Jusqu’à nouvel ordre, la Côte-d’Ivoire est un Etat de droit comme il en existe des centaines à travers le monde.
Ce pays du continent Africain, est doté d’un Conseil Constitutionnel qui rend des décisions revêtues de l’autorité de la force jugée ou appréciée, donc opposables à tous, tout comme celles rendues par son homologue en France dont son siège est à Paris.
Il serait alors pour le moins incongrue et incompréhensible que les autorités gouvernementales françaises, par leur soutien éventuel, apporté au candidat malheureux Alassane OUATTARA, aient l’outrecuidance de contester la décision prise en toute souveraineté et indépendance par le Conseil Constitutionnel ivoirien, d’invalider les résultats de quelques régions seulement du nord du pays.
Il est déjà arrivé quelquefois que le Conseil Constitutionnel ou le Conseil d’Etat français, annulent une élection ou invalident les résultats de plusieurs bureaux de vote sans que cela ne déclenche l’ire de pays étrangers.
Que n’aurait-on pas entendu si, à ces occasions, un pays étranger s’immisçait dans les affaires intérieures françaises !
Si un soutien officiel du gouvernement français à Alassane OUATTARA devait malgré tout intervenir, cela reviendrait en définitive à contester l’Etat de droit Ivoirien, et partant tout Etat de droit dans le monde.
Existerait-il des Etats de droit plus respectables que d’autres ?
Si oui, au nom de quoi ?
Dès lors, serait-il insensé de s’interroger sur l’utilisation qu’en font les autorités françaises de l’Etat de droit en Martinique et de la légitimité qu’il y aurait à conditionner les Martiniquais qu’ils ont vocation à être assujettis à l’Etat de droit tel qu’il est mis en œuvre en Martinique avec ses déclinaisons d’intimidations voire de répressions à géométrie variable ?
Mais, dans le cas où le président proclamé élu, Laurent GBAGBO pour ne pas le nommer, par une institution officielle de la République Ivoirienne, à savoir le Conseil Constitutionnel ivoirien, voudrait que la décision opposable rendue par cette institution officielle, soit respectée, il ne faudrait surtout pas que la France s’immisce, même de manière feutrée, dans les relations internes à la Côte-d’Ivoire par le biais notamment des forces armées françaises basées en Côte-d’Ivoire ou dans un pays limitrophe, autrement ce serait à ne rien comprendre à ce double langage qui consiste à dire que les décisions rendues dans un Etat de droit doivent être scrupuleusement respectées et dans le même temps à être les premiers à les fouler aux pieds, même en dehors des frontières de l’hexagone.
En tout état de cause, la France ne saurait faire entendre sa voix dans le concert de la dénonciation intéressée des résultats proclamés par le Conseil Constitutionnel ivoirien qui a droit à au moins autant de respect que le Conseil Constitutionnel Français.
Pourquoi dire aux Martiniquais qu’ils doivent se soumettre, de gré ou de force, aux décisions rendues dans le cadre de l’Etat de droit français, et dans le même temps, fustiger une décision rendue en toute souveraineté et transparence par l’Etat de droit ivoirien ?
On voudrait juste comprendre.
Répondre à ce message