Collectivité unique : Le débat de Madiana
Mercredi 20 octobre 2010, 18h45.
Le débat autour de la mise en oeuvre de la Collectivité de Martinique, organisé par le Club Presse ce mercredi 20 octobre 2010 a débuté au Palais des Congrès de Madiana à Schoelcher. Le président du club presse Claude Bourgrainville ouvre le débat, non sans rendre hommage aux journalistes licenciés d’ATV, et rappeler la mobilisation de soutien à leur endroit le jeudi 21 octobre à 11h devant le siège de la télévision à Chateauboeuf.
Autour de Gabriel Gallion, journaliste politique de France-Antilles, quatre leaders politiques interviennent, et répondent aux questions des 350 personnes venues s’informer à cette occasion.
Politiques Publiques effectuera, tout au long de ce débat, la réactualisation de cet article, pour vous apporter en temps - quasi - réel, la substance de ce débat.
Premier intervenant, Daniel Marie-Sainte (MIM) fait l’historique du cheminement qui a conduit à l’étape que nous vivons aujourd’hui, avec pour point de départ choisi la déclaration de Basse-Terre en 1999.
Didier Laguerre (PPM), a pour sa part rappelé les conditions de déroulement des travaux de la commission mixte ad-hoc, et indiqué les points d’accord et de désaccord au sein de cette commission. La question sensible de la fusion des deux collectivités a également été abordée par ses soins.
Eugène Larcher (RDM), soulignera que 17 points d’accord ont été trouvés par les élus, et que seulement 3 faisaient l’objet de dissensions. Il a également, comme Daniel Marie-Sainte, indiqué la nécessité de respecter le vote du 24 janvier, et la non-nécessité de tenir congrès au sujet de compétences supplémentaires.
Pour Miguel Laventure, "les martiniquais ont donné les 10 et 24 janvier deux réponses extraordinairement claires !". Pour l’élu FMP, le débat est donc tranché à propos des compétences. Et de manifester son étonnement quant aux atermoiements des uns et des autres (partis) depuis quelques semaines.
L’annulation du Congrès
Première question à être abordée par les intervenants : l’annulation du Congrès. Une "reculade" pour Daniel Marie-Sainte, un "coup manqué" pour Eugène Larcher...une illégalité pour Miguel Laventure, qui rappelle les textes qui régissent le congrès des élus, et qui souligne par ailleurs que la nouvelle collectivité aura dès sa création toute latitude pour demander de nouvelles compétences via les habilitations.
Le mode de scrutin
Premier point de désaccord entre partis, le mode de scrutin fait l’objet d’un débat animé. Le MIM et le RDM maintiennent leur souhait d’une proportionnalité qui garantisse la parité homme-femme, et soulignent la concession effectuée, pour aller vers une proportionnelle intégrale à un tour sur quatre circonscriptions. Didier Laguerre a pour sa part rappelé la position de son groupe, de reproduire l’actuel mode de scrutin des régionales sur des circonscriptions territoriales qui permettent une meilleure représentation de l’ensemble du territoire. Miguel Laventure insiste sur la nécessité de tempérer le système proportionnel, en imposant une représentation obligatoire de tous les "morceaux" du territoire. Mais l’élu de droite va plus loin, en mettant en garde contre un accaparement du pouvoir par un groupe politique si la gouvernance proposée par le PPM était adoptée (mode de scrutin, assemblée et exécutif issu de la majorité).
Passer de la politique politicienne à la mise en oeuvre
Dans les questions de la salle revient régulièrement le souhait que les élus sortent enfin du débat institutionnel, et mettent enfin en oeuvre des actions concrètes pour améliorer la situation de la Martinique. Souhait auquel Miguel Laventure répond en indiquant que pour lui, et son groupe, il s’agit de "faire un pas vers davantage de performance".
Nous vous proposerons dans les jours à venir une analyse plus globale de ce débat du Club Presse Martinique.
Faire une recherche
Soutenez-nous !
Vous pouvez soutenir Politiques Publiques en faisant un don via Paypal. C'est simple, rapide et sécurisé !


