Egypte : les incertitudes de l’après-Moubarak
TweetAmorcée le 25 janvier 2011, la révolution Egyptienne a été marquée par des manifestations, grèves et affrontements violents, parfois mortels, avec les forces de polices. Comme en Tunisie, les manifestants de la place Tahir combattaient le manque de liberté d’expression, le chômage endémique des jeunes mais aussi l’augmentation des prix et la répression policière abusive et incessante.
Les manifestants ont obtenu la démission du président Hosni Moubarak, 82 ans, le vendredi 11 février 2011.
La gouvernance du pays a été confiée à l’armée qui a promis des réformes politiques. Dimanche 13 février 2011, les militaires ont dissous le Parlement et annoncé qu’ils géreraient les affaires du pays pour six mois ou jusqu’aux prochaines élections. La création d’une commission de juristes a été annoncée afin de réviser la Constitution. Une commission qui devra réussir le difficile pari de traduire politiquement les idées véhiculées par la révolte populaire.
Si la quête de stabilité des facteurs économiques, sociaux et politiques est en marche, les manifestations restent d’actualités, ce mercredi 16 février 2011, des mouvements de grève soulevant les problèmes de rémunération ont été signalés dans de nombreux endroits, en particulier dans le delta du Nil, le long du canal de Suez, au Caire et Alexandrie. Les interrogations politiques restent fortes : quelle sera la position des "frères musulmans" très puissants en Egypte, et restés jusque là discrets ? S’y ajoutent également les tensions économiques : les pertes financières de la bourse du Caire, restée fermée deux semaines, et des grandes entreprises nationales, s’estiment en milliards de dollars.
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