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Letchimy : "Changer de culture économique"

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Publié le 21/01/2012

En ce début d’une année 2012 qui promet d’être agitée, de nombreux points de vue, Politiques Publiques a rencontré pour vous Serge Letchimy, Député et Président du Conseil Régional de Martinique.

Politiques Publiques : vous venez de voter vos orientations budgétaires, et avez décidé d’injecter dans l’économie, sur les quatre ans à venir, 200 millions d’euros par an, dont 70 millions de recours à l’emprunt. Quelles sont les principales ambitions de cette démarche ?

Serge Letchimy  : tout d’abord qu’est ce qui peut commander, imposer, un tel niveau d’investissement ? Et deuxièmement, pourquoi un changement de méthode ? Les réponses sont claires. Pour moi il est indécent, mais vraiment indécent, dans un pays ou il y a 23% de chomeurs et 60% des jeunes de moins de 27 ans qui ne travaillent pas, de tels besoins en matière d’assainissement, de transport collectif, de transport maritime, de se contenter de dire premièrement qu’on termine chaque année avec 40 à 50 millions d’euros d’excédent, et deuxièmement pour passer pour le meilleur gestionnaire au monde, oui, au monde, de ne pas recourir à l’emprunt.

Nous avons donc décidé d’investir. C’était environ 137 millions d’euros d’investissement par an, nous passons à 200 millions. Entre 2010 et fin 2011, nous avons déjà augmenté de 80 millions les investissements réalisés. Ce qui nous a également permis d’optimiser les fonds européens, puisque nous sommes passés de 10% de sommes dépensées à près de 34%, en un an et demi. Et nous sommes passés de 20% de programmation à près de 74% de programmation des fonds européens. Parce que les fonds européens ne viennent que si vous mettez une contrepartie, mais si vous faites du "ralenti" pour votre contrepartie, il y a un problème.

Ensuite, il faut préparer la Martinique a des enjeux terribles, en matière d’énergie renouvelables, en matière de haut débit… La Martinique ne peut pas se contenter de dire "nous sommes de bons gestionnaires" tout en demandant de l’argent à la France et à l’Europe, ce que faisaient les indépendantistes, et la Martinique ne peut pas non plus se dire "nous voulons aller à l’autonomie du 74 et à l’indépendance" tout en disant que l’on ne peut pas compter sur nous-mêmes, même un peu. Alors il ne s’agit pas non plus d’entrer dans un processus d’endettement irraisonné...

PP : L’endettement, c’est justement ce risque que dénoncent vos opposants ?

SL  : ...c’est un endettement qui est maîtrisé, qui est contrôlé. Avec 70 millions par an, nous sommes à un niveau de désendettement de quatre ans, ce qui est tout à fait louable. C’est lorsque l’on dépasse 8 ou 9 ans de désendettement que l’on peut rencontrer des difficultés. Nous avons donc une marge de manœuvre tout à fait sereine.

PP : vous lancez cette semaine un PADM après deux plans de relance successifs. Quels rapports entre chacun de ces plans ?

SL : Le PADM est le Plan d’Action de Développement de la Martinique. Il y a eu le SMDE qui était un schéma, un projet global. Mais nous considérons que la Martinique a besoin d’une lecture sur plus de dix ans sur la base de projets extrêmement ambitieux. D’ici fin 2012 nous aurons achevé la confection de ce programme. De telle sorte que l’on entre dans un processus de très grand chantier pour le pays dès 2013-2014...

PP : c’est donc un plan qui va se substituer au SMDE

SL : ...Oui, mais il ne s’agit pas d’écarter totalement le SMDE. Néanmoins ce document n’était pas chiffré, il était très théorique et très vague. Pour mener cette réflexion autour du PADM, il faut une mobilisation globale. Il faut que nous allions dans les quartiers, dans les communes, que nous interrogions la population, que nous essayions d’aller le plus loin possible dans l’adhésion du peuple, parce que l’objectif est quand même de changer de culture économique. Et d’assumer en Martinique de vraies mutations pour que la croissance économique soit partagée.

Aujourd’hui on ne peut pas dire que la Martinique soit l’un des pays les plus pauvres de la planète. Elle a un PIB équivalent à celui des pays développés, mais elle a en revanche un taux de chômage de 23%. On ne peut pas continuer comme cela. Si nous voulons une croissance partagée, nous devons changer de modèle économique. Le modèle de comptoir, de société de consommation avec importation massive est dépassé. Il faut que la production reprenne la main. Pour aller dans ce sens on est obligés d’avoir une vraie réflexion et un plan d’action.

Concernant les plans d’urgence, dès notre arrivée, et pour contrôler le dérapage économique qui était en cours, nous avons fait un plan d’urgence fondé sur la commande publique, d’un montant de 350 millions d’euros, avec un objectif de générer 5000 emplois. Nous avons considérablement progressé puisque nous sommes aujourd’hui entre 2000 et 3000 emplois déjà générés, dont un certain nombre d’emplois nouveaux. Maintenant, nous avons conscience que la commande publique ne peut à elle seule maintenir la flamme, et nous avons instruit un plan de relance 2 fondé sur l’accompagnement du secteur privé. Quand vous réalisez 17 zones d’activités, quand vous faites la viabilisation et l’aménagement, quand vous livrez 10 hectares aux acteurs privés qui viennent eux installer leurs entreprises…

PP : ...Mais ce sont des démarches très longues ces création de zones d’activités…

SL  : ...Oui, mais si l’on est ambitieux, et que la démarche n’est pas bloquée nous y parviendrons. A l’époque où je présidais la CACEM j’avais reçu un courrier de la Région m’indiquant noir sur blanc "nous ne finançons pas l’acquisition de foncier pour les zones d’activité économiques" . C’est extrêmement grave.

C’est donc long, mais ça permettra de lancer des milliers de mètres carrés de locaux professionnels, d’installer de jeunes entreprises.

Je ne vois pas comment nos jeunes cadres de 25-27 ans, qui vont revenir au pays, ou qui sont déjà là, vont pouvoir être embauchés si nous ne créons pas d’activités.

PP : Dans cette dynamique, qui est - semblez-vous dire - une dynamique de rupture avec ce qui se faisait avant, les acteurs économiques vous paraissent-ils eux aussi prêts à jouer le jeu ?

SL : C’est effectivement d’une vraie rupture qu’il s’agit. Intellectuelle, économique, et politique. On était jusqu’alors dans un logique de guichet. C’est très paradoxal que l’on [l’opposition] soit dans un logique de guichet vis à vis de l’Europe et de la France quand on demande que la Martinique se sépare de l’Europe et de la France. Ensuite nous étions dans une logique très capitalistique. Libérale, mais vraiment du capitalisme outrancier. Ici, tout était fondé sur le profit, sans conditionalité, sans politique sociale. Nous étions également dans une logique de thésaurisation. Quand vous gardez l’argent de côté, vous passez pour un bon gestionnaire, mais vous n’investissez pas et ne permettez pas au pays de se développer. Et puis nous étions dans un populisme social. Pur et dur. De quoi s’agit il ? Vous rendez la population dépendante de vous, en n’investissant pas, et en ne procurant pas d’emplois aux martiniquais. C’est très simple. Nous étions enfin dans une logique de distribution. Le budget social est passé de 76 000 euros à 12 millions d’euros de 1998 à 2007 !

Nous sommes donc dans la rupture à tous ces niveaux. Et nous entrons dans un processus de production et de développement.

PP : Vous avez longuement parlé des postures de vos adversaires politiques, mais ma question portait principalement sur les acteurs économiques, les entreprises, les représentants des entreprises. Quelles relations entretenez-vous avec eux ?

SL : Quand on prend l’initiative de créer des zones d’activités, cela veut dire que l’on fait confiance au secteur privé. C’est assez clair. Depuis 25 ans, on n’a réalisé que deux petites zones en Martinique, Manhity, et Dillon Stade. Je suis convaincu que c’est par le secteur privé que l’on va booster l’économie et participer à la réduction du chômage. Notre relation avec le secteur de l’entreprise est lisible, très simple. Nous les rencontrons très régulièrement. Contact-Entreprises avait lancé un cri d’alarme, parce que depuis très longtemps ces entreprises étaient asphyxiées pour plusieurs raisons, et le fait de faire appel à la Région, et à moi-même en tant que président, me paraît être également de leur côté un signe de confiance.

PP : Quel était l’objectif recherché à travers l’organisation d’une plénière le 23 décembre 2011, et pensez vous qu’il ait été atteint ?

SL : Nous avons, pour mieux comprendre à quel stade nous en étions, commandé ces audits. Nous les livrons à la population par souci de transparence, à travers des plénières qui sont largement suivies et rediffusées.

Nous avons à travers cet audit noté un certain nombre d’irrégularités comptables, en plus des choix politiques très contestables que nous avons déjà évoqués. Au lieu des 37 millions d’excédent annoncés par l’ancienne équipe, nous avons trouvé un déficit de 13 millions d’euros, nous avons constaté l’utilisation de dotations de l’Etat, des fonds de la formation professionnelle, et des fonds d’équipement des établissements scolaires, pour abonder l’autofinancement de la collectivité. Hypothéquer la formation et l’avenir de la jeunesse pour paraître bon gestionnaire ! Nous avons enfin trouvé toute une série d’irrégularités sur les thèmes très techniques que sont les provisions, les amortissements, les rattachements, que nous avons eu l’occasion de détailler en plénière.

PP : Pourquoi ne pas avoir déféré ces comptes à la chambre régionale des comptes.

SL : Il y a d’abord une chose que je veux souligner, qui doit être claire, et dont je me porte garant. A aucun moment dans toutes les analyses que nous avons pu faire n’apparaît de détournement de fonds ou d’enrichissement à titre personnel du Président Marie-Jeanne ou de qui que ce soit.

Il s’agit de non respect de la procédure en matière de comptabilité, la M71. Soit cela a été fait ainsi par méconnaissance et par carence, c’est possible, soit ce sont des choix - ce que je pense - de ne pas provisionner, de ne pas faire d’amortissement, de ne pas faire de rattachement. C’est un choix politique pas très correct, mais qui ne justifiait pas que je traduise ces comptes devant la CRC qui est une sorte de tribunal. J’ai souhaité que le débat reste un débat politique, sur le plan local.

PP : Toujours durant cette plénière du 23 décembre, nous avons réécouté l’intervention de M. Duville en plénière, et au-delà d’attaques politiques très dures, nous n’avons pas perçu de références personnelles dans son discours. Qu’est ce qui justifie votre proposition d’un face à face personnel...

SL : Vous dites que ses termes étaient politiques, vous vous trompez. M. Duville est un habitué de l’insulte, de la violence et des agressions verbales. M. Laventure a été traité de "valet des békés". Des élus ont été traités de voleurs. C’est politique ? Traiter le président de malhonnête vous trouvez cela poli ? Vous trouvez normal de ne pas respecter les temps de parole, d’élever le ton, de ne pas respecter les gens ? J’ai eu une réaction de personne exaspérée. J’ai néanmoins enlevé mon invitation au "face à face" durant la plénière de ce jeudi 20 janvier, que j’ai transformée en invitation à prendre un punch chez lui à Rivière Salée avec le Maire André Lesueur. M. Duville m’a répondu qu’André Lesueur battrait tout le monde à cet exercice. Vous vous rendez compte, il s’agit encore d’une agression à l’égard d’André Lesueur. C’est ainsi, nous avons à faire à de mauvais perdants, qui ne respectent pas les autres.

PP : Comment appréhendez-vous les divisions qui s’expriment au sein de la coalition que vous dirigez dans le cadre des législatives qui se profilent ? Il se dit même que vous pourriez-être candidat sur la circonscription Centre-Atlantique

SL : (Rire). C’est un exercice difficile et compliqué. Ensemble pour Une Martinique Nouvelle regroupe 8 mouvements et partis. A l’intérieur d’un seul c’est déjà compliqué, alors imaginez au sein d’une coalition de 8 partis ! A la Région et au département cela se passe bien, mais dès qu’on parle de candidatures, il y a des différences qui se font jour entre la prise en compte des enjeux collectifs et les postures individuelles, et à ce titre nous aurons dans les semaines à venir des moment très difficiles à dépasser. L’objectif pour nous est qu’il n’y ait qu’un candidat de notre coalition sur chaque circonscription. Va t-on y arriver nous n’en savons rien. Oui, il y a de vrais risques.

PP : A quel stade en êtes-vous de la préparation de la collectivité unique avec le conseil Général ? quelles sont les problématiques majeures auxquelles vous devez faire face ?

SL : Ça se passe bien. Pas aussi vite que je le souhaiterais, mais ça avance. Nous avons mis en place deux commissions au Département et à la Région, en plus de la commission ad hoc, qui avait du mal a fonctionner avec l’ancienne majorité du Conseil Général. Les choses vont nettement mieux depuis que Mme Manin dirige le département.

D’un point de vue technique, nous avons lancé une consultation pour choisir un groupement d’assistance à maitrise d’ouvrage pour nous permettre sur le plan technique, financier et juridique d’avoir des éléments cohérents, et puis nous venons de désigner les membres de la commission tripartite Région/Département/Etat.

L’Audit financier que nous avons réalisé sera prolongé par une mise en perspective plus générale sur 3 ans, qui prend en compte le passage à la collectivité unique pour savoir quelle sera la situation budgétaire au moment de la création de cette collectivité. Le Conseil Général est de son côté inscrit dans la même démarche. Cela va nous donner des éléments pour négocier durant toute l’année 2012 sur de nombreux sujets avec l’Etat : statuts du personnel, organisation des finances publiques, nomenclature comptable, patrimoine des deux collectivités, et des grands dossiers dont le fusionnement peut être compliqué à cause notamment des croisements de financement, tels le TCSP.

Et puis il y a surtout la question de l’accompagnement au changement du personnel. C’est plus de 3000 personnes qui font devoir apprendre à travailler ensemble. C’est une harmonisation des grades, des échelons, c’est une prise en compte des primes, des indemnités, etc. Il y a des situation de décalage qu’il faudra harmoniser, avec des conséquence financières. Nous devrons faire aboutir ces réflexions en 2012, affiner les choses et valider la globalité en 2013, et rendre début 2014 une collectivité opérationnelle à la veille des élections.

PP : D’un point de vue politique, vos opposants, mais également des citoyens qui s’expriment sur notre site, expriment des craintes quant à l’avenir dans cette collectivité unique : son mode de gouvernance, et la prime de 20% accordée au vainqueur inquiète, ensuite d’aucuns vous accusent de détourner le vote des martiniquais pour créer en négociation avec l’Etat un véritable outil d’autonomie, alors que les électeurs du 24 janvier 2010 souhaitaient une simple simplification administrative. Que leur répondez-vous ?

SL : Je vais d’abord répondre à cette seconde question. Vous êtes en train de dire que certains voudraient faire croire cela à la population. Parce que je n’ai jamais entendu quelqu’un, dans la rue, dans une réception ou dans un bureau...me dire ce genre de choses. On appelle cela des intox. Ce n’est pas très honnête de dire des choses de ce genre a la population. Personnellement je fais partie de ceux qui ont le moins négocié secrètement avec l’Etat. J’ai rencontré M. Sarkozy 2 ou 3 fois pour l’aéroport Aimé Césaire, et comme tous les élus en vue des consultations de 2010. Je suis un autonomiste. C’est clair, net et propre. Je ne l’ai jamais caché, je me bats pour l’autonomie. Je ne dis pas que je suis un indépendantiste, et puis je mets mon drapeau dans ma poche et j’avance masqué. Pas du tout. Nous avons toujours dit que nous sommes pour une troisième voie. Et les faits nous donnent raison. Nous avons aujourd’hui un cadre avec une population qui a fait un choix, celui du 24, c’est ce choix que nous mettons en application. Il n’y a pas à vouloir plus ou moins.

Maintenant ce n’est pas parce que l’on a fait ce choix que l’on va me demander d’arrêter de penser. D’arrêter d’être autonomiste. Je respecte ce choix, mais je continue mon combat. Je suis persuadé que cela viendra automatiquement et que l’on reconnaîtra que Césaire avait raison avant tout le monde. Il y a ceux qui ont tenté de faire main basse sur son idée d’autonomie, mais qui l’ont mal compris : Césaire n’a jamais voulu de l’article 74 qui existe depuis très longtemps, même s’il a été récemment réaménagé. On vous exploite à distance. On vous utilise pour des essais nucléaires en Algérie à l’époque, en Polynésie, on est géopolitiquement présent sur tous les continents...la France est la seconde puissance mondiale maritime, et la première puissance maritime européenne. Sur le plan de la révolution verte, la France est une énorme puissance. Cela a une valeur terrible. En même temps on dit à des peuples qui ont fait le choix de l’égalité - qui n’est pas celui de l’assimilation - d’éteindre leur revendication de différence. Je suis pour cette troisième voie qui est celle de Césaire depuis très longtemps : L’égalité des droits à laquelle on ne touche pas, n’est pas incompatible avec le droit à la différence. Liberté, égalité, fraternité...et identité. Il savait ce qu’il disait. Qu’est ce que c’est l’identité ? c’est la différence, et le droit d’exprimer cette différence. Il faut continuer à mener cette bataille.

Pour la première partie de votre question, il y a effectivement un débat autour de cela. Pour ce qui est des opposants qui s’en plaignent aujourd’hui, ils ont bien dirigé la Région avec une prime de 25% ! Tout dépend de la personnalité de ceux qui dirigent. Aimé Césaire n’a jamais dirigé la région comme un autocrate. Si l’on veut une instabilité politique, on peut avoir comme en Polynésie un système ou chaque année il y a "coup d’Etat " et alternance. Moi je préfère un système qui va garantir une vraie stabilité. Pour aller plus loin, j’entends des élus de droite notamment dire leur crainte d’un mini-Etat avec la distinction entre assemblée et exécutif. Moi je trouve que c’est une excellente chose. Nous aurons moins de soucis entre la réflexion et la préparation des textes et la mise en oeuvre des politiques.

PP : Plus loin encore, cette séparation entre exécutif et assemblée n’est pas une garantie, puisque l’ensemble est monocolore ?

SL  : Ce qu’il faut c’est de la cohérence, et de l’homogénéïté dans la décision. Moi je crains l’instabilité. Nous n’étions pas pour la proportionnelle telle qu’actée aujourd’hui, mais nous avons fini par l’accepter pour obtenir un consensus. Il faut faire cette expérience.

Propos recueillis le vendredi 20 janvier 2012

Cliquez ici pour lire les 36 commentaires

  • Letchimy : "Changer de culture économique" 21 janvier 17:11, par ANACONDA

    On peut déjà entendre les clameurs des rabat-joies et des détracteurs invétérés !
    Il n’empêche qu’avec un taux de 61% de jeunes de moins de 27 ans au chomage, il ne s’agit pas de rester les bras croisés -
    Un taux de desendettement de quatre ans est raisonnable -

    Bien entendu, laissons parler, disserter les thuriféraires du thésauriseur en chef - Ils peuvent déverser leur fiel, jusqu’à l’ivresse mais une autre politique devait et doit être possible dans ce pays -

    ANACONDA

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  • Letchimy : "Changer de culture économique" 21 janvier 17:36, par Frankie a du culot

    « En même temps on dit à des peuples qui ont fait le choix de l’égalité - qui n’est pas celui de l’assimilation - d’éteindre leur revendication de différence. »

    Une bonne initiative dans la rêverie. Avec quoi la Martinique s’en va t en guerre pour imposer sa préférence pour l’égalité ? Nous ne sommes pas sur un plateau de théâtre ou un subordonné peut jouer au patron. Que dit le patron ? L’assimilation est le prix de l’assistance. Les gens qui fuient la responsabilité ne font pas de demande d’égalité. Sur quelle planète les gens tendent la main au nom de l’égalité ?

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  • Tout ça pour ça ? 21 janvier 17:48

    Je constate pour ma part, comme beaucoup d’autres Martiniquais, une régression de la Martinique depuis deux ans. Cette régression est aujourd’hui officialisée par le magazine économique Capital qui a déclassé de 10 places la Martinique. Je ne pense pas que nous ayons élu Serge Letchimy pour ça. D’autant qu’il nous avait beaucoup promis.

    Je veux bien admettre que l’aggravation de la crise mondiale lui a compliqué la tâche. Mais comme tant d’autres Martiniquais, je ne pourrai attendre indéfiniment une amélioration, et encore moins subir une prolongation de la régression actuelle. Car dans la mesure où c’est le conseil régional qui a en charge le développement économique de la Martinique, s’il n’y a pas de développement, nous devons le lui reprocher.

    Il est encore temps pour Letchimy de se ressaisir et de réaliser ce pour quoi nous l’avons mis là et ce à quoi il s’était engagé : la création de 5 000 emplois, de 20 000 logements sociaux, la baisse du chômage, le redémarrage économique. Mais si d’ici deux ans nous ne voyons rien venir, Serge Letchimy devra laisser place à plus compétent.

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    • Tout ça pour ça ? 22 janvier 20:04, par an nou alé douvan

      un pays parti a l’agonie depuis 10 ans la on peut que ralentir la progression .mais depuis un an sa va mieu pour notre ile

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      • Tout ça pour ça ? 22 janvier 21:17

        Où voyez-vous que depuis un an ça va mieux pour notre île ? On n’a jamais été autant dans la m... qu’aujourd’hui et vous trouvez que ça avance ! Si vous êtes un naïf, arrêtez de croire au bobards des politiques. Si vous êtes un plaisantin, votre blague est de mauvais goût.

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    • Tout ça pour ça ? 23 janvier 23:50, par vernon

      Par exemple à cet inconnu qui n’a certainement pas élu LETCHIMY et qui voudrait que ses sbires reprennent la place .

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  • Letchimy : "Changer de culture économique" 21 janvier 17:55, par Marcellin MOÏSE

    Voilà c’est dit,bien dit et très bien dit.
    "Je suis un autonomiste. C’est clair, net et propre. Je ne l’ai jamais caché, je me bats pour l’autonomie…………Nous avons toujours dit que nous sommes pour une troisième voie..........Nous n’étions pas pour la proportionnelle telle qu’actée aujourd’hui, mais nous avons fini par l’accepter pour obtenir un consensus"
    Intérêt Général oblige.
    Réponses claires,nettes,précises et sans aucun détour.
    Pourais t-on constater dans l’avenir que cet exemple de transparence devienne monnaie courante dans tous les partis politiques ????????????.
    Mais pour cela, il serait souhaitable que PP pose certaines questions posées ici à tous nos autres partis politiques.

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  • Letchimy : "Changer de culture économique" 21 janvier 18:08, par asé pléré

    les 17 zones pour quelles activités ?
    c’est cela qui importe, il y a t il vraiment une demande des entrepreneurs.
    On oublie que nous avons une économie particulière celles des petites îles, et le discours du président semble faire faire fi de cela , de la crise , de la mondialisation, et son raisonnement est celui d’un grand pays qui peut produire afin de concurencer, qui au fait.
    D’ailleurs il est a noté qu’il n’a pas dit dans quels secteurs.
    Quel jeune entrepreneur martiniquais, sans nom, sans fortune, pourra si c’était le cas, avoir des banques qui le suivront pour l’acquisition du foncier, ensuite des bâtiments et encore du matériel, dans ce contexte de crise.
    Ce seront encore les mêmes "gwo mordan" qui bénéficieront de ces zones d’activités.
    on met la charrue avant les boeufs.

    La rupture ?
    En gardant nos salaires de pays riches dans une zone caribéenne ?
    Nous avons des salaires de riches qui n’existent nulle part ailleurs dans le monde sauf place financière ou émirat du pétrole.
    La rupture ce serait de revoir ce statut qui nous condamne à tout importer, et même ce que nous pouvons produire mais trop cher à cause de statut, de notre insularité, de la taille de nos entreprises, de notre cout du travail.
    Wait and see...

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  • Letchimy : "Changer de culture économique" 21 janvier 18:09, par Marcellin MOÏSE

    Voilà c’est dit,bien dit et très bien dit.
    "Je suis un autonomiste. C’est clair, net et propre. Je ne l’ai jamais caché, je me bats pour l’autonomie…………Nous avons toujours dit que nous sommes pour une troisième voie..........Nous n’étions pas pour la proportionnelle telle qu’actée aujourd’hui, mais nous avons fini par l’accepter pour obtenir un consensus"
    Intérêt Général oblige.
    Réponses claires,nettes,précises et sans aucun détour.
    Pourrait-on constater dans l’avenir que cet exemple de transparence devienne monnaie courante dans tous les partis politiques ????????????.
    Mais pour cela, il serait souhaitable que PP pose certaines questions posées ici à tous nos autres partis politiques.

    Répondre à ce message

  • Letchimy : "Changer de culture économique" 21 janvier 18:20, par Le Boss

    Excellent..quelle intelligence,quel sens de l’intérêt public,quelle maîtrise de l’ensemble des dossiers. Nous aurions extrêmement tort de ne pas faire confiance à cet homme qui a tout compris. Franchement ,quand on se projette ,quand on a compris que la commande publique n’est surtout pas l’alpha et l’oméga de l’économie ,que les entreprises privées sont un vivier incontournable ,un bassin d’emplois justifié et nécessaire ,on doit s’interdire de faire la fine bouche.

    Ceux qui pour des raisons lamentablement politiciennes ne veulent pas l’admettre,sont totalement disqualifiés et font figure de p’tits épiciers de chose publique.
    Deux conceptions de la gestion d’une collectivité majeure sont en opposition frontale. D’un côté les affidés dégénérés d’une politique de guichet simpliste et pitoyablement populiste,et de vrais progressistes prospectifs ,imaginatifs,voulant créer les conditions optimum d’un développement porteur pour cette jeunesse qui en a tant besoin.

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  • Letchimy : "Changer de culture économique" 21 janvier 18:38, par ESPARTERO Jacky

    J’ai lu avec attention cette longue interview du Président de Région,Serge LETCHIMY, et j’ai relevé quelles que contradictions dans ses propos.

    Tout d’abord, concernant le vif échange entre M.DUVILLE et lui ; Serge LETCHIMY, en sa qualité de Président de Région déplore le manque de politesse du représentant du MIM à son égard, et je suis dans le même état d’esprit que lui.

    Par contre, au sujet du vote du 24 janvier 2010 ; prétendre que la volonté du Peuple exprimée massivement n’était pas un blanc-seing en faveur d’une simplification administrative, sous prétexte qu’il ne l’a jamais entendue de la bouche des personnes qu’il avait cotoyées, ne relève pas à mon sens d’une analyse honnête, surtout quand Serge LETCHIMY rajoute qu’il n’était pas très honnête de l’affirmer.

    Où s’arrête la frontière de l’honnêteté et de la courtoisie ?
    On ne peut que s’injurger contre toutes formes de violences verbales et les condamner de la façon la plus ferme.

    Ces mots sont de Serge Letchimy, dénonçant l’attitude d’un militant PPM à l’adresse de Claude LISE, lors de la proclamation des résultats des dernières Sénatoriales.

    Mais, je regrette et désapprouve aussi, l’attitude du Président de Région, taxant un volet de la politique du Gouvernement et du Président de la République de : ’’Xénophobie d’Etat’’.
    C’est à mon sens un manque de respect Républicain à l’égard du Président de la République.

    Jacky ESPARTERO

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  • le titre du sujet est : Changer de culture économique" et pourtant les commentaires sont encore et toujours purement "politiciens".
    A croire que ceux qui interviennent sont principalement des fonctionnaires, des retraités,des fanatiques.
    Un changement de culture est vraiment nécessaire

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    • Letchimy : "Changer de culture économique" 21 janvier 21:39, par ESPARTERO Jacky

      Je suppose, monsieur ou madame l’inconnu(e) que vous faites référence à mon commentaire.
      En effet, si vous vous référez et vous cantonnez qu’ au titre de l’interview de Serge LETCHIMY : ’’Changer de culture économique’’, vous avez raison de dire que le sujet ne peut être qu’économique, et qu’il n’a pas lieu de faire un commentaire politicien.
      Mais, avec tout le respect que je vous dois, si vous avez lu dans son intégralité cette interview, permettez-moi de vous faire remarquer que cette l’interview ne concerne pas que l’économique ; ou alors, vous avez dans ce domaine une compréhension limiteé ; dans ce cas précis, je vous conseille donc, à mon tour de changer de Culture ; ou vous avez des difficultés à lire le contenu des sujets ; dans ce deuxième cas ; faites vous ôter vos oeillères.

      Jacky ESPARTERO

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  • Letchimy : "Changer de culture économique" 21 janvier 20:35, par ravi

    La Martinique entamera donc ses grands chantiers fin 2012.Le PADM est en cours d’élaboration.Bien 2000 à 3000 emplois ont été générés sur cette île.
    Donc nous pouvons dormir sur nos deux oreilles en attendant patiemment les derniers statisques de l’INSEE.
    Quel beau pays !!!
    Savez vous que vit à Dubaï un français d’origine camerounaise qui a mis au point un logiciel pour que les grues utilisees poiur les nombreuses constructions de ce pays ne se touchent pas.
    Il faudra que ce Monsieur vienne en Martinique car il est vrai que de nombreuses grues commencent à fleurir sur notre île.
    Regardez bien voyons !!!
    Peut être qu’elles sont cachées par un épais nuage de ganja provenant des cités ou vivent tous ceux qui pointent tous les jours au Pôle emploi.
    C’est à croire que ce cher pôle lui aussi se retrouvera au chômage dans 4 ans car tous ses ressortissants seront partis travailler sur ces grands chantiers.
    Pauvre pôle !!!

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  • The D Day is coming soon... 21 janvier 21:24, par Tim tim bwa sèk

    Moi j’ai retenu une chose :

    - C’est la fin de Ensemble pour une Martinique Nouvelle !

    Wouulooo !!!

    Nou pwan yo ?

    Comment pensiez vous couillonner encore les Martiniquais avec un ensemble composé de :

    - 73istes
    - 74istes
    - Progressistes
    - Conservateurs
    - Indépendantistes
    - Nationalistes
    - Autonomistes
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    - 3emevoyiste
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    - droitiste
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    - gwo tchap gwo bourgeois
    - syndicaliste
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    - malélivé
    - bcbg
    - gros mordant pesant beaucoup de voix
    - petit planqué caché derrière un gros mordant et ne pesant rien
    - Sarkozyste
    - Hollandais
    - Nordiste
    - Centriste
    - Sudiste
    - Négropolitain
    - Nexagonaux
    - Créolophone
    - francophile
    - fonctionnaire à 40%
    - Chef d’entreprises
    - gwo djol
    - timide
    - intelligent
    - chef kouyon
    - travailleur
    - arriviste
    - Césairiste
    - Gratianiste
    - Pro-français
    - Anti-français
    - afrocentriste
    - internationaliste

    .....

    A bon dié séniè, mi nou ké wi an lô !!!!!

    etc et etc...

    Non, franchement, ca pouvait pas durer, sauf pour faire un coup...

    Au moins on verra ce que pèse le PPM sur la Martinique !!!!

    Répondre à ce message

  • Que de palabres !!! Letchimy devrait faire comme les délinquants dans les séries américaines que nos têtes grénées affectionnent tant : il devrait se taire, parce que tout ce qu’il a dit sera retenu contre lui. On pourrait croire que les précédents des 5000 emplois et du "matelas" l’auraient vacciné contre toutes ces annonces intempestives, mais force est de constater qu’il n’en est rien, il continue.
    A moins que, comme pour le déclassement dans Capital, rien ne soit jamais à mettre à son passif.
    Je crois que le plus drôle est l’analyse sur les zones d’activités qui devraient être crées quand on sait que tout l’Etang Z’abricots est vide, que la Tour infernale est vide, etc...Par conséquent, mettre des locaux à disposition générerait (mot à la mode) des entreprises ? Par quel miracle de la technique ?
    Et ses réponses évasives sur les audits, sur le rapport personnel avec Duville, etc...quelle niaiserie, quel manque de courage politique et personnel ! Heureusement pour lui qu’il s’est fait interroger par des gens complaisants qui n’ont pas vraiment insisté pour avoir des réponses claires...

    Répondre à ce message

  • Mr Espartero ne vous prenez pour "CEUX eux qui interviennent ", j’aurais précisé si ce propos s’adressait exclusivement à vous précisément.
    Soit !
    Si l’auteur du sujet à mis ce titre, c’est que l’idée forte qu’il retenait était le volet économique, le reste d’ailleurs relevait de la petite politique locale.
    Aussi, dois je vous rappelerz quelques compétences de la Région :
    les aides à l’économie et au développement
    l’aménagement du territoire
    la formation professionnelle
    les équipements structurants

    ce qui à mon avis de Tisonson martiniquais influe sur mon quotidien bien plus que les querelles Letchimi vs Duville ou Duville vs Lesueur
    L’intelligence me semblait permettre de dégager dans un texte l’essentiel du futile ,de l’accessoire, ce qu’a fait d’ailleurs Politiques Publiques sinon il aurait donné un autre titre à ce sujet.
    Je vous laisse donc à votre discussion de comptoir, et veuillez m’excuser de vous avoir déranger.
    dicton du jour : Qui se sent morveux se mouche

    Répondre à ce message

  • En finir avec l’esbrouffe 22 janvier 01:07

    Si quelque chose doit changer dans le pays, c’est l’esbrouffe permanente. La Martinique est en crise et il n’y a aucune amélioration en vue. Letchimy ne fait que des effets d’annonce, rien de concret ne suit. Mais qu’est-ce qu’il attend pour se mettre au travail ? Nous le payons - grassement - pour ça, non ?

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  • Letchimy : "Changer de culture économique" 22 janvier 06:09, par Obéro

    Il ne s’agit là, ni plus ni moins, que d’un "contre-feux" médiatique pour détourner de l’essentiel, c’est-à-dire de l’accumulation de signes négatifs qui indiquent indiscutablement que les effets d’annonce et les grands discours sont là pour faire écran aux difficultés bien réelles dans lesquelles se débat impuissante la « Nouvelle Alliance ». On ne gouverne pas à cheval sans risque de transformer l’administration en administration de guerre et non de reconstruction, de redynamisation économique, d’apaisement et d’espoir. Le dernier signe d’alerte est la récente rétrogradation de la Martinique par la revue CAPITAL de la 12ème à la 22ème place, dans le classement des Régions selon leur dynamisme. Il arrive après les mauvais chiffres de l’emploi annoncés récemment et le cri d’alarme des entreprises il y a quelques semaines. Sauf à considérer qu’il ne s’agit là que de choses sans importances, sans intérêts, on comprend mal l’absence de toutes remarques, réflexions ou analyses les concernant dans cette interview.

    Répondre à ce message

  • Letchimy : "Changer de culture économique" 22 janvier 07:38, par Bwa Mondong

    Par Bwa Mondong

    Létchimy n’est décidément pas à la hauteur

    PP a eu le courage de poser à Létchimy cette question :

    « PP : Toujours durant cette plénière du 23 décembre, nous avons réécouté l’intervention de M. Duville en plénière, et au-delà d’attaques politiques très dures, nous n’avons pas perçu de références personnelles dans son discours. Qu’est ce qui justifie votre proposition d’un face à face personnel... »

    La question a l’avantage d’indiquer clairement que l’attaque de Duville était certes dure, mais qu’il s’agissait d’une appréciation politique. Et PP insiste : »Nous n’avons pas perçu de références personnelles dans son discours ». L’analyse de PP rejoint celle de toute personne honnête prenant le temps de l’analyse.

    La réponse de Létchimy est hallucinante ! Elle révèle la violence intrinsèque d’un homme qui n’accepte pas la contestation et perd toute maitrise de lui quand on lui tient tête. Jugeons-en :
    « SL : Vous dites que ses termes étaient politiques, vous vous trompez. M. Duville est un habitué de l’insulte, de la violence et des agressions verbales. M. Laventure a été traité de "valet des békés". Des élus ont été traités de voleurs. C’est politique ? Traiter le président de malhonnête vous trouvez cela poli ? Vous trouvez normal de ne pas respecter les temps de parole, d’élever le ton, de ne pas respecter les gens ? J’ai eu une réaction de personne exaspérée. J’ai néanmoins enlevé mon invitation au "face à face" durant la plénière de ce jeudi 20 janvier, que j’ai transformée en invitation à prendre un punch chez lui à Rivière Salée avec le Maire André Lesueur. M. Duville m’a répondu qu’André Lesueur battrait tout le monde à cet exercice. Vous vous rendez compte, il s’agit encore d’une agression à l’égard d’André Lesueur. C’est ainsi, nous avons à faire à de mauvais perdants, qui ne respectent pas les autres. »
    - « Duville est un habitué de l’insulte, de la violence… » Alors que dire des remarques permanentes du président de région sur l’aspect physique de ses adversaires ? Que dire des accusations de « malhonnêteté » lancées par le même Létchimy contre Boutrin ou Marie-Sainte ? Les membres du ppm respectent-ils les temps de parole ou ne sont-ils pas en réalité favorisés par le président ? Que penser du refus d’accorder à des élus de l’opposition attaqués un droit de réponse ? Que dire du bras d’honneur de Madame Conconne à l’attention des élus de l’opposition en pleine séance plénière du 23 décembre 2011 ? Que penser d’un président de région qui accuse ses adversaires d’être des « squatters » ?

    Chacun le perçoit : Jamais un président de région n’a alimenté un tel climat de violence !

    Serge Létchimy porte la violence avec lui. C’est une méthode et, en même temps, l’expression de sa mentalité. On se souvient que son garde du corps personnel avait agressé Boutrin à la fin d’un débat télévisé sur ATV . Le même garde du corps récidivait lors d’une plénière du conseil général , cette fois-ci contre le conseiller général Jean-Philippe Nilor. Au moment où nous parlons ce garde du corps est toujours au service de Serge Létchimy, à la région ! C’est son homme de confiance, son chauffeur ! Il a même son bureau au conseil régional, à proximité de celui du chef ! Et il n’est pas rare de le voir assis dans le box réservé aux journalistes !

    Dans n’importe quel pays normal, un tel individu ne serait pas resté un seul jour de plus dans de telles fonctions. Létchimy, lui, le fait roi , montrant ainsi son mépris des conditions minimales de la démocratie. Aucun responsable politique soucieux du respect de ses adversaires ne se serait permis une telle provocation contre la démocratie.

    Lorsque le président du conseil régional lui-même couvre -ou utilise-la violence d’un tel individu, de quelle autorité morale peut-il se prévaloir pour condamner la violence des jeunes ? Quelle crédibilité peut avoir sa parole ?

    La violence qui quelques temps avait disparu du débat politique est réintroduite par Létchimy et le néo-ppm.
    Quant à l’affirmation suivante : « J’ai néanmoins enlevé mon invitation au "face à face" durant la plénière de ce jeudi 20 janvier, que j’ai transformée en invitation à prendre un punch chez lui à Rivière Salée avec le Maire André Lesueur », elle relève du grotesque et de la puérilité. On croit rêver en entendant cette aberration d’un président de région de Martinique …

    Monsieur Serge Létchimy, nombreux sont les Martiniquais qui, en vous regardant et en vous écoutant, disent que vous n’êtes décidément pas à la hauteur !

    Répondre à ce message

    • Tu es très jaloux mon ami ,ça se voit.... tu sais plus que quiconque que ce Président est techniquement,intellectuellement,politiquement l’un des plus avisés de l’histoire de ce pays. Sois beau joueur ,"gran nhom pa ka honte" . Quand à Duville ,je n’ai jamais vu depuis que je m’intéresse à la chose politique dans mon pays ,un individu qui soit autant contre les règles élémentaires de bienséances, par estime excessive de lui même et par mépris des autres, un individu aussi odieux par ses prétentions injustifiées.

      Un individu,qui a l’audace d’agir et de parler comme il ne convient pas,par présomption,en oubliant tout respect,un individu qui cherche à insulter les personnes à provoquer un scandale par orgueil,haine ,mépris, bref tout ce qui ne devrait pas exister en politique.

      Répondre à ce message

  • Pour une fois ke nous avons la possibilité de faire avancer ce Pays donnons a ses habitants la possibilité non pas de tendre la main mais de mettre la main à la pate
    Mr Letchimi tous les gens sensés de ce pays et qui veulent garder leur dignité ou la retrouver par leur travail sont de votre coté.
    Faite avancer la caravane, vous ne pourrez pas empécher aux chiens de hurler
    Vous etes l’homme de la situation Bon courage

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  • Saint Thomas 22 janvier 11:40, par Papillon

    On peut être gré à M Letchimy de sa capacité à tenir, au moins dans la forme et la tonalité, un discours global sur la Martinique. Et, il peut y être décélé également dans les intentions, la préoccupation de sortir des sentiers battus. Mais au délà, de cette réthorique générale, des contradictions apparaissent. Des questionnements se font jour quant à la volonté réelle de transcender et d’infléchir la situation.
    Car enfin comment démarrer d’entrée la même rengaine sur des excédents à 40/50 M € après avoir tenté, sans convaincre, me semble t-il, de l’existence d’un défit pendant toute une plénière marathon pour le moins surprenante.
    S’il est vrai que la mise en place de ce PO 2007/2013 pour les fonds européens, accusait un retard au démarrage, un peu plus prononcé qu’à l’accoutumée, il y a t-il pour autant prouesse d’atteindre 74 % en programmation, près de 2 ans plus tard ? Le précédent DOCUP a été clôturé à près de 99 % en exécution. Cela n’a pas empêcher certains d’ânonner dque des fonds européens seraient répartis.
    Là, il est maintenant non pas question de traduire en projets concrets les réflexions globales antérieures (SMDE,Agenda 21, etc) mais de repartir dans de nouvelles études. Comme une malédiction qui oblige les uns et les autres, une fois arrivés en responsabilité, à casser sans cesse ce qui a existé, prétendre que rien n’y étaitt bon et que la lumière ne pourrait sortir que du cerveau de l’actuel gouvernant. Ici donc,la même erreur stratégique avait déjà été faite à la fin des années 80/début 90 avec le très intéressant projet,CONFLUENCES, animé notamment par les socio-professionnels et CCIM. Résultat : un projet martiniquais snobé pour être ensuite contraint à adopter à la va-vite pour présenter à l’Europe une étude baclée, glauque et insipide faite par des consultants extérieurs grassement payés... Et déjà, on parlait, entre autre,d’un équivalent du Grand Saint Pierre. Cela ne semble pas avoir été analysé par les descendants de ceux là même qui étaient au pouvoir et s’apprêtaient à échouer notamment avec la SEMAIR pour avoir travesti une excellente idée.
    En quoi est-ce un changement de modèle le plan de relance actuel, simple financement d’une somme d’équipements communaux hétérogènes dont beaucoup étaient des coups partis ? Et puis, ne serait-ce pas ça aussi une simple logique de guichet ?
    En quoi et comment, 200 M d’euros, aussi nécessaire soient ils, vont ils bouleverser l’économie Martiniquaise alors que le Département avait déjà, par le passé, à lui tout seul certaines années, pareil rythme d’investissment ?

    A quoi cela sert de se gargariser de prétendus emplois non plus créés mais générés, alors que la faiblesse de la situation de l’emploi actuelle est inconstestable ?

    17 zones d’activités ! Bien ! Mais où et pour y faire quoi ? Des Terrains vagues comme Kerlys ? Des zones commerciales de produits importés comme la plus part de celle qui existent ?
    Enfin comment ce groupement, EPMN,va t-il transmuer la logique nombriliste, coutermiste, électoraliste de certains de ses membres : Bâtir au Lamentin, Vivre et mourir à Schoelcher, Osez s’endormir au Morne Rouge, Mangez au gros Morne, Fédération des girouettes socialiste ... Pour enfin penser Martinique !

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  • Letchimy : "Changer de culture économique" 22 janvier 12:50, par Annick Passouvant

    Par delà les élucubrations du président de Région sur l’attitude de l’opposition sur laquelle chaque électeur peut se faire une opinion, ce que je retiens de cette interview, c’est la persistance de l’esbrouffe, comme statégie politique.

    Venir nous répêter qu’il a fait la moitié du chemin en ce qui concerne la création de 5000 emplois est proprement insupportable. Je veux bien croire que 2000 emplois ont été générés. Mais déduire ces 2000 emplois des 5000 promis relève de l’escroquerie intellectuelle (comme il aime si bien le dire) et c’est douter de l’intelligence de l’électeur et du chômeur que de le dire.

    Quant à cette arnaque de rupture, c’est sans doute celle que Sarkozy avait promis aux français en 2007 et qui fait qu’il n’est pas certain d’être au 2ème tour en mai 2012 ?
    Je suis très étonné que le Président de Région raisonne comme si le "Pays Martinique" vivait dans une bulle comme s’il n’y avait pas une crise économique mondiale.

    Il est insupportable d’entendre dire que ceux qui étaient là avant "n’étaient pas compétents" autrement dit "moi je sais faire". (La "compétence" n’empêche pas de faire des bourdes comme les barres HLM qui "barrent" la vue du Lycée Schoelcher immeuble classé opportunément ou réaliser une tour de 20 étages sur le front de mer).

    J’ai cru en Letchimy un temps, mais ce temps est révolu !

    Répondre à ce message

  • Très bien, SL en leader coolio primero envisage de créer son propre quotidien avec "des sujets de fond" dont ceux sur la culture economique ! C’est clair qu’avec ce genre de prose il va faire un malheur avec son quotidien pour conscientiser le peuple trenellien ! Et dire qu’un certain GG s’applique à transmettre fidèlement la parole du leader coolio primero dans France Antilles, c’est à désespérer ! Allez GG reprends toi, fais des articles plus équilibrés et critiques puisque le leader veut son propre canard financé par ti Sonson taxi man et Etiennise, marchande au grand marché de FDF ! LOL ! Au fait Sergio, pas la peine de faire du style avec ton iPad dans le Boeing 777 de la personne, tu devrais savoir que les journaux papiers disparaissent les uns après les autres au profit de la toile ! Oups, j’oubliais, tu viens de fêter tes 59 ans... Dans un an suivant ton pote Francois H, tu devras prendre ta retraite, en fait tu es un senior mon vieux ! Tes conseillers et mentors aussi, ceci expliquant cela !

    Répondre à ce message

  • Letchimy : "Changer de culture économique" 22 janvier 20:23, par an nou alé douvan

    en tous cas comme beaucoup de jeunes comme moi une chose qui est certaine la martinique n avancera pas avec ni MJ..ni CL tous ont fait leurs preuves et on est toujours dans l’impasse a quand des jeunes politiciens serieux aux pays .pour le moment SL a ses defauts comme tous hommes politiques mais pour le moment ils est l homme de la situation .ce que je trouve pas tres serieux de la part de certain internautes on est resté 12 ans avec MJ personne ne denonçait certaine chose et la tout le monde pour une virgule mal mi il y a dispute... avec les jeunes que je cotoie ils ont plus d espoir avec tous ses vieux de la politiques qui veut toujours mettre en avant la jeunesse pour avoir nos voix et on fait jamais rien pour nous alors degageons un peu d ’homme politique retraités et laisser la place aux jeunes .

    Répondre à ce message

    • Ce garçon a tout compris,il sait plus que tout autre que ce n’est pas dans thésaurisation que se situe son avenir, mais résolument dans l’investissement. Il a du bon sens, et c’est encourageant.

      Répondre à ce message

    • Letchimy : "Changer de culture économique" 24 janvier 09:10, par Bwa Mondong

      Par Bwa Mondong

      « en tous cas comme beaucoup de jeunes comme moi une chose qui est certaine la martinique n avancera pas avec ni MJ..ni CL tous ont fait leurs preuves et on est toujours dans l’impasse a quand des jeunes politiciens serieux aux pays .pour le moment SL a ses defauts comme tous hommes politiques mais pour le moment ils est l homme de la situation . »

      D’abord, c’est toujours facile de parler au nom de « beaucoup de jeunes » :Sur la base de quels éléments ? C’est ce que l’on appelle une affirmation gratuite ….Il n’y a, d’autre part, aucune analyse sur le bilan de AMJ : on affirme, on répète mais on n’analyse pas.

      Ensuite, est-on sorti de l’impasse avec Létchimy ou est-on en train de toucher les profondeurs insondées de l’impasse ? Je rappelle des faits vérifiables par tous :

      - La Martinique a atteint en octobre 2011 son plus haut niveau de chômage depuis 2011, sous Létchimy.

      - 350 entreprises ont fermé en 2011.

      - Le surendettement des ménages a bondi en une année de plus de 27%.

      - Des sommes considérables sont jetées par les fenêtres sans résultats probants.

      - Par haine de AMJ, le président de région actuel maintient des centaines de jeunes lycéens dans un établissement(le lycée Schoelcher) qui, en cas de secousses violentes, peut s’effondrer.

      - Dans le classement des régions françaises, la Martinique dégringole de la 12ème,en 2009, à la 22 ème place, sous Létchimy.

      - Les jeunes des quartiers foyalais grondent : voir Sainte-Thérèse.

      Alors, il est « l’homme » de quelle « situation » ?

      Répondre à ce message

      • Pa lésé yo miniyin an sèl manda anko !!! 24 janvier 11:09, par Ramses2

        J’ajoute volontiers à cette liste :
        "Des sommes considérables sont jetées par les fenêtres sans résultats probants"
        Dernier gaspillage en date. L’arrivée d’une transat que personne ne connait ici sur le bord de mer dit Malécon dans l’indifférence générale. Je dis bien générale. Grand déploiement de déco, installation de podium, présence 24h/24 de vigiles, ravitaillement des bateaux arrivés avec voitures de location,
        mobilisation d’une partie de la presse (Martinique 1ERE) ...etc...
        Indifférence totale. Le chouval bwa a plus de succès que ce truc monté de toutes pièces pour le bon plaisir de quelques uns qui veulent imposer leur vision du développement économique de l’île. Je crois qu’il s’agit là aussi d’une petite réponse de la population à ces injonctions d’agir pour amuser la galerie. Vous rappelez-vous le sacre de Bokassa 1er ? Ce despote sanguinaire avait fait réunir son peuple au ventre vide par la force et avait exigé de son peuple au ventre vide de danser et chanter le ventre vide pour la beauté de son sacre. Et c’est à coups de bâton que ce peuple de Centrafrique a griyin et brinin boudin vid pour la jwaiyeuzté de l’ « Empereur » Bokassa 1er. Ici en Martinique les ichs méchans au pouvoir à la Région veulent imposer au peuple qu’il accueille le visiteur même s’il a le ventre vise. Pour Bénodet le peuple a répondu « Awa ! ». Pour la dernière tentative royalement échouée le peuple qui n’est plus bête a répondu « Awa ! ». Et je constate avec un plaisir non dissimulé que beaucoup d’initiatives lancées par ce régime cocotier en place à la Région Martinique n’ont pas l’adhésion populaire. Par son absence remarquée le peuple martiniquais dit clairement : « Cessez de nous prendre pour des imbéciles. Nous avons fait l’école obligatoire comme vous, Monsieur ! »
        « Les jeunes des quartiers foyalais grondent : voir Sainte-Thérèse »
        Et ces gangs armés à Terre Sainville, Volga Plage, Ravine Vilaine, Dillon, Godissard … Etc… valorisés, instrumentalisés notamment lors des agressions gratuites autour de la campagne des municipales de 2001 durant laquelle AMJ et sa liste candidate à Fort de France ont reçu des jets de bouteille et de pierres, des armes à feu ont parlé pour arrêter des conférences légales. Aucun membre de l’édilité foyalaise et du PPM n’a dénoncé ces pratiques dignes de pays de non droit. On exploite la misère des gens pour l’exécution de basses besognes. Ce sont des méthodes mafieuses. Fort de France est un territoire aujourd’hui où la sécurité du citoyen n’est pas garantie. Ou pé pran taw la ninpot ki tan. Les gens vivent dans la peur. Pourtant on est encore en France.
        Pa lésé yo miniyin pa an manda anko !!!

        Répondre à ce message

  • Assez de badjoleurs ! 22 janvier 21:52

    La Martinique meurt d’être dirigée par des badjoleurs. Des beaux discours, du beau français, rien d’autre. Du vent !

    Alors assez badjole, assez de badjoleurs ! Du concret, des résultats !!

    Répondre à ce message

  • Letchimy : "Changer de culture économique" 24 janvier 18:19, par justicier

    Merci Monsieur Letchimy, merci d’aider certains à prendre un peu de hauteur, à réfléchir, au lieu de trainer sur tous les blogs et se limiter à des réflexions à 2 balles, incolores et inodores, sinon sentant à plein nez, la médiocrité, le petit esprit, l’inculture. Merci Monsieur Letchimy ! Continuez de tracer votre route sur ce chemin illuminé par Aimé Césaire et ne prenez surtout pas gare à ces .... bref. Ou ja sav ! Merci, j’ai relu 3 fois, ça fait du bien, y compris votre coup de colère contre Duville. J’ai apprécié car devant ma télé quand je vous regarde, moin memm ka énervé. C’est aussi dedans. An neg cé an neg et nou ni manniè nou ! Bon courage !

    Répondre à ce message

  • Letchimy : "Changer de culture économique" 25 janvier 09:43, par Bwa Mondong

    Par Bwa Mondong

    QUAND LA THEORIE POLITIQUE DONNE DES « KALOT » A SERGIO…

    « SL : C’est effectivement d’une vraie rupture qu’il s’agit. Intellectuelle, économique, et politique. On était jusqu’alors dans un logique de guichet. C’est très paradoxal que l’on [l’opposition] soit dans un logique de guichet vis à vis de l’Europe et de la France quand on demande que la Martinique se sépare de l’Europe et de la France. Ensuite nous étions dans une logique très capitalistique. Libérale, mais vraiment du capitalisme outrancier. « 

    Il est toujours intéressant d’analyser de près le discours de Létchimy. On se rend en effet rapidement compte qu’il s’agit d’un discours vide utilisant à l’excès les ressorts de l’indignation feinte.

    - « On était dans une logique de guichet » : Dans quelle logique est-on lorsque l’on distribue les moyens de la région pour que les communes fassent du clientélisme social de proximité ? Dans quelle logique est-on lorsque l’on utilise les moyens de la région pour donner des marchés aux copains et aux coquins , en excluant ceux qui n’appartiennent pas au sérail ? Dans quelle logique est-on lorsque, au prétexte d’un prétendu « plan de relance », on arrose les municipalités pour gagner politiquement des maires et préparer les élections sénatoriales, par exemple ?

    En réalité, jamais le guichet n’a fonctionné avec avec autant de cynisme pour arroser financièrement les structures proches du pouvoir . Ce n’est pas par hasard qu’à plusieurs reprises l’opposition a dénoncé des résultats de la commission d’appel d’offres qui sentaient le soufre…Même la sonorisation d’un évènement n’échappe pas à la stratégie qui consiste à servir les amis d’abord !

    La seule rupture que Sergio apporte c’est l’institution de la gouvernance de l’affairisme.

    Alors ses airs de vierge indignée, basta !

    - « Ensuite nous étions dans une logique très capitalistique. Libérale, mais vraiment du capitalisme outrancier. »

    A la lecture de cette phrase, on se demande si Létchimy sait ce qu’on appelle une « logique capitalistique »(l’homme énonce des concepts qu’il a souvent peine à maîtriser). En quoi donc y-avait-il à la région « une logique capitalistique » ? C’est à mourir de rire ! En quoi existait-il une logique « libérale » ? En quoi y avait-il du « capitalisme outrancier » ? C’est du pur délire ! Il est triste, à ce niveau, de faire la démonstration d’une telle incompétence théorique !

    Sans doute, Létchimy a-t-il voulu s’inspirer de quelques passages de Chamoiseau sur le libéralisme ou de Montebourg ? Tout cela fait tendance , je veux bien, mais encore faut-il savoir y faire ! Le moins que l’on puisse observer c’est qu’il le fait à très mauvais escient …L’analyse politique n’a jamais été son fort, la manœuvre un peu plus doute.

    Et puis, est-ce-que Létchimy ne fait pas justement du « capitalisme outrancier » , « de la logique très capitalistique » quand le néo-ppm décide de louer deux étages de la tour de la Pointe Simon à 828 000 euros par an tout en mettant la pression sur les petites marchandes de Fort-de-France pour qu’elles paient encore plus cher un emplacement qu’elles ont déjà bien du mal à rentabiliser ?
    De même, le mot « rupture », héritage sarkozien, est utilisé par Létchimy avec la même absence de précaution politique que « le capitalisme outrancier ».Dans le contexte qui nous concerne, il n’a aucun sens car il n’y a, en réalité, aucune « rupture » « économique ». Le mimétisme, l’imitation servile constituent un des traits intellectuels de Létchimy : la transformation de notre « bord de mer » en MALECON en est l’exemple le plus frappant

    Répondre à ce message

    • Letchimy : "Changer de culture économique" 26 janvier 23:27, par Vous savez plus que quiconque

      Vous ne savez plus à quel Saint vous vouer mon cher ami.Quand on a rien à dire on se tait tout simplement. Le cancan devient de plus en plus votre viatique.Vous savez plus que quiconque que le président S.L a plus que jamais raison,il vous sera très difficile de prouver le contraire.

      Répondre à ce message

    • Letchimy : "Changer de culture économique" 26 janvier 23:49, par vernon

      BWA mondong à toujours été l’arme du sorcier celui qui fait le mal à ceux qui ne courbe pas l’échine devant lui,celui qui reçoit de l’argent du diable pour en redistribuer à coup de 5000€ aux adeptes du grand maitre qui était et qui restera le diable.

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