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Violence : Des élus locaux silencieux

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Publié le 02/12/2010

Le 20 juillet dernier, Chantal Maignan, présidente du PRM et conseillère régionale intervenait en plénière autour de la question de la violence, et de l’action publique à ce sujet (voir notre article http://www.politiques-publiques.com...).

L’élue régionale, candidate aux cantonales dans la commune du Robert, revient dans le numéro 1 du bulletin d’information de son parti sur la question, et avance positions et propositions.

" (...) 3 millions d’euros ont été mis (par la Région) à la disposition des maires pour soutenir la mise en oeuvre d’une politique de la ville qui réponde aux attentes de plus en plus angoissées des citoyens martiniquais.

Pourtant, depuis cette date, il ne s’est rien passé de significatif sinon l’allongement de plus en plus insupportable d’une liste de tués dans un climat de violence et de peur inacceptable et l’indignation croissante des familles, des associations, des sociologues, des policiers …

Des élus locaux silencieux !

La montée de cette violence se fait dans le silence insupportable des élus de proximité : les maires, les conseillers municipaux, les conseillers généraux …

Faut-il croire que les élus sont eux aussi, après des familles impuissantes, après une société désemparée, incapables de concevoir des projets d’insertion professionnelle ou de resocialisation morale de nos jeunes à qui nous avons inculqué que la Martinique est bel et bien à nous et que nous sommes capables de régler nos problèmes ?

A la veille des élections cantonales, on voit se démener des candidats qui ne proposent que de l’herbe à couper dans des chantiers d’insertion et qui ne se soucient ni de formation professionnelle, ni d’apprentissage civique, et encore moins de travail sur Soi, sur la construction d’une personnalité revalorisée et réconciliée avec son entourage. Ces « mesurettes » électoralistes ne peuvent être la réponse à un problème qui menace l’identité collective, elle- même, de la Martinique.

S’engager contre la violence implique le courage de dépasser les idéologies Il est temps qu’une politique sérieuse de lutte contre la violence soit mise en place avec tous les acteurs concernés et qu’elle soit suivie d’actions concrètes et d’effets mesurables. La focalisation de tous les partis sur la mise en place de la collectivité unique, l’opposition systématique menée par le MIM/ RDM contre ceux qui ne partagent pas les convictions indépendantistes, les divergences de points de vue ou les querelles personnelles ne doivent pas nous écarter d’une impérieuse priorité commune : la protection de la vie en Martinique. Il y va de notre crédibilité politique, de notre dignité morale et de notre responsabilité devant l’Histoire.

Le PRM en appelle donc solennellement au Président du Conseil régional, à celui du Conseil général, à celui de l’Association des maires. Réunir tous les élus sur la politique martiniquaise de lutte contre la violence serait sans aucun doute la manière la plus responsable d’assumer son devoir politique."

Parmi les propositions du PRM :
- Relance des opérations de prévention comme « Ville, Vie, Vacances »
- Renforcement de la police de proximité
- Implication véritable des maires
- Une coopération avec les médias pour renforcer l’information et la responsabilisation…

Extraits du Régionaliste n°1, bulletin d’information du PRM, décembre 2010.

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Cliquez ici pour lire les 3 commentaires

  • La Martinique en plein pétage de plombs… et le silence ne vient pas que des élus… institutions, éducation nationale, tout fout le camp… déscolarisation en masse dès 12 ans… déni généralisé… et dislocation complète de toute valeur sociale… la justice ne sait plus quoi faire… il n’y a plus de place à Ducos… et les mineurs délinquants n’ont plus aucun endroit où être placés… on attend les politiques… des discours, une reprise en main morale !!!! VITE !

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  • Démagogie, quand tu nous tiens.... 3 décembre 11:51, par funkster4

    ..Merci à mme Maignan d’illustrer, encore une fois avec brio, la démagogie la plus crasse, mise au service d’une ambition strictement personnelle.

    Rappelons d’abord à mme Maignan que la sécurité des biens et des personnes est d’abord une responsabilité de l’Etat, aux commandes duquel se trouve, depuis 15 ans, ses amis de droite et notamment un certain Nicolas S., qui a fait de cette thématique son fond de commerce depuis des années.S’il y a des comptes à demander, et il y en a, il conviendrait (si l’on est bien sûr de bonne foi...) de s’adresser d’abord aux premiers responsables...

    Rappelons lui ensuite que la violence des jeunes ne peut être analysée ex nihilo, mais ne peut au contraire se comprendre que dans une analyse plus globale de la violence sociale : une société violente (et une société où le chômage frôle les 30%, où un quasiment un habitant sur deux vit sous le seuil de pauvreté, et ou la valeur de référence est la consommation de biens matériels, c’est une société violente...) engendre en réponse, malheureusement, des comportements violents.
    Là encore, le modèle capitaliste ultra libéral qui sert de référence à son mentor Nicolas S. porte une très lourde responsabilité dans la dégradation du lien social.

    Rappelons lui pour finir que, si cette question l’intéresse réellement sur le fond (au-delà des gesticulations purement médiatiques, et de l’opportunisme politicien), elle devrait savoir que la lutte contre la désocialisation des jeunes issus de milieux défavorisés (qui forme le terreau sur lequel se développe les comportenemnt incivils et in fine la violence)fait l’objet, de la part du Conseil général au moins, de programmes spécifiques innovants, comme par exemple le dispositif "Ecole Famille Quartier", qui vise à réduire le décrochage scolaire et à resocialiser des jeunes considérés comme "perdus" et en voie de marginalisation sociale.
    Déployé sur 7 collèges, avec un budget de 3,5 M€ sur le période 2002/ 2009, ce dispositif traite 3600 élèves/an, avec comme résultats mesurés l’amélioration des résultats au brevet, et + 20% de passage en 5ème.

    Autre dispositif mis en place entre 1989 et 1998, Les Ateliers d’Aide au Travail Personnel de l’Elève, visant les enfants d’allocataires du RMI en difficulté scolaire, avec comme résultat une baisse significative du décrochage scolaire.

    Troisième type d’action, justement, le Dispositif de Développement Personnel des Elèves, qui vise à promouvoir le sens des responsabilités et de la citoyenneté, en s’appuyant sur des Plans Sportifs Départementaux (notamment Escrime, Natation et Voile. Ces plans sont évalués annuellement et sont pébiscités par les partenaires, au premier rang desquels figure le Rectorat, justement pour leur effet "socialisant" sur les jeunes en difficulté.

    On pourrait également citer les Projets d’Action Educative (citoyenneté, développement durable, diffusion de la culture scientifique, etc), l’opération Sports Vacances qui réunit chaque année plus de 1 000 élèves issus de milieurx défavorisés, etc.

    Toutes ces actions, il convient de le souligner, débordent très largement des obligations légales du Conseil Général.

    Faut-il faire plus ? Sans doute, mais faire semblant de croire que la lutte contre l’exclusion se limite à envoyer les jeunes couper de l’herbe est un mensonge éhonté ou, au choix,soit une nouvelle illustration de la démagogie de mme Maignan ou une nouvelle preuve de sa méconnaissance absolue des sujets sur lesquels elle s’exprime.

    Peut-on faire mieux ? Probablement, mais se pose alors la question des moyens.De nouveau, les regards se tournent vers la politique développée par les amis de mme Maignan à l’Elysée et Matignon, notamment s’agissant de l’étranglement financier des Collectivités, organisé par l’Etat...

    Quant aux "propositions" de mme Maignan, examinons les avec attention :

    "Parmi les propositions du PRM :
    Relance des opérations de prévention comme « Ville, Vie, Vacances » : des dispositifs similaires sont déjà déployés soit par le Conseil Général (’Sports Vacances", déjà cité) ou les Mairies

    Renforcement de la police de proximité : mise en place par Jospin, et démantelée par Nicolas S., référent idéologique de mme Maignan...

    Implication véritable des maires : on appréciera le vague de la formule. Merci d’expliciter ce que l’on sous-tend par "implication véritable"....

    Une coopération avec les médias pour renforcer l’information et la responsabilisation : là aussi, un grand bravo à la créativité de mme Maignan, qui sans doute n’est pas informée des campagnes de sensibilisation qui se déroulent régulièrement (tant sous forme de campagnes de communication qu’à travers l’organisation d’évènements, ou par le biais de soutien à différentes associations oeuvrant sur le terrain).

    Enfin, on peut s’étonner de l’absence, dans la réflexion (?) de mme Maignan, de la problématique parentale....

    Mais peut-être mme Maignan, prof à l’université, peut-elle nous indiquer ne serait-ce qu’une action concrète qu’elle aurait initié sur cette question en profitant de son contact régulier avec les jeunes martiniquais sur le campus ?

    Toute ambition politique est légitime, mais de grâce, que l’on nous épargne le spectacle désespérant de ces politiques "alimentaires", chez qui la vue du moindre micro ou de la moindre camera déclenchent une incontinence verbale...

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    • Toujours une odeur de pit et des combats dérisoires face à la dislocation du cadre moral de notre petite société ? Que Maignan vous agace, ok… vous n’êtes pas le seul… Carole s’est engagé (eh oui, même certains de ceux qui habituellement prônent la défiance au cadre français)… mais chaque politique de cette île DOIT désormais ce saisir du problème… qui devient abyssal… peu de gens se rendent encore compte du degré de gravité de ce qui se passe en ce moment. Les mesurettes du CG étaient déjà peu adaptées à la Martinique d’AVANT… mais maintenant… L’Etat a le pouvoir régalien… certes… mais que peut-il face à ce laisser aller moral global… qui voit des enfants toujours plus jeunes s’entretuer, s’agresser, dealer… à tel point que la justice n’a plus d’espace pour les accueillir et tenter de les ramener dans notre société et de leur trouver place… depuis septembre, c’est quotidien… la une des charognards de France Antilles ne suffit plus à montrer tant d’horreurs ! Du côté des adultes, violences faites aux femmes, agressions, etc… ce n’est pas mieux… Ducos est pleine. Le pouvoir politique ne se résume pas au déblocage de fonds alloués à telle ou telle association d’aide… les politiques sont doués de la parole… qu’ILS EN USENT ENFIN !!!!!! QU’ILS S’ADRESSENT AUX MARTINIQUAIS, QU’ILS PARTENT EN CAMPAGNE POUR APAISER, ÉDUQUER !!!!!

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