Haïti : l’épidémie de choléra pourrait venir des casques bleus
TweetCet article trouvé par l’une de nos lectrices sur le site Slate.fr, est issu des informations rapportées par la non moins sérieuse agence Associated Press. Il pourrait être dédié à ceux qui stigmatisent régulièrement l’incapacité des Haitiens à construire leur Etat, leur pays...
Ainsi, la rumeur persistante selon laquelle l’épidémie de Choléra proviendrait de casques bleus semble désormais se confirmer.
Au-delà, l’on entend régulièrement des haïtiens eux-même deux discours : celui du souhait d’un renforcement de la "tutellisation" temporaire par les puissances étrangères, et celui - dominant nous semble t-il - du déni de souveraineté que constituerait cette "occupation" de l’ONU qui ne résoudrait que bien peu de problèmes, et en apporterait de nouveaux.
Haïti : l’épidémie de choléra pourrait venir des casques bleus
"L’épidémie de choléra qui a tué au mois 442 personnes en Haïti et a nécessité l’hospitalisation de 6.742 autres au cours des trois dernières semaines pourrait venir de casques bleus de l’ONU, selon des responsables de la santé publique cités par l’agence de presse Associated Press.
Une enquête du Centre de prévention et de contrôle des maladies a révélé que la souche de choléra qui se propage en Haïti, pays qui n’avait jamais été exposé à la maladie auparavant, se rencontre habituellement en Asie du sud-est, ce qui laisse penser qu’elle pourrait avoir été importée par des casques bleus népalais de l’ONU.
Le Népal a été frappé par une vague de choléra peu avant que certains de ses casques bleus ne partent pour Haïti, et la base des Nations unies du pays est située à proximité du fleuve Arbonite, d’où l’épidémie serait partie.
« L’organisme qui provoque la maladie est très inhabituel pour Haïti et les Caraïbes, et plus caractéristique des régions d’où sont originaires les soldats de la base, a déclaré John Mekalanos, un expert du choléra de l’université d’Harvard. Je ne vois pas d’explication autre que l’introduction malencontreuse et sans doute accidentelle de l’organisme. »
Mais si les scientifiques insistent sur le fait qu’il est nécessaire d’identifier la source de l’épidémie, les organisations de santé préfèreraient que l’on se penche sur d’autres questions à l’heure actuelle. Le Centre de prévention et de contrôle des maladies et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’inquiètent du fait qu’une enquête pourrait ralentir les efforts de traitement de la maladie, qui continue à faire des victimes. Un porte-parole de l’OMS a récemment déclaré que trouver l’origine de la maladie « n’est pas important à l’heure actuelle » (...).
ndlr : l’article est paru à la veille du passage du cyclone Tomas. Le "pas important" est exprimé au regard des mesures d’urgence qui étaient en cours d’application avant son passage.
Source : Slate.fr


