Du boeuf "amélioré" en Martinique
TweetLes représentants de la Coopérative des Eleveurs de Bovins de la Martinique (CODEM) et de l’Union des Eleveurs de Bovins Bramhans (UEBB) se verront remettre par Claude LISE, le lundi 22 novembre 2010, les documents de traçabilité des 6 premiers veaux issus de l’Unité Expérimentale d’Ingénierie Génétique de la SECI (Station d’Essais en Cultures Irriguées).
Le projet, initié en 2007 par le Conseil Général et porté en partenariat avec les professionnels de la filière (Chambre d’Agriculture, CODEM, UEBB), a pour objectif l’amélioration générique du cheptel bovin « viande » en Martinique, confronté à deux problématiques majeures : la consanguinité de la souche Brahman, et le manque de bovins de races européennes.
L’élevage bovin martiniquais compte 25 000 bêtes avec un taux d’approvisionnement du marché global de 19% et du marché en frais de 45%. Les conditions climatiques (carême marqué), sanitaires (parasitisme interne et externe) et le coût élevé des intrants, ajoutés à la diminution de la Surface Agricole Utile, sont autant de contraintes qui ont orienté les professionnels vers l’amélioration qualitative de leurs systèmes de production. En 2006, ils mettent en place un programme d’amélioration génétique du cheptel dans le but de garantir le bon développement de la production bovine en Martinique.
Le 21 janvier 2010, naissait à la SECI le premier veau issu de la première campagne de transfert embryonnaire sur génisses Brahman effectuée en avril 2009.Neuf mois plus tard, ils sont six et fins prêts à être sevrés.
Le programme débouchera à terme sur une amélioration qualitative, mais aussi quantitative (meilleurs rendements, et donc coûts de production réduits) pour l’ensemble de la filière viande locale.
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