"Edouard Delépine a titré son article les « vainqueurs vaincus », mais il aurait aussi bien écrire les « vaincus vainqueurs », ou encore les « perdants-gagnants », sans qu’il soit besoin d’ajouter un point d’interrogation. Il suffit de voir comment les vaincus du 10 janvier pavoisent aujourd’hui pour ne pas avoir de doute sur le détournement de la victoire des martiniquais. Alfred Marie-Jeanne ? Content. Claude Lise ? Content. On a vu Daniel Marie-sainte mercredi soir sur M1 : content. Ecoutez le Modemas : content. Mais aussi le Palima : content. Ce sont très exactement ces leaders et ces partis politiques qui ont été désavoués le 10 janvier avec le rejet spectaculaire par les martiniquais du projet d’autonomie du congrès.
Confiant – Sarkozy : même combat ?
L’ampleur de la défaite conduit les déçus à toutes les colères et à toutes les outrances. On se souvient de cette image donnée au citoyen martiniquais : un « étron ». Ce mot choque jusque dans les rangs des perdants. Confiant – Sarkozy, même combat ? Nul ne peut croire que l’écrivain martiniquais a anticipé la façon dont les électeurs vont être traités et leur vote-plébiscite de 80%, passé par pertes et profits. Nicolas Sarkozy a compris le désarroi des vaincus et les rassure : « Pa otjupé zot, mwen ké ranjé sa ». Dès le lendemain des régionales, le chœur des satisfaits de leur lendemain de défaite s’enrichit d’un bonheur supplémentaire. Celui du PPM qui, dans un essai de rattrapage idéologique audacieux, se dit prêt à sauter la parenthèse de la 3ème voie et à solliciter sans tarder des transferts de compétences qu’offrait le projet rejeté. La mission est impossible : obstacle constitutionnel. Mais une posture de reconquête d’autonomistes en vagabondage du côté de chez Marie-Jeanne vaut bien un échouage sans risque sur un écueil juridique. Le club des « 74 » n’en est pas dupe, qui refuse d’ouvrir les bras à cet invité de dernière heure. Motif avancé : la volonté de respecter le vote des électeurs. Respect des électeurs, mon œil … Serge Letchimy content.
La guerre des « 2012 » et « 2014 » : de la poudre aux yeux !
Mais c’est la poursuite de la guerre ! Des broutilles, en réalité, au regard des véritables problèmes ! De la poudre aux yeux, l’arbre qui cache la forêt des vraies préoccupations. C’est la guerre des « 2014 » contre les « 2012 » : les cinquantenaires contre les septuagénaires ; la guerre des « 51 » contre les « 61 » élus, plus, dans les deux cas, 9 membres du gouvernement local, donc guerre des « 70 » contre les « 60 » ; les « pour » ou « contre » la tenue d’un congrès en octobre dernier ; les « pour » 15 jours contre les « pour » un mois et demi de délai pour obtenir l’avis des deux collectivités sur le projet ; les « pour » et les « contre » la majoration de 20% : les « contre » en avaient bénéficié pour 25% pendant 6 ans. Voilà les raisons essentielles de la guerre sans merci que se font les uns et les autres par-dessus la tête des électeurs. Des queues de cerises !
Réponses politiciennes pour questions fondamentales
En revanche, personne ne se soucie de savoir dans quel état le pays se sortira de ces compétitions de clans et de personnes où les citoyens sont invités à se taire. Nous assistons à la disparition du département qui aura constitué une étape essentielle et ineffaçable de l’histoire martiniquaise. La nouvelle étape est vouée à une portée historique sans doute de même grandeur. Or la plupart des hommes politiques font en tout premier lieu de ce tournant le moment privilégié de leurs querelles politiciennes. Et il ne vient pas à l’idée ni des journalistes ni des intellectuels ni des élus d’appeler le monde politique au recentrage sur l’essentiel d’un débat aussi fondamental pour le devenir de la Martinique. A aborder les vraies questions et apporter les réponses adéquates aux préoccupations des futurs orphelins du département.
Le conseil exécutif sera un véritable gouvernement local
Seul historien à s’exprimer, seul politicien de gauche à prendre la parole, seul intellectuel à s’indigner, comme nous y invite Stéphane Hessel dans son petit livre à succès « Indignez-vous », l’un des rares hommes avertis de ce pays à oser s’écarter de la pensée unique, Edouard Delépine décrit dans son article « Les vainqueurs vaincus » la situation politique de la Martinique telle qu’elle se déroule sous nos yeux. En effet, on ne peut pas compter sur les journalistes pour assurer une couverture égale en importance et en sérieux à ce moment grave de l’histoire. Au cours d’un récent débat radiophonique et télévisé un journaliste a même été quasiment pris de panique en entendant un intervenant utiliser les mots « gouvernement local » pour évoquer le conseil exécutif monocolore de 9 membres, distinct de l’assemblée dont il sera l’émanation. Non, non, nous ne sommes pas en Polynésie, dit-il. Aucun observateur sérieux et encore moins les journalistes ne devraient manifester le moindre doute : le conseil exécutif sera bel et bien un véritable gouvernement local dont les membres pourront simplement ne pas s’appeler « ministres ». Ou pas encore.
Le mot d’un militant de l’ « extrême base »
Certes, membre du bureau du PPM, bien mieux que militant de l’« extrême base », comme il le prétend malicieusement, Edouard de Lépine essaie de protéger « son » président. Il stigmatise comme lui le choix de 2012 ainsi que le délai accordé aux collectivités pour donner leur avis sur le projet. Cependant, même s’il rejette l’ensemble de la responsabilité du monstre institutionnel sur les seuls Claude Lise, Alfred Marie-Jeanne et Nicolas Sarkozy, lequel aurait, selon lui, « roulé [son président] dans la farine », le militant PPM a donné dans le strict minimum syndical.
Le jugement globalement négatif d’Edouard de Lépine
En réalité c’est tout le contenu du projet statutaire que semble condamner l’ancien maire du Robert. Le scrutin proportionnel, la suppression du vote uninominal, la suppression des cantons, la marginalisation des maires, la majoration de 20% accordée à la liste arrivée en tête, la seconde majoration de 9 membres (19%) du conseil exécutif, un exécutif monocolore désigné par les gagnants, la présence de deux présidents (de l’exécutif et du parlement), un véritable gouvernement local, l’absence de contre-pouvoirs : rien ne paraît trouver grâce à ses yeux. C’est contre tous ces éléments du « bouleversement institutionnel » annoncé, contre toutes ces entorses au droit commun de l’article 73 et contre toutes ces déviances inéluctables d’une procédure électorale de circonstance qu’Edouard de Lépine semble vouloir mettre en garde les martiniquais, dans son article publié ici même, et qu’il faut absolument lire : « Les vainqueurs vaincus ».
Je ne crois pas que l’on puisse parler de : ’vainqueurs vaincus ou perdants gagnants"
Le déroulement du processus de la mise en place de la collectivité unique suit le chemin escompté et attendu.
Le but est bien la fusion du consel général et conseil régional. Cette collectivité sera dotée des compétences que disposaient ces deux collectivités. Commencer déjà par ça est un bon début.
Quant au nombre d’élus ; je trouve que le nombre annoncé est trop élevé.
S’agissant de perdants-gagnants ou de vainqueurs-vaincus, c’est oublier un peu trop vite la genese de cette élection.
Le 24 janvier, à part quelques exceptions, tous les partis ont appelé à voter pour la collectivité unique. Opposer aujourd’hui 74 sistes aux 73 sistes, c’est attiser sciemment des polémiques qui n’ont plus lieu d’être. Sinon
quel est le rôle des 74sistes qui sont dans le groupe des 73sistes ? 74 ou 73 ? Il fallait faire un choix ; faire voter la population. Cela fut fait. Le peuple a choisi la collectivité unique avec comme cadre l’article 73.
C’est à cela que doivent s’atteler les élus. Est-ce un bon choix ? L’avenir le dira... Quant à la prime des 20% ; celà donne l’impression que nous ne nous faisons pas confiance. Nous imaginons des scènes de défiance avant même d’avoir commencé le travail.Nous ne savons pas encore la date de mise en place de cette collectivité. Pourquoi avoir appelé la population à un vote si rapide si l’on doit attendre pour la mise en place ? (...)
Edouard Delépine, ce pro béké n’a rien apporté de bien pour la martinique. Après le coulage des comptes communaux du Robert, le désastre de la semair avec l’aide du ppm.
Passé de l’extrème gauche révolutionnaire c’est à dire sans passer par les urnes ou élections à l’extrème droite, il faut vraiment avoir un problème.
Sur la prime des 20 ou 25 %, j’ai toujours entendu Alfred Marie Jeanne dire qu’il était contre et il agit contre pendant son mandat de président de région.
Sur le reste, il y a un peu de vrai, les opposants au 74 ou 73istes sont nés et ont pris force en surfant sur la vague populaire en faisant peur et en vue des élections régionales ; c’est tout. CL et AFM auraient proposés uniquement l’assemblée unique, ils auraient été contre ou auraient proposés le 74. Voici la réalité de la Martinique.
Pourquoi attendre aussi longtemps une mise en place après un premier vote en 2003 puis un autre positif en 2010. Tout le monde était d’accord pour dire qu’il s’agirait d’une simplification administrative et qu’il fallait pas attendre la réforme nationale de 2014. Nous avons déjà perdu un an.
Art73 : La création par la loi d’une collectivité “se substituant à” un département et une région d’outre-mer ou l’institution d’une assemblée délibérante unique pour ces deux collectivités ne peut intervenir sans qu’ait été recueilli, "selon les formes prévues" au second alinéa de l’article 72-4, le consentement des électeurs inscrits dans le ressort de ces collectivités
Question du 24 janvier : Approuvez-vous la création en Martinique d’une collectivité unique “exerçant les compétences” dévolues au département et à la région tout en demeurant régie par l’article 73 de la Constitution ?
collectivité “se substituant à” un département et une région = collectivité unique
collectivité “exerçant les compétences” dévolues au département et à la région = assemblée unique
Question : La population a-t-elle été consultée le 24 janvier sur la création d’une "collectivité unique" ou sur celle d’une assemblée unique selon les formes prévues par la constitution ?
Constitutionnellement la création d’une loi suite à une consultation référendaire ne peut se faire que dans le cadre strict de la question posée, celle-ci (la question)ne pouvant donner lieu à interprétation.
Question 1°) Le projet de loi de collectivité unique tel qu’il est présenté correspond-t-il à l’article 74 définissant la “spécialité législative” ?
Question 2°) L’article 73 de la constitution se distingue-t-il de l’article 74 concernant la “spécialité législative” ?
Question 3°) Le 10 janvier 2010 la population de la Martinique a-t-elle rejetée d’être administrée au titre de l’article 74 définissant la “spécialité législative ?
Question 4°) Le 24 janvier 2010 la population a-t-elle acceptée d’être administrée par une collectivité “exerçant les compétences” de la région et du département dans le cadre de l’article 73 ?
Question 5°) Le 24 janvier 2010 la population a-t-elle acceptée d’être administrée par une collectivité “se substituant” à la région et au département ?
Question complémentaire répondez par un court commentaire, le président de la république et les élus ont-ils pris les martiniquais pour des cons ?
...le titre de ce fil, et même de l’article de Delépine, aurait du être "a malin, malin et demi"..
En effet, si tel est pris qui croyait prendre, ce sont bien les vendeurs d’angoisse du PPM, qui après une campagne axée uniquement sur le besoin de surconsommation des Martiniquais ("attention, responsabilité locale = indépendance, et indépendance = un caddie moins rempli...") pensait avoir enterré Marie-Jeanne , Lise et tous les autres.
Il suffisait de faire le gros dos, pensait-on au parti de Trénelle, attendre quelques mois la retraite bien méritée des 2 dinosaures, pour que l’Héritier surgisse tel Zorro et ramasse la mise de la "responsabilité locale", celle là même qu’il a contribué (sans doute durablement) à renvoyer aux calendes grecques
Manque de chance, leurs petits calculs politiciens leur reviennent aujourd’hui en pleine figure, et on peut s’étonner (ou se moquer, c’est selon..) de ces "intellectuels" qui découvrent, un peu tard, que Sarko les a roulé dans la farine.
Se rendre compte aujourd’hui seulement que le locataire de l’Elysée n’a "rien à cirer" de nos problèmes, c’est faire preuve de bien peu de clairvoyance. Nicolas S. est en campagne électorale, et tout le reste est anecdotique.
Alors voir aujourd’hui MM. delépine ou Monthieux en appeler à la Presse, aux intellectuels, aux élus de tous bords afin de sortir la Martinique du trou dans lequel ils l’ont enfoncée, serait presque comique si ce n’était si tragique.
Faut-il souligner que ce sont les mêmes qui se faisaient fort d’obtenir une modification de la Constitution Française (nécessitant l’approbation de l’Assemblée et du Sénat, rien que ça....)sur mesure pour la Martinique, qui se sont révélés incapables de convaincre "leur" président (en effet, ce n’est pas Lise qui s’appelle "Serge...", pour citer Nicolas S....) du bien fondé de leur calendrier ?
Alors, vouloir faire porter la responsabilité de la situation actuelle à AMJ ou Lise, c’est intellectuellement osé, pour ne pas dire malhonnête.
Lorsqu’on bluffe au poker, il faut être sûr que l’adversaire ne va pas demander à voir. A l’évidence, Nicolas S. maîtrise ce jeu mieux que nos grands stratèges du PPM.....
Funkster 4, il serait souhaitable que tu restes sur ton site de prédilection,je veux parler de B.M.J,où tu as l’habitude de faire la pluie et le beau temps.Ici ,c’est du sérieux,du rationnel,la vraie démocratie participative et non l’invective et l’injure qui sont l’apanage de tes compères et de toi même.
Tu sais très bien de quoi je parle ! sans rancune.
Tous ces propos ne sont que balivernes et n’ont aucun intérêt.La vérité c’est que nous ne maîtrisons rien du tout et surtout qu’à l’heure actuelle Sarko s’en fout Qui sera président, il s’en contre fout éperduement de nos petites disputes.Qui aura le pouvoir, il s’en fout !Nous avons dit souvent que la France est un pays colonial et qu’elle l’est indécrotablement ; tant pis pour ceux que ce terme blesse ; tant mieux pour ceux qui pensent que c’est un terme du siècle dernier. ESSAYONS DE CONNAÏTRE D’ABORD CEUX QUI NOUS DIRIGENT ;Ceux qui ne sont pas sourds et aveugles nous leur demandons de se pencher sur deux évènements : le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar et la départementalisation de Mayotte.
En ce qui concerne le discours de Dakar, nous n’allons pas épiloguer là-dessus ; comme nous sommes en majorité lettrés, nous renvoyons chacun à l’œuvre du philosophe raciste Hegel pour qui les noirs sont des sous-hommes ; le discours de Sarko est un copier-coller des arguments de Hegel. Pour ce qui est de Mayotte qui a été détourné de son destin normal, par l’action complice de notre compatriote Jean-Baptiste, pur produit d’un ENA qui a produit tant de cadres réactionnaires, vantant les mérites de la colonisation et colonialistes, nous rappelons que l’ONU dans 25 résolutions a demandé à la France de ne pas commettre un tel acte de départementalisation d’un territoire qui culturellement et territorialement fait partie de l’archipel des Comores ; sachez aussi que 53 pays africains au sein de l’Union africaine ont fait la même recommandation à la France. Malheureusement aucun d’eux ne possédant l’arme de dissuasion nucléaire, le gouvernement français n’en a eu cure.
Donc compte tenu de ces explications, comment ne pas décrypter les intentions réelles de l’Etat français au lieu de nous étendre en commentaires sur un non-évènement qu’est la gouvernance d’une Collectivité unique. Un adage dit que quand un âne braie, on lui donne du foin pour ses délices, en l’occurrence le foin de la Nouvelle Collectivité dont le pouvoir se fout et se contre fout. Essayons de voir la face cachée de l’attrape nigaud : les problèmes de la France vis-à-vis de nous étaient les suivants :
répondre à l’injonction de l’ONU pour lequel la fin de l’année 2OOO devait marquer la fin de la colonisation
répondre à la charte de l’autonomie locale de l’Europe promulguée par l’Europe depuis 1985
annihiler les aspirations nationalistes des peuples des Antilles-Guyane
Chirac a commencé le boulot par sa ministre de l’outre-mer Girardin : elle a enlevé les Antilles de la sphère d’observation de l’ONU en rajoutant l’alinéa 3 à l’article 72 ; Elle a essayé de faire entériner la disparition de sa Nature de Peuple par la population en proposant le choix aléatoire de 2003. En effet que la réponse fut non ou oui, c’était pour la France du pareil au même car le seul fait de voter était entériner l’alinéa3
Sarko a habilement fini le boulot : la population ayant reconnu par le vote de 2003 son inexistence en tant que peuple, il a créé chez nous un chantier pour tester sa réforme territoriale en France en proposant le 73 tout en proposant le montage néocolonial du 74, pour désamorcer les velléités nationalistes, fausse autonomie dans laquelle les patriotes ont failli se faire piéger.
Vous voyez que les préoccupations de l’Etat français sont loin de se superposer aux nôtres. Alors arrêtons d’ergoter sur le mode de scrutin, le fait qu’un seul camp accaparera le pouvoir etc. Le problème n’est pas là. La collectivité unique correspond à une simplification administrative, à une évolution institutionnelle nécessaire. Nous amusons la galerie avec nos disputes terre à terre ; il n’y a aucun danger qu’un seul clan ait le pouvoir ; au dessus il y a l’œil du pouvoir, le préfet qui veille. Le problème est de se rendre compte que ce pouvoir est sous liberté surveillée et qu’il faut que le peuple sache que l’amélioration ne sera que partielle ; il faudra poursuivre par une évolution statutaire qui n’a toujours pas eu lieu pour avoir des pouvoirs exprimant notre citoyenneté martiniquaise en tenant compte de nos spécificités ; Il faut être clair, nous sommes un peuple négro caribéen comme tous les peuples de la Caraïbes et nous avons trois citoyennetés : la citoyenneté française qui est notre nationalité, la citoyenneté européenne qui découle de la précédente et la citoyenneté martiniquaise qui ne s’est pas encore exprimée.Voilà notre vrai problème.Nous l’avons cerné, c’est cela que nous devons résoudre.Nous aurons encore le défilé des candidats à la présidentielle ; ils nous raconteront tous des bobards qui leur apporteraient des voix ; ils trouveront toujours des béni oui oui sur place pour relayer leurs divagations ; mais sachez que nos problèmes, ils s’en foutent éperdument ; c’est à nous de savoir ce que nous voulons et ce que nous devons faire.
Ne tombonspas non plus dans le piège du Tout monde et de la créolité ; ce sont des théories encouragées par le colonialisme français car il sape toute elan de libération nationale en nous faisant embrasser l’universalité alors que nous gardons les deux pieds dans l’agadou.Nous ne faisons pas injure à feu Glissant ; mais nous gardons en tête la mise en garde de Fanon sur la conséquence de la stérilité d’une lutte de libération nationale.Restons veillatif pour défendre notre territoire avant la Terre !