Saint-Martin : le grand ménage
TweetAprès l’épisode SEMSAMAR, qui avait vu l’éviction du président-fondateur Louis-Constant Flemming, Sénateur de l’île, par Daniel Gibbs, la vie politique Saint-Martinoise demeure très animée en cette fin 2010.
Le Conseil exécutif de la Collectivité de Saint-Martin a redistribué mardi 9 novembre 2010 les responsabilités en son sein, et enlevé à Daniel Gibbs l’ensemble de ses délégations stratégiques : la SEMSAMAR qu’il venait de conquérir, mais également le Port, et plus largement les opérations d’aménagement de développement que suivait le 1er vice-président.
Le positionnement très critique de Daniel Gibbs vis à vis de sa majorité, son "coup d’Etat" à la Semsamar, et ses probables ambitions pour l’avenir de la COM, lui valent probablement ce cinglant retour de baton des barons de la droite locale. Et ces derniers pourraient ne pas en rester là. Le 1er vice-président pourrait se voir retirer cette responsabilité, et être relégué au rang de simple conseiller par le Conseil Territorial. Une décision délicate, qui pourrait offrir à Daniel Gibbs les coudées franches pour reconquérir en son nom les plus hautes responsabilités.
La déclaration de Daniel Gibbs, vice-président de la COM, suite à la décision du Conseil Exécutif
"Le Président GUMBS prend tous les pouvoirs ! Tous !
Prétextant être en opposition avec moi "notamment quant au projet du front de mer", Frantz Gumbs me taxe d’être irrespectueux et méprisant vis à vis de sa fonction. L’égo meurtri dont il semble souffrir sert désormais de gouvernance pour Saint-Martin, et tant pis pour la démocratie, tant pis pour le développement économique et tant pis pour les Saint-Martinois ...
Lors du Conseil Executif, par un tour de passe-passe parfaitement illégal, l’ensemble des vice-présidents perdent leurs fonctions et délégations au profit de l’Hyperprésident GUMBS, seul désormais à la tour de contrôle. Quelle belle leçon de collégialité ! En d’autres termes, le président a enfin dévoilé ce qui lui tient lieu de politique : Contrôler la SEMSAMAR, contrôler le port, contrôler le front de mer au profit d’intérêts cachés. Dès lundi soir, je vous avais alerté de ce véritable coup d’état en préparation. Je vous avais également promis que je ne me laisserais pas faire. J’en réfèrerai dans les plus brefs délais aux plus hautes autorités de l’Etat."
Photo : Daniel Gibbs, un 1er Vice-président en sursis


