Desi Bouterse, nouvel homme fort du Surinam ?
Une semaine après les élections au Surinam, les tractations politiques révèlent qu’une majorité aux deux tiers se profile autour de la Mega-Combinatie, qui a remporté 23 des 51 sièges que compte l’Assemblée nationale. Cette coalition portée par le Nationale Democratische Partij (NDP) de Desi Bouterse a du mettre les bouchées double afin de sortir une majorité suffisante pour élire le président de la République du Surinam, soit 34 sièges.
L’ancien homme fort du pays, Desi Bouterse, suspecté d’être impliqué dans l’assassinat de quinze opposants au régime militaire en 1982 et également sous le coup d’un mandat d’arrêt international lancé par Interpol, s’il était élu, bénéficierait d’une immunité des chefs d’Etat en exercice. Les Pays-Bas, à l’origine de ce mandat, ont fait savoir qu’ils respecteraint le choix des électeurs surinamiens, mais qu’ils n’oublient pas le passé et que si Desi Bouterse venait à être élu chef d’État, il ne serait pas invité au cours de son mandat.
L’Assemblée nationale doit se réunir avant le 25 juin afin d’élire ses représentants. Les députés auront ensuite quinze jours pour choisir le président et le vice-président.


