Incendies : Marcellin Nadeau écrit au Préfet
Dans un courrier daté du 9 mars 2010, le Maire et Conseiller Général du Prêcheur en Martinique intervient auprès du Préfet pour que la Martinique obtienne des moyens aériens de lutte contre les incendies.
" Monsieur le Préfet,
Je viens par la présente attirer votre bienveillante attention sur la catastrophe écologique que constitue les feux de forêt, singulièrement entre Prêcheur, Saint-pierre et sur les flancs de la Pelée.
Très souvent, les sites forestiers touchés par les incendies s’avèrent inaccessibles à nos valeureux hommes du feu, dotés de moyens d’intervention exclusivement terrestres. Dès lors, nous tenons à vous exprimer notre farouche volonté quant à la mise en place de moyens aériens afin de lutter efficacement contre les feux de forêt inatteignables par la voie terrestre.
Ces incendies, par la déforestation qu’ils provoquent ne manqueront pas d’accentuer les risques d’inondations, notamment dans une commune comme le Prêcheur déjà fortement exposée. En outre, nos forêts par leur fonction écologique et l’immense biodiversité dont elles regorgent demeurent un écosystème à la fois fragile et essentiel qu’il convient absolument de protéger. Nous n’excluons pas la responsabilité des comportements humains complètement inconscients. Toutefois, nous restons persuadés que les actions de prévention et l’utile répression des actes irresponsables ne sont pas exclusives des nécessaires moyens logistiques d’intervention pour limiter les conséquences « écocidaires » des feux de forêt. Comment expliquer que des moyens aériens de lutte contre les feux de forêt équivalant à ceux connus dans le sud de la France ne soient pas utilisés dans notre pays ?
Comptant sur votre souci de protéger nos forêts et de votre volonté d’assurer la sécurité de tous les martiniquais, nous attendons de votre part une prompte intervention pour que notre pays soit enfin doté des moyens nécessaires à une lutte efficace contre les incendies impactant nos zones boisées.
Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, en l’assurance de ma meilleure considération.
Le Maire, Conseiller Général,
Marcellin NADEAU"
