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Josette Manin : "Pour gouverner la Martinique, il faut une majorité forte "

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Publié le 12/10/2011

Après 7 mois de présidence du Conseil Général de la Martinique, Josette Manin, élue de Bâtir le Pays Martinique, adjointe au Maire du Lamentin, et désormais membre de la coalition "Ensemble pour une Martinique nouvelle" accorde une interview "tour d’horizon" à Politique Publiques.

Politiques Publiques : Cela fait quelques mois que vous dirigez le Conseil Général de Martinique, comment vivez-vous ces nouvelles fonctions, avec un peu de recul.

Josette Manin : passé le cap des 6 mois. Il était nécessaire à ce stade de faire un bilan d’étape. Enormement de choses se sont passées depuis l’élection. mais j’ai préféré prendre le temps de m’arrêter avec élus et collaborateurs pour faire un bilan de ces six mois, en tirer les conclusions et préparer l’avenir de la collectivité.

PP : Pouvez-vous aujourd’hui nous expliquer ce qui a justifié votre décision de licencier l’ancienne Directrice Générale des services, qui a fait couler beaucoup d’encre, plutôt que de vous séparer d’elle par d’autres voies qui existaient certainement.

JM  : C’est vrai que c’est une décision qui a fait couler beaucoup d’encre. Beaucoup sont montés au créneau pour critiquer, ou demander des explications simplement. Mais je crois qu’à cette période, il ne fallait pas donner trop d’explications, parce que lorsqu’on est dans cette phase, mon avis est qu’il vaut mieux faire les choses de manière concertée avec ceux qui vous entourent, et aller vers des décisions réfléchies. Pour revenir à l’ancienne DGS, c’est une décision qu’il fallait que je prenne. Pour deux raisons : quand on dirige un exécutif, on a besoin de confiance, et je ne l’avais pas. On a aussi besoin de sécurité, et je ne l’avais pas. Ensuite j’avais face à moi quelqu’un qui avait commis une faute, et lorsque l’on parle de faute, la séparation est inévitable. J’ajoute que j’avais en face de moi un agent contractuel. J’ai estimé que je n’avais pas d’autre issue.

PP : Mais vous avez voté cette décision relative aux avantages de l’ancienne DGS, et en quelque sorte avalisé cette faute, durant la précédente mandature

JM : Il y a plusieurs manières d’avaliser. J’étais conseillère générale, mais je n’étais pas membre de la commission permanente (CP), le lieu où se prennent les décisions. Il faut rappeler que certains dossiers ne viennent pas en plénière, et que seuls les élus membres de la CP ont un œil global sur l’ensemble des dossiers. Quand vous êtes simple conseiller général, la réalité est que vous n’êtes pas forcément au fait des choses. Vous avez un dossier avec simplement les conclusions, vous n’avez pas tous les tenants et les aboutissants. C’est vrai que j’ai pu avaliser, mais sans cette connaissance approfondie du dossier.

PP : Au moment ou vous prenez cette présidence, la collectivité unique devait être mise en place en 2012. Et vous voilà, depuis l’adoption de la loi en juillet dernier, présidente du CG jusqu’à 2014, avec une vraie mandature devant vous. Vous y étiez préparée ?

JM : Je n’ai pas eu vraiment le choix de refuser la proposition de présider la collectivité qui m’a été faite par notre groupe "Ensemble pour une Martinique nouvelle". Et il est vrai que dans ma tête, j’étais élue pour un an, un an et demi au maximum, puisque la collectivité unique devait être mise en place en 2012. Au bout de 3 mois d’expérience au sein de la collectivité, 3 mois de galère pour dire franchement les choses, cette décision de 2014 est tombée. Ecoutez, je suis élue depuis environ 25 ans. Je connais les situations "brutales". Le changement ne me fait pas peur. J’avais un mandat de conseiller général pour trois ans, j’accepte donc celui de présidente pour trois ans également. Mais à partir de là il faut avoir une équipe politique soudée. Mes collègues de la majorité sont donc avec moi dans une dynamique de cohésion, de façon à parler le même langage, et prendre des orientations communes. Et il a aussi fallu constituer autour de moi une équipe de collaborateurs compétents, de façon à arriver à la collectivité unique avec un Conseil Général en état de marche.

PP : Vous avez parlé de galère, qu’avez-vous trouvé de "galère" au Conseil Général, et quels grands chantiers avez vous identifié pour les mois à venir.

JM : J’ai déjà beaucoup expliqué la situation que nous avons trouvé au Conseil Général. Pour moi il est question aujourd’hui de tourner la page, de continuer à travailler et à trouver des solutions, mais surtout d’avoir un personnel qui soit tourné vers l’avenir, de façon à avoir une adhésion globale des collaborateurs et des élus, pour que la collectivité retrouve sa dimension d’abord sociale, et la confiance des martiniquais. Pour ce qui est ce que nous avons trouvé, c’est du passé. Nous devons nous tourner ver l’avenir, et valoriser les atouts de cette grande dame qu’est le conseil général, qui a aidé les martiniquais pendant des années et des années, en matière de personnes âgées, de petite enfance, de culture, de sport., etc. Le CG a affiché sa compétence, et nous devons continuer à redorer son blason.

PP : En avez-vous les moyens financiers ?

JM : Nous avons trouvé une situation financière catastrophique. Lorsque nous avons analysé cette situation, nous avons réalisé que le CG avait fait voter en décembre 2010, pour le budget 2011, un emprunt de 54 millions, que j’ai effectivement voté comme les autres. Néanmoins nous nous rendons compte aujourd’hui qu’il y avait des dépenses obligatoires qui n’avaient pas été inscrites dans ce budget. Nous nous rendons compte que nous ne sommes pas en mesure de supporter toutes les charges de cet emprunt. Pour éviter de très grandes difficultés, nous avons du renoncer à mobiliser 35 millions sur les 54, que nous n’aurions pas été en mesure de rembourser. J’ai donc dit stop, et décidé d’agir en "bonne mère de famille" comme on dit. Nous avons donc réduit un certain nombre d’investissements qui avaient été programmés, pour retrouver un meilleur équilibre. Nous avons mené une réflexion très pointue sur le plan financier avec l’ensemble des élus et des services de façon à donner priorité à certains chantiers, et à faire en sorte que le prochain budget supplémentaire nous permette de terminer dans de bonnes conditions l’année 2011, et de préparer, dans les débats d’orientation budgétaire, un bon budget 2012.

PP : Vous pouvez nous citer des exemples d’actions retenues ?

JM : L’essentiel se situe dans les missions principales, sociales, du Conseil Général. Nous devons maintenir l’intervention de la collectivité dans ce domaine, honorer nos engagements déjà délibérés, en matière de subventions aux associations et aux structures du conseil général, par exemple l’Atrium et Fonds Saint-Jacques, et dégager une enveloppe pour assurer l’entretien des routes départementales, pour assurer la sécurité des piétons et des automobilistes. Nous avons du réduire un peu l’effort, et nous n’avons pas pu contenter tout le monde, mais nous n’avons pas non plus lésiné sur les travaux d’entretien et d’amélioration des collèges, à la charge du Conseil général.

De manière générale, aujourd’hui, chacun doit réfléchir à deux fois avant de faire des projets, sachant que les subventions ne pourront plus être de même niveau que ce que nous avions auparavant. C’est cette réflexion que nous lançons aujourd’hui au Conseil général, et chacun doit se remettre en question sur cette question des subventions.

PP : Notre question financière portait sur deux aspects : la gestion précédente, mais surtout peut-être le désengagement de l’Etat. Est-ce que cette seconde partie n’est pas le véritable problème auquel vous avez à faire face ?

JM  : Le retrait de l’Etat, ne serait-ce que sur notre compétence sociale est une réalité. Mais il faut aujourd’hui faire face à cette absence de dotations, et pouvoir préparer nos budgets en en tenant compte. Nous avons par exemple une marge de manoeuvre réduite sur la dotation sur les tabacs ; Eh bien nous allons avec nos parlementaires réactiver cette affaire, et tenter d’en bénéficier à la même hauteur que d’autres départements, comme l’a fait la Guadeloupe.

Nous ne sommes pas là pour juger la gestion de l’ancienne équipe. Peut-être que la période faste est terminée, où tout le monde pouvait bénéficier de subventions. Aujourd’hui les communes sont en difficulté, tout le monde est en difficulté. Il faut donc gérer avec les moyens dont nous disposons. Nous sommes en capacité de faire des choses, faisons les.

PP : Parmi les grands chantiers, à quel stade en êtes-vous, en interne, et dans vos relations avec le Conseil régional, dans la préparation de la fusion des deux collectivités ?

JM : Peut-être n’en entend-on pas parler à l’extérieur, mais cela ne veut pas dire que le travail n’est pas fait. Nous avons créé une commission Ad-Hoc, composée de onze élus de la majorité et de l’opposition, qui travaille sur la préparation de la collectivité unique. J’ai également rencontré le président du Conseil régional à ce sujet, et sur d’autres thèmes qui nous préoccupent en commun.

Avec les agents de la collectivité nous allons ouvrir ce chantier de façon à ce que chacun puisse porter sa pierre. Il y a un certain nombre d’éléments qu’il faut prendre en compte, notamment celui des doublons ; Et puis il faut rassurer les agents.

PP : Vous avez des retours d’une "angoisse" des agents à ce sujet ?

JM : Pas directement, mais nous la percevons dans nos contact avec les délégués syndicaux, qui seront d’ailleurs intégrés aux groupes de travail et de réflexion. Le chantier est ouvert, la collectivité est en marche, et nous abordons l’ensemble des questions liées à cette fusion. Par exemple la question du patrimoine : le département a un patrimoine important, de routes, de bâtiments…et il ne faut pas attendre le dernier moment pour examiner les conditions de cette fusion. Du point de vue des personnels, nous échangeons également avec le Conseil régional, dont on sait qu’il est en train de renforcer son encadrement. Nous en tenons compte pour l’avenir.

PP : C’est aussi une question que les internautes se posent fréquemment : ne risque t-il pas d’y avoir des doublons entre les personnels de vos deux collectivités suite à ces recrutements ?

JM : Je ne crois pas. Le conseil régional est suffisamment majeur pour porter une réflexion dans ce domaine. Mais il me semble que les recrutements effectués, principalement d’encadrement, vont justement lui permettre de préparer ses agents à basculer vers la collectivité unique. Il faut aussi savoir que pour certaines interventions, le conseil régional sollicite la compétence des techniciens du conseil général, et inversement, et il ne me semble pas qu’il y ait de doublons. L’objectif est en tout cas d’atteindre 2014 avec le moins de doublons possibles.

PP : Venons en maintenant au chapitre politique de cette interview. Certains de nos lecteurs, parmi lesquels des élus, s’inquiètent de l’avenir, et craignent des atteintes à la démocratie et à l’expression des oppositions, à travers les modalités de mise en œuvre de cette collectivité unique : mode de scrutin qui ne ferait pas de place aux petits partis, prime majoritaire de 20%, composition du "gouvernement" de la CU. Quel est votre sentiment à ce propos ?

JM : La première chose est qu’il y a eu un choix des martiniquais. Et même si la participation n’a pas été très importante, ceux qui sont allé voter ont décidé pour les autres. J’ai envie de vous dire que de ce point de vue, la page est tournée concernant cette collectivité.

PP : Mais au-delà du vote, et du projet validé en l’état, cela ne vous paraît pas gênant à vous qu’un groupe, quelqu’il soit, détienne une majorité écrasante ?

JM : Cela ne peut pas me gêner. En premier lieu, c’est déjà un peu le cas à la Région depuis plusieurs années, où le mode de scrutin s’accompagne d’une prime au vainqueur. Ensuite, pour gouverner la Martinique aujourd’hui, je pense vraiment que nous avons besoin d’une majorité forte. Trop longtemps, nous nous sommes plaints que beaucoup de dossiers sont restés en souffrance parce que des exécutifs, et leurs administratifs n’arrivaient pas à se rencontrer, à se parler, et à partager les dossiers. Si on peut avoir une majorité forte, j’espère que la Martinique ira de l’avant.

PP : Vous avez désormais comme opposition vos alliés de la précédente mandature, qui constituent un groupe important. Comment décririez-vous l’ambiance politique au sein de l’assemblée ?

JM  : Nous avons travaillé en transparence, pour composer les instances de la collectivité. Nous avons voulu équilibrer les choses autant pour les commissions que pour les délégations, en faisant jouer la règle de la proportionnelle. Ce qui fait qu’aujourd’hui, le Conseil général devrait avoir un fonctionnement optimal. Nous n’avons pas d’opposition systématique dans nos commissions. Tout le monde travaille en bonne intelligence, tout le monde travaille pour le bien de la population martiniquaise, et lorsque nous nous retrouvons en plénière, l’opposition joue son rôle, mais sans opposition systématique. Nous fonctionnons principalement au consensus. Et notre majorité, même sans être importante, réussit à faire passer ses dossiers. Cela dit je ne crie pas victoire ; Ce que j’ai voulu, c’est un apaisement des hommes, des débats sereins, et que l’on puisse exprimer ses sentiments et son vote positif ou négatif, en toute tranquillité.

PP : Les observateurs de la vie politique en Martinique savent qu’il existe deux cultures politiques différentes à Batir, et au PPM, au Lamentin et à Fort-de-France. Des cultures qui ne se sont pas beaucoup rencontrées durant les dernière décennies. Quel est le sens du rapprochement entre Bâtir et le PPM au sein de cette alliance "Ensemble pour une Martinique Nouvelle", et pour quels objectifs ?

JM : Il faut d’abord préciser que Bâtir n’existe que depuis une douzaine d’années. Et pour ma part, j’ai eu un temps le sentiment que nous pouvions évoluer seuls. C’est vrai que nous avons eu avec Pierre Samot un tel succès au Lamentin sur nos échéances politiques, que nous avons peut-être pensé que nous pouvions le reproduire à plus grande échelle.

Mais lorsque l’on fait l’analyse de la situation de la Martinique, à un tournant difficile, avec une absence de confiance en les hommes et les partis politiques, nous avons réfléchi à ce qu’il faudrait faire pour sortir le pays de ce carcan.

Aux régionales par exemple, nous avons du constater que pour la première fois, Bâtir n’avait pas réussi à franchir la barre fatidique des 5%. Cette expérience nous a imposé de nous arrêter, et de nous poser de vraies questions ; Nous avons donc soutenu le groupe de serge Letchimy, et nous sommes ensuite entrés dans des échanges avec d’autres partis de gauche de Martinique. Et cela nous a permis de commencer à réfléchir sur un devenir un peu plus certain.

Alors on nous rétorquera que nous avions au préalable fait front commun avec le RDM et d’autres partis autour de l’article 74. Mais nous avons tiré avec nos militants enseignements des résultats des consultations, et décidé, à partir des régionales, de faire un bout de chemin avec "Ensemble pour une Martinique Nouvelle". Cela ne préjuge pas de nos positionnements sur les élections locales, comme les municipales. On verra comment les choses vont évoluer. Mais nous discuterons avec nos partenaires, et prendrons les décisions qui s’imposent.

Interview exclusive politiques Publiques. Mardi 11 octobre 2011

Cliquez ici pour lire les 21 commentaires

  • - sept moi d’hibernation politique pour nous sortir cà
    - vraiement le ridicule ne tu pas et heureusement pour elle car il y à longtemps qu’elle serait morte
    - depuis sept moi la martinique souffre car le conseil général n’a pas encore démarré

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  • « pour gouverner la Martinique aujourd’hui, je pense vraiment que nous avons besoin d’une majorité forte. Trop longtemps, nous nous sommes plaints que beaucoup de dossiers sont restés en souffrance parce que des exécutifs, et leurs administratifs n’arrivaient pas à se rencontrer, à se parler, et à partager les dossiers »

    Ce qui est pour moi le plus à craindre pour la futur collectivité au delà de la démocratie (qui pour moi fait déjà peine à voir et je dirais pourquoi si on me le demande) est une trop forte instabilité lié à cette démocratie qui ne servira vraiment pas les intérêts de l’ile, désintéressera d’avantage la population à la politique, créera sans doute un divorce entre les citoyens et les élus qui pourraient passer d’avantage pour des incapables (attiré par le pouvoir) si résulte de cette instabilité une quelconque crise. Déjà en comparant avec la Réunion certains sont tenté de le penser...
    Ca me fait penser à J-P Virapoulé (député réunionnais) qui a parlé de ne pas introduire "le vers de l’instabilité polynésienne dans le fruit de la Martinique"

    Par contre en imposant cette majorité forte il faudra s’attendre à voir les opposants s’exprimer d’avantage sur des sites comme celui-ci voire peut-être de manière plus virulente. C’est sûr que la démocratie sera moins respectée pourtant vu le climat actuel à la région je crois que les martiniquais pensent largement que nos élus ne sont pas là pour s’entendre ou trouver un compromis. A suivre.

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  • Je pensais, naïvement du reste, que l’apport des femmes en politique, apporterait un regard neuf sur la façon de gouverner, mais force est de constater que les mêmes méthodes sont employées pour le même résultat. Diviser pour mieux régner !
    Quoiqu’il en soit, Madame manin n’est pas libre et en plus elle n’est pas sincère.
    A la question du journaliste de savoir les raisons de sa séparation de Madame FANON, elle répond qu’elle a voté les yeux fermés la décision liée aux avantages de l’ancienne directrice de DGS, mais maintenant qu’elle n’est plus simple conseillère générale, elle renie son vote et coupe les têtes. Elle nous parle de faute de Mme FANON, mais sans nous dire vraiment LAQUELLE ?
    A travers cet interwiew, en lisant entre les lignes, je constate que la nouvelle présidente du conseil général à les mains liées d’une dette de reconnaissante de vote, qui l’a mise aujourd’hui aux plus hautes marches du podium ! Désormais, on dira de Madame Manin, et ce jusqu’à sa mort, " Madame la Présidente du Conseil Général" . Elle peut par reconnaissance, cautionner sans mamnman les aberrations du nouveau conseil Régional.
    Je ne sais pas ce qu’en pense son chef de parti, qui s’est fait une fois de plus cocufier sur l’autel des intérêts partisans, alors qu’on lui avait promis, la main sur le coeur une place de Sénateur.
    L’intelligence de la pensée, voudrait que Madame Manin ne confonde pas une majorité écrasante d’une ASSEMBLEE UNIQUE, avec une majorite de deux parties ( conseil général et régional ).
    L’un peut suppléer à l’autre en cas de coup dur !

    Une forte majorité dans une assemblée unique est porteuse de dérives, que seul les visionnaires peuvent en voir les effets dévastateurs, prémices de république bananière,de coups d’états permanants et de déchoukage du peuple.
    Mes frères, le plus dur reste à venir ! Mon peuple, soit Véyatif !

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  • C’est triste pour notre Pays !
    Le néo-ppm a mis à la tête du Conseil Général une présidente qui avoue, candidement, qu’elle votait sous l’ancienne mandature, des dossiers sur lesquels elle n’avait pas toutes les informations ! Quelle irresponsabilité !
    Depuis 7 mois le Conseil Général n’agit pas.
    Résultats : Des contribuables de Sainte-Luce, excédés, ont dû nettoyer eux-mêmes les bas-côtés de la route départementale au quartier Trois-Rivières.
    Je rappelle que la taxe sur les carburants,payée par chaque automobiliste à la station de service, est destinée à l’entretien du réseau routier !
    Cette inaction, est-ce la caractéristique de la "nouvelle gouvernance" ?

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    • MDS, des contribuables de Sainte Luce excédés ? Mon oeil. Chacun sait que c’était là une opération médiatique orchestrée, pilotée, cornaquée par le conseiller général du coin et ses compères patriotes du MIM. Les gens ne sont pas des couillons. Les grosses branches sur lesquelles s’acharnaient devant la caméra " nos contribuables excédés", n’ont pas pu pousser en sept mois. Elles ne sont pas arrivées avec Madame MANIN. Alors, pourquoi n’ont elles pas été coupées avant ? Du temps où le conseiller général du coin avait l’oreille du l’ancien président du Conseil Général. A cette époque qui n’est pas si lointaine, contrairement à ce que l’on veut nous faire avaler, les vrais contribuables étaient sans doute déjà excédés. Enfin que voulez vous , on sait bien que pour certains en politique plus c’est gros mieux ça passe.

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    • Mais sois sérieux un tantinet D.M.S,tu penses vraiment que ce type d’opposition ,ces attaques idiotes à l’encontre du P.P.M vont te donner du crédit ? Tu prends les électeurs pour des ababas ou quoi ? je vais te faire une confidence mon pauvre ami,non seulement vous perdrez les législatives du Sud, mais nous assisterons à l’extinction subreptice du M.I.M à l’image de ce R.D.M déjà déliquescent.Reprends toi mon vieux ,fais des propositions intelligentes ,essaies d’être utile à ton pays ,redeviens démocrate si un jour tu l’eus été. Salut.

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  • "Pour gouverner la Martinique, il faut une majorité forte".

    Pas de subtilité, mais pas de langue de bois. C’est grave d’entendre de tels propos dans la bouche d’une femme de gauche. Quid du pluralisme, des droits de l’opposition et des minorités.

    La majorité écrasante : "cela ne peut pas me géner". Mieux vaut entendre ça que d’être sourd !

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    • C’est surtout une ancienne communiste qui, comme Capgras, a eu une trajectoire fulgurante. De ces fulgurances qui, pour des motifs mesquins de politique politicienne, paralysent la Martinique à intervalles réguliers. Elle serait aujourd’hui communiste si Samot avait conservé sa carte. C’est sans doute parce qu’elle est une femme qu’elle n’a pas droit aux quolibets de son grand "frère". Avec son doublon Erichot ce dernier était cependant plus actif que l’actuel paire du CG.

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  • "Se mettre à plat ventre, c’est bien. Toutefois cette position est incommode pour lécher la main de celui qui vous donne des coups de pied dans le derrière". Erik Satie

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  • QUE PEUT FAIRE MME MANIN 12 octobre 20:26, par jédi

    - RIEN SI NON RIEN
    - à part se ballader avec l’argent du contribuable
    - de toutes les façons qu’est ce qu’elle en a à foutre elle n’avait rien demander ;ce n’est pas avec 2 élus de batir qu’elle pouvait réver d’ètre présidente,c’est que les autres ont trouvé en elle le pantin idéal pour préparer l’assemblée unique
    - heureux les pauvres d’esprit le royaume des cieux leurs est ouvert
    - mme manin réhaussez la dignité de la femme noire martiniquaise et cessez d’ètre le BOIS BOIS au carnaval du PPM

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  • Excellent Moise ! Excellent !
    Espérons tout de même que cette satire d’Erik Satie ne vous fasse pas "cataloguer" comme mysogine -

    Dans un autre registre, la mise en place de la future collectivité unique réclame une certaine cohésion dans l’action des deux collectivités actuelles - Combien de dossiers sont restés en souffrance naguère ? Tout simplement parce-que l’une ou l’autre des deux collectivités faisait valoir ses prérogatives "mordicus" et sans concessions dans tel ou tel domaine -

    D’aucuns trouveront que le C.G est à la "botte" de la région ; Mais la future C.U ne mérite-t’elle pas des concertations, voire des "conciliabules" entre ces deux collectivités ?

    ANACONDA

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    • Misogyne cher ANACONDA, du grec "misos" (haine), et "gyné"(femme). Et non pas mysogine, vous avez inversé les voyelles "i" et "y", pas grave, vous au moins, vous ne tentez pas de vous faire passer pour un prof de Lettres.

      Non je ne crois pas que les femmes d’esprit que sont nos amies internautes me tiendront rigueur pour ce trait d’humour. J’en suis d’autant plus certain, que la présidente godillot du conseil général, est loin d’être isolée dans l’exercice décrit plus haut. Tous nous savons qu’elle n’a pas le monopole de cette situation inconfortable, il y a même concurrence et bousculade de la part de ses collègues masculins aux pieds du gourou.

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    • Il y a chez cette dame une insincérité qui pourrait friser la malhonnêteté elle a encore droit à des circonstances atténuantes , le doute encore possible d’ une accointance coupable avec des malhonnêtes patentés qui font pression sur elle et surtout a qui elle ne veut pas faire de l’ombre et déjouer leurs plans ; en vertu du pacte ce non agression certainement fait
      par le parti dominant pour rassurer le chef de file de Bätir la Martinique de tous mauvais coups nouveaux.

      Cette dame dit avoir trouvé une situation catastrophique à son arrivée au CG .

      Elle aurait bien pu expliciter la situation qu’elle décrit qui serait implicitement une accusation de mauvaise gestion , ce qui pourrait être ni plus ni moins qu’un pervers et insidieux sophisme .

      Si cela était vrai comme qu’elle l’insinue candidement , elle serait complice de cette situation puisque elle était une proche collaboratrice de CL dans le domaine des compétences qui lui étaient dévolues.

      Ce mensonge par omission qui en réalité serait un cynisme déguisé détruit son image de dame dont la probité est une valeur élevée.

      Elle n’affirme pas que le CG sous CL a été obligé de supporter par ses propres moyens les conséquences du désengagement de l’état dont les dotations non versées ont crée en regard à la responsabilité de la gestion matérielles des collèges une forte dégradation des finances du budget du CR.

      Elle aurait dû aussi par honnêteté intellectuelle faire remarquer que ce manquement a souvent été fait l’objet de plusieurs requêtes à l’autorité de tutelle et de ce fait la difficulté de gestion qui en découlait à cause du déséquilibre financier que cela provoquait.

      Cela ne s’oublie pas .
      Madame Manin , dame au demeurant digne d’estime n’est ni sénile ni amnésique ; serait malhonnête si elle laisse sciemment planer un doute sur une évidence manifeste sans rectifier le tir.

      Est croire que la promiscuité avec des manipulateurs détourne les consciences les plus éclairées ?

      Là ou le discours ne passe pas , c’est comment un élu peut -il prétendre n’avoir pas pris connaissance d’un dossier avant de le signer, on se rapproche là de la mauvaise foi patente de ses nouveaux amis qui doivent par leur sens de la débrouille altérer sa conception de la rigueur et de la probité dont elle a fait preuve jusqu’à cette déclaration peu crédible.

      Une vérité doit se dire sans allusions douteuses, sans omissions sophistiques qui sont parfois faits volontairement à l’insu de son plein gré pour manipuler les opinions ignorant les détails de la gestion honnête de CL sur laquelle elle semblerait vouloir laisser planer un doute.

      Il faudrait qu’elle reste elle même : la personne honnête qu’on a toujours connu .

      Il serait préjudiciable pour sa moralité de s’accoquiner avec des sophistes patentés rompus à l’art de la manipulation pour qu’elle ne soit pas complice et coupable de délitement de notre société martiniquaise.

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  • LE TITRE DE CET ARTICLE M INTERPELLE ;ET EN DIT LONG ;TRES LONG SUR LA SITUATION DE LA MARTINIQUE ;LE NOUVEAU CAP.DU COUP JE ME SUIS PRECIPITE SUR LE LAROUSSE JUSTE POUR ETRE SUR DE NE PAS ME TROMPER.VOICI LA DEFINITION DU MOT GOUVERNER ;AVOIR LA CONDUITE D UN PAYS ;D UN ETAT ;SIMPLE LAPSUS OU MADAME S Y VOIS DEJA ?

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  • Bonjour à tous et toutes,
    ...Pour gouverner la Martinique, il est logique de dire qu’une majorité forte soit essentielle.
    Je parle en français et estime que chaque mots à un sens.
    Ma première question est la suivante ?
    Avons nous dans l’histoire de l’humanité, des exemples de majorité forte...voir très forte...ou très très forte...en faite autocratique. Car en dessous de fort, c’est faible. Au dessus de fort, c’est très fort, super fort, méga fort...et totalement fort ...après...ben, plus jamais sa !!!
    Avons-nous donc un exemple dans l’histoire, ou par la seul force de la majorité....d’un coup de baguette magique, d’un seul....tout nos problèmes de prix soient effacés ???
    C’est ici, que l’on est ou non sérieux...authentique, genuine.
    Avoir les biceps, pour soulever le sac de gravats, nous prédisposent dans l’esprit des anciens colons comme étant les candidats naturels aux travaux exigeant la force du biceps.
    J’ai lu que la mairie de fort de france est tenu par le même partie depuis 70 ans. On peut dire, c’est une belle démonstration de la force de la majorité.
    Résultat, pour les miséreux de la Volga, de Trenelle, de Terre saint ville... ? Zéro, nada, que dal, que de chie... !!!
    La force de la majorité n’a d’intérêt que pour la majorité. La force ne sert qu’a la force. Et quand on a la force, on a tendance à exiger. Une fois le process lancé, on fini par devenir exigeant. Une fois le process lancer, on fini par se liberer des droits des souffrants, des victimes, des petits, des laissés pour compte...bref, entre en présence la dictature.
    Notre problème majeur, en metropole et aux antilles, c’est que personne ne voit clairement la quantité intégrale de tout nos problèmes. Alors, chacun entre dans une compétition de mensonge, et de faux semblant...poussant le process jusqu’a la crédibilité afin...que l’homme de base se dise : "...Oh, oui...il parle si bien, ces vêtements sont si beau...elle est si bombé devant ..et derrière...que forcement c’est beau....c’est vrai. Ainsi, lance t-on en orbitre, quelqu’un que la meute superficiel aura choisi d’envoyer au firmament des sondages....juste avant que ne frappe la loi de la pesanteur. Dernier exemple en date : Mme Royal. Propulser dans les sondages sans savoir pourquoi...puis...la chute.
    On a tant de problèmes et pire, on a encore foi en des schémas du passé qui on clairement fait la preuve de leur inéfficacité.
    pauvre de nous !!!
    Salomon à dit : "...un aveugle ne peut conduire un autre aveugle, car les deux tombent dans un trou...". Et si c’étais vrai !!!?

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  • Apres avoir pris compte de cet interview, Je vous prierais vivement de lire l’article de Yves-Léopold Monthieux, Fort-de-France, un nouveau record est-il tombé ? pour une brise de réalité.

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  • et, si au lieu de parler de gouverner, de pouvoir, de partis, de politique, les élus parlaient uniquement des problèmes, des projets, et surtout des solutions à apporter, des plannings de réalisation de leurs actions et des bilans !!!!! celà serait certainement plus intéressant et constructif que toutes ces luttes de clan et joutes oratoires qui ne servent à rien.
    une assemblée unique avec des individus responsables fiers d’oeuvrer pour leur île , c’est uniquement ce dont la Martinique a besoin.

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  • MANIN cé douvan nou ka alé an nou pa gadé dèyè sa ki pa contan toufé majorité peuple martinique la épiw

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    • la réalité finit toujours, tôt ou tard, par rattraper ceux qui écrasent les autres pour avancer... la roue tourne, et plutôt vite que lentement, ces derniers temps, vous n’avez pas remarqué ? Mandé DSK, par exemple... Pisske sa pé pa rivé dot moun, dapré yo... Apré monté, ni désann’, c’est la loi de la vie.

      Ouvè zyé’w, gadé réalité a
      Ni ki komprann yo majô pasé pèsonn
      Sé pa an sèl manman ka fè ich méchan
      E tout’ bad boy ka trouvé mèt yo, woy !

      Répondre à ce message

  • LES DESIRS NE SONT PAS DES REALITES.PARDON DE VOUS NOMMER ;MAIS JE N AI PAS LE CHOIX ;UNE QUESTION CES LA MAJORITE DU PEUPLE QUI A PLACE MADAME MANIN A CE POSTE ?

    Répondre à ce message


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