RDM : Rentrée politique haute tension
TweetLa rentrée politique du Rassemblement Démocratique pour la Martinique aura lieu Dimanche 14 novembre 2010, de 8h30 à 13h00, à la Marina du Robert, la plus importante commune administrée par un élu RDM.
Les militants devraient y évoquer les enjeux cruciaux de l’année politique qui se profile :
Le bilan des consultations et élections de 2010, qui ont vu rejeter l’article 74 pour lequel bataillait le RDM, et l’arrivée au pouvoir à la Région du PPM et de ses alliés,
Le recul de Serge Letchimy quant au Congrès d’octobre 2010, et la mise en place de la collectivité unique, désormais entre les mains du seul Président de la République,
Et surtout les échéances à venir, notamment des cantonales sous haute tension, qui pèseront lourd dans la suite de la carrière politique du leader du RDM Claude Lise, Sénateur et actuel président du Conseil Général.
En mars 2011, l’assemblée départementale sera en effet renouvelée de moitié, et devra réélire son président. Le PPM et ses alliés poursuivront-ils la percée entamée en mars 2008, et réussiront-ils cette fois là où ils avaient alors échoué avec la candidature de Maurice Antiste : évincer Claude Lise et le RDM de la présidence du conseil général ?
En réalité les choses sont loin d’être jouées, pour au moins trois raisons :
L’équipe qui entoure Serge Letchimy aura d’ici mars 2011 à faire le bilan de sa première année d’exercice, et de l’avancement de ses promesses électorales. Ce sera un exercice difficile : le couac du Congrès est dans tous les esprits, l’état de grâce est d’ores et déjà terminé, et les quelques mois écoulés n’auront probablement pas permis des réalisations frappantes.
Second élément : l’on connaît le savoir-faire en matière d’élections de l’actuel président du département, qui occupe cette responsabilité depuis 20 ans, au terme de 6 élections "présidentielles" remportées plutôt confortablement.
Enfin, l’on sait le goût des citoyens pour un certain équilibre des pouvoirs : enlever au RDM la direction du département reviendrait à confier au PPM la quasi-totalité des pouvoirs. Un seul parti à la manoeuvre...un avant-goût de la collectivité unique ?


