Congrès : le PPM impose son rythme
Le PPM annonce vouloir créer, en convoquant un Congrès des élus départementaux et régionaux le 25 octobre prochain, un "espace démocratique de débat". Une proposition qui ne manque pas d’ironie, quand on sait que le mouvement politique créé par Claude Lise alors qu’il était encore membre du PPM s’appelait précisément "Espace démocratique d’Action pour la Martinique (EADM)... le même Claude Lise qui est aujourd’hui le principal pourfendeur de la tenue de ce Congrès, qu’il considère inapproprié après les votes des martiniquais en janvier 2010.
Installé aux commandes des principaux outils politiques et économiques du pays, le PPM semble bien décidé à pleinement profiter des pouvoirs dont il dispose, et de la légitimité qu’il tire de ses dernières victoires électorales. Il impose aujourd’hui à ses opposants sa méthode et son rythme de travail...sur un mode "qui m’aime me suive".
Dans un petit article publié sur son site internet, le parti de Trénelle justifie la tenu de ce Congrès.
"Plus d’une dizaine de réunions entre les mois de juin et septembre 2010 ont été utiles, pour que la Commission Mixte, puisse produire un projet d’organisation de la Collectivité Unique, à soumettre au Gouvernement.
Cette commission, composée équitablement d’élus appartenant à toutes les tendances politiques représentées dans les deux assemblées, a rendu un rapport.
Dans un premier temps, le rapport faisait état de convergences entre les différentes tendances. Une ultime séance a permis aux élus de progresser encore autour de 3 accords supplémentaires. On peut donc dire que ces débats ont, tout de même, provoqué des avancées significatives sur une très grande majorité de thèmes.
Aujourd’hui, il est indéniable qu’un Congrès trouve tout son sens pour au moins 2 bonnes raisons :
Restituer au plus grand nombre et publiquement les travaux de cette commission mixte,
Se donner la possibilité de trancher entre Martiniquais sur des questions aussi importantes que :
le mode de scrutin,
la question des compétences,
la date de mise en place souhaitée de la collectivité.
Autrement, c’est le Gouvernement qui décidera."
Cantonnés à un rôle d’opposants, Claude Lise et Alfred Marie-Jeanne, le RDM et le MIM, tentent - en vain pour l’heure - de stigmatiser les "errements démocratiques" du PPM. Après plusieurs salves de communiqués et de déclarations, le MIM et ses alliés se réunissent d’ailleurs ce vendredi 8 octobre pour tenir conférence de presse à ce sujet.
Mais c’est justement Claude Lise qui le disait il y a quelques années, "la politique, c’est d’abord une question de rapport de force"...et le rapport de force aujourd’hui semble plutôt en faveur du président du PPM.
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