEPINE sur ce site. La confusion s’est trouvée très tôt renforcée par les positions "contre nature"de certains partis politiques. Une des explications de fond de cet embrouillement c’est la propagation depuis quelques années, notamment parmi les nouvelles générations impatientes d’accéder au pouvoir, d’une conception utilitaire de la démocratie. Nous qualifions d’utilitarisme une des pires perversions actuelles du système démocratique. Elle consiste à le suborner ou plutôt à le soumettre à ses intérêts de parti. C’est ce qui explique le refus obstiné des nombreux croisés de la Démocratie de poser globalement le problème des « gardes fous démocratiques » contre les tentations autocratiques que certains disent avec raison craindre. Avec raison parce que la Démocratie telle qu’elle fonctionne aujourd’hui peut s’accommoder de certaines dérives autocratiques. C’est dire que pour l’utilitariste là où un dysfonctionnement ou une aberration démocratique arrange, on se garde bien de le remettre en cause. C’est pour cela qu’on a rayé, tous partis confondus, de l’ordre du jour des discussions sur la Collectivité Unique trois des gardes fous, pourtant les plus efficaces, contre les dérives autocratiques que soi-disant on veut prévenir : 1/la « déprofessionnalisation » de la politique par la limitation des mandats, en extension (un homme=un mandat), et, en succession (un homme = pas plus de deux mandats successifs) ; 2/ la présentation publique détaillée, avant le scrutin, du patrimoine des principaux responsables politiques candidats à la présidences de la collectivité unique ; 3/un dispositif renforcé et complété pour une participation réelle et efficiente des citoyens qui nous sorte de la "mise en scène et en spectacle" de participation.

    Répondre à ce message

  • "Mensonge fondateur" de la Collectivité unique 6 février 12:18, par quès aco ?

    Tout est bon dans ce long texte de PJ Patron. Il rappelle celui d’Edouard de Lépine, en moins partisan, bien qu’il avoue son appartenance politique. Retenons deux paragraphes qui donnent la dimension de l’entourloupe institutionnelle :

    PJ Patron  : « Tout le problème pour les nationalistes est alors de contourner cette hostilité de la population contre le « processus de "libération de notre Nation" ou de "conquête de la souveraineté ».

    Commentaire : D’où le « mensonge fondateur » qui consiste à ignorer le vote du 10 janvier 2010, à regarder celui du 24 janvier comme l’expression de la volonté des martiniquais d’effacer ce vote du 10 janvier et d’en revenir au contenu du projet de l’article 74, qu’ils ont rejeté à 80%.

    PJ Patron  : « En effet seules des questions d’efficacité, de cohérence décisionnelle, de simplicité, de rapidité en un mot des questions de techniques administratives ont été agitées aux yeux de la population… ».

    Commentaire : Que des motifs techniques ! Rien concernant les véritables objectifs faits de nationalisme, de souveraineté, de refus du drapeau français …, rien du « nous-ne sommes-pas-français » chanté sur tous les airs par les indépendantistes et autonomistes. Ceux-ci poussent le vice jusqu’à assurer la population, comme pour s’en recommander, de la protection du "pouvoir régalien" (qu’ils honnissent), alors que celui-ci n’est plus guère aujourd’hui qu’un tigre de papier. Ainsi ils poussent même la coquetterie à dénoncer l’augmentation prochaine du pouvoir du préfet, sachant parfaitement que ce pouvoir n’est que formel. Cela ressemble plutôt à un message hypocrite adressé aux martiniquais : « vous voyez, on augmente ENCORE les pouvoirs du préfet ».

    Questions : Edouard de Lépine exagère à peine en évoquant une décision gouvernementale de type pouvoirs de Vichy. Qui ne voit que la volonté populaire est en train d’être bafouée au plus haut niveau de la République ? L’Etat républicain pourra-t-il jusqu’au bout prêter la main à des subterfuges aussi grossiers pour aider les nationalistes martiniquais à satisfaire leurs ambitions séparatistes en violation de la volonté populaire ?

    Répondre à ce message

  • Je suis totalement d’accord avec ce patron. Y en a marre des politiques martiniquais qui racontent n’importe quoi pour être élus ! Où sont les cinq mille emplois que devait créer Serge Letchimy ? Je suis au chômage malgré mon bac+3, je n’ai plus d’indemnités, ça fait trois mois que je n’ai pas payé mon loyer et si je ne trouve pas rapidement quelqu’un qui voudra bien me loger, je serai à la rue. J’ai cru en Letchimy et je me retrouve à la rue. Je ne dis pas merci au "Père de nation".

    Répondre à ce message

  • Collectivité unique et pouvoir local fort 6 février 16:06, par ric972

    Je tiens à féliciter ce militant socialiste pour son analyse et je déplore, par la même, le total manque de discernement de notre pseudo-droite locale.
    Pour ma part, je ferai mienne, - en la paraphrasant-, la devise de la province du Quebec "Je me souviens, que né sous sous le le blason aux quatre trigonocéphales,je croîs sous le chêne"

    Répondre à ce message

  • Je parie que vous n’avez rien a dire au sujet de l’ oligarchie d’anciens esclavagistes qui détient 90% du commerce agro-alimentaire et plus de 50% des terres cultivables ici. Mais vous citez le 18 brumaire de Louis Bonaparte de Marx.

    Répondre à ce message

    • Collectivité unique et pouvoir local fort 6 février 18:30, par MEMSHINHE

      Bien Binet, c’est mieux qu"avant, je vois que vous avez suivi mes conseils de prudence, c’est très facile en fait de remonter une adresse IP.

      Répondre à ce message

    • Collectivité unique et pouvoir local fort 7 février 18:46, par hoazin

      Le fana de la gachette : 90%, 50% !..
      Vos seules réponses, comme dans la parodie des Inconnus concernant un jeu Tv avec la seule réponse d’un brillant candidat à toutes les questions posées : "Stéphanie de Monaco !". Brillant.

      Répondre à ce message

      • Salut, merci de répondre a mon poste.
        La folie d’une Independence n’importe quoi est encouragé par le fait que les martiniquais se sentent des péons face a l’oligarchie qui possède autant. Que vous le voyez de gauche ou de droite, il y a un déséquilibre primaire dans le pays. C’est ce que je voudrais faire passer. Je ne m’exprime pas aussi bien que vous, mais l’idée est la. Avec cette oligarchie, subventionné en plus par l’assistanat, cette une épée de Damoclès que nous avons sur la tête de notre avenir. Nous sommes bloqués à ce statu quo que les apprentis démagogues exploitent avec leur histoire d’indépendance petit bonheur la chance. Vous ne pouvez pas dire que nous nous développons. Merci

        Répondre à ce message

        • Collectivité unique et pouvoir local fort 8 février 15:36, par hoazin

          Et bien merde alors ! Merde et remerde !

          Si la Martinique ne s’est pas développé, alors il faut vraiment être bouché ou malhonnête.
          Certes il n’y a pas de pays parfait, mais tout mettre sur le dos d’un statut est un raccourci trop facile. Une obsession maladive. Dégueulasse. Révoltant.
          Pour affirmer de telles choses il faut ne pas connaître ce qui se passe dans le monde, la réalité de pays riches (USA, Japon, Italie, Grèce) ou on est très en retard par rapport à notre (putain ?) de système Français qui est bien plus avancé en matière sociale, médical ou éducationnel (Sécurité sociale, CMU, école gratuite, Assedic, études universitaires pas chères,congés payés administration, retraites etc..) et celui de pays pauvres auxquels ressembleraient soit disant la Martinique...ou il n’y a rien, sinon de la misère et qu’une seule obsession : fuir pour aller ailleurs...comme chez nous.
          Il faut aller voir ce que c’est qu’un pays non développé avant de pouvoir comparer. Sinon, grâce à internet informer vous, lisez, voyez les critères économiques, ce que signifie le mal développement, l’état de non droit, la dictature, la corruption, la souffrance humaine liée à l’exploitation, les salaires de misère, la censure, la prostitution infantile, le travail des gamins de 10 ans etc..
          Pourtant l’actualité est brulante concernant la détresse de tant de peuple : Egypte, Tunisie, Birmanie, Haiti, Soudan, Tibet, Amérique latine etc..

          Ce qui est le plus choquant, c’est l’oubli de ce que fût la Martinique il y a à peine 60 ans : un annuaire téléphonique de 20 pages-sans pub), l’inexistence de sanitaires presque partout ( Es ou ka songé camion Tinettes té ka passé Fod Fwans bô lé 3 h), pas de sécurité sociale, des salaires de misères ( voir les anciennes fiches de paye), des marchandes de légumes descendant du gros morne ou d’ailleurs, à pieds dés 1 heure du matin pour vendre quelques légumes sur le marché à partirde 5 heures, du pétrole pour s’éclairer pour une seule lampe, du charbon pour faire la cuisine, des cases 3 planches 2 feuilles tôles, le paludisme, quelques 2 ou 3 robinets collectifs en guise d’eau courante dans nombres de quartiers.
          J’ai vu l’évolution extraordinaire de mon pays, ancien pays du tiers monde devenu en quelques décennies un pays ou on est loin d’être dans la merde.

          Et surtout, humblement, respectueusement, j’ai beaucoup parlé avec des vieux (Gran moune), d’anciens ouvriers, d’anciens cultivateurs isolés, d’anciens travailleurs des habitations, d’anciens fonctionnaires, écouté leurs histoires de misère passée ,et ma foi, je reste humble et je remercie le créateur ne n’avoir pas vécu en cette Martinique...oubliée ? Respect pour la misère passée auprès de laquelle nos tracas actuels d’enfants gâtés sont du pipi de chat.

          Répondre à ce message

        • Collectivité unique et pouvoir local fort 8 février 17:16, par ich payi

          Et vous croyez que c’est en priant que nous allons nous défaire de l’oligarchie. Un deus ex machina va s’appointer pour faire la redistribution des biens esclavo-acquis. Votre formule est pour la moindre … bizarre. Vous devriez vous rendre sur la Place Tahrir au Caire pour leur proposer votre formule. Ils ont besoins de divertissements la bas.

          Répondre à ce message

  • Collectivité unique et pouvoir local fort 6 février 18:45, par MEMSHINHE

    Nicolas,

    Pourquoi ces "madame soleil", ne se sont pas réveillées plus tôt pour éclairer le peuple ? On ne dit rien et une fois que tout est en marche, on veut l’arrêter.

    N’allez surtout pas raconter cela à un certain :

    Joseph VIRASSAMY !

    Ni à Charles RANO !

    Ni à Yves Léopold MONTHIEUX !

    Et j’en oublie d’autres qui se reconnaitront. Certains y ont laissé leur santé, mais il n’avaient ni les moyens de propagande, ni de publicité des partisans du oui le 24 janvier, il n’y a pas eu égalité de chances, il n’y a pas eu de débat. Seuls les élus qui eux étaient favorables soit au 74 soit a la collectivité unique que certains ont allègrement confondu avec la notion d’Assemblée Unique.

    C’est l’objet des démarches que Mr Joseph VIRASSAMY tente par ses seuls moyens de simple citoyen de démontrer au Conseil Constitutionnel, qui lui a déja rendu justice sur unpremier point, il faut soutenir son action.

    Répondre à ce message

    • Collectivité unique et pouvoir local fort 7 février 19:09, par hoazin

      Vous avez raison.

      Mais que faire face à un troupeau de moutons guidés par des loups déguisés en braves bergers ? Rien !
      Le plus grave, c’est que les dirigeants de la "puissance coloniale", comme disent les loups, sont de mèche avec les faux bergers ; mais avec une autre idée : se débarasser des moutons ...et des loups .
      En fait il n’y a que des loups des deux côtés, en France et en Martinique, lesquels font le même boulot, main dans la main, mais chacun selon leur intérêt..national, avec in fine un magistral cocufiage des moutons qui ne voient rien venir.
      Il est trop tard, et rien ne pourra plus arrêter le train des arnaqueurs .Il démarre dans la gare collectivité unique, fera une halte à celle de l’autonomie, pour s’arrêter définitivement dans celle de l’indépendance.

      Répondre à ce message

      • Collectivité unique, que faire ? 8 février 04:15, par Moïse

        Que faire ?

        Il faut dénoncer cette évidence, à savoir que le 24 janvier 2010, la population n’a pas donné son consentement pour la création d’une collectivité "se substituant à" la région et au département, selon les termes de la constitution, mais à la création d’une collectivité "exerçant les compétences" de la région et du département, donc d’une simplification administrative. Ce qui n’est pas du tout la même chose, puisque dans ce cas de figure, il s’agit effectivement d’une assemblée unique, et d’une assemblée unique uniquement. La population n’a pas autorisé le chef de l’Etat et ses complices locaux, a supprimer la représentativité de ses élus ainsi qu’il est prévu avec ce mode de scrutin prévu dans le projet de loi tel qu’il est présenté. Elle n’a pas non plus demandé à être administrée par un pseudo gouvernement de pacotille tel que prévoit ce même projet de loi. Ce projet de loi ne correspond en rien à la demande de la population, bien au contraire, cette collectivité unique telle qu’elle est présentée correspond exactement à ce qu’elle a rejeté massivement le 10 janvier 2010, puisqu’il s’agit en fait d’un 74 déguisé en 73.

        Répondre à ce message

        • Moïse c’est ce que denonce Joseph Le vrai probleme qui se pose comme nos elus connaissent leurs poubvoir d’achat il s essaient par tous les moyens de se conserver Personne ne parle de vcreation d’emploi D’amelioration du cadre de vie des choses simples Rien Comment faire revenir des touristes ? Choses qui seraient de natures a accompagner notre cadre de vie afin de diminuer ce satane chomage ?

          Répondre à ce message

  • Collectivité unique et pouvoir local fort 8 février 09:11, par Camille line-théodore

    Camarades

    nous parlons au nom de monsieur Olivier GIGAULT. Premier président et fondateur du Parti Républicain Démocrate de France. Je tiens ici le rôle de rédactrice et secrétaire du parti. Porte-parole du bureau du parti et de monsieur Olivier GIGAULT.

    Nous rappelons que les intentions finales et à long terme de notre parti sont de promouvoir leur président, O. Gigault, à l’accesion au rang de président de la république.

    Ceci n’est pas une farce. Ni un calembourg.

    Il s’agit pour nous de réconcilier les générations nouvelles, futures et moins jeunes avec l’ensemble du territoire français, avec la totalité des acteurs politiques qui administrent notre territoire français et de démystifier - voire démythifier- la notion de droit positif, de constitution, de droit et de démocratie.

    Il s’est trop longtemps propagé l’idée que la France accapare les pouvoirs en métropole et que les martiniquais ou les guadeloupéens ou les guyanais.. en l’occurence, sont des régions de sous-produit, des régions française de seconde zone.

    Les responsables politiques qui ont la charge électorale de veiller à l’entretien ainsi qu’au respect des normes juridiques dans nos régions d’outre-mer ont manqué à ce devoir en stagnant volontairement à des postes intra-régionaux. Maires, conseillers généraux, conseillers régionaux. sauf ceux de sénateurs et députés dans l’héritage de Césaire.

    Nos jeunes sont donc convaincus que les seules capacités politiques d’un élu martiniquais est de s’occuper des affaires des petites régions comme la martinique ou la guadeloupe.

    Madame Taubira-delanon a commencé un travail extra-ordinaire en se présentant aux élections présidentielles de 2006. Et sous sa propre enseigne politique.

    C’est un bien. Cependant, elle s’est fourvoyée en revendiquant le droit des minorités de couleur. Ce qui a plus encore attiré l’attention sur l’identité misérabilisable des antillais en france.

    Le président de la république veut un projet national pour la france. Il ne profite pas des périodes d’élection afin de faire passer des messages en faveurs des uns plus que des autres. Il ne brandit pas le drapeau des personnes à part. Il demeure dans la globalité. Et dans le particulier.

    Sûrement allons-nous assister à une autre candidature d’antillais pour 2012. Attention au spectre d’Obama. On rique de nous fustiger de copieurs-plagieurs.

    Nous vous attendez pas à de la compassion ou à de la sympathie de la part des groupes et des formations existantes ou en lisse. Ce serait trop.

    VOUS COMPRENEZ QUE LES PROJETS DE RESPONSABILISATION D AUTONOMIE OU D INDEPENDANCE Pour la Martinique conviennent parfaitement à tout le monde : les socialistes, les partis de droite, d’extrême, du centre. Un adversaire en moins.

    ARRETEZ DE VOUS PRENDRE POUR DES NEGRES.

    Le problème de la représentativité devient moindre avec un président d’origine antillo-guyanaise.

    Camille Laune-Theodore

    Répondre à ce message

  • Je millite comme tanr d’autre au PSM J’ai l’impression que nous ne devons pas vivre la meme politique Le responsable de la fede elu et depute Ne nous a jamias appeler pour nous demander comment on souhaiterais voir devenir notre Martinique Tout se passe comme si il n’y avait que sa section ou il est elu et les autres n’existepas Faite une seule enquete de voisinage et vous verrez que personne ne lke connait ? Apres comment on fait bouillir la marmite ? Comment developper la creation Seuls des entreprises ayant pigons en france rafle les mareche s interressant Il n’ya opas là un probleme Tous ce qui rentre dsans nos assiette est importes ? Que nous reste il alors C’est celà que veut l petit peuple de quoi faire des fins de mois raisonablement Comment allez vous lutter contre ceux qui en 3heures trois quart gagne 4500€ au minimun alors que certains retraites n touche que 300€ Vous irez leurdemander de voter ?

    Répondre à ce message


modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

Faire une recherche

Soutenez-nous !

Vous pouvez soutenir Politiques Publiques en faisant un don via Paypal. C'est simple, rapide et sécurisé !

Retrouvez Politiques Publiques sur facebook

Liens

Come Online Agence de communication interactive Martinique