Tour d’horizon de rentrée avec Serge Letchimy, Président du PPM, Député de la Martinique, Président du Conseil Régional.
Vous avez annoncé un dernier trimestre 2013 chargé en événements. Quel est le sens de cette densité ? N’est-ce pas trop pour le budget régional ? N’est-ce pas trop pour les équipes régionales ?
SL : Ces événements sont l’aboutissement d’une très longue préparation et de très importantes réformes internes à la collectivité régionale. Je pense que nous sommes en mesure de les réaliser. Il fallait dans un premier temps créer une nouvelle dynamique. J’ai considéré qu’il y avait un lien entre ces événements, culturels, économiques, écologiques...Quoi que l’on en dise je pense que ce pays a besoin d’un changement de philosophie mais aussi de rythme d’activité. Je sais qu’on me reproche parfois d’aller vite, et que cela peut créer une dynamique que les institutions ne pourraient pas suivre. Mais je pense qu’il faut - en respectant chaque individu - maintenir un rythme plus élevé, à la hauteur des enjeux.
PP : Vos opposants parlent souvent d’esbrouffe, et de communication à propos des opérations que vous lancez ?
SL : Les opposants sont de mon point de vue respectables. Mais quand on est resté 12 ans, voire 18 ans à la tête d’un pays et l’avoir ralenti à ce point je ne pense pas que l’on ait grand chose à dire. Non, un salon de l’agriculture n’est pas de l’esbrouffe, une manifestation importante autour d’investisseurs [ndlr : la future "conférence des investisseurs"] est indispensable. Comment aurons nous de l’argent demain sans mobiliser les investisseurs locaux, nationaux et internationaux ? Créer à côté de ce salon des investisseurs une dynamique pour que la diaspora soit également présente au rendez-vous et revienne investir en Martinique procède du même mouvement. J’ai voulu que ces événements soient ramassés pour des raisons d’efficacité et de cohérence. De même, la Martinique organise une manifestation extrêmement importante avec le CTO. C’est un événement majeur du tourisme caribéen, qui permet la rencontre des pays de la Caraïbe et des Amériques, sous l’autorité de Karine Roy-Camille. Je l’ai dit, le tourisme est une très grande priorité. Et il faut aussi qu’il y ait autour de cette activité touristique une grande transversalité qui nous permette également de mettre en valeur la culture, les productions locales, l’artisanat d’art etc. Et puis nous serons également bientôt la capitale de l’énergie. Nous sommes dans un pays non interconnecté et nous avons intérêt à nous mobiliser avec nos voisins autour d’une politique énergétique régionale.
Sur le plan budgétaire, ces événements ont été programmés, et font l’objet de plans de financement auxquels participe notamment l’Europe.
PP : Parmi ces actions il en est plusieurs, importantes, qui visent à mieux positionner la Martinique dans son environnement caribéen. Est-ce véritablement une priorité pour nous, n’est-ce pas un objectif qui relève de l’idéal politique, et qui pourrait laisser pour l’instant la place dans vos moyens et actions aux fléaux qui se développent : violence, drogue, chômage, mal-éducation, paupérisation etc. A t-on les moyens de porter tous ces défis parallèlement ?
SL : Ne pensez-vous pas que les réponses à apporter au mal développement et à la jeunesse ne passent pas aussi par une meilleure ouverture de la Martinique vers les pays voisins ? Pour pouvoir créer une dynamique d’insertion régionale auprès des jeunes, et que ces derniers puissent se retrouver pas seulement en Europe mais au Brésil, à Trinidad ou à Barbade, il faut leur ouvrir les portes. Et pour l’instant nous ’avions que ds strapontins, dans un coin, derrière un ambassadeur dont nous étions loin d’être la première préoccupation. Aujourd’hui nous sommes assis à la table, et nous pouvons par exemple négocier autour des questions du trafic aérien, du transport maritime, des régimes fiscaux. Donc oui pour moi la sortie de la Martinique de son mal développement passe nécessairement par une meilleure intégration dans son espace régional.
Plus précisément sur la jeunesse, je ne cesse de demander un plan Marshall. C’est la raison pour laquelle je travaille à une proposition de loi qui concerne nos territoires ultramarins. J’ai été très marqué par une intervention de Pierre Moscovici qui employait le terme catastrophe pour les 25% de chômage des jeunes que connaît la France. Si 25% sont une catastrophe que dire pour les 60% de jeunes au chômage dans nos départements ? Je ne critique pas le gouvernement, mais il faut qu’il prenne conscience de la gravité de la situation. En prenant conscience de cette gravité, il devrait à mon avis avoir une mobilisation qui ne soit pas que ponctuelle. C’est pour cela que cette proposition de loi aura des aspects très opérationnels quant à sa gouvernance, mais aussi des aspects extrêmement précis sur les politiques d’insertion, d’apprentissage, la lutte contre l’illétrisme, la lutte contre le décrochage scolaire, l’insertion professionnelle etc
Mais la question de la jeunesse interpelle aussi sur celle de la solidarité. Les martiniquais sont-ils prêts à se mobiliser y compris financièrement. Si chacun se mobilise y compris financièrement nous pouvons régler bien des problèmes. C’est pourquoi je proposerai la création d’un "compte épargne temps", permettant la mise en place d’un "fonds local d’investissement jeunesse", avec une modification de la législation du travail. Le martiniquais donnera t-il une heure ou deux heures de son temps de travail pour financer cela. Nous lancerons l’opération et nous verrons qui répondra présent.
Toujours à propos de la jeunesse, la question du bien-être et du bonheur est essentielle. Il ne s’agit pas simplement de faire des lois et des règlements. Est-on capable de créer les conditions d’une expression du bien-être que les jeunes peuvent capter. Je trouve qu’en Martinique il y a des efforts considérables à faire pour accompagner les jeunes en difficulté. Développer les mesures du plan ambition-jeunes, étendre la période du dispositif "immersion emploi-jeune", travailler sur les très nombreux équipements créant les conditions d’expression corporelle et physique qui manquent à a Martinique : pistes de moto, salles de glisse, équipement des centres culturels pour la pratique des musiques et des arts de notre jeunesse. Leurs pratiques ont complètement changé mais les locaux n’ont pas évolué. Le fait de mettre à leur disposition des "pass-sport", des "pass-cinéma" etc, ce n’est pas assister le jeune, c’est lui permettre de se construire sa propre espérance, et de retrouver le chemin des valeurs. C’est comme cela que l’on pourra lutter contre la banalisation de la violence et des meurtres. Mais il faut aussi ouvrir des perspectives de développement économique. La jeunesse ne peut pas être cantonnée qu’à des politiques d’insertion ou qu’à des carrières de fonctionnaires. Il y a donc là un énorme travail à faire pour l’insertion dans une économie dynamique.
PP : L’activité, c’est cela la réponse pour les jeunes, et pour les jeunes parents, également dans des situations difficiles ?
SL : C’est vrai qu’il y a un phénomène de violence préoccupant. Mais il ne faut pas que les politiques et journalistes laissent croire que c’est un phénomène spécifique à tel ou tel territoire. Il y a vraiment une banalisation de la violence partout. C’est un nouveau paradigme, qui est amplifié lorsque l’on est face à une misère sociale. Cette misère induit une "désenvie", une "dédynamisation" et un affaissement des valeurs. Il faut absolument que nous revenions à une situation sociale qui ne met pas en masse des jeunes, qui créent leur propre dynamique d’existence dans l’exclusion. C’est cela qui engendre la banalisation et la facilité de la violence. C’est pour cela que la responsabilité de l’économie locale, des pouvoirs publics et de l’Etat est majeure. Le partage du temps de travail est en ce sens une perspective réelle ici. Il faut mettre ça dans la balance. On peut augmenter de manière sensible la production locale, et ainsi intégrer des centaines de personnes. On peut demander à l’Europe de protéger cette même production par une clause de sauvegarde de 5 ans, justifiée par un danger d’explosion sociale avéré. Car nous n’avons pas de handicaps que géographiques ou économiques, nous avons également cet handicap social. Mais la puissance de l’ultra libéralisme est telle que seuls les risques directement "économiques" font réagir ces instances. L’Europe préférera financer une gare, un aéroport, un port, même si dans l’arrière pays de ce port nous n’avons rien à exporter. On ne crée pas de valeur ajoutée économique, et on n’est pas dans une démocratie économique qui permette à chacun un droit d’accès à l’économie. Et j’interpelle tous le monde, békés, indiens, arabes, nègres : comment construisons nous ce pays, et comment remettons-nous en cause certains privilèges ? Il nous faut co-investir localement, et que les autorités publiques soient aux côtés des privés quelque soit leur origine pour pouvoir mettre en oeuvre ce co-investissment.
PP : Et c’est un discours qui est entendu ?
SL : Au bout de trois ans j’ai le sentiment que le message passe de plus en plus...
PP : La Région et son président ont-ils les moyens de réformer la société martiniquaise de cette manière-là, ou est-ce que les résistances dont vous parliez - cet ultralibéralisme de mise ici et ailleurs - sont les plus fortes ?
SL : Nos deux premières années de mandat ont été consacrées à la réorganisation de la Région. Et je considère que la machine a décollé, que nous avons déjà changé de rythme. Nous avons multiplié par quatre les décisions administratives de la Région. Nous sommes passés de 15 000 à 26 000 mandats (paiements) par an. Nous réalisons chaque année + 80 à + 100 millions d’euros d’investissement par an ! Nous revenons à un rythme d’investissement normal, proche de celui de la Guadeloupe par exemple. Nous devions pour cela et dans un premier temps avoir une Région structurée et renforcée. Une parenthèse à ce sujet : Vous rendez-vous compte que l’on m’a reproché d’avoir embauché 40 jeunes cadres martiniquais ! C’est une attaque indigne. D’autant que nous en avions besoin, et que ce sont ces renforts qui nous permettent d’être désormais dans une seconde phase d’action. Donc oui je sens que les martiniquais suivent le mouvement. Notre récente conférence de conjoncture économique a été une réussite. Je crois que l’optimisme revient, et les actions de modernisation de nos réseaux et de notre économie que nous engageons me paraissent se situer dans la bonne voie. Le très haut débit, la pharmacopée, la biodiversité, un photovoltaïque intelligent, et sans couvrir les terres agricoles, je pourrais prendre de nombreux exemples d’une Martinique qui sur les 20 ans qui viennent pourrait rendre plus efficace et plus horizontale sa production économique.
PP : En matière de politique, vous n’avez pas fait grand bruit à ce sujet, et cela peut se comprendre. Mais votre majorité a subi un sérieux revers lors des législatives de juin 2012. Et votre opposition semble être dans une dynamique de reconquête. Etes vous inquiet à ce sujet ?
SL : Je rappelle que le PPM avait un parlementaire, et a gardé son parlementaire. Ensuite, Ensemble pour Une Martinique Nouvelle est une majorité régionale. Et les législatives sont des élections très différentes. Alors c’est vrai que j’ai perdu un ami qui est Louis-Joseph Manscour, qui était vraiment un très très bon député. Mais quand pour des problèmes de fidélité à des principes on demande de voter à la dernière minute pour l’adversaire, c’est nécessairement déstabilisant pour l’électorat. C’est ce qui a fait gagner monsieur Marie-Jeanne. Cette décision et la défaite de Louis-Jo Manscour nous ont tous attristés. A part cela je ne vois pas du tout de déroute. Quand on fait la comptabilité du nombre de voix on garde des équilibres proches de ceux des régionales. Et puis je ne crois pas que monsieur Azérot qui est député du Nord soit devenu MIM même s’il est normal qu’il ait de bonnes relations personnelles avec les uns et les autres.
Nous avons à consolider l’alliance régionale, et envisager 2015. Mais avant 2015, il y a les municipales. Au PPM, la consigne est claire : ce sont les partis qui tranchent les candidatures, même s’il y a des discussions sur certains secteurs sensibles, comme Schoelcher ou le Gros-Morne. Il faut donc que les choses soient claires pour les municipales, car elles comptent énormément pour les élections de 2015.
PP : Il se dit que vous n’aurez d’autre choix que d’être vous même candidat à Fort-de-France en 2014, pour maintenir votre capital électoral, puis repartir en cas de victoire en 2015. C’est une situation compliquée pour vous et une pespective peu réjouissante pour les foyalais qui voudraient sans doute avoir un maire plus "durable".
SL : Lorsque je suis allé aux élections en 2010, il fallait absolument briser l’enfermement et le populisme qui menaçaient la Martinique. Nous avons gagné, mais je m’étais auparavant adressé aux foyalais, en leur demandant une mission 4 ans. Début 2013, j’ai signifié au PPM que je suis candidat à la candidature. Le processus est engagé, les balisiers discutent, et le comité national tranchera. Certains militants considèrent qu’il ne faut pas revenir à la mairie et préparer 2015. D’autres ont un avis inverse. Le débat est difficile mais important, il faut que les militants s’expriment.
PP : Pourquoi n’avoir pas préparé votre relève parmi les nombreux jeunes que compte votre parti ? Cela vous aurait peut-être évité d’être "la meilleure chance" du PPM de capitaliser sur Fort-de-France. Letchimy est-il le seul leader valable au PPM ?
SL : Comme je le disais il faut laisser ce débat se faire. Il n’y a pas que la ville et la Région. Je suis aussi parlementaire. Et oui nous avons de la relève, à Fort-de-France et ailleurs. Didier Laguerre, Daniel Chomet qui fait un énorme travail, Catherine Conconne, Johnny Hajjar, Frantz Thodiard, et bien d’autres encore...ce sont des personnes qui émergent et qui devront aller au combat.
PP : Au plan national, les sondages continuent d’annoncer la montée en puissance de Marine Le Pen. Les grands partis eux-même, de droite ou de gauche, soucieux de ne pas perdre d’électeurs, semblent accompagner cette politique de la peur. Comment percevez-vous ce renfermement d’une grande partie de la société française ?
SL : Dès qu’il y a crise, notamment en Europe, il y a renfermement. Et s’installe une espèce de logique psychologique de cibler ceux qui viennent de l’extérieur. cela donne du poids aux partis de droite extrémistes. Face à cela, s’il n’y a pas de parti lucide, démocratique et qui ne rentre pas dans ce jeu d’ostracisme, cela peut-être très dangereux. Je l’avais senti lorsque l’affaire Guéant a éclaté. Son objectif était de rallier les électeurs du FN. C’est très dangereux, et cela créer un terreau que l’on ne peut plus maîtriser. Et nous y arrivons. Mais parallèlement, la société évolue avec sa diversité, et elle évolue nécessairement avec une ouverture d’esprit qui consacre l’ouverture européenne. Deuxièmement, la diversité de le population s’affirme de plus en plus dans l’espace public. En atteste la récente victoire des basketteurs français, et cet affichage de la multiculturalité de la population. La France est de fait une société multiculturelle. Il y a donc ce paradoxe, d’un côté le renfermement, de l’autre la ferveur nationale qui se conjugue à la diversité.
D’un point de vue électoral le front républicain doit s’imposer. Et plus largement, il va falloir qu’on ait le courage de dire non aux extrémismes. La gauche doit aller beaucoup plus loin pour créer les conditions de la paix sociale, en faisant reconnaître dans l’espace public le caractère multiculturel de la société.
Ce qu’il manque à la France aujourd’hui c’est une politique de la reconnaissance. Pas une politique communautariste. Il faut certainement un ministère du multiculturalisme en France, qui puisse offrir des modalités d’expression dans le partage et la reconnaissance. Les socialistes ont un effort considérable à faire pour éviter l’affrontement.
@polpubliques @francksrr
Interview réalisée le 23 septembre 2013. Les propos de Manuel Valls à propos des Roms n’étaient pas encore connus.









Vos commentaires
1. Le 28 septembre à 16:49, par la riya En réponse à : Letchimy : "Nous avons changé de rythme"
"la Martinique organise une manifestation extrêmement importante avec le CTO."
un salon entre pros ne fait pas augmenter le nombre de tourisme, c’est le produit et son côut qui sont déterminants
"Créer à côté de ce salon des investisseurs une dynamique pour que la diaspora soit également présente au rendez-vous et revienne investir en Martinique"
nos jeunes bien formés n’ont pas de postes équivalents ici et comme les autres français certains s’en vont même de France
"Et il faut aussi qu’il y ait autour de cette activité touristique une grande transversalité qui nous permette également de mettre en valeur la culture, les productions locales, l’artisanat d’art etc."
finie l’époque du touriste achetant des babioles, à la rigueur un petit truc, mais il veut des produits de qualité moins chers que chez lui : luxe, électronique, Hong Kong, Singapour, Saint Martin,.....
"Pour pouvoir créer une dynamique d’insertion régionale auprès des jeunes, et que ces derniers puissent se retrouver pas seulement en Europe mais au Brésil, à Trinidad ou à Barbade,"
parce que ces pays n’ont pas de jeunes biens formés ? certains mêmes dans les îles s’en vont aux USA au Canada en Angleterre, donc ce n’est pas de ce côté que nos jeunes, sauf de façon marginale trouveront du travail
"Aujourd’hui nous sommes assis à la table, et nous pouvons par exemple négocier autour des questions du trafic aérien, du transport maritime, des régimes fiscaux"
Avec quels outils ?
les éleveurs viennent de le montrer avec les aliments importés
" Je ne critique pas le gouvernement, mais il faut qu’il prenne conscience de la gravité de la situation"
ah bon ? il ne connaît pas la situation ?
c’est une plaisanterie, ? à quoi servent alors nos élus qui sont en France en permanence ? à quoi servent les services de l’Etat ?
L’Etat sait et ne mettra pas un sou en cette période de disette.
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2. Le 28 septembre à 16:50, par la riya En réponse à : Letchimy : "Nous avons changé de rythme"
"C’est pourquoi je proposerai la création d’un "compte épargne temps", permettant la mise en place d’un "fonds local d’investissement jeunesse", avec une modification de la législation du travail. Le martiniquais donnera t-il une heure ou deux heures de son temps de travail pour financer cela. Nous lancerons l’opération et nous verrons qui répondra présent"
C’est de l’économie ou de la poésie teintée d’imaginaire chamoisien ?
" On peut augmenter de manière sensible la production locale, et ainsi intégrer des centaines de personnes. On peut demander à l’Europe de protéger cette même production par une clause de sauvegarde de 5 ans, justifiée par un danger d’explosion sociale avéré. "
les utopies dans un monde pragmatique
" Et j’interpelle tous le monde, békés, indiens, arabes, nègres : comment construisons nous ce pays, et comment remettons-nous en cause certains privilèges ? Il nous faut co-investir localement, et que les autorités publiques soient aux côtés des privés quelque soit leur origine pour pouvoir mettre en oeuvre ce co-investissment."
que viennent faire ici des considérations "ethniques" ?
en plus notons qu’il n’a pas parlé des juifs, des chinois, des zorèys qui sont des acteurs économiques ici qui comptent.
En gros, on n’est pas sorti de l’auberge !!
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3. Le 28 septembre à 17:54, par ylm En réponse à : Letchimy : "Nous avons changé de rythme"
Entretien intéressant ... quelques commentaires.
SL : « Plus précisément sur la jeunesse, je ne cesse de demander un ... ».
ylm : Je ne vois pas ce que cela veut dire.
« … Je travaille à une proposition de loi qui concerne nos territoires ultramarins" : je comprends mieux. C’est dans une stratégie d’initiatives et de propositions que la Martinique doit s’inscrire.
« Mais la question de la jeunesse interpelle aussi sur celle de la solidarité ».
Oui, mille fois oui ! Qu’en est-il ?
La solidarité existe entre les aînés et les jeunes, dans les familles. Pas de la part des élus. Invités à rester travailler au pays, ils ont été trompés, trahis.
Pas de solidarité entre les jeunes qui réussissent et les autres. Les deux jeunesses ne se rencontrent pas.
« Les martiniquais sont-ils prêts à se mobiliser y compris financièrement. Si chacun se mobilise y compris financièrement nous pouvons régler bien des problèmes ».
La responsabilité martiniquaise n’aura de sens qui si tous les martiniquais s’impliquent. La jeunesse devrait faire l’objet d’un Grand projet martiniquais. Que chacun s’implique financièrement. Je pense même à la vignette auto.
Le « nous verrons qui répondra présent » est de trop. Il faudra convaincre, faire appel aux experts, faire voter les élus, fixer des échéances et, si nécessaire, en appeler aux citoyens. Le "compte épargne temps" (deux heures par semaine) serait sans douleur pour des milliers de Martiniquais, le financement du "fonds local d’investissement jeunesse" étant tout à fait possible, comme vous dites, « avec une modification de la législation du travail ».
Mais l’opération devrait être présentée en un tout : définition exacte des objectifs et des efforts demandés.
"Et j’interpelle tous le monde, békés, indiens, arabes, nègres". La Martinique fera un immense progrès lorsqu’il ne sera plus besoin de faire appel à ces termes pour désigner son peuple.
Sinon, deux déclarations peuvent faire sourire : « … j’ai perdu un ami qui est LJM, qui était vraiment un TRES TRES bon député ». On peut s’interroger sur cette insistance.
Même insistance pour « Daniel Chomet qui fait un énorme travail. » Est-ce un feu vertqui lui est donné pour Schoelcher ou une fonction plus importante à la Région ?
« Et oui nous avons de la relève, à Fort-de-France et ailleurs." Des noms sont donnés, on attend les postes.
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4. Le 28 septembre à 21:11, par plus En réponse à : Letchimy : "Nous avons changé de rythme"
bravo
nous avons tous compris
tout est clair
l’histoire retiendra
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5. Le 28 septembre à 23:47, par Ramsés 2 En réponse à : Letchimy : "Nous avons changé de rythme"
Pas clair du tout l’itw de ce monsieur. Que nous apporte cette succession de propos charabiesques ? Ce n’est pas sérieux... Le pays est au bord de l’explosion et ce monsieur vient nous servir une de ses poudre de sommeil...
Il n’annonce rien de nouveau, est, comme lanceurs de fions sur la défensive et dans l’attaque. Le président de Région reconnait le droit légitime de l’opposition d’exister mais refuse les critiques par cette même opposition de sa politique sans effet...
Plus on progresse dans la lecture de l’itw, plus le culot affiché par le personnage saute aux yeux. Si je prends l’exemple des dix ans d’existence du PARM annoncés depuis peu sur PP. La communucation dit en substance :"10 ans au service du développement et des succès du secteur agroalimentaire". Nous sommes tous d’accord pour reconnaitre que ce PARM est bien une réalisation de l’ancienne majorité à la Région qui avait été visionnaire et audacieuse. Quand l’actuel président avance que "quand on est resté 12 ans, voire 18 ans à la tête d’un pays et l’avoir ralenti à ce point je ne pense pas que l’on ait grand chose à dire" en parlant de son opposition on peut s’interroger sur le serieux de ce monsieur...
Il est vraiment temps que le peuple se réveille...
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6. Le 29 septembre à 18:44, par jédi En réponse à : Letchimy : "Nous avons changé de rythme"
c’est une partie de la panoplie de termes qu’utilise letchimy pour tromper le peuple ;je me souviens quand à la fin des années 60 et début des années 70 quand césaire faisait des conférences et que le public se mettait à applaudir à tout rompre ,c’est quand césaire utilisait des mots savants et que le peuple n’avait rien compris ,et on entendait dans la foule mi bel francé
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Le 30 septembre à 15:08, par la riya En réponse à : Letchimy : "Nous avons changé de rythme"
ou sont les 18 zones d’activités promesses de campagne
les petits artisans aujourdhui, laissent les zones pour occuper des locaux sur leur lieu d’habitation afin de diminuer leur charges et survivre, qui dans des containers, qui dans un sous sol, qui sous un pié fwiyapen....
Les zones d’activités pour qui ? pour quelle activité ?
Il faut acheter le terrain, payer un archi, construire les locaux...quelle banque financera un petit ?
Il eut été préférable si il y avait une vraie volonté de construire des locaux simples et ensuite les proposer en une formule de location vente, ainsi les couts seraient moins importants pour une petite activité.
Les plus gros ont les moyens de construire.
Donc ces zones d’activités sont de l’annonce car dans la réalité ils ne sont pas nécessaires pour notre tissu particulier d’entreprises, ce ne sont pas des locaux qui manquent ici, il suffit de voir le nombre de locaux "à louer" ,mais des conditions pour pérenniser l’activité.
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7. Le 30 septembre à 13:03, par touléjou En réponse à : Letchimy : "Nous avons changé de rythme"
BOF... BOF...!!!
ET vous voulez qu’on répondre à ça...!!!
EN : (Deux milles cinq mots...)
"FRANCE -ANTILLES, est en concurrence MARS 2014 se rapproche...???
Les ALIMENTAIRES sont de sortie...??? Même de PARADE...???
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8. Le 30 septembre à 13:40, par touléjou En réponse à : Letchimy : "Nous avons changé de rythme"
De toutes manières, Serge LETCHIMY, à déjà acheter avec les deniers de la REGION tous les MEDIAS...?
Y compris : ("le CSA") Par le grand voyage offert par l’intermédiaire de ("CTM") à Christine KELLY et les ringards(des) grand joueurs de Pétanque au cours de l’hiver dernier...
On à pas vue une ligne de compte rendu dans la PRESSE NATIONALE...??? ...N’est pas Karine...??? !
Mais pendant ce temps là :... CAF... Martinique mène la chasse aux RMI ("stes") souvent, Mères de famille qui font ici et là une journée de repassage ou un coupe d’herbes par les hommes ("MÊME AU BLACK) et alors...?
VOYAGE (4) quatre ETOILES : ("ALL INCLUSIVE") et excursions comprises...???
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9. Le 30 septembre à 14:07, par touléjou En réponse à : Letchimy : "Nous avons changé de rythme"
On embauche à la REGION Martinique...! AH oui...!
On à pas vue une : ...PUBLICITE... pour annoncer un concours !!! ? Une disponibilité de poste...??? !
sur quel critère... Et quelle Qualification requise qu’on recrute des fonctionnaires en Martinique...? !
Quels sont les liens et degré de Parenté avec ceux qui embauche à la REGION Martinique 972...!!! ?
On nous rabâche Qu’il y à des diplômés en quantité au chômage en Martinique...???
Arrêtez de nous prendre pour des concombres vides...!!!
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10. Le 30 septembre à 14:54, par touléjou En réponse à : Letchimy : "Nous avons changé de rythme"
Serge, tu es assez intelligent pour savoir que la coopération... [commerciale] entre les autres Pays sous dominance dans notre région est une totale UTOPIE tant qu’on aura une monnaie... (EURO) ... trop forte en devise hors taxes et frais de changes...!!! ???
Là encore tu es entrain de nous raconter des bobards...!
Le monde des affaires est beaucoup plus futé que tu l’imagine, dans la CARAÏBE, on attends qu’une chose qu’on soit Nation souveraine...?
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11. Le 30 septembre à 15:52, par françois En réponse à : Letchimy : "Nous avons changé de rythme"
Je doute que les propos confus de ce papier proviennent du Président de Région. Nos principaux hommes politiques sont intelligents, cultivés et donc incapables d’un tel mic- mac.
Contrairement à ce que dit « tou lé jou » nos hommes politiques ne verrouillent pas les médias, au contraire se sont les médias qui les verrouillent.
Pour avoir une chance d’être élu ils doivent plaire à :
1- l’industrie de la banane d’exportation, qui entraine le matériel agricole, la chimie des engrais – pesticides et le transport maritime.
2- l’industrie de la bagnole qui entraine, l’industrie pétrolière, les pièces détachées et la réparation automobile.
3- la grande distribution qui entraine le transport maritime et le traitement des déchets.
Les médias sont payés par ces 3 secteurs. Un politique qui les attaque frontalement ne sera pas élu, dans le cadre encore paisible de notre société.
Imaginez un politique qui propose :
Il faut sortir du pétrole le plus vite possible car les prix vont augmenter, mais surtout il n’est pas certain que nous auront les quantités.
Abandon du solaire et de l’éolien pour concentrer l’effort en géothermie profonde.
Un Code des investissements privés et public permet de contrôler le commerce d’importation.
Ce mécanisme permet de créer le marché. Si nous ne produisons pas actuellement c’est parce qu’il n’y a pas de marché.
Ce politique n’a aucune chance d’être élu car il s’en prend frontalement aux dominants du moment.
Mais il est certain que les difficultés des approvisionnement en pétrole vont réduire à néant le mode de fonctionnement actuel.
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Le 30 septembre à 16:18, par Modération En réponse à : Letchimy : "Nous avons changé de rythme"
Ce "papier" est la fidèle retranscription des propos de Serge Letchimy, dont nous conservons comme pour toutes nos interviews l’enregistrement audio.
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Le 30 septembre à 16:39, par PIPI En réponse à : Letchimy : "Nous avons changé de rythme"
c’est quand pour les autres élus de tout bord
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Le 30 septembre à 16:52, par Modération En réponse à : Letchimy : "Nous avons changé de rythme"
Pour demain, pour hier aussi. Avant Serge Letchimy nous avions proposé à Francis Carole une interview. Nous attendons toujours son retour...
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Le 30 septembre à 16:50, par la riya En réponse à : Letchimy : "Nous avons changé de rythme"
PP :.... votre majorité a subi un sérieux revers lors des législatives de juin 2012...
SL : ....C’est ce qui a fait gagner monsieur Marie-Jeanne. ...... je ne vois pas du tout de déroute. Quand on fait la comptabilité du nombre de voix on garde des équilibres proches de ceux des régionales...
Nos hommes politiques sont doués pour ne pas admettre des évidences et pour éviter ainsi toute autocritique.
Chez un enfant, cela n’est déjà pas acceptable, c’est refuser sa responsabilité
Alors quand cela vient de gens qui sont sensés nous amener quelque part (?), on peut être inquiet de cette culture du déni, de la fuite.
"ce n’est pas de ma faute, c’est de celle Untel"
En plus c’est mépriser l’électeur qui voterait simplement par moutonnerie pour les uns et pas les siens qui seraient donc différents.
C’est aussi ne pas s’interroger sur l’abstention croissante en Martinique, sur la difficulté et l’impossibilité de mobiliser son électorat "traditionnel", etc....
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