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Publié le 10/11/2010
Alfred Marie-Jeanne, Député de la Martinique est intervenu à l’Assemblée Nationale, à l’occasion des questions au gouvernement pour questionner le ministre de l’environnement quant à la problématique des installations photovoltaïques sur les terres agricoles en Martinique.
"Ma question s’adresse à M. Jean-Louis Borloo.
Malgré la prolifération des plans et schémas tels 1e plan d’occupation des sols, le plan local
d’urbanisme, le schéma d’aménagement régional ou le schéma de cohérence territoriale, la surface
agricole utile de la Martinique régresse de façon inexorable. Ces dernières années, la déperdition est
de l’ordre de mille hectares par an. Il nous reste, en tout et pour tout, seulement 25 000 hectares,
superficie inférieure à la masse critique pour un développement endogène et durable.
L’installation non encadrée par la loi du photovoltaïque sur les terres agricoles, amplifie le
phénomène. Il y a dix-neuf mois, l’Assemblée a adopté à mon initiative deux amendements dont l’un
donnait l’avantage au développement du photovoltaïque sur les équipements publics, pour éviter son
déploiement anarchique au sol.
Compte tenu de la raréfaction du foncier et de l’avalanche des dossiers, j’ai déposé un amendement
demandant l’interdiction du photovoltaïque sur les terrains agricoles en Martinique. Il fut
malheureusement rejeté. Je disais à l’époque que, à ce rythme-là, on mène la Martinique tout droit à
l’encan et aux prochaines révoltes. Ki di Ki fèt. Les agriculteurs, associés aux écologistes, sont
maintenant dans la rue. Les tribunaux sont saisis.
Monsieur le ministre, sur une matière aussi vitale, aucune réponse appropriée à notre situation
particulière n’a été donnée. Même le rapport du Conseil économique, social et environnemental qui
m’avait été promis n’a jamais vu le jour. Aujourd’hui, on ne peut plus attendre. Quelles mesures
urgentes comptez-vous prendre pour arrêter cette hémorragie foncière ? "
Réponse Benoist Apparu, secrétaire d’État chargé du logement et de l’urbanisme.
"Monsieur le député, la
préservation des espaces agricoles et naturels est un objectif clair du Gouvernement, qui a pris toute
une série de dispositions législatives pour limiter la consommation des espaces agricoles.
La première mesure a consisté, dans le cadre du Grenelle II de l’environnement, à décider que les
documents d’urbanisme devraient désormais définir des objectifs précis de réduction de la
consommation des espaces naturels.
La loi de modernisation pour l’agriculture a mis en place une commission spécifique, qui se
prononcera sur les documents d’urbanisme mais aussi sur les permis de construire, là encore afin de
limiter la consommation des espaces agricoles.
En ce qui concerne le photovoltaïque sur les terres agricoles enfin, la position du Gouvernement est
très claire : les centrales photovoltaïques au sol n’ont pas vocation à être implantées sur des terrains
agricoles.
Depuis un décret du 19 novembre dernier, des instructions très précises ont été données
pour que toutes ces installations soient soumises à un permis de construire et que les préfets veillent
à ce que ces implantations ne consomment pas d’espaces agricoles, que ce soit en métropole ou
chez vous, en Martinique."
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Quelle est la part réelle ou potentielle du photovoltaique dans l"’hémorragie foncière", par rapport aux autres facteurs type construction anarchique ou mitage du territoire ?
Comment se fait-il par ailleurs que la classe politique locale ne s’est jamais souciée jusqu’à aujourdhui de la préservation de notre rare et précieux foncier, et a laissé se developper les constructions et aménagements consomateurs d’espace comme si nous étions au Brésil ? Ou les zones d’activités aussi anarchiques et polluantes qu’inadaptées aux besoins des entreprises et chères comme à Paris ? Plus un réseau routier inadapté rendu encore plus saturé par la totale absence de poltique des transports digne de ce nom ?
Il est facile après des dizaines d’années de sabotage et de pollution de son propre pays d’aller demander de comptes au gouvernement sur le photovoltaique, histoire de masquer l’incompétence locale en matière d’aménagement, de politique énergétique et d’urbanisme, ou plus généralement de projection dans l’avenir.
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Quoi de plus anarchiques et de plus consommatrices de terrains agricoles que les constructions sauvages qui mitent toutes les campagnes martiniquaises avec l’accord des élus ? "Mwen pé pa baw pewmi a, mé fè zafèw, mwen pa sav". C’est le discours des maires qui soignent leurs électeurs au détriment de la terre martiniquaise. Avant de refuser un permis de construire il leur faut savoir combien d’électeurs sont en jeu. Il n’y a qu’à voir les quartiers de Rivière-Pilote, mais pas seulement. Aucune association d’aucune sorte ne s’en plaint. Dans cette affaire de photovoltaïque, comme pour tout le reste, tout n’est qu’hypocrisie. Avec un tel esprit il sera difficile de construire une Martinique gagnante.
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Conclusion en CQFD : Pour ceux qui ne cessent de se croire en France, de le répéter, de se croire d’identité nationale française ! A bon entendeur !
Martinique n’est pas France !!!
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je ne suis pas d’accord avec cette réflexion vis à vis du député AMJ ; il n’a pas fait que du négatif ; il n’a pas fait sufisement, peut-être mais il a fait ce qu’il a pu.Maintenant il fait une démarche logique il faut reconnaître le bien-fondé de cette position.Je ne condamne pas AMJ sur son bilan, mais sur sa déviation idéologique.Il n’a pas respecté le ’manifeste indépendantiste de 1998".Qu’il se positionne pour l’Autonomie, d’accord mais résultant du droit à l’application de l’autodétermination du peuple.La différence avec le 74 bidon serait qu’automatiquement le référendum se ferait sous supervision de l’ONU.C’EST CELA QUE JE SOUHAITE QUE LES PATRIOTES RECONNAISSENT : QU’ILS SE SONT FOURVOYES.
Et qu’au lieu de tirer à boulets rouges sur les autonomistes du PPM ils se regroupent face au colonialisme pour arracher cette vraie autonomie.Maintenant s’ils sentent l’opportunité d’aller plus loin, libre à eux d’essayer.
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"Se regrouper face au colonialisme" pour accéder à l’autonomie. Toujours le même discours. L’autonomie est là, tout près, prenons-le. Mais alors que fera-t-on lorsqu’on ne pourra plus dire que c’est la faute du colonisateur ? Parions qu’on le dira quand même.
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quès aco tu es le produit fini du dit colonialisme ; il nous a programmé pour que nous soyons tous des quès aco ! béni oui oui et allergique à la vérité !
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Que retiendra t-on de toute cette histoire ?
Qu’à l’époque où se délivrait des avis favorables à tour de bras, il y avait consensus au niveau de tous les acteurs de la vie publique :
1/Pour clamer leur volonté à tendre vers une indépendance énergétique suivant en cela l’exemple de la réunion et encore plus près de chez nous, les avancées intéressantes de la Guadeloupe en la matière.
2/ Pour aller dans le sens de la tendance écologique qui privilégie une source d’énergie non polluante contrairement au pétrole.
Il se trouve que les choses ne sont jamais comme on les souhaiterait. Après analyse, de nombreuses questions se sont posées. Celle soulevée par les agriculteurs et sympathisants concernant La poursuite de la pollution des terres agricoles martiniquaises via la pose de cellules photovoltaïques, est un gros lièvre soulevé. Toute la polémique autour des autorisations données m’incite à faire le constat suivant :
Certains décideurs ont reconnu leur erreur et sont prêts à faire machine arrière, d’autres sûrs de leur bon droit n’en démordent pas et tiennent à l’implantation de ces fermes. Et puis, il y a ceux qui préfèrent, même en leur mettant la preuve sous le nez, dire qu’ils n’avaient pas donné d’avis favorable. « Sa pa vwé, Yo ka manti a sou mwin »
De ces trois postures qu’elle est celle qui définie le mieux, ceux qui n’ont rien dans le pantalon ?
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C’est bien beau d’en parler maintenant quand on a été le Président de Région qui a donné le plus d’avis favorable pour ce genre de chantier.
De plus, la plupart des Mairies sont détenues par vos copains du RDM. Il suffit que ces maires ne déclassent pas les Terres Agricoles et ne délivrent pas de permis de construire et on n’a pas besoin de Maman France pour nous pondre un loi !!!!
Quel populiste cet Alfred.
Quand on veut on peut.
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J’approuve totalement le cri d’alarme du député Marie-Jeanne.
Je propose une solution facile à mettre en oeuvre : pourquoi ne pas implanter les installations photovoltaiques sur les parking de grandes surfaces ? Cela me parait techniquement faisable.
J’attends la suite avec intéret.
Merci de m’avoir donné l’hospitalité.
Philippe QUEYRAT.
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Le depute a raison de tier la sonnette mais il faudra aussi faire l’effort neceqssaire pour que tous les toits soient en mesure d’accepter des panneaux afin de palier au reseau actuellemnt abandonne La derniere ventilation a permis de voir que 50000 clients sont reste des jours sans edfAlors qu’une prise pour congelo et une alimentation 10 a suffirait pour un confort spartiate mais evident en cas de coupurePensez y des bornes solaires dans les quartiers retires
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