Violence : Des élus locaux silencieux
TweetLe 20 juillet dernier, Chantal Maignan, présidente du PRM et conseillère régionale intervenait en plénière autour de la question de la violence, et de l’action publique à ce sujet (voir notre article http://www.politiques-publiques.com...).
L’élue régionale, candidate aux cantonales dans la commune du Robert, revient dans le numéro 1 du bulletin d’information de son parti sur la question, et avance positions et propositions.
" (...) 3 millions d’euros ont été mis (par la Région) à la disposition des maires pour soutenir la mise en oeuvre d’une politique de la ville qui réponde aux attentes de plus en plus angoissées des citoyens martiniquais.
Pourtant, depuis cette date, il ne s’est rien passé de significatif sinon l’allongement de plus en plus insupportable d’une liste de tués dans un climat de violence et de peur inacceptable et l’indignation croissante des familles, des associations, des sociologues, des policiers …
Des élus locaux silencieux !
La montée de cette violence se fait dans le silence insupportable des élus de proximité : les maires, les conseillers municipaux, les conseillers généraux …
Faut-il croire que les élus sont eux aussi, après des familles impuissantes, après une société désemparée, incapables de concevoir des projets d’insertion professionnelle ou de resocialisation morale de nos jeunes à qui nous avons inculqué que la Martinique est bel et bien à nous et que nous sommes capables de régler nos problèmes ?
A la veille des élections cantonales, on voit se démener des candidats qui ne proposent que de l’herbe à couper dans des chantiers d’insertion et qui ne se soucient ni de formation professionnelle, ni d’apprentissage civique, et encore moins de travail sur Soi, sur la construction d’une personnalité revalorisée et réconciliée avec son entourage. Ces « mesurettes » électoralistes ne peuvent être la réponse à un problème qui menace l’identité collective, elle- même, de la Martinique.
S’engager contre la violence implique le courage de dépasser les idéologies Il est temps qu’une politique sérieuse de lutte contre la violence soit mise en place avec tous les acteurs concernés et qu’elle soit suivie d’actions concrètes et d’effets mesurables. La focalisation de tous les partis sur la mise en place de la collectivité unique, l’opposition systématique menée par le MIM/ RDM contre ceux qui ne partagent pas les convictions indépendantistes, les divergences de points de vue ou les querelles personnelles ne doivent pas nous écarter d’une impérieuse priorité commune : la protection de la vie en Martinique. Il y va de notre crédibilité politique, de notre dignité morale et de notre responsabilité devant l’Histoire.
Le PRM en appelle donc solennellement au Président du Conseil régional, à celui du Conseil général, à celui de l’Association des maires. Réunir tous les élus sur la politique martiniquaise de lutte contre la violence serait sans aucun doute la manière la plus responsable d’assumer son devoir politique."
Parmi les propositions du PRM :
Relance des opérations de prévention comme « Ville, Vie, Vacances »
Renforcement de la police de proximité
Implication véritable des maires
Une coopération avec les médias pour renforcer l’information et la responsabilisation…
Extraits du Régionaliste n°1, bulletin d’information du PRM, décembre 2010.
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