Impôt sur le revenu : Les réductions DOM menacées
TweetLe débat au Sénat autour de la loi de finances pour 2011 s’achève ce mardi 7 décembre. Comme chaque année, le parlement s’intéresse à l’Outremer à cette occasion, notamment pour remettre en cause certains "acquis" appliqués aux territoires en matière de fiscalité.
Après le coup de rabot bien réel du gouvernement dans les mesures liées à la défiscalisation, Philippe Marini, Sénateur UMP membre de la commission des finances et coutumier du genre a fait adopter par la dite commission, le 30 novembre dernier, un amendement remettant en cause les abattement sur l’impôt sur le revenu dont bénéficient les contribuables installés outremer (40% en Guyane, 30% dans les autres DOM).
"A compter de l’imposition des revenus de l’année 2011, le montant de l’impôt résultant de l’application des dispositions précédentes est réduit de 27%, dans la limite de 4 590 euros, pour les contribuables domiciliés dans les départements de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Réunion ; cette réduction est égale à 36 %, dans la limite de 6 030 euros, pour les contribuables domiciliés dans le département de la Guyane. Cette proposition résulte d’un triple constat :
les justifications valables en 1960 lors de l’instauration de ce dispositif ne le sont plus. Ainsi, l’application dans les DOM de la même législation qu’en métropole ne pourrait plus être considérée comme susceptible de poser des problèmes ;
l’écart des prix constatés entre la métropole et les DOM est sans rapport avec le niveau de ces réductions d’impôt. L’Insee a en effet estimé, en juillet 2010, que les prix étaient plus élevés dans les DOM qu’en métropole de + 13 % en Guyane à + 6 % à La Réunion ;
ces réductions s’ajoutent aux majorations de traitement des fonctionnaires applicables dans les DOM, qui augmentent leurs revenus de 40 % ou de 53 % par rapport aux fonctionnaires métropolitains et qui pèsent lourdement sur le dynamisme du secteur privé".
Un amendement qu’il serait étonnant de voir franchir l’ensemble des étapes parlementaires (Sénat puis Assemblée Nationale), au moins pour les deux ans à venir...mais qui atteste des interrogations régulières des dirigeants français d’aujourd’hui quant à l’actualité des avantages octroyés en d’autres temps.
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